Charles-Joseph Panckoucke
Charles-Joseph Panckoucke, né le 26 novembre 1736 à Lille et mort le 19 décembre 1798 à Paris, est un écrivain et un éditeur français.
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Biographie [modifier]
Fils d’André Joseph Panckoucke (1700-1753), lui-même écrivain, libraire et éditeur à Lille, Charles-Joseph Panckoucke prit la direction de la librairie lilloise en 1757, puis s’installa aussi à Paris en 1762. Il fut l'initiateur d'une société savante de Lille, l'Académie Brunin, en parallèle de ses activités de libraire-éditeur [1].
Il joua un rôle important dans la diffusion des connaissances au XVIIIe siècle. Intime des grands philosophes et intellectuels de son siècle, il devint libraire-éditeur officiel de l’Imprimerie royale et de l’Académie royale des sciences et une figure incontournable du monde de l’édition, en quelque sorte l’un des premiers magnats de la presse.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (17e division)[2].
Sa sœur, Amélie Panckoucke, était une femme de lettres et salonnière célèbre. Son beau-frère était l'académicien Jean-Baptiste Suard. Son fils Charles-Louis-Fleury Panckoucke fut également un écrivain et un éditeur réputé.
Éditeur [modifier]
C’est lui qui suggéra à Denis Diderot de donner une suite à l’Encyclopédie dès 1769 mais ce projet avorta. Panckoucke obtint néanmoins une licence pour faire paraître un supplément – appelé Supplément – en 1775 et qui parut en quatre volumes en 1776 et 1777. Panckoucke fit aussi paraître en deux volumes l’index de l’Encyclopédie, appelé Table analytique, volumes préparés par Pierre Mouchon (1733-1797) et publiés en 1780.
Le Grand Vocabulaire français contenant l'explication de chaque mot de Joseph Nicolas Guyot, Chamfort et Ferdinand Camille Duchemin de la Chesnaye, comprenant 30 volumes publiés entre 1767 à 1774, marqua également son temps et reste encore un ouvrage de référence.
Mais la grande œuvre de Panckoucke demeure l’Encyclopédie méthodique, une nouvelle encyclopédie organisée par sujet plutôt que par ordre alphabétique. Il reçut une autorisation de publication en 1780 et fit paraître son premier prospectus publicitaire en 1782. Cet immense ensemble de 210 volumes parut jusqu’en 1832, la publication après la mort de Panckoucke étant assurée par sa fille Thérèse-Charlotte Agasse, veuve de son associé Henri Agasse (1752-1813). Le Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la nature, consacré à l’histoire naturelle, parut aussi individuellement.
Homme de presse [modifier]
Panckouke fut aussi l’éditeur de deux revues célèbres, le Mercure de France et le Moniteur Universel qu’il fonda en novembre 1789.
C’est lui aussi qui a fondé, sous la Révolution le journal la Clef du Cabinet des Souverains, censuré et supprimé sous le Consulat.
Notes et références [modifier]
- Présence de la « chymie » dans la France du Nord, de la deuxième moitié du XVIIIe siècle au premier tiers du XIXe. Sa diffusion et son enseignement public et privé, son application aux Arts par Gilbert Dalmasso, Université Lille III
- Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 619
Bibliographie [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
Ouvrages sur Charles-Joseph Panckoucke [modifier]
- (en) David I. Kulstein, « The Ideas of Charles-Joseph Panckoucke, Publisher of the Moniteur Universel, on the French Revolution », French Historical Studies, vol. 4, n° 3. Spring, 1966, p. 304-319
- (fr) Christophe Rey, Charles-Joseph Panckoucke : artisan de l'encyclopédisme français [1]
- Robert Darnton, L'aventure de l'Encyclopédie, 1775-1800 : un best-seller au siècle des Lumières, Paris, Editions du Seuil, coll. « Points / Histoire » (no H159), 2013 (1re éd. 1979) (ISBN 0-674-08785-2, 2-262-00242-8 et 978-2-7578-3073-4)