Cognac-la-Forêt

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Cognac-la-Forêt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Rochechouart
Canton Saint-Laurent-sur-Gorre
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de la Gorre
Maire
Mandat
Christian Vignerie
2014-2020
Code postal 87310
Code commune 87046
Démographie
Population
municipale
1 022 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 05″ N 1° 00′ 40″ E / 45.8347, 1.011145° 50′ 05″ Nord 1° 00′ 40″ Est / 45.8347, 1.0111  
Altitude Min. 171 m – Max. 418 m
Superficie 31,56 km2
Localisation

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Cognac-la-Forêt

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Cognac-la-Forêt

Cognac-la-Forêt (Conhac la Forest en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin. Les habitants sont les Cognaçais.

La commune fait partie du Parc naturel régional Périgord-Limousin, dont elle est la commune la plus septentrionale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Commune de Cognac-la-Forêt en Haute-Vienne

Cognac-la-Forêt est une des six communes du canton de Saint-Laurent-sur-Gorre, elle fait partie du Parc naturel régional Périgord Limousin. Elle s'étend sur une superficie de 3 155  ha dans un paysage vallonné et forestier (700  ha de bois d'un seul tenant).

Communes limitrophes de Cognac-la-Forêt
Saint-Brice-sur-Vienne Sainte-Marie-de-Vaux
Cognac-la-Forêt
Saint-Auvent, Saint-Cyr Saint-Priest-sous-Aixe

Histoire[modifier | modifier le code]

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Le bourg s'étend autour du château (XVe siècle). Au milieu de la cour d'honneur, une fontaine (XVIe siècle) est alimentée par des sources situées en forêt. Il s'agissait originellement d'un château fort, comme l'attestent les deux tours qui subsistent, les douves comblées en 1820 et les vestiges du pont-levis. Trois familles se succédèrent dans cette demeure : les seigneurs DE COIGNAC, les JOUBERT DE LA BASTIDE et les GAY DE NEXON. Par la suite, Pierre-Alpinien Bourdeau, député de la Haute-Vienne, Garde des Sceaux, Pair de France, acquit le château en 1819, lors d'une vente par adjudication. Sa descendance l'occupe jusqu'en 2014.

Sur la place de l'église, la pompe à balancier permettait aux habitants du bourg de s'approvisionner en eau, jusqu'à l'installation du réseau d'eau courante.

L'église (XIIe, XIIIe et XVe siècles), antérieurement chapelle du château, révèle les armoiries des anciens seigneurs sur ses clés de voûte. Le bas-relief polychrome représentant Saint Roch est classé monument historique depuis 1965.

Dans le cimetière, la lanterne des morts du XIIIe siècle (romane, carrée et haute de 6,50 mètres) est l'une des plus belles du Centre-Ouest. Elle est classée monument historique depuis 1946. Autrefois, une lumière brillait la nuit dans son lanternon. Elle affirmait l'immortalité de l'âme et invitait les vivants à prier pour les morts.

Dans une dizaine de villages aux alentours se dresse une croix monumentale. Celle du village de Roussis, sculptée en 1780, est la plus imposante. Dans plusieurs autres villages, on trouve des "bonnes fontaines" supposées posséder un pouvoir de guérison.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le plus ancien nom connu de la principale agglomération est : COMPENACH, qui devint COUNHAC, puis COIGNAC et enfin COGNAC. Afin d'éviter les erreurs d'aiguillage des trains en partance pour Cognac en Charente, l'administration changea le nom en 1919 qui devint COGNAC LE FROID. Les résidents, trouvant cette appellation peu flatteuse, menèrent un long combat administratif, jusqu'à ce que le Conseil d'État finisse par autoriser le nom actuel, par le décret du 22 novembre 1979.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Cognac-la-Forêt (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Cognac-la-Forêt se blasonnent ainsi :

D'argent au lion de gueules armé et couronné d'azur.

Armoiries des anciens seigneurs de "Coignac"

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2005 en cours Christian VIGNERIE [1]    
2001 2005 Arsène EVEN    
1989 2001 René MOREAU    
1971 1989 Adrien RATHIER    
1953 1971 Daniel DUSSOULIER    
1945 1953 Alexandre GERALD    
1944 1945 Robert MORANGE    
1941 1944 Auguste COULLOUX   Délégation spéciale
1935 1941 Alexandre GERALD    
1930 1935 Antoine MOREAU    
1914 1930 Jean BRUN    
1912 1914 Pierre GERALD    
1908 1912 Jean VACHEYROUT    
1902 1908 Pierre GERALD    
1900 1902 Jean MASDOUMIER    
1896 1900 Henri MARTIN DU PUYTISON    
1888 1896 Frédéric LABOULINIERE    
1888 1888 Alpinien BOURDEAU    
1881 1888 Léonard GIZARDIN    
1876 1881 Alpinien BOURDEAU (fils)    
1856 1876 Eugène FLEURAT    
1851 1856 Alpinien BOURDEAU    
1848 1851 Léonard GIZARDIN    
1846 1848 Paul BARBARIN DURIVAUD    
1832 1846 Jean Baptiste FLEURAT    
1826 1832 Maurice DESCUBES DE LASCAUX    
1823 1826 Paul BARBARIN DURIVAUD    
1820 1823 Jean Baptiste LABOULINIERE    
1816 1820 Jean Jacques DE GAY DE NEXON    
1799 1816 Paul BARBARIN DURIVAUD    
1793 1799 Jean PETIT    
1790 1793 Paul BARBARIN DURIVAUD    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 022 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 595 1 811 1 408 1 769 1 808 1 758 1 874 2 023 1 959
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 983 1 861 1 824 1 751 1 831 1 835 1 935 1 903 1 897
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 703 1 726 1 662 1 467 1 301 1 259 1 230 1 143 1 103
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 043 951 801 864 893 890 1 025 1 048 1 035
2011 - - - - - - - -
1 022 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cognac-la-Forêt abrite une lanterne des morts[4]: ce type de construction date du Moyen Âge et est typique de cette région. Un dolmen se trouve également à proximité du bourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]