Dynastie Shunga

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Dynastie Shunga
शुंग राजवंश (sa)

vers -185 – vers -73


Informations générales
Capitale Pataliputra
Histoire et événements
vers -185 Les Shunga renversent les Maurya
vers -73 Les Kânva renversent les Shunga
Rajas
(1er)
v. -185 - v. -148
Pushyamitra Shunga
(Der) ?? - v. -73 Devabhûti

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Les Shunga ou Sunga sont une dynastie hindoue qui règne sur une partie de l'Inde orientale après la dissolution de l'Empire maurya, de 185 environ à 73 av. J.-C. environ. La capitale des Shunga était Pâtaliputra, l'actuelle Patna.

La dynastie est établie en 185 av. J.-C., cinquante ans après la mort d'Ashoka, lorsque le râja Brihadrâtha, le dernier râja maurya, est assassiné par son général-en-chef, Pushyamitra Shunga qui monte sur le trône.

Pushyamitra Shunga parfois appelé Pushpamitra Shunga , qui est brahmane, est connu pour son hostilité et ses persécutions envers le bouddhisme. D'après le Divyavadana, au cours de son règne, il détruit plusieurs monastères et fait exécuter les moines : 84 000 stûpas - un nombre probablement symbolique - élevés par Ashoka sont détruits (Romila Thaper) et 100 pièces d'or sont offertes par tête de moine bouddhiste (Indian Historical Quarterly Vol. XXII, p.81). Une grande quantité de vihâra, les monastères bouddhistes, sont transformés en temples hindous, à Nâlandâ, Bodh-Gaya, Sârnâth ou Mathura. Patanjali est supposé avoir vécu à sa cour. Au cours de son règne, les satrapes indo-grecs attaquent le Nord-Ouest de l'Inde, mais sont repoussés.

À partir de -180, l'Inde du Nord est envahie, jusqu'à Pâtaliputra (actuelle Patna), par Démétrios Ier, le satrape grec de Bactriane confinant pour une longue période les Shungas en Inde orientale. Démétrios établit, dans le Nord et le Nord-Ouest de l'Inde, un royaume indo-grec qui durera jusqu'à la fin du Ier siècle av. J.-C. et sous lequel le bouddhisme peut refleurir. Un de ses successeurs, Ménandre Ier, Milinda pour les Indiens, fut un grand protecteur du bouddhisme.

Durant la période des Shunga, le bouddhisme survit cependant en Inde centrale (Madhya Pradesh) comme le montrent les travaux d'extension apportés aux stûpas de Sanchi datant du règne d'Ashoka. Situés loin du centre du pouvoir, on ne sait si ces travaux sont le signe d'une faiblesse du pouvoir shunga sur ces régions, d'un changement de foi ou celui d'une tolérance tardive de leur part.

Les râja Sunga[modifier | modifier le code]

Famille royale Sunga (Bengale-Occidental), Ier siècle av. notre ère. MET
  • Pushyamitra Shunga, de vers 185 à vers 148 av. J.-C.
  • Agnimitra, son fils, de vers 148 à vers 135 av. J.-C. aurait été un fervent bouddhiste, contrairement à son père, et aurait construit le stûpe de Bhârhut
  • Jyeshthamitra, de vers 135 à vers 127 av. J.-C., son frère,
  • Vasumitra, de vers 127 av. J.-C. à une date inconnue, aurait été assassiné par un de ses ministres,
  • Odruka ou Odraka
  • Pulindaka,
  • Ghoshavasu,
  • Vajramitra,
  • Bhagavata
  • Devabhûti, détrôné vers 73 av. J.-C. par son ministre Vâsudéva qui crée sa propre dynastie des Kânva.

L'art Sunga[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Photographie du découvreur A. Cunningham en 1873. Stupa of Bharhut, Londres 1892 / Louis Frédéric, 1994, p. 34 - 35.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Frédéric, Dictionnaire de la civilisation indienne, Robert Laffont, 1987
  • Gilles Béguin, L'art bouddhique, Paris, CNRS éditions,‎ 2009, 415 p. (ISBN 978-2-271-06812-5)
    L'Inde fait l'objet d'une partie, une vue d'ensemble actualisée bien documentée, pages 63 - 106. Sur Mathura pp. 74 - 78.
  • Louis Frédéric, L'art de l'Inde et de l'Asie du Sud-Est, Flammarion,‎ 1994, 480 p. (ISBN 2-08-012252-5)
  • Grace Morley, La sculpture indienne, Charles Moreau -Roli & Janssen BV,‎ 2005, 144 p. (ISBN 2-909458-30-X)
    Première publication : Grace Morley (en), Indian sculpture, Lustre Press, 1985, Varanasi.
  • Édith Parlier-Renault, L'art indien : Inde, Sri Lanka, Népal, Asie du Sud-Est, PUPS, Presses Universitaires de Paris Sorbonne,‎ 2010, 420 p. (ISBN 978-2-84050-702-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]