Sommets des Alpes de plus de 4 000 mètres

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De gauche à droite, la Dent d'Hérens (4 171 m), le Cervin (4 478 m), la Dent Blanche (4 357 m), l'Obergabelhorn (4 062 m) avec la Wellenkuppe (3 903 m), le Zinalrothorn (4 221 m) et le Weisshorn (4 506 m)
Quelques 4 000 m des Alpes : le mont Blanc, le dôme du Goûter, les Bosses, le mont Maudit, le mont Blanc du Tacul, la pointe Walker des Grandes Jorasses et au fond le mont Rose.

Il existe plusieurs dizaines de sommets des Alpes de plus de 4 000 mètres. Ceux-ci se trouvent en Suisse, en Italie et en France, essentiellement dans les Alpes valaisannes, le massif du Mont-Blanc et les Alpes bernoises, mais aussi le massif des Écrins, le massif du Grand Paradis et la chaîne de la Bernina.

Dès la fin du XIXe siècle est apparue, chez les alpinistes, l'ambition de collectionner les sommets dépassant cette altitude symbolique. Le premier à revendiquer les avoir tous gravis est, au début du XXe siècle, l'Autrichien Karl Blodig, sur la base d'une liste d'une soixantaine de sommets. Compte tenu de la structure souvent complexe des montagnes, une liste close doit distinguer les « vrais » sommets des sommets secondaires, antécimes, épaules, bosses, pointes et gendarmes divers, qui dépassent l'altitude fatidique. Plusieurs listes ont coexisté jusqu'au début des années 1990, où est également apparue l'idée d'enchaîner, de façon continue et en un temps limité l'ensemble des plus de 4 000.

En 1994, l'Union internationale des associations d'alpinisme (UIAA), en prenant en compte à la fois des critères topographiques, morphologiques et alpinistiques, a défini une liste « officielle » de 82 sommets de plus de 4 000 m. C'est en essayant d'enchaîner ces 82 sommets en 82 jours que l'alpiniste Patrick Berhault a fait une chute mortelle au printemps 2004. D'autres listes existent, avec des critères plus ou moins stricts, comptabilisant de 50 à 89 sommets principaux, ainsi que des listes de sommets secondaires, avec lesquelles on arrive en tout à près de 200.

Historique de la liste des 4 000[modifier | modifier le code]

Liste de Blodig[modifier | modifier le code]

L'aiguille Verte avec, à droite, la Grande Rocheuse et l'aiguille du Jardin (avec juste à sa gauche, la pointe Eveline).

Le premier à revendiquer l'ascension de tous les 4 000 des Alpes est un oculiste autrichien Karl Blodig (1859-1956), en 1911 (il avait notamment fait la première du mont Brouillard en 1906). Mais dès 1913, il constate que la réédition du guide du Mont-Blanc compte deux nouveaux 4 000 : la Grande Rocheuse (4 102 m) et l'aiguille du Jardin (4 035 m, gravie pour la première fois en 1904) qui sont en fait des satellites de l'aiguille Verte (4 121 m) ; du fait de la guerre 1914-1918, puis de problèmes de santé, il ne put se lancer dans leur ascension avant 1932[1]. Entre-temps, il publie le récit de ses ascensions en 1923 dans Die Viertausender der Alpen (Les quatre mille des Alpes) qui, réédité et traduit à de nombreuses reprises, est un des classiques de la littérature alpestre.

C'est cette même année que l'Anglais Eustace Thomas (1869-1960) commença l'alpinisme, à l'âge de 54 ans, et sur la suggestion du guide Joseph Knubel, avec lequel il fit la plupart de ses ascensions, se lança dans l'enchaînement des 4 000 m[2]. Grand marcheur, il avait battu en 1920 le record du Bob Graham Round (un parcours de 66 miles et 25 000 pieds de dénivelée dans les fells du Lake District), et en 1924, il fut le premier à enchaîner en 24 heures tous les 4 000 pieds d'Écosse (avec une liaison en voiture entre Fort William et les Cairngorms)[2]. Il compléta sa propre liste de 70 sommets en 1928[3], basée sur celle de John Percy Farrar[4]. Il revint en 1932, après une tentative en 1930, pour faire la difficile traversée des aiguilles du Diable, dont c'était la troisième, la première datant de 1928. Ces aiguilles dépassant 4 000 m avaient été gravies indépendamment de 1923 à 1926 : le Français Jean Chaubert, qui avait participé à la première de trois de ces aiguilles (dont une porte son nom), proposait lui une liste de 88 sommets[5].

En 1932 également, et à 73 ans, Karl Blodig put enfin se lancer dans l'ascension des deux sommets qui manquaient à sa liste. Faute de compagnon, et jugeant le versant de Talèfre trop crevassé pour un solitaire, il gravit seul le 26 juillet 1932 le versant Nord du col Armand Charlet entre les deux aiguilles (une pente de glace de 400 m à 50-55°, aujourd'hui cotée TD et dont la première avait été faite la semaine précédente), atteignit la Grande Rocheuse, puis bivouaqua au col. Le lendemain, il gravit l'aiguille du Jardin et redescendit par le même chemin. L'alpiniste français Jacques Lagarde en dit : « c'est la preuve que l'on peut accomplir de très grands exploits pour des motifs bien vains »[6]. Pour le guide chamoniard Armand Charlet, en 1949 : « Il existe, en effet, une catégorie d’alpinistes pour qui une montagne n’est digne d’être visitée que si elle atteint ou dépasse l’altitude fatidique de 4 000 m[7]. »

Dans les 100 plus belles courses des Alpes valaisannes (1979), Michel Vaucher écrit à propos de l'Allalinhorn (4 027 m) : « L'altitude 4 000 m est dépassée, de peu il est vrai, mais suffisamment pour que ce sommet jouisse d'une bonne considération. Pour quelques alpinistes, la véritable montagne n'existe qu'à partir d'une certaine hauteur, et ils se livrent à la chasse systématique de ces hauts sommets. Ce nombre est auréolé de prestige et je me souviens de mon premier "4000", qui était la Dent du Géant (4 008 m). Pour huit mètres seulement, j'avais eu l'impression de recevoir une sorte de consécration, d'être enfin un véritable alpiniste. L'homme aime bien les chiffres, qui mettent en valeur ses performances, ou qui les rassurent. Et pourtant, que veulent dire ces mètres ? Si le mètre-étalon déposé à Sèvres, avait été un peu plus long ou un peu plus court, que serait-il advenu de nos 4 000 mètres ? Et s'il y avait eu une centaine de sommets de 8 000 mètres, à la place des treize grands sommets reconnus actuellement, l'épopée himalayenne n'aurait pas eu une telle intensité. Dans les Alpes valaisannes, quarante-deux sommets, dépassent 4 000 mètres, alors qu'il y en a une vingtaine dans le massif du Mont-Blanc et quatre-vingt-huit en tout en Europe»[8]. Par rapport à la liste UIAA de 1994, sa liste de 42 sommets du Valais ajoute l'aiguille du Croissant au Grand Combin et le Balmenhorn, et retire le Breithornzwillinge[9].

Dans les pays de langue allemande, c'est la liste de Blodig, comptant initialement 69 sommets mais ramenée à 61 dans les éditions ultérieures, qui a fait plus ou moins référence jusqu'en 1994. Elle comprenait la plupart des sommets secondaires du mont Rose, mais pas ceux du mont Blanc, du Breithorn, du Grand Combin ou des Grandes Jorasses[10]. Elle a notamment été reprise quasiment à l'identique par l'alpiniste et écrivain allemand Richard Goedeke, dans la première édition de son 4000er, Die Normalwege auf alle Viertausender der Alpen, en substituant juste la pointe Baretti à la pointe Giordani[10].

Aucune de ces listes n'était fondée sur des critères explicites pour distinguer les vrais sommets des sommets secondaires.

Liste UIAA[modifier | modifier le code]

De gauche à droite : Les trois sommets de l'aiguille Blanche de Peuterey, le col de Peuterey, le Grand Pilier d'Angle et le mont Blanc de Courmayeur. Sous ce dernier, au-dessus de la Poire, on distingue l'aiguille de la Belle Étoile (environ 3 554 m)

En 1994 l'Union internationale des associations d'alpinisme (UIAA) désireuse d'établir une liste officielle, a créé un groupe de travail pour étudier la question. Il était constitué des trois auteurs de topo-guides dans les pays où se trouvent les 4 000 : Gino Buscaini pour le Club alpin italien (assisté des initiateurs du projet, Roberto Aruga, Franco Bianco et Luciano Ratto), François Labande pour le Club alpin français, et Maurice Brandt pour le Club alpin suisse[11]. La liste étant avant tout destinée aux alpinistes, il a été décidé d'ajouter des critères subjectifs au critère topographique. Les critères sont :

  • topographique : le sommet doit avoir une hauteur de culminance (différence d'altitude entre le sommet et le plus haut col le séparant d'un sommet plus élevé) d'au moins 30 mètres. Ces 30 mètres ont été obtenus en faisant la moyenne pour les sommets tangents, et aussi parce qu'ils représentent une longueur de corde de l'alpinisme classique. La distance horizontale entre le sommet et le 4 000 m voisin peut aussi être prise en compte. La notion de culminance avait été introduite par Goedeke dans son ouvrage de 1990, sans toutefois être utilisée comme critère ;
  • morphologique : prise en compte de la structure et de l'aspect du sommet, notamment pour les antécimes et épaules ;
  • alpinistique : défini par les voies (quantité et qualité), la fréquentation, etc.

Après avoir recensé l'ensemble des sommets dépassant les 4 000 m, ayant un nom ou pas, tous ceux satisfaisant au critère topographique ont été inscrits dans la liste, à l'exception de quelques antécimes ou gendarmes de sommets bien individualisés et présentant un intérêt alpin limité. C'est le cas du Grand Gendarme du Weisshorn (70 mètres de proéminence) ou du Nez du Lyskamm (40 mètres de proéminence). Les autres sommets sont étudiés un par un avec les deux autres critères. Ainsi, les cinq pointes des Grandes Jorasses ont été retenues (la pointe Croz avec une proéminence de 20 mètres, la pointe Marguerite avec 30 mètres et la pointe Hélène avec 20 mètres), ainsi que les cinq aiguilles du Diable (seulement 17 mètres pour la Corne du Diable). Le mont Blanc de Courmayeur n'a qu'une proéminence de 10 mètres sur le col Major qui le sépare du mont Blanc, mais est éloigné horizontalement de 600 mètres de ce dernier. Le sommet du Grand Pilier d'Angle est aussi une simple épaule de 10 mètres de proéminence sur l'arête de Peuterey qui monte du mont Blanc, mais il remplit le critère morphologique qui en fait une entité à part entière, et le critère alpinistique avec, entre autres, la voie Divine Providence, ouverte par Patrick Gabarrou et François Marsigny en 1984 et réputée être la plus difficile pour accéder au mont Blanc.

Répartition géographique des 12 premiers 4 000 des Alpes en fonction de leur isolement topographique (distance à un sommet plus élevé) : 1 Mont Blanc, 2 Piz Bernina, 3 Barre des Écrins, 4 Pointe Dufour, 5 Finsteraarhorn, 6 Grand Paradis, 7 Grand Combin, 8 Dom des Mischabel, 9 Cervin, 10 Aletschhorn, 11 Weisshorn, 12 Weissmies

Sur les 82 sommets retenus, 41 sont dans les Alpes valaisannes, 28 dans le massif du Mont-Blanc, 9 dans les Alpes bernoises, 2 dans le massif des Écrins, 1 dans le massif du Grand Paradis et 1 dans la chaîne de la Bernina. On en trouve 49 en Suisse, 37 en Italie et 24 en France, compte tenu du fait que 40 se trouvent sur des arêtes frontières (en revanche, le sommet à cheval sur les trois pays, le mont Dolent, ne fait que 3 820 m, le point triple frontalier étant d'ailleurs situé sur le nœud orographique à 100 m au nord-ouest et à 3 749 m). Le Grossglockner, point culminant de l'Autriche, quatrième grand pays alpin, s'élève à 3 798 m.

Les sommets qui ne remplissaient pas les critères définis ont été rassemblés dans une liste complémentaire de 46 sommets secondaires. Parmi ceux-ci, on trouve l'aiguille de la Belle Étoile, une pointe au sommet de l'éperon de la Poire en versant Est du mont Blanc, nommé et coté approximativement à 3 454 m par l'alpiniste écossais Thomas Graham Brown, dans son livre Brenva (1944), où il fait le récit de ses trois grandes premières du versant Brenva du mont Blanc, la Sentinelle rouge (1927), la Voie Major (1928) et la Poire (1933). Cette pointe est indiquée « Punta Ultima » par Renato Chabod dans le premier volume du guide italien du Mont-Blanc (CAI-TCI, 1963). Elle n'est citée nulle part ailleurs, mais a été ajoutée dans la liste avec cette altitude approximative « per amore di completezza »[12]. La carte IGN TOP25 du mont Blanc indique un point à 4 349 m au-dessus de l'arête de la Poire.

Autres listes[modifier | modifier le code]

Listes de Richard Goedeke et Will McLewin[modifier | modifier le code]

Le Grand Gendarme (4 331 m) sur l'arête Nord qui mène au Weisshorn depuis le Bishorn.

Richard Goedeke a publié en 2002 une quatrième édition de son 4000er, Die Normalwege auf alle Viertausender der Alpen qui comptabilise 89 sommets principaux et 91 secondaires, soit 180 au total, ce qui en fait la liste la plus complète à ce jour.

Aux 82 sommets principaux de la liste UIAA, il en ajoute sept qui mériteraient selon lui d'y figurer selon les mêmes critères : le Grand Gendarme du Weisshorn, le Nez du Liskamm, le Grand Gendarme de l'arête Nord du Rimpshifhorn, le gendarme de l'arête Nord-Ouest du Lauteraarhorn, le pic Eccles et le pilier du Diable au mont Blanc du Tacul.

Parmi les pointes secondaires qui n'étaient pas recensées dans la liste complémentaire de l'UIAA, on trouve par exemple la Chandelle du Pilier central du Fréney au Mont-Blanc (la no 100 des Cent plus belles courses du massif du Mont-Blanc de Gaston Rébuffat), lieu de la « tragédie du Fréney » où, en juillet 1961, sept alpinistes furent bloqués plusieurs jours par la tempête à quelques dizaines de mètres du sommet du pilier, alors vierge, et où seulement trois d'entre eux, dont Walter Bonatti et Pierre Mazeaud, survécurent à la retraite.

Le Britannique Will McLewin dans In Monte Viso's Horizon: Climbing All the Alpine 4000m Peaks (1991)[13], compte 53 sommets principaux et 39 sommets secondaires[14]

Listes internet avec critères numériques[modifier | modifier le code]

Le site Peaklist.org, avec un critère unique de hauteur de culminance de 100 mètres, propose une liste de 50 sommets[15]. Parmi les sommets bien connus qui en sont absents, on trouve le Bishorn (95 mètres de culminance par rapport au Weisshorn), le Nordend (94 mètres par rapport à la pointe Dufour), le Lenzspitze (90 mètres par rapport au Nadelhorn), le Dôme de Neige des Écrins (41 mètres par rapport à la Barre des Écrins), etc.

Le site thehighrisepages.de définit un critère numérique d'« indépendance » (Eigenständigkeit) qui combine la hauteur de culminance, l'isolement topographique et l'altitude, avec un seuil qui redonne la liste classique des sommets de plus de huit mille mètres en Himalaya. Avec le même critère et le même seuil, il propose une liste de 35 sommets (les premiers éliminés selon ce critère étant le mont Blanc du Tacul, l'aiguille de Bionnassay et la dent du Géant)[16].

Les presque 4 000[modifier | modifier le code]

Le journaliste et alpiniste britannique Ken Wilson[17] note que si l'on se référait aux unités britanniques et que l'on dressait la liste des plus de 13 000 pieds, soit 3 962,4 m (de façon analogue aux fourteeners américains — 13 000 pieds étant aussi l'altitude que devaient avoir atteint les membres de l'Alpine Club à sa création en 1857[18]), cela ajouterait huit sommets importants et intéressants : le piz Zupò (3 996 m), le Fletschhorn (3 993 m), la Meije (3 983 m), le Gletscherhorn (3 983 m), le Schalihorn (3 974 m), le mont Mallet (3 989 m), l'Eiger (3 970 m) et la Grivola (3 969 m)[10].

Jusqu'en 1956, le Fletschhorn était d'ailleurs coté à 4 001 m sur les cartes, et était à ce titre compté dans la liste de Blodig. De nouvelles mesures le ramenèrent à 3 993 m, sous la barre fatidique. Les habitants de Saas-Grund lancèrent alors le projet de surélever de 7 mètres le sommet, en transportant par hélicoptère 300 tonnes de matériel. Mais suite aux protestations du Club alpin suisse et des guides de haute montagne de la région, le projet fut rejeté par la Commission des Constructions du Valais et le Conseil d'État de la Confédération[19].

Difficulté[modifier | modifier le code]

La plupart de ces sommets, souvent neigeux, ont des voies normales relativement aisées (pour des alpinistes) : F ou PD. Quelques-uns sont cependant plus difficiles comme le Cervin (AD), le Schreckhorn (AD+), le Täschhorn (AD), le Weisshorn (AD), l'aiguille Verte (AD+), la pointe Walker des Grandes Jorasses (AD), et surtout l'aiguille Blanche de Peuterey (D), le Grand Pilier d'Angle (D par l'arête de Peuterey), les arêtes rocheuses difficiles de la traversée des Grandes Jorasses (D) pour les pointes Croz, Marguerite et Hélène) et la traversée des aiguilles du Diable (D+) (Corne du Diable, pointe Chaubert, pointe Médiane, pointe Carmen, et l'Isolée). Les plus faciles sont le Grand Paradis, le dôme de Neige des Écrins, l'Hinter Fiescherhorn, l'Allalinhorn, le Bishorn, les sommets occidental et central et la Roccia Nera du Breithorn[20]. Les premiers 4 000 à avoir été gravis sont le dôme du Goûter en 1784 et le mont Blanc en 1786, et les derniers, les cinq aiguilles du Diable de 1923 à 1925, la quasi-totalité l'ayant été pendant l'âge d'or de la conquête des Alpes dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Les collectionneurs de 4 000[modifier | modifier le code]

En 1993, les Italiens Luciano Ratto et Franco Bianco ont créé le « Club 4 000 » qui, depuis 2006, fait partie de la section de Turin du Club alpin italien. Il a pour but de « créer un point de repère et de rencontre pour tous les collectionneurs de sommets de plus de 4 000 m, utile pour des échanges d'informations, de documentation et d'expériences sur les 4 000 des Alpes ». Pour pouvoir en faire partie, il fallait initialement avoir gravi 50 sommets de plus de 4 000 m, nombre aujourd'hui diminué à 30. Il comptait fin 2009, 287 membres, dont 232 italiens, de 11 pays. Parmi eux, 13 avaient réussi les 82 sommets de la liste UIAA[21]. Le site allemand 4000er.de compte lui 842 inscrits, dont 114 à 30 sommets et plus, et 7 à 82[22]. Les sommets les plus fréquentés par les inscrits du site sont le Weissmies, l'Allalinhorn, le Breithorn, le mont Blanc et la pointe Gnifetti du mont Rose (plus de 40 % des inscrits). Les moins fréquentés sont les arêtes difficiles du massif du Mont-Blanc : les aiguilles du Diable, l'arête de Peuterey (aiguille Blanche de Peuterey, Grand pilier d'Angle), l'arête du Brouillard (mont Brouillard, pointe Baretti, pointe Louis Amédée), l'arête du Jardin à l'aiguille Verte (aiguille du Jardin et Grande Rocheuse), et la traversée des Grandes Jorasses (moins de 2 % des inscrits)[23].

Enchaînements[modifier | modifier le code]

Si pour les alpinistes de haut niveau, aucun des sommets des Alpes ne pose individuellement de difficultés, l'enchaînement des plus de 4 000 m de façon continue et en un temps limité est un challenge d'endurance et de maîtrise, en particulier au printemps ou en hiver, quand les conditions climatiques et d'enneigement rendent les ascensions bien plus éprouvantes et dangereuses. Un temps limité impose en outre de grimper même par conditions météorologiques défavorables, le beau temps ne pouvant se maintenir pendant les semaines nécessaires à l'enchaînement. Outre la saison, un autre paramètre de l'enchaînement est l'utilisation ou non de véhicules pour les liaisons entre les différents massifs (il y a 300 km à vol d'oiseau entre la Barre des Écrins et le piz Bernina), ainsi que celle des remontées mécaniques comme le téléphérique de l'aiguille du Midi (3 842 m), le téléphérique du Petit Cervin (3 883 m), le chemin de fer de la Jungfrau (3 454 m) ou le métro alpin du Mittelallalin (3 456 m).

Durant l'hiver 1986, les guides et himalayistes suisses Erhard Loretan et André Georges enchaînèrent en 18 jours les sommets du Valais autour de Zermatt : la « couronne impériale », 30 sommets de plus de 4 000 m, et 38 au total[24],[25].

En 1993 — avant la publication de la liste UIAA — les alpinistes écossais Martin Moran et Simon Jenkins enchaînèrent 75 sommets (ceux définis par une proéminence de 35 mètres) en 52 jours, en été (du 23 juin au 13 août) en effectuant les liaisons entre les massifs à vélo (soit 570 km sur des routes de montagnes)[26]. Après la publication de la liste UIAA, une première brève tentative fut faite au printemps-été 2005 par le guide valdôtain Abel Blanc avec Christian Kuntner.

Au printemps 2004, l'alpiniste Patrick Berhault tenta d'enchaîner les 82 sommets en 82 jours, avec son collègue de l'ENSA Philippe Magnin, en effectuant les liaisons à ski. Il fit une chute mortelle entre le Täschhorn et le Dom des Mischabel (canton du Valais), après son 64e sommet.

L'alpiniste slovène Miha Valic enchaîna, en solo ou avec divers compagnons (15 au total), les 82 sommets en 102 jours, du 27 décembre 2006 au 7 avril 2007 (donc pas complètement en hivernale), en utilisant une voiture pour les liaisons, et les téléphériques quand c'était possible[27]. Au bout de 82 jours, il avait gravi 75 des sommets, mais à cause du mauvais temps, il lui fallut un mois pour les sept derniers.

Enfin, durant l'été 2008, du 26 juin au 24 août, soit 60 jours, Franz Nicolini a réussi à enchaîner les 82 sommets, avec Diego Giovannini et Mirco Mezzanotte, en faisant les liaisons à pied ou à vélo, et sans les remontées mécaniques (Nicolini avait fait une tentative au printemps 2006 avec Michele Compagnoni ; ils avaient dû renoncer au bout de 29 sommets à cause du mauvais temps).

L'enchaînement en 82 jours, pendant les trois mois de la saison hivernale, et sans aide mécanique, reste donc à faire.

Listes[modifier | modifier le code]

Liste UIAA des sommets principaux[modifier | modifier le code]

NOTA : conformément à l'usage, pour les premières ascensions du XIXe siècle, les clients sont mentionnés en premier, suivis des guides précédés de la mention « avec ». Les dates correspondent aux premières ascensions ayant atteint le point culminant de chaque sommet.

Altitude Sommet Massif Première ascension Localisation
1 4 810 m Mont Blanc Massif du Mont-Blanc 8 août 1786 par Jacques Balmat et Michel Paccard[28] 45° 49′ 57″ N 6° 51′ 52″ E / 45.8325, 6.86444 (Mont Blanc)
2 4 748 m Mont Blanc de Courmayeur Massif du Mont-Blanc 31 juillet 1877 par James Eccles avec Michel Payot et Alphonse Payot (première du mont Blanc par l'arête de Peuterey)[29] 45° 49′ 44″ N 6° 52′ 10″ E / 45.82889, 6.8694 (Mont Blanc de Courmayeur)
3 4 634 m Pointe Dufour (point culminant du mont Rose) Alpes valaisannes 1er août 1855 par Charles Hudson, J. Birkbeck, C. Smyth, J. G. Smyth, E. J. Stevenson avec Ulrich Lauener, J. et M. Zumtaugwald et un porteur[28] 45° 56′ 13″ N 7° 52′ 04″ E / 45.93694, 7.86778 (mont Rose)
4 4 612 m (I) - 4 609 m (CH) Nordend (mont Rose) Alpes valaisannes 26 août 1861 par T.F. et Edward N. Buxton, J.J. Cowell avec Michel Payot[28] 45° 56′ 30″ N 7° 52′ 12″ E / 45.9417, 7.87 (Nordend)
5 4 563 m Zumsteinspitze (mont Rose) Alpes valaisannes 1er août 1820 par Joseph et M. Zumstein, Molinatti, Marty, Castel, J.-N. Vincent[28] 45° 55′ 55″ N 7° 52′ 17″ E / 45.93194, 7.87139 (Zumsteinspitze)
6 4 554 m Pointe Gnifetti ou Signalkuppe (mont Rose) Alpes valaisannes 9 août 1842 par Giovanni Gnifetti, G. Farinetti, C. Grober, C. Ferraris, G. et G. Giordani[28] 45° 55′ 38″ N 7° 52′ 37″ E / 45.92722, 7.87694 (Pointe Gnifetti)
7 4 545 m Dom des Mischabel Alpes valaisannes 11 septembre 1858 par L. Davies avec Johann Zumtaugwald, Johann Kronig et Hieronymus Brantschen[28] 46° 05′ 52″ N 7° 51′ 36″ E / 46.09778, 7.86 (Dom des Mischabel)
8 4 527 m Lyskamm oriental Alpes valaisannes 19 août 1861 par William Edward Hall, J.F. Hardy, J.A. Hudson, C.H. Pilkington, A.C. Ramsay, T. Rennison, F. Sibson et R.M. Stephenson avec Franz Josef Lochmatter, Stefan Zumtaugwald, Jean-Pierre Cachat, Josef-Marie et Peter Perren[28] 45° 55′ 21″ N 7° 50′ 08″ E / 45.9225, 7.83556 (Lyskamm oriental)
9 4 505 m Weisshorn Alpes valaisannes 19 août 1861 par John Tyndall avec Johann Joseph Bennen et Ulrich Wenger[28] 46° 06′ 05″ N 7° 42′ 58″ E / 46.10139, 7.71611 (Weisshorn)
10 4 491 m Täschhorn Alpes valaisannes 31 juillet 1862, par Llewelyn Davies et J.H. Hayward avec Stefan et Johann Zumtaugwald et Peter-Josef Summermatter[28] 46° 05′ 01″ N 7° 51′ 26″ E / 46.08361, 7.85722 (Täschhorn)
11 4 481 m (I) - 4 479 m (CH) Lyskamm occidental Alpes valaisannes 16 août 1864 par Leslie Stephen et E.N.Buxton avec Jakob Anderegg et Franz Biner[28] 45° 55′ 37″ N 7° 49′ 15″ E / 45.92694, 7.82083 (Lyskamm occidental)
12 4 478 m Cervin Alpes valaisannes 14 juillet 1865 par Edward Whymper, Charles Hudson, Douglas Hadow, et Lord Francis Douglas avec Michel Croz, Peter Taugwalder père et fils[28] 45° 58′ 35″ N 7° 39′ 30″ E / 45.97639, 7.6583 (Cervin)
13 4 468 m (I) - 4 465 m (F) Mont Maudit Massif du Mont-Blanc 12 septembre 1878 par Henry Seymour Hoare et William Edward Davidson avec Johann Jaun et Johann von Bergen[28] 45° 50′ 52″ N 6° 52′ 33″ E / 45.84778, 6.87583 (Mont Maudit)
14 4 460 m Pointe Louis Amédée Massif du Mont-Blanc 20 juillet 1901 par G.B. et G.F. Gugliermina avec Joseph Brocherel (première du mont Blanc par l'arête du Brouillard)[29] 45° 49′ 19″ N 6° 51′ 55″ E / 45.82194, 6.86528 (Pointe Louis Amédée)
15 4 436 m (I) - 4 432 m (CH) Pointe Parrot (mont Rose) Alpes valaisannes 16 août 1863, par Reginald S. Macdonald, Florence Crauford Grove, Montagu Woodmass et William Edward Hall avec Melchior Anderegg et Peter Perren (le 16 juillet 1862, A. W. Moore et H.B. George avec Christian Almer et M. Zumtaugwald étaient passés à proximité du sommet)[30] 45° 55′ 11″ N 7° 52′ 17″ E / 45.91972, 7.87139 (Pointe Parrot)
16 4 357 m Dent Blanche Alpes valaisannes 18 juillet 1862 par William Wigram et Thomas Stuart Kennedy avec Jean Baptiste Croz et Johann Kronig[28] 46° 02′ 03″ N 7° 36′ 43″ E / 46.03417, 7.61194 (Dent Blanche)
17 4 342 m (I) - 4 341 m (CH) Ludwigshöhe (mont Rose) Alpes valaisannes 25 août 1822 par Franz Ludwig von Welden et des aides[30] 45° 55′ 00″ N 7° 51′ 50″ E / 45.91667, 7.8639 (Ludwigshöhe)
18 4 327 m Nadelhorn Alpes valaisannes 16 septembre 1858 par Franz Andenmatten, B. Epiney, Aloys Supersaxo et J. Zimmermann[30] 46° 06′ 32″ N 7° 51′ 50″ E / 46.10889, 7.8639 (Nadelhorn)
19 4 322 m Corno Nero (mont Rose) Alpes valaisannes 18 août 1873, par Marco Maglionini, Albert de Rothschild avec Nicolaus et Peter Knubel, Édouard Cupelin et trois porteurs[31] 45° 54′ 54″ N 7° 51′ 43″ E / 45.915, 7.86194 (Corno Nero)
20 4 314 m Grand Combin de Grafeneire (point culminant du Grand Combin) Alpes valaisannes 30 juillet 1859 par C. Sainte Claire de Ville avec Daniel, Emanuel et Gaspard Ballay, et B. Dorsaz[28] 45° 56′ 15″ N 7° 17′ 57″ E / 45.9375, 7.29917 (Grand Combin de Grafeneire)
21 4 306 m (I) - 4 304 m (F) Dôme du Goûter Massif du Mont-Blanc 17 septembre 1784 par Jean-Marie Couttet et François Cuidet[29] 45° 50′ 34″ N 6° 50′ 36″ E / 45.84278, 6.84333 (Dôme du Goûter)
22 4 294 m Lenzspitze Alpes valaisannes août 1870 par Clinton Thomas Dent avec Alexandre Burgener et Franz Burgener[30] 46° 06′ 17″ N 7° 52′ 07″ E / 46.10472, 7.86861 (Lenzspitze)
23 4 274 m Finsteraarhorn Alpes bernoises 16 août 1812 par R. Meyer avec A. Volker, J. Bortis, K. Huber, A. Abbuhl, ou 10 août 1829 par J. Leuthold et H. Wahren avec deux guides[28] 46° 32′ 15″ N 8° 07′ 34″ E / 46.5375, 8.12611 (Finsteraarhorn)
24 4 248 m Mont Blanc du Tacul Massif du Mont-Blanc 8 août 1855 par un ou plusieurs membres de l'expédition de Charles Hudson et Edward Shirley Kennedy[28] 45° 51′ 24″ N 6° 53′ 16″ E / 45.85667, 6.88778 (Mont Blanc du Tacul)
25 4 243 m Grand Pilier d'Angle Massif du Mont-Blanc 31 juillet 1877 par James Eccles avec Michel Payot et Alphonse Payot (première du mont Blanc par l'arête de Peuterey)[29] 45° 49′ 40″ N 6° 52′ 48″ E / 45.8278, 6.88 (Grand Pilier d'Angle)
26 4 241 m Stecknadelhorn Alpes valaisannes 8 août 1887 par Oscar Eckenstein avec Matthias Zurbriggen[30] 46° 06′ 42″ N 7° 51′ 34″ E / 46.11167, 7.85944 (Stecknadelhorn)
27 4 228 m (CH) - 4 221 m (I) Castor Alpes valaisannes 23 août 1861 par William Mathews et F.W. Jacomb avec Michel Croz[30] 45° 55′ 20″ N 7° 47′ 35″ E / 45.9222, 7.79306 (Castor)
28 4 221 m Zinalrothorn Alpes valaisannes 22 août 1864 Leslie Stephen, Florence Crauford Grove avec Jakob et Melchior Anderegg[28] 46° 03′ 53″ N 7° 41′ 24″ E / 46.06472, 7.69 (Zinalrothorn)
29 4 219 m Hohberghorn Alpes valaisannes Août 1869 par R. B. Heathcote, Franz Biner, Peter Perren et Peter Taugwalder fils[30] 46° 06′ 45″ N 7° 51′ 14″ E / 46.1125, 7.85389 (Hohberghorn)
30 4 215 m Pyramide Vincent (mont Rose) Alpes valaisannes 5 août 1819 par J.-N. Vincent et trois compagnons[28] 45° 54′ 29″ N 7° 51′ 43″ E / 45.90806, 7.86194 (Pyramide Vincent)
31 4 208 m (F) - 4 206 m (I) Pointe Walker des Grandes Jorasses (point culminant) Massif du Mont-Blanc 30 juin 1868 par Horace Walker, avec Melchior Anderegg, Johann Jaun et Julien Grange[28] 45° 52′ 07″ N 6° 59′ 17″ E / 45.86861, 6.98806 (Pointe Walker des Grandes Jorasses)
32 4 206 m Alphubel Alpes valaisannes 9 août 1860 par Leslie Stephen, T.W. Hinchliff avec Melchior Anderegg et Peter Perren[30] 46° 03′ 47″ N 7° 51′ 50″ E / 46.06306, 7.8639 (Alphubel)
33 4 199 m Rimpfischhorn Alpes valaisannes 9 septembre 1859 par Leslie Stephen et R. Living avec Melchior Anderegg et Johann Zumtaugwald[30] 46° 01′ 23″ N 7° 53′ 02″ E / 46.02306, 7.88389 (Rimpfischhorn)
34 4 195 m Aletschhorn Alpes bernoises 18 juin 1859 Francis Fox Tuckett avec Johann Joseph Bennen, Peter Bohren, V. Tairraz[28] 46° 27′ 54″ N 7° 59′ 39″ E / 46.465, 7.99417 (Aletschhorn)
35 4 190 m Strahlhorn Alpes valaisannes 15 août 1854 par Christopher Smyth et Edmund J. Grenville avec Ulrich Lauener et Franz-Josef Andenmatten[30] 46° 00′ 47″ N 7° 54′ 06″ E / 46.01306, 7.90167 (Strahlhorn)
36 4 184 m Combin de Valsorey (Grand Combin) Alpes valaisannes 16 septembre 1872 par J.H.Isler avec J. Gillioz[32] 45° 56′ 17″ N 7° 17′ 24″ E / 45.93806, 7.29 (Combin de Valsorey)
37 4 184 m (F) - 4 180 m (I) Pointe Whymper des Grandes Jorasses Massif du Mont-Blanc 24 juin 1865 par Edward Whymper avec Michel Croz, Christian Almer et Franz Biner[28] 45° 52′ 06″ N 6° 59′ 03″ E / 45.86833, 6.98417 (Pointe Whymper des Grandes Jorasses)
38 4 179 m (I) - 4 171 m (CH) Dent d'Hérens Alpes valaisannes 12 août 1863 par Florence Crauford Grove, William Edward Hall, Reginald Somerled Macdonald et Montagu Woodmass avec Melchior Anderegg, Peter Perren et Jean-Pierre Cachat[28] 45° 58′ 11″ N 7° 36′ 17″ E / 45.96972, 7.60472 (Dent d'Hérens)
39 4 165 m (I) - 4 164 m (CH) Breithorn occidental (point culminant) Alpes valaisannes 13 août 1813 par Henry Maynard avec Joseph-Marie Couttet, Jean Gras, Jean-Baptiste et Jean-Jacques Erin[28] 45° 56′ 28″ N 7° 44′ 50″ E / 45.94111, 7.7472 (Breithorn occidental)
40 4 160 m (I) - 4 159 m (CH) Breithorn central Alpes valaisannes 19 juillet 1900 par E. Hahn et des compagnons[33] 45° 56′ 19″ N 7° 45′ 29″ E / 45.93861, 7.75806 (Breithorn central)
41 4 158 m Jungfrau Alpes bernoises 3 août 1811 par Rudolf et Hieronymus Meyer avec Joseph Bortis et Alois Volker[28] 46° 32′ 13″ N 7° 57′ 46″ E / 46.53694, 7.96278 (Jungfrau)
42 4 153 m Bishorn Alpes valaisannes 28 août 1884 par G. S. Barnes et R. Chessyre-Walker avec Josef Imboden et J.-M. Chanton[30] 46° 07′ 04″ N 7° 42′ 53″ E / 46.11778, 7.71472 (Bishorn)
43 4 141 m Combin de la Tsessette (Grand Combin) Alpes valaisannes 21 juillet 1894 par E.F.M. Benecke et H.A. Cohen[34] 45° 56′ 34″ N 7° 18′ 39″ E / 45.94278, 7.31083 (Combin de la Tsessette)
44 4 141 m (I) - 4 139 m (CH) Breithorn oriental Alpes valaisannes 16 août 1884 par John Stafford Anderson avec Ulrich Almer et Aloys Pollinger (première traversée du Breithorn)[33] 45° 56′ 13″ N 7° 45′ 59″ E / 45.93694, 7.76639 (Breithorn oriental)
45 4 122 m Aiguille Verte Massif du Mont-Blanc 29 juin 1865 par Edward Whymper avec Christian Almer et Franz Biner[28] 45° 56′ 05″ N 6° 58′ 12″ E / 45.93472, 6.97 (Aiguille Verte)
46 4 114 m L'Isolée des aiguilles du Diable (point culminant) Massif du Mont-Blanc 8 juillet 1925 par Armand Charlet et A. Ravanel[28] 45° 51′ 19″ N 6° 53′ 23″ E / 45.85528, 6.88972 (L'Isolée des aiguilles du Diable)
47 4 112 m Aiguille Blanche de Peuterey Massif du Mont-Blanc 31 juillet 1885 par Henry Seymour King avec Émile Rey, Ambros Supersaxo et Alois Anthamatten[28] 45° 49′ 24″ N 6° 52′ 52″ E / 45.82333, 6.88111 (Aiguille Blanche de Peuterey)
48 4 110 m (F) - 4 108 m (I) Pointe Croz des Grandes Jorasses Massif du Mont-Blanc 24 août 1909 (probablement) par Eleonore Hasenclever, Wilhelm Klemm, Felix Konig et Richard Weitzenboch[35] 45° 52′ 09″ N 6° 58′ 57″ E / 45.86917, 6.9825 (Pointe Croz des Grandes Jorasses)
49 4 109 m Pointe Carmen des aiguilles du Diable Massif du Mont-Blanc 13 août 1923 par H. Bregeault, Paul Chevalier et Jacques de Lépiney[28] 45° 51′ 16″ N 6° 53′ 30″ E / 45.85444, 6.8917 (Pointe Carmen des aiguilles du Diable)
50 4 107 m Mönch Alpes bernoises 15 août 1857 par Siegismund Porges avec Ulrich et Christian Kaufman et Christian Almer[28] 46° 33′ 35″ N 7° 59′ 54″ E / 46.55972, 7.99833 (Mönch)
51 4 106 m Breithornzwillinge (Breithorn) Alpes valaisannes 16 août 1884 par John Stafford Anderson avec Ulrich Almer and Aloys Pollinger (première traversée du Breithorn)[33] 45° 56′ 08″ N 7° 46′ 15″ E / 45.93556, 7.77083 (Breithornzwillinge)
52 4 102 m Grande Rocheuse Massif du Mont-Blanc 17 septembre 1865 par Robert Fowler avec Michel Balmat et Michel Ducroz[28] 45° 56′ 04″ N 6° 58′ 22″ E / 45.93444, 6.97278 (Grande Rocheuse)
53 4 102 m Barre des Écrins Massif des Écrins 25 juin 1864 par A. W. Moore, Horace Walker et Edward Whymper avec Christian Almer et Michel Croz[28] 44° 55′ 23″ N 6° 21′ 36″ E / 44.92306, 6.36 (Barre des Écrins)
54 4 097 m Pointe médiane des aiguilles du Diable Massif du Mont-Blanc 23 juillet 1926 par Émile-Robert Blanchet et J. Chaubert avec Armand Charlet[28] 45° 51′ 16″ N 6° 53′ 32″ E / 45.85444, 6.89222 (Pointe médiane des aiguilles du Diable)
55 4 092 m (CH) - 4 091 m (I) Pollux Alpes valaisannes 1er août 1864 par J. Jacot avec Peter Taugwalder père et M.J. Perrin[30] 45° 56′ 41″ N 7° 47′ 06″ E / 45.94472, 7.785 (Pollux)
56 4 078 m Schreckhorn Alpes bernoises 14 août 1861 par Leslie Stephen avec Peter Michel, Ulrich Kaufmann et Christian Michel[28] 46° 35′ 20″ N 8° 07′ 06″ E / 46.5889, 8.11833 (Schreckhorn)
57 4 075 m Roccia Nera (Breithorn) Alpes valaisannes 16 août 1884 par John Stafford Anderson avec Ulrich Almer and Aloys Pollinger (première traversée du Breithorn)[33] 45° 55′ 57″ N 7° 46′ 29″ E / 45.9325, 7.77472 (Roccia Nera)
58 4 074 m Pointe Chaubert des aiguilles du Diable Massif du Mont-Blanc 1er septembre 1925 par Jean Chaubert avec Armand Charlet et A. Ravanel[34] 45° 51′ 16″ N 6° 53′ 34″ E / 45.85444, 6.89278 (Pointe Chaubert des aiguilles du Diable)
59 4 069 m Mont Brouillard Massif du Mont-Blanc 11 juillet 1906 par Karl Blodig et Oscar Eckenstein avec Alexis Brocherel[36] 45° 49′ 03″ N 6° 51′ 54″ E / 45.8175, 6.865 (Mont Brouillard)
60 4 065 m Pointe Marguerite des Grandes Jorasses Massif du Mont-Blanc 22 août 1898 par Louis-Amédée de Savoie avec G. Petigax, Laurent Croux, F. Ollier[37] 45° 52′ 07″ N 6° 58′ 39″ E / 45.86861, 6.9775 (Pointe Marguerite des Grandes Jorasses)
61 4 064 m Corne du Diable des aiguilles du Diable Massif du Mont-Blanc 1er septembre 1925 par Jean Chaubert avec Armand Charlet et A. Ravanel[34] 45° 51′ 16″ N 6° 53′ 35″ E / 45.85444, 6.89306 (Corne du Diable des aiguilles du Diable)
62 4 063 m Ober Gabelhorn Alpes valaisannes 6 juillet 1865 par A. W. Moore, Horace Walker avec Jakob Anderegg[28] 46° 02′ 19″ N 7° 40′ 05″ E / 46.03861, 7.66806 (Obergabelhorn)
63 4 061 m Grand Paradis Massif du Grand Paradis 4 septembre 1860 par John Jeremy Cowell et W. Dundas avec Michel Payot et Jean Tairraz[28] 45° 31′ 20″ N 7° 15′ 45″ E / 45.5222, 7.2625 (Grand Paradis)
64 4 052 m Aiguille de Bionnassay Massif du Mont-Blanc 28 juillet 1865 par E. N. Buxton, F. C. Grove et R. J. S. MacDonald avec Jean-Pierre Cachat et Michel Payot[28] 45° 50′ 09″ N 6° 49′ 09″ E / 45.83583, 6.81917 (Aiguille de Bionnassay)
65 4 049 m Piz Bernina Chaîne de la Bernina 13 septembre 1850 par Johann Coaz avec Jon et Lorenz Ragut Tscharner[28] 46° 22′ 57″ N 9° 54′ 29″ E / 46.3825, 9.90806 (Piz Bernina)
66 4 049 m Gross Fiescherhorn Alpes bernoises 23 juillet 1862 par H.B. George et Adolphus Warburton Moore avec Christian Almer et Ulrich Kaufmann[28] 46° 33′ 05″ N 8° 03′ 41″ E / 46.55139, 8.06139 (Gross Fiescherhorn)
67 4 046 m Pointe Giordani (mont Rose) Alpes valaisannes 23 juillet 1801 par Pietro Giordani et des compagnons[38] 45° 54′ 21″ N 7° 05′ 41″ E / 45.90583, 7.09472 (Pointe Giordani)
68 4 045 m (F) - 4 042 m (I) Pointe Hélène des Grandes Jorasses Massif du Mont-Blanc 22 août 1898 par Louis-Amédée de Savoie avec G. Petigax, L. Croux, F. Ollier[37] 45° 52′ 07″ N 6° 58′ 48″ E / 45.86861, 6.98 (Pointe Hélène des Grandes Jorasses)
69 4 043 m Gross Grunhorn Alpes bernoises 7 août 1865 par Edmund von Fellenberg avec Peter Michel, Peter Egger et Peter Inäbnit[34] 46° 31′ 55″ N 8° 04′ 39″ E / 46.53194, 8.0775 (Gross Grunhorn)
70 4 042 m Lauteraarhorn Alpes bernoises 8 août 1842 par Pierre Jean Édouard Desor, Christian Girard, Louis Agassiz et Arnold Escher von der Linth avec Melchior Bannholzer, Jakob Leuthold, D. Brigger, Fahner, Johann Madutz[34] 46° 35′ 00″ N 8° 07′ 41″ E / 46.58333, 8.12806 (Lauteraarhorn)
71 4 035 m Dürrenhorn Alpes valaisannes 7 août 1879 par Albert F. Mummery et William Penhall, avec Alexandre Burgener et Ferdinand Imseng[30] 46° 07′ 11″ N 7° 50′ 53″ E / 46.11972, 7.84806 (Dürrenhorn)
72 4 035 m Aiguille du Jardin Massif du Mont-Blanc 1er août 1904 par Émile Fontaine avec Joseph Ravanel et Léon Tournier[39] 45° 56′ 02″ N 6° 58′ 33″ E / 45.93389, 6.97583 (Aiguille du Jardin)
73 4 027 m Allalinhorn Alpes valaisannes 28 août 1856 par Edvard Levi Ames et Johann Joseph Imseng avec Franz-Joseph Andenmatten[40] 46° 02′ 46″ N 7° 53′ 42″ E / 46.04611, 7.895 (Allalinhorn)
74 4 025 m Hinter Fiescherhorn Alpes bernoises 28 juillet 1885 par Eugen Guido Lammer et August Lorria (le sommet inférieur (3 990 m) avait été gravi le 10 août 1871 par F. Bischoff avec P. Bohren, P. Egger[41] 46° 32′ 47″ N 8° 04′ 04″ E / 46.54639, 8.06778 (Hinter Fiescherhorn)
75 4 023 m Weissmies Alpes valaisannes août 1855 par Jakob Christian Häuser et Peter Josef Zurbrigenn[28] 46° 07′ 40″ N 8° 00′ 43″ E / 46.1278, 8.01194 (Weissmies)
76 4 015 m Dôme de neige des Écrins Massif des Écrins 21 juillet 1877 par Emmanuel Boileau de Castelnau avec Pierre Gaspard[28] 44° 55′ 28″ N 6° 21′ 14″ E / 44.92444, 6.35389 (Dôme de neige des Écrins)
77 4 015 m Dôme de Rochefort Massif du Mont-Blanc 12 août 1881 par James Eccles avec Alphonse et Michel Payot[34] 45° 51′ 51″ N 6° 58′ 03″ E / 45.86417, 6.9675 (Dôme de Rochefort)
78 4 014 m (I) - 4 013 m (F) Dent du Géant Massif du Mont-Blanc 14 août 1882 par William Woodman Graham avec Auguste Cupelin et Alphonse Payot (le 28 juillet 1882 Jean-Joseph Maquignaz, Baptiste Maquignaz et Daniel Maquignaz avaient atteint la pointe Sella, 4 009 m[28]) 45° 51′ 43″ N 6° 57′ 06″ E / 45.86194, 6.95167 (Dent du Géant)
79 4 013 m Pointe Baretti Massif du Mont-Blanc 20 juillet 1880 par Martino Baretti avec Jean-Joseph Maquignaz[34] 45° 48′ 52″ N 6° 51′ 48″ E / 45.81444, 6.86333 (Dent du Géant)
80 4 010 m Lagginhorn Alpes valaisannes 26 août 1856 par Edvard Levi Ames, Johann Josef Imseng et trois anglais, avec Franz-Josef Andenmatten et trois autres guides[30] 46° 09′ 26″ N 8° 00′ 11″ E / 46.15722, 8.00306 (Lagginhorn)
81 4 001 m Aiguille de Rochefort Massif du Mont-Blanc 14 août 1873 par James Eccles avec Alphonse et Michel Payot[29] 45° 51′ 43″ N 6° 57′ 36″ E / 45.86194, 6.96 (Aiguille de Rochefort)
82 4 000 m Les Droites Massif du Mont-Blanc 7 août 1876 par Thomas Middlemore, John Oakley Maund et Henri Cordier avec Johann Jaun et Andreas Maurer[28] 45° 55′ 49″ N 6° 59′ 21″ E / 45.93028, 6.98917 (Les Droites)

Listes des sommets secondaires[modifier | modifier le code]

NOTA : Les sommets en gras et notés XX sont les 7 qui devraient, selon Richard Goedeke, être considérés comme sommets principaux avec les critères UIAA.

Sommet principal Sommet secondaire Altitude Liste UIAA liste Goedeke
Mont Blanc (4 810 m) Rochers de la Tournette (sur l’arête des bosses) 4 677 m X [42]
Mont Blanc Chandelle du pilier central du Frêney 4 600 m (env.) X
Mont Blanc Petite Bosse (sur l’arête des bosses) 4 547 m X X
Mont Blanc Grande Bosse (sur l’arête des bosses) 4 513 m X X
Mont Blanc Aiguille de la Belle Étoile (pointe à l'est du col Major) 4 354 m X
Mont Blanc Pic Eccles (sommet secondaire au SE du au début de l'arête de l'Innominata) 4 041 m X XX
Pointe Dufour (4 634 m) Ostspitze (antécime) 4 632 m X X
Pointe Dufour Grenzgipfel (antécime) 4 618 m X X
Pointe Dufour antécime Ouest 4 600 m (env.) X
Pointe Dufour Sommet supérieur de l'arête Ouest 4 499 m X
Pointe Dufour Sommet inférieur de l'arête Ouest[43] 4 385 m (env.) X
Pointe Dufour Gendarme supérieur de l'arête Sud-Ouest 4 120 m (env.) X
Pointe Dufour Gendarme inférieur de l'arête Sud-Ouest 4 026 m X
Nordend (4 609 m) Dôme de l'arête Sud 4 542 m (env.) X
Zumsteinspitze (4 563 m) Pointe de l'arête Sud-Ouest 4 463 m X
Pointe Gnifetti (4 556 m) Gendarme de l'arête Est 4 545 m (env.) X
Dom des Mischabel (4 545 m) Antécime Ouest 4 479 m X
Dom des Mischabel Grand Gendarme de l'arête NE 4 468 m X X
Lyskamm oriental (4 527 m) Épaule Est ou Cima Scoperta 4 435 m (env.) X
Lyskamm oriental Nez du Lyskamm (sommet secondaire au sud) 4 272 m X XX
Lyskamm oriental Roccia della Scoperta ou Entdeckungsfels (sommet secondaire à l'est) 4 178 m X
Weisshorn (4 505 m) Sommet supérieur de l'arête Nord 4 362 m X
Weisshorn Grand gendarme de l'arête N 4 331 m X XX
Weisshorn Pointe inférieure de l'arête Nord 4 203 m X
Weisshorn Tête supérieure de l'arête Nord 4 190 m (env.) X
Weisshorn Tête inférieure de l'arête Nord 4 180 m (env.) X
Weisshorn Tour de l'arête Est 4 178 m X
Weisshorn Tête du Signal de l'arête Nord 4 108,9 m X
Weisshorn Tour Lochmatter de l'arête Est 4 050 m (env.) X
Täschhorn (4 491 m) Sommet de l'arête Nord 4 404 m X
Täschhorn Épaule de l'arête Sud-Est 4 175 m X
Lyskamm occidental (4 479 m) Antécime Est 4 450 m (env.) X
Lyskamm occidental Antécime Ouest 4 447 m X
Lyskamm occidental Sattelkuppe (entre les deux sommets du Lyskamm) 4 430 m (env.) X
Lyskamm occidental Sommet de l'arête Sud-Ouest 4 201 m X
Cervin (4 478 m) Sommet italien ou sommet occidental 4 476 m X X
Cervin Pic Tyndall (antécime du sur l'arête du Lion (SW)) 4 241 m X X
Cervin Pic Muzio (antécime en face sud) 4 187 m X
Mont Maudit (4 465 m) Épaule supérieure Sud 4 369 m X
Mont Maudit Épaule inférieure Sud 4 361 m X
Mont Maudit Épaule ou sommet Nord-Ouest 4 345 m X
Mont Maudit Sommet Nord-Est 4 336 m X
Mont Maudit Pointe Mieulet (sommet secondaire au NW) 4 287 m X X
Mont Maudit Pointe de l'Androsace (gendarme sur l'arête Küffner) 4 107 m X X
Mont Maudit gendarme du versant Nord-Ouest 4 087 m X
Mont Maudit Terzo pilastro du Col Maudit (sommet de trois piliers dominant le cirque Maudit, au sud du col Maudit) 4 064 m X
Mont Maudit Gendarme du Col Maudit (pointe à l'est du col Maudit, dominant le cirque Maudit) 4 032 m X
Dent Blanche (4 357 m) Grand Gendarme de l'arête S 4 098 m X X
Nadelhorn (4 327 m) Antécime Nord-Ouest 4 290 m (env.) X
Nadelhorn Gendarme double supérieur de l'arête Sud 4 280 m (env.) X
Nadelhorn Gendarme double inférieur de l'arête Sud 4 280 m (env.) X
Nadelhorn Pointe inférieure de l'arête Sud 4 235 m (env.) X
Schwarzhorn (4 322 m) Balmenhorn (sommet secondaire) 4 167 m X X
Grand Combin de Grafeneire (4 314 m) Aiguille du Croissant (antécime) 4 243 m X X
Dôme du Goûter (4 304 m) Pointe Bayeux (antécime au nord) 4 258 m X
Dôme du Goûter Pointe Bravais (antécime au NNE) 4 057 m X
Lenzspitze (4 294 m) Grand gendarme de l'arête Nord 4 240 m (env.) X
Lenzspitze Gendarme de l'arête Sud 4 200 m (env.) X
Lenzspitze Grand Gendarme de l'arête E 4 091 m X X
Finsteraarhorn (4 274 m) Antécime Sud-Est 4 167 m X
Finsteraarhorn Hugisattel (Pointe de l'arête Nord-Ouest) 4 088 m X
Mont Blanc du Tacul (4 248 m) Pointe E 4 247 m X X
Mont Blanc du Tacul Tour Rouge (sommet du Pilier Gervasutti, en versant Est) 4 100 m (env.) X
Mont Blanc du Tacul Pilier du Diable, en face des aiguilles du Diable, de l'autre côté du couloir du Diable 4 067 m X XX
Mont Blanc du Tacul Pointe 4 027 du versant Est 4 027 m (env.) X
Castor (4 228 m) Sommet Nord 4 205 m X
Castor Antécime Sud-Est 4 185 m (env.) X
Castor Felikjoch-Kuppe (bosse du col Felik)[44] 4 174 m X
Castor Felikhorn ou Punta Felik (sommet secondaire au SE)[44] 4 093 m (CH) - 4 088 m (I) X X
Zinalrothorn (4 221 m) Kanzel (antécime de l'arête Sud-Ouest) 4 210 m (env.) X
Zinalrothorn Bosse de l'arête Nord 4 150 m (env.) X
Zinalrothorn Gabel (gendarme de l'arête Sud-Ouest) 4 100 m (env.) X
Zinalrothorn Sphinx (gendarme de l'arête Nord) 4 100 m (env.) X
Zinalrothorn Épaule de l'arête N 4 017 m X X
Alphubel (4 206 m) Sommet N 4 188 m X
Alphubel Sommet S 4 166 m X
Alphubel Sommet NE 4 128 m X [45]
Alphubel Sommet N 4 116 m X
Rimpfischhorn (4 199 m) Antécime Sud 4 180 m (env.) X
Rimpfischhorn Cinquième pointe de l'arête Nord (ou antécime Nord) 4 175 m (env.) X
Rimpfischhorn Quatrième pointe de l'arête Nord 4 160 m (env.) X
Rimpfischhorn Épaule Sud 4 150 m (env.) X
Rimpfischhorn Troisième pointe de l'arête Nord 4 140 m (env.) X
Rimpfischhorn Deuxième pointe de l'arête Nord 4 130 m (env.) X
Rimpfischhorn Première pointe de l'arête Nord 4 120 m (env.) X
Rimpfischhorn Grand Gendarme de l'arête N 4 108 m X XX
Aletschhorn (4 195 m) Pointe de l'arête Nord-Est 4 086 m X
Aletschhorn Pointe de l'arête Ouest-Nord-Ouest 4 071 m X
Dent d'Hérens (4 171 m) La Corne (antécime sur l'arête Est) 4 148 m X X
Dent d'Hérens Gendarme crochu de l'arête Est 4 075 m X X
Jungfrau (4 158 m) Wengen Jungfrau (sommet secondaire sur l'arête SE) 4 089 m X X
Bishorn (4 153 m) Pointe Burnaby (sommet secondaire au NE) 4 135 m X X
Combin de la Tsessette (4 141 m) Sommet Ouest 4 121 m X
Combin de la Tsessette Gendarme SE 4 088 m X
Aiguille Verte) (4 122 m) Pointe Croux (antécime W) 4 023 m X X
Aiguille Blanche de Peuterey (4 112 m) Sommet SE (pointe Seymour King) 4 107 m X XX
Aiguille Blanche de Peuterey Sommet NW (pointe Jones) 4 104 m X X
Grande Rocheuse (4 102 m) Pointe 4 015 (près du col Armand Charlet)[46] 4 015 m X
Barre des Écrins (4 102 m) Pic Lory (antécime) 4 086 m X X
Schreckhorn(4 078 m) Antécime Est 4 060 m X
Grand Paradis (4 061 m) Pointe de la Madonne 4 058 m X
Grand Paradis Il Roc (antécime) 4 026 m X X
Grand Paradis Sommet central 4 015 m X
Mont Brouillard (4 053 m) Tête de l'arête Sud-Ouest 4 005 m (env.) X
Aiguille de Bionnassay (4 052 m) Piton des Italiens (sommet secondaire entre l'aiguille de Bionnassay et le dôme du Goûter, où rejoint la route des aiguilles Grises, voie normale du mont Blanc depuis l'Italie) 4 003 m X
Piz Bernina (4 049 m) Punta Perrucchetti ou La Spedla (antécime Sud, sur la frontière Italie-Suisse) 4 020 m X X
Lauteraarhorn (4 042 m) Gendarme de l'arête Nord-Ouest 4 015 m XX
Lauteraarhorn Gendarme de l'arête Nord-Ouest 4 011 m X
Aiguille du Jardin (4 035 m) Pointe Eveline 4 026 m X X
Dent du Géant (4 013 m) Pointe Sella 4 009 m X

En 2003, Patrick Gabarrou, Philippe Batoux et Benoît Robert nomment pointe Magali un gendarme entre les pointes Croz et Hélène, sur lequel débouche la voie qu'ils viennent d'ouvrir en face nord[47].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dumler et Burkhardt 1993
  2. a et b (en) [PDF] Eustace Thomas : Manchester Mountaineer par Steve Dean
  3. (it) Record e curiosità sui 4000
  4. (en) Eustace Thomas, « Six Years and the Four-Thousanders », The Alpine Journal, vol. 41, Londres, 1929
  5. Jean Chaubert, « Les 4 000 mètres des Alpes », La Montagne, 1929, p.316-319
  6. (en) Claire Éliane Engel, A History of Mountaineering in the Alps, George Allen & Unwin, 1950, p.162 lire en ligne : « a proof that one can perform very great feats with very silly motives »
  7. Armand Charlet, Vocation Alpine, Éditions Victor Attinger, Neuchâtel, 1949, p. 167
  8. Michel Vaucher, Les Alpes valaisannes, collection « Les 100 plus belles », Éditions Denoël, 1979, p.122
  9. Michel Vaucher, op. cit., p.252
  10. a, b et c (en) Ken Wilson, 4000, bmc.co.uk, 2 mai 2003
  11. [PDF] UIAA bulletin n° 45, mars 1994 pp. 9-16
  12. (it) Luciano Ratto, Tutti i 4000 delle Alpi, La Rivista del Club Alpino Italiano, novembre-décembre 1993
  13. (en) Will McLewin, In Monte Viso's Horizon: Climbing All the Alpine 4000m Peaks, Ernest Press, 1991
  14. (de) Die Viertausender der Alpen - Listen
  15. (en) The Alpine 4000 meter peaks - 50 Summits with prominence of 100 meters or greater
  16. (de) Die 4000er der Alpen
  17. (en) Ken Wilson on the BMC Presidential Election
  18. (en) Fergus Fleming, Killing Dragons: The Conquest of the Alps, Grove Press, 2002, p. 172
  19. (it) Un nuovo 4000 artificiale sul Piccolo Cervino
  20. Goedeke 2007, p. 216
  21. (it) Membri del Club 4000
  22. (de) Die Viertausender der Alpen - Bestenliste
  23. (de) Die Viertausender der Alpen - Meistbesuchte Gipfel
  24. [vidéo] Benoît Aymon, « Bonus web:conversation entre André Georges et Erhard Loretan », Passe-moi les jumelles, Télévision suisse romande,‎ 23 mars 2011 (lire en ligne)
  25. Jean Ammann et Erhard Loretan, Erhard Loretan : Les 8000 rugissants, Fribourg, Éditions La Sarine,‎ 1996 (ISBN 2883550298), p. 93
  26. (en) Matt Samet, Alps Masters: An Interview With Miha Valic and Martin Moran sur climbing.com
  27. (en) Douglad MacDonald, The Alps' 82 Biggest Peaks in 102 Days sur climbing.com
  28. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao et ap Yves Ballu, Les alpinistes, Éditions Glénat, 1997, pp. 447-491
  29. a, b, c, d et e François Labande, La Chaîne du Mont-Blanc : Guide Vallot. Sélection de voies, Éditions Arthaud,‎ 1987
  30. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Michel Vaucher, Les Alpes valaisannes, collection Les 100 plus belles, Éditions Denoël, 1979, p.21
  31. (de) Karl Blodig, Helmut Dumler, Die Viertausender der Alpen, R. Rother, 1968, p.169
  32. Dumler et Burkhardt 1993, p. 161
  33. a, b, c et d Maurice Brandt, Guide des Alpes Valaisannes Vol.4, du Theodulpass au Monte Moro, Club alpin suisse (CAS)
  34. a, b, c, d, e, f et g (it) Date e protagonisti delle prime salite degli 82 quattromila sur club400.it : les indications de ce site sont parfois erronées et sont à vérifier
  35. (en) Helmut Dumler, Willi P. Burkhardt, The High Mountains of the Alps, Mountaineers Books,‎ 1994 p. 188
  36. Dumler et Burkhardt 1993, p. 198
  37. a et b Dumler et Burkhardt 1993, p. 188
  38. Dumler et Burkhardt 1993, p. 111
  39. Dumler et Burkhardt 1993, p. 171
  40. (en) J. Neill, Selected climbs in the Pennine Alps, Volume 1, Alpine Club, 1962 - Goedeke 2007 donne de façon erronée Imboden au lieu d'Imseng
  41. (en) Geographisches Lexikon der SCHWEIZ, 1902-1910 : en 1864 E. von Fellenberg avec P. Inäbit, U. et P. Kaufmann avait gravi le Klein ou Ochs Fiescherhorn (3 913 m) entre le Hinter Fiescherhorn et le Gross Grunhorn
  42. Il n'est pas cité par Goedeke qui cite en revanche p. 196, mais sans les lister non plus : « sur la large croupe menant au mont Blanc de Courmayeur se dresse le point rocheux de la Tourette, 4 171 m. [...] Le refuge Vallot se trouve sur les Rochers foudroyés (4 362 m). »
  43. Le site 4000er.de donne en plus un Unterster Westgrat-Gipfel à 4 280 m : (de) Die Viertausender der Alpen - Dufourspitze
  44. a et b Goedeke 2007 appelle Felikhorn le point coté 4 174 m, à l'ouest du col Felik, et Felikjoch-Kuppe le point coté 4 093/4 087 m à l'est. Mais l'UIAA suit la carte suisse au 1:25 000e, qui nomme Felikhorn le point 4 093 m. Et François Labande, dans Ski de randonnée: Haut Valais, Éditions Olizane, 2008, pp. 113 et 117, place le « Felikhorn 4 087 m » à l'est du col et parle de la « bosse 4 174 m ».
  45. Cité mais non-listé par Goedeke 2007, p. 87 : « le point 4 128, occasionnellement appelé sommet NE, mais ce n'est en fait qu'une épaule enneigée »
  46. Non coté sur la carte IGN
  47. « Ouverture hivernale aux Grandes Jorasses », Libération, 06/03/2003

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Helmut Dumler, Willi P. Burkhardt, Viertausender der Alpen, Bergverlag Rother,‎ 2007, 13e éd.
    • (fr) Helmut Dumler, Willi P. Burkhardt, Les 4000 des Alpes, Arthaud,‎ 1993 (réimpr. 2000) [détail de l’édition]
    • (en) Helmut Dumler, Willi P. Burkhardt, The High Mountains of the Alps, Mountaineers Books,‎ 1994
  • (de) Richard Goedeke, 4000er : Die Normalwege auf alle Viertausender der Alpen, Bruckmann,‎ 2002
    • (fr) Richard Goedeke, 4000 des Alpes : Toutes les voies normales des sommets de 4000 mètres, LIBRIS,‎ 2007
    • (en) Richard Goedeke, The Alpine 4000m Peaks by the Classic Routes, Menasha Ridge Press,‎ 2003
  • (en) Will McLewin, In Monte Viso's Horizon: Climbing All the Alpine 4000m Peaks, Ernest Press, 1990
  • (de) Peter Donatsch Alle 4000er der Alpen AT Verlag, 2003
  • (en) Martin Moran Alps 4000: 75 peaks in 52 days, David & Charles, 1994
  • Pierre Abramowski, Maurice Schobinger et Daniel Léon, Les 4000 des ALPES, Glénat, 2011 (critique)
  • bibliographie extensive sur club4000.it

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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