Dehlingen

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Dehlingen
Blason de Dehlingen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Canton Sarre-Union
Intercommunalité C.C. de l'Alsace Bossue
Maire
Mandat
Simone Koeppel
2014-2020
Code postal 67430
Code commune 67088
Démographie
Gentilé Dehlingeois, Dehlingeoises
Population
municipale
372 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 55″ N 7° 11′ 33″ E / 48.981944, 7.192548° 58′ 55″ Nord 7° 11′ 33″ Est / 48.981944, 7.1925  
Altitude Min. 235 m – Max. 356 m
Superficie 10,02 km2
Localisation

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Dehlingen est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

La commune fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Dahlingen (1212), Dehlingen ou Delinguen (1361), Dehlingen (1793).
  • Le nom de famille Dehlinger désignait autrefois les habitants du village et est typique de la commune.
  • Dählínge en francique rhénan[1].

Histoire[2][modifier | modifier le code]

Le nom du village[modifier | modifier le code]

La référence la plus ancienne évoquant Dehlingen est apparue dans un document du cloître de Wissembourg datant du 12 septembre 737. Le village y est mentionné sous le nom : « Diluquifiaga super fluvio aquila ». Le mot Diluquifiaga peut se décomposer en « Diluquifi » et « aga ». Diluquifi est un nom de personne germanique très courant. « aga » fait référence soit au mot latin « aqua » = eau, soit au mot germanique « awe » « owe » « aue » « au », qui signifie un terrain bas humide ou marais. (au, comme suffixe apparaît dans ce sens dans d’autres noms de localités : par exemple Haguenau).

Diluquifiaga signifie ainsi : le terrain bas humide de Diluquifi.

« super fluvio » = au-dessus du cours d’eau

« aquila » = l’aigle

« super fluvio aquila = au-dessus du cours d’eau  Aigle.

Le mot latin « aquila » est devenu, par déformation de prononciation le mot allemand « Eichel » : aquila = achila = aichela – eichel.

« Diluquifiaga super fluvio aquila » signifie donc : Le marais de Diluquifi au-dessus de l’Eichel.

On trouve un curieux changement du nom de la commune dans un document de l’an 1212.  Presque arrivé à maturation de la dénomination actuelle on y lit : Dalingen.

Dans ce mot pourrait se cacher un vieux nom de personne germanique comme Dalo. Dehlingen serait donc le village ou la ferme de Dalo. Ce Dalo aurait été un alaman ou un Franc (le suffixe -ingen est commun à plusieurs ethnies germaniques[3]).

Se pose à présent la question : comment « diluquifi » est devenu « dali » ? Toujours est-il qu’en 500 ans, dans le langage populaire, le mot « diluquifi » a pu être abrégé comme Wilhelmine en Mina et Wilhelm en Willy.

Il n’est pas exclu non plus, qu’au fil du temps un nouveau colon germanique s’y soit installé et ait laissé son nom au village.

Quoi qu’il en soit, le village de Dehlingen se réjouit  d’une très grande ancienneté. On peut supposer qu’il a échangé son ancienne dénomination devenue incompréhensible avec le nom du maître local, comme cela était fréquent au VIIe siècle dans de nombreuses localités. Par exemple le village de Tieffenbach qui nous est proche s’appelait en 718 «  Actulfovillare super fluvio aquila » alors qu’il est réduit aujourd’hui à Tieffenbach.

Historique sommaire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

De 10 000 à 5 000 avant J.C. (Age de la pierre ancien et plus récent)

De nombreuses trouvailles prouvent que Dehlingen était déjà habité pendant la préhistoire.

Ainsi, au cours des temps, des outils de tous genres furent trouvés : haches de pierre (Donneräxte), avec ou sans trou pour le manche, et d’autres outils dont l’utilité est difficile à préciser. Ils sont de formes diverses et sont composés de roches variées : verdâtres, noirâtres, marron, rougeâtres, grises. Certains sont polis en tranchants, d’autres arrondis, concaves ou encore plats ou pointus, les uns finement polis, les autres seulement taillés grossièrement.

Antiquité[modifier | modifier le code]

200 ans après J.C.

Dehlingen fut occupé par les Romains. Ceci est prouvé par la découverte de nombreux restes de murs. Tuiles, briques, pièces de monnaie etc… Même une bague et une statuette divine en bronze furent trouvés. Cet habitat romain se trouvait près de la voie romaine « Via Bassonica », et des fouilles pourraient encore révéler bien des choses intéressantes.

496

L’année 496 est encore aujourd’hui une date importante pour les habitants de Dehlingen. Cette année-là les Allamands, qui occupaient l’Alsace, furent vaincus par le roi des Francs Clovis, à la bataille de Tolbiac, et durent reconnaître l’autorité franque. Comme Clovis s’est converti au christianisme après la bataille de Tolbiac, l’année 496 apporta la grande décision qui fit de nous des chrétiens. Il est à remarquer que déjà la première fois une décision si importante, à caractère religieux, fut imposée par la force. Le christianisme (catholique) fut ainsi introduit à Dehlingen par l’épée et non par des missionnaires.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

600

Les allamands habitaient Dehlingen. Des tombes de ce peuple furent trouvées, couvertes de dalles de pierre et contenant souvent os, poteries et armes.

737

 La première référence historique de Dehlingen se trouve dans un acte d'une donation à l'abbaye de Wissembourg détenu au couvent de Wissembourg daté du 12 septembre 737, dans lequel le village est cité sous le nom de « Diluquifiaga super Fluvio Aquila »[4].

1000

L’histoire du village est aussi celle de la seigneurie de Diemeringen, à laquelle Dehlingen était rattaché. Depuis l’année 1000 et jusqu’en 1793, la seigneurie de Diemeringen fonctionna en petit état indépendant, au sein du grand empire allemand, et jusqu’à nos jours certaines habitudes sont restées vivantes, surtout sous l’aspect religieux. La seigneurie de Diemeringen comprenait les villages de Birsbach, Diemeringen, Griesbach, Heimeldingen, Dehlingen, Ratzwiller et Weiher. Jusqu’en 1421 Butten et Voellerdingen en faisaient également partie. À cette date ces deux communes furent consignées par Saarbrück et ne furent plus jamais rendues. Les contes de Nassau-Saarbrücken se sont unis plus tard,  en 1507 avec la seigneurie de Sarrewerden.

1131

Les premiers contes de Saarwerden prirent le nom de leur château situé sur une île de la Sarre, environ 2 km au sud de Bokenheim (Aujourd'hui Sarre-Union), lieu où au fil des siècles se créa le village du même nom. Ils sont mentionnés pour la première fois dans des documents à partir de l’année 1131. En 1397 décéda Henri III, et avec lui la descendance masculine. Par mariage son domaine passa aux comtes de Mörs, qui se nommèrent à partir de cette date « Von Mörs-Saarwerden ». En 1506 Catherine de Mörs Saarwerden se marie avec le comte Jean Louis de Nassau-Saarbrücken, et lui apporta d’abord la moitié de Saarwerden, et en 1527, après la mort de son cousin débile Jean Jacques,  également l’autre moitié en héritage. La lignée Nassau-Saarbrücken s’éteignit à l’époque de la réforme, et la seigneurie de Saarwerden, suite à cette extinction, passa avec Saarbrück à la lignée Nassau-Weilburg.

1180

La seigneurie de Diemeringen appartient au Comté de Saarbrück.

1200

A cette époque un château féodal se dressait à Dehlingen au lieu-dit « Burggarten ». Encore aujourd’hui on distingue un monticule de forme circulaire entouré d’un fossé, où on trouvait autrefois des restes de murs, des conduites d’eau en bois, un foyer avec de la cendre et une petite urne en terre grise.

1275

Le comte Henri II, seigneur de Diemeringen, de la lignée Nassau-Saarbrücken, offre  en dot la seigneurie de Diemeringen à son gendre Hugo de Fénétrange. Dehlingen restera ainsi pendant 200 ans en possession des seigneurs de Fénétrange.

La seigneurie de Fénétrange est née de l’avouerie protectrice qui transmit en 1121 l’abbaye de Remiremont aux seigneurs de Malberg sur Kyll (Eifel). Marbod de Malberg transforma  l’avouerie en « Erblehen » en 1224 avec l’accord de la supérieure de l’avouerie. Déjà en 1259 les Malberg portèrent le nom de Fénétrange. La seigneurie se défit au cours des siècles de sa soumission à l’abbaye et devint indépendante.  Par les fils du nommé Marbod la lignée se divisa en deux branches qui se nommèrent, d’après les décorations des casques de leur blason "De Brackenkopf" et « De Schwanhals ».

1289

Diemeringen obtient de Hugo de Fénétrange les droits urbains et ses habitants sont libérés de leur servitude par une lettre d’affranchissement.

La lettre d’affranchissement de Diemeringen est historiquement la plus ancienne rédigée en langue allemande, car auparavant c’est le latin qui faisait office de langue officielle dans la chancellerie.

1347

Le comte Frédéric II de Saarwerden est en guerre avec Burkard de Fénétrange.

1361

Dehlingen est considéré comme paroisse indépendante dans le répertoire des paroisses de l’évêché de Metz. La paroisse faisait partie de l’ « archipresbyterat » de Bockenheim.

Ceci est la première preuve écrite de l’existence d’une église à Dehlingen et de la présence d’un pasteur attitré.

1375

Des bandes de brigands et de vandales, nommés « Anglais », venant de France, envahissent l’Alsace. Dehlingen est pillé.

1379

Le comte Jean II de Saarwerden est en guerre avec le comte Henri de Zweibrücken-Bitche. Il occupe Rahling et détruit le château. La seigneurie de Diemeringen et le village de Dehlingen se situant entre les deux parties en conflit, ils furent une fois de plus victimes. Ainsi on ne s’étonne pas de constater  qu’à la fin du XVe siècle de nombreux villages sont en cendres ou en ruines, comme Heimeldingen, Limbach, Wersingen et Wachten, situés entre Dehlingen et la vallée de l’Eichel.  Il n’y avait plus assez de population pour reconstruire ces villages, surtout qu’après chaque guerre la famine et les épidémies régnèrent.

1407

Au cours de cette année les comtes de Saarwerden, Saarbrücken et Salm combattent en commun le Duc de Lorraine et l’évêque de Metz. Ils sont faits prisonniers pendant les combats et le Duc de Lorraine dévaste leurs contrées, ainsi également Dehlingen.

1421

Le village de Dehlingen et la moitié de la seigneurie de Diemeringen sont gagés par Henri de Fénétrange à Philippe I de Nassau-Saarbrücken pour 4000 gulden. Le gage n’a jamais été encaissé, raison pour laquelle les Nassau se sont attribué plus tard les villages de Butten et Voellerdingen, respectivement en 1507 et 1527.

1450

Cette année là, les seigneurs de Saarwerden, La Petite Pierre, Fénétrange et Lichtenberg se sont combattus. Les hostilités ont commencé fin août par des vols et des dégradations dans les contrées. Les troupes de Lichtenberg envahirent Saarwerden, prirent le château et firent prisonniers les comtes. Le château de Lorentzen fut également conquis et Dehlingen fut dévasté.

1453

Pendant la guerre qui éclata entre Jean III de Fénétrange, seigneur de Diemeringen et les comtes Stéphane et Louis, seigneurs de La Petite Pierre, la seigneurie de Diemeringen et le village de Dehlingen ont été terriblement dévastés. Par décision impériale en 1453, les ducs ont été condamnés : Jean III dut payer la somme de 5000 gulden en dédommagement.

1467

Jean de Fénétrange-Schwanhals, seigneur de Diemeringen, décède en 1467, et avec lui s’éteint la lignée masculine de Fénétrange. Les deux gendres, Nicolas de Sarrewerden, marié à Barbara de Fénétrange et Ferdinand de Neufchatel-Montagu, marié à Madeleine de Fénétrange, sont les héritiers de la seigneurie de Diemeringen.

1491

Le Rheingrave Jean VI de Salm, marié à Jeanne de Sarrewerden, fille de Nicolas de Sarrewerden, hérite grâce à son épouse de la moitié de la seigneurie de Diemeringen ; il y rajoute l’autre moitié en l’achetant. Ainsi Dehlingen est à présent une possession des Rheingraves, et le restera jusqu’en 1793.

Renaissance[modifier | modifier le code]

1525

Guerre des paysans. La plupart des paysans de la seigneurie de Diemeringen s’associent à la révolte des paysans qui occupent le couvent de Herbitzheim. Dehlingen et Butten sont fortement représentés. La ville de Diemeringen est occupée se joint aux paysans. Plus tard les paysans se déplacent à Saverne où ils sont massacrés par les troupes du comte de Lorraine.

1565

Le Rheingrave Otto accepte la Réforme.

La religion des habitants de la seigneurie de Diemeringen et du village de Dehlingen passe automatiquement du catholicisme au protestantisme luthérien. À l’époque était en vigueur la loi : « Cujus regio, ejus religio »: Ainsi le seigneur, ainsi la religion. Par cette décision, après 1000 ans d’existence, la messe catholique a été abandonnée et le culte évangélique luthérien a été adopté. À remarquer qu’une fois de plus le passage de l’une à l’autre religion a été simplement imposé par le seigneur des lieux. Personne n’avait la liberté de croire en ce dont il était convaincu. On dut, sur ordre supérieur, croire en ce que le seigneur décrétait.

Malgré cela, l’enseignement de Luther mit plusieurs années pour s’imposer, et la réforme ne fut totalement introduite dans la seigneurie de Diemeringen qu’en 1575. Ce qui est cependant sûr, c’est que malgré quelques manques au début, la réforme a été accueillie favorablement par la majorité de la population, car elle correspondait à son besoin religieux intime. Il ne faudrait donc pas qualifier l’introduction arbitraire de laréforme comme une mesure forcée dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui, car le degré de culture de nos ancêtres, qui la plupart du temps ne savaient ni lire, ni écrire, ne peut être comparé au nôtre, et ils avaient du mal à émettre personnellement un jugement valable au sujet de ces importantes questions religieuses. Comme ils ne savaient pas lire, leur christianisme était beaucoup plus simple et plus superficiel que le nôtre, et certains, à cette époque, ont à peine dû remarquer le passage du catholicisme au protestantisme.

1572

Au cours du mois de juillet les troupes du Comte de Lorraine traversent le comté de Sarrewerden et la seigneurie de Diemeringen en direction de Bitche, qu’elles conquièrent. Dehlingen est pillé.

1629

Le duc Charles IV de Lorraine occupe la seigneurie de Diemeringen. Par l’invasion des Lorrains, la région passe à nouveau sous un gouvernement catholique. Il en est de même pour Dehlingen. Le duc Charles met fin au culte protestant et réintroduit la religion catholique.

1641

Après les Lorrains, ce sont les Français qui occupent la seigneurie de Diemeringen.

1648

Par le traité d’Osnabrück, les Rheingraves récupèrent à nouveau la seigneurie de Diemeringen.

1659

C’est seulement cette année-là que les Rheingraves réintroduisent la religion protestante.

1674

Le maréchal français Turenne envahit la seigneurie de Diemeringen avec ses troupes et la dévaste, ainsi que les villages environnants. Le culte protestant est à nouveau révoqué à Dehlingen. Le pasteur SCHEURER se réfugie à Diemeringen, d’où il gère sa paroisse aussi bien que possible.

1680

Au cours de cette année, le Rheingrave Jean X, seigneur de Diemeringen, vu les circonstances, est obligé de se soumettre au roi de France et entre au service militaire français. En fait, il n’a pas d’autre choix, les Français occupant la seigneurie de Diemeringen. Cette soumission forcée avait tout de même l’avantage, du point de vue religieux,  que dorénavant le culte protestant était au moins à nouveau toléré et pouvait être pratiqué. On dut cependant attendre l’année 1684 pour assister à la première nomination d’un pasteur à Diemeringen.

1688

Après le décès du Rheingrave Jean X, le 16 janvier 1688, la seigneurie de Diemeringen, suite à un pacte familial, devient propriété de quatre seigneurs :

Elle appartient désormais, indivise

- au comté de Salm-Salm

- au comté de Salm-Kiburg

- aux Rheingraves de Grumbach

- aux Rheingraves de Rheingrafenstein.

1778

Construction de l'église actuelle

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

1792

La Révolution française annexe de force la seigneurie de Diemeringen.

1806

L'ancien cimetière, entourant l'église, a été remplacé par un nouveau en 1806, en contre-bas de l'église

1848

Vers 1848 un trésor monétaire romain fut découvert au Hartwald: Sur l'une des pièces portant une tête de guerrier casqué, on distingue CONSTANT[5]

1861

Sur le bord du ruisseau "Gorgelbach" le pasteur Ringel découvre les vestiges d'un établissement métallurgique: "un fourneau, plusieurs foyers, des supports d'enclume, beaucoup de poteries et d'outils en fer, une monnaie de Crispus"

1870

Dehlingen est rattaché à l’Allemagne.

Epoque contemporain[modifier | modifier le code]

En 1919, Dehlingen est rattaché à la France.

En 1940, Dehlingen est rattaché à l’Allemagne.

En 1945, Dehlingen est rattaché à la France.

En 1967, la décision est prise de remplacer le cimetière créé en 1806 par un nouveau, qui se situe désormais à l'une des entrées du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dehlingen

Les armes de Dehlingen se blasonnent ainsi :
« D'argent à la fasce bretessée et contre-bretessée de gueules. »[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Simone Koeppel[7]    
2001 2008 Herbert Staebler    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 372 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
478 497 593 788 824 755 745 726 698
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
584 628 608 650 655 609 537 525 553
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
540 555 535 533 522 494 529 454 404
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
406 405 378 340 356 388 386 386 372
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • De nombreuses maisons datant du XVIe siècle dont certaines avec des Schop (Schopfhuss).
  • Une synagogue se situait non loin de l'église du village. Elle a été construite en 1827, et détruite par la suite quand la communauté juive a cessé d'exister. Les vieux habitants de Dehlingen se souviennent de la Judes Hus, dans une rue qui, comme à Diemeringen, devait être une rue habitée en majorité par les Juifs. On aurait remplacé la synagogue par l'atelier d'un sabotier, mais cela reste à vérifier[10].
  • Le cimetière juif créé vers 1830 est laissé à l'abandon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoplatt
  2. DEHLINGEN Récit commémoratif pour la fête de la paroisse 1978, Dr M. IFFRIG
  3. Jean Schweitzer - La Toponymie alsacienne
  4. HARTER W., Der Güterbesitz des Klosters W., I (1893), p. 103 ; J.M. CLAUSS, Hist.-topogr. Wôrterbuch, fasc. 4 (1897), p. 241 ; J. LEVY, Regesten der Pfarrei Lorenzen (1900); GLEY, Die Weissenb. überlieferungen als siedlungskundl. Quelle. Els-Lothr. Jahrb., Bd 9 (1930),p. 86; BRUCKNER, Regesta Alsatiae... (1949), p. 74 - Fr. CUNY, par contre rejette avec force l'identification proposée (1. c., I. p. 128 1)
  5. Invent. Mon. Hist. 30461: FORRER mentionne cette découverte dans le Anzeiger: no 29-31 (septembre 1916), p. 791, note 1.
  6. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  7. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. « Les Juifs de l 'Alsace bossue »


Liens externes[modifier | modifier le code]

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