Colette Audry

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Colette Audry

Activités Dramaturge, romancière
scénariste, dialoguiste
Naissance 6 juillet 1906
Orange, Vaucluse
Décès 20 octobre 1990 (à 84 ans)
Issy-les-Moulineaux, Hauts-de-Seine
Langue d'écriture Français
Genres Roman
Distinctions prix Médicis

Œuvres principales

Derrière la baignoire

Colette Audry, née le 6 juillet 1906 à Orange et morte le 20 octobre 1990 à Issy-les-Moulineaux, est une dramaturge, romancière, scénariste et dialoguiste française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petite-nièce de l’ancien président de la République Gaston Doumergue, elle passe une partie de son enfance en Bretagne, épisode qu'elle raconte dans son récit autobiographique La Statue. Elle est normalienne agrégée de lettres (1928). Elle fut professeur au lycée Pasteur à Caen (1928-1930) puis au Lycée Jeanne d'Arc de Rouen (1930-1936) en même temps que Simone de Beauvoir et ensuite au lycée Molière, à Paris (comme sa sœur Jacqueline), avant d’entamer une carrière de romancière et de scénariste.

À partir de 1964, elle dirige la collection « Femme » aux éditions Denoël, la première en France à proposer des ouvrages français et étrangers tous écrits par des femmes, au rythme d'un titre par mois. Elle publie La femme mystifiée de Betty Friedan, Aucun de nous ne reviendra de Charlotte Delbo, La Vie des femmes d'Évelyne Sullerot, Ma vie d'Eleanor Roosevelt.

Elle est l’auteur de nombreux livres. Elle a, de 1945 à 1955, collaboré aux Temps modernes de Sartre et obtenu en 1962 le prix Médicis pour son roman Derrière la baignoire.

Pendant les deux dernières années de sa vie, elle entretient une correspondance avec un moine bénédictin. Ils échangent sur la littérature entre autres, ce sont les lettres de Colette Audry qui ont été publiées trois ans après sa mort sous le titre Rien au-delà qui sont les derniers mots de la dernière lettre qu'elle a écrite à son correspondant avant d'être hospitalisée.

Elle a notamment été la scénariste de La Bataille du rail de René Clément (1946), ainsi que des films réalisés par sa sœur Jacqueline Audry : Les Malheurs de Sophie (1946) et Fruits amers (1967).

Militante socialiste de longue date (elle fut notamment militante du Parti socialiste ouvrier et paysan, du Parti socialiste unifié et de l'Union des groupes et clubs socialistes), elle a été membre du comité directeur du Parti socialiste de 1971 à 1981. Elle a présidé l’Institut d’études et de recherches socialistes (ISER).

Au début des années 1960, en compagnie de Madeleine Guilbert, Marguerite Thibert, Gisèle Halimi, Andrée Michel, Évelyne Sullerot, elle crée le « Mouvement démocratique féminin » (MDF), considéré comme un laboratoire d'idées féministes et socialistes[1] et sorte d’union de la gauche avant la lettre qui soutient la candidature de François Mitterrand aux présidentielles de 1965[2].

Depuis le 6 mars 2013, la cour d'honneur du siège du Parti socialiste, rue de Solférino à Paris porte son nom[3].

Publications[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Séverine Liatard, Colette Audry 1906-1990, Engagements et identités d'une intellectuelle
  2. Sylvie Chaperon, Une génération d’intellectuelles dans le sillage de Simone de Beauvoir sur Clio.revues.org
  3. Hommage à Colette Audry, Solférino mercredi 5 mars 2013, consulté le 6 mars 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Séverine Liatard, Colette Audry (1906-1990). Engagements et identités d'une intellectuelle, Presses universitaires de Rennes, 2011 (ISBN 2753512353 et 978-2753512351)

Liens externes[modifier | modifier le code]