Casse-toi, pauv' con !

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour le jeu de société inspiré de cette phrase, voir Casse-toi pov' con

« Casse-toi, pauv' con ! » est une phrase prononcée par Nicolas Sarkozy, alors en fonction de président de la République française, en réponse à une personne refusant sa poignée de main et lui ayant déclaré : « Ah non, touche-moi pas ! Tu me salis ! ». Prononcée lors de sa visite officielle au Salon de l'agriculture le 23 février 2008, cette réplique est rapidement devenue célèbre grâce à la reproduction de l'enregistrement vidéo et à sa diffusion par Internet[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Alors qu'il visite le Salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy serre de nombreuses mains dans l'assistance. Un homme non identifié (mais qui, selon certaines sources, serait le musicien Michel Farinet quoique celui-ci s'en défende[2]) refuse sa poignée de main en disant « Ah non, touche-moi pas ! Tu me salis ! ». Nicolas Sarkozy réplique en continuant son chemin : « Eh ben casse-toi alors, pauv' con ! »[3]. Stéphane Puccini et François-Luc Doyez, journalistes d'un collectif de pigistes Youpress, sont présents et filment la scène. Le jour même, ils proposent la vidéo au journal Le Parisien qui accepte de la mettre en ligne sur son site Internet où elle rencontre un succès immédiat[4],[5]. Elle est également vendue à l'Associated Press dès le lendemain et est largement diffusée sur la chaine américaine d'informations CNN[6]. Au nom du droit de citation, les grandes chaînes de télévision françaises (TF1, France 2 et Canal+) diffusent la vidéo dans leurs journaux, non sans demander, pour TF1, l'autorisation à l'Élysée[7]. Puis, elle est déposée par des internautes sur les sites de partage de vidéos YouTube et Dailymotion[8]. Le succès est tel que le collectif Youpress renégocie les termes du contrat avec Le Parisien[7].

Très rapidement, cette phrase est commentée, un enseignant pointant par exemple dans Le Monde une « faute professionnelle » pédagogique du Président[9], les opposants à Nicolas Sarkozy y voyant un manque de sang-froid incompatible avec la fonction de président, et ses partisans une réaction naturelle d'homme agressé[10]. Certains observateurs font remarquer que cet incident fait suite à un épisode opposant Nicolas Sarkozy à un marin-pêcheur qui l'interpellait sur le port du Guilvinec, le 6 novembre 2007[11],[12].

L'UMP par l'entremise de son porte-parole Yves Jégo y voit « une volonté de lyncher le chef de l'État », considérant la réaction de ce dernier comme une « réaction humaine »[12].

Nicolas Sarkozy, quant à lui, a tout d'abord assumé pleinement ses propos, déclarant : « J'ai sans doute les défauts de mes qualités, mais il est difficile, même quand on est président, de ne pas répondre à une insulte. Ce n'est pas parce qu'on est le président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds », estimant cependant au surlendemain de son altercation verbale qu'il aurait « mieux fait de ne pas lui répondre »[13].

Retentissement européen[modifier | modifier le code]

À la suite de la diffusion de la vidéo, de nombreux blogs ont repris les mots « pauvre con », et de nombreux groupes Facebook se sont créés. L'expression a été largement diffusée sur Internet et a eu un retentissement d'ampleur européenne, de nombreux internautes étrangers s'interrogeant sur la meilleure traduction de « pauvre con » dans leur langue natale[13].

Dans un article du quotidien Le Monde, en date du 2 mars 2008[14], Éric Azan montre, à l'aide de nombreuses réactions, la stupeur et la perplexité des médias étrangers face à l’expression incriminée :

  • Dann hau doch ab, Du armseliger Dummkopf (« Alors, tire-toi, misérable imbécile ») dans Die Welt[15],
  • Dann hau' doch ab, du Idiot (« Alors, tire-toi, idiot ») dans Der Spiegel[16],
  • Dann hau doch ab, Du Blödmann (« Alors, tire-toi, connard ») dans Der Tagesspiegel[17] et Der Stern[18],
  • Vai via, vai via, allora, povero coglione[19] (« Va-t’en, va-t’en, alors, pauvre couillon ») dans La Stampa,
  • Then get lost, you poor jerk! (« Alors, dégage, pauvre crétin ! ») dans l’International Herald Tribune,
  • Get lost then you bloody idiot, just get lost! (Alors casse-toi, espèce d'idiot, casse-toi.) sur la BBC[20],
  • Get lost, you stupid bastard! (Dégage, abruti de salaud) dépêche de l’AFP en langue anglaise[21],
  • Rajá, pobre pelotudo (« Taille-toi, pauvre con ») dans le journal argentin Clarín,
  • ¡Lárgate, pobre imbécil! (« Tire-toi, pauvre imbécile ! ») dans El País[22],
  • Άντε χάσου φτωχομαλάκα! (« Tire-toi, pauvre con! ») dans Ta Néa[23].

Enfin, à l'issue de cette recension, Éric Azan propose une traduction de l'expression en polonais : « Spieprzaj, dziadu! », tournure déjà employée le 4 novembre 2002 par Lech Kaczyński à l'encontre de l'un de ses concitoyens alors qu'il était maire de Varsovie.

Réutilisation politique et populaire[modifier | modifier le code]

Affichette du Parti de gauche dans une rue de Paris, en juillet 2010.

La formule est utilisée par un parti politique et est reprise comme un slogan lors des manifestations[24],[25].

Lors d'une visite de Nicolas Sarkozy à Laval, Hervé Eon, un citoyen qui dit s'opposer à la politique du président, a brandi une pancarte avec le slogan « Casse-toi, pov' con ». Il est interpellé par la police, et le ministère public le poursuit devant le tribunal correctionnel du lieu[26] qui le condamne pour offense au chef de l'État (art. 23 et 26 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse) et non pour diffamation ou insulte (art. 30 ou 33 de la même loi)[27]. La cour d'appel d'Angers confirme la condamnation pour offense au président de la République et la peine symbolique d'amende de 30 euros avec sursis[28]. Son pourvoi en cassation est ensuite rejeté[29] mais le 14 mars 2013 la Cour européenne des droits de l'homme condamne à son tour la France dans cette affaire, estimant que le recours à une sanction pénale était disproportionné pour une critique de nature politique[30]. Le délit d'offense au chef de l'État est finalement abrogé en avril 2013[31].

Suite à cette affaire, le Parti de gauche édite des autocollants et des affiches « Casse toi, pov'con », mais portant l'inscription « Et c'est Nicolas Sarkozy qui le dit ! » (sans doute pour éviter le même genre de conséquences), et qui sont distribuées lors des grandes manifestations et mis en vente sur son site.

La phrase est également utilisée comme thème de plusieurs chansons[32]. De nombreux produits dérivés comme des badges et teeshirts affichent cette phrase[33]. Une truie nommée Casse-toi pov' con est refusée lors de la préinscription au Salon international de l'agriculture édition 2009 et est renommée d'autorité « Camomille », les organisateurs estimant qu'« on ne fait pas de politique au Salon de l'agriculture »[34].

En février 2011, un enseignant français du Caire souhaitant manifester son soutien aux révoltés de la place Tahrir lors de la Révolution égyptienne de 2011 brandit une pancarte « Casse-toi, pauvre con ». Il est rapatrié en France et sanctionné pour « manquement au devoir de réserve »[35].

En juin 2011, la maison d'édition de jeu de société Cocktailgames édite « Casse-toi pov' con » qui s'inspire de la phrase de Nicolas Sarkozy. Ce jeu, conçu par Ludovic Maublanc, a été illustré par Martin Vidberg[36].

Le 1er avril 2012, Rue89 base son poisson d'avril sur le fait divers, affirmant fausses preuves à l’appui que le « Casse-toi, pauv' con ! » résultait d’un plan de communication de l’Élysée qui aurait mal tourné[37].

Inspiration littéraire, journalistique et cinématographique[modifier | modifier le code]

L'identité du visiteur du salon de l'agriculture restant inconnue, un éditeur, Jean-Jacques Reboux, décide de créer un personnage, Fernand Buron, sur le site communautaire Facebook ainsi qu'un blog personnel pour exploiter cette réplique[38]. Il récidive en février 2011, annonçant la sortie d'un livre sur l'évènement écrit par Fernand Buron[39]. Fernand Buron n'ayant pas d'existence réelle, il apparaît que c'est un canular organisé par Jean-Jacques Reboux qui, chaque année à l'occasion du Salon de l'agriculture, relance la presse sur le sujet. Le petit livre est toutefois mis en vente[40].

La phrase est désormais l'objet d'une source d'inspiration littéraire. Ainsi, l'ex-juge d'instruction Laurent Leguévaque et le journaliste Frédéric Mazé, dans leur ouvrage SMS[41], voient dans le moment de l'énonciation publique de l'expression un basculement. Le chapitre II, intitulé « La vie quotidienne des Français en s.m.s. »[42], s'en trouverait modifiée : « […] Tandis qu'après le casse-toi pauvre con présidentiel, les s.m.s. durcissent le ton. »[43].

La phrase est également utilisée dans le film de François Ozon Potiche (2010), ainsi notamment que « Travailler plus pour gagner plus », autre citation notoire de Nicolas Sarkozy.

On la trouve aussi dans le tome 3 de la bande dessinée Freaks' Squeele, adressée au directeur de l'université par un élève, page 47[44].

Les détournements de la réplique sont nombreux, par exemple Casse-toi, pauvre conne !, titre d'un recueil de nouvelles publié en 2008[45].

Le 10 septembre 2012, le quotidien Libération fait une allusion à la phrase prononcée par l'ancien Président de la République en consacrant sa une à Bernard Arnault, avec ce gros titre « Casse-toi riche con ! », après les révélations sur les démarches entreprises par le président de LVMH pour obtenir la nationalité belge.

Analyse sociolinguistique[modifier | modifier le code]

Le1er octobre 2009, dans son blog Technologie du langage, le professeur Jean Véronis revenait sur un questionnement, inspiré quelque temps auparavant par un journaliste, à propos de « l'Art du dérapage » en politique, le journaliste faisant alors référence « à la longue liste des excès sarkoziens, Casse-toi pauvre con en tête »[46].

Selon l'historien du discours politique, Damon Mayaffre[47], ce type de dérapages s'inscrit dans un processus de « vulgarisation » (au sens étymologique) de la parole politique française sous le quinquennat Sarkozy. Pendant longtemps, avec de Gaulle, Pompidou, Giscard ou Mitterrand, le discours présidentiel français imitait le discours littéraire, avec Sarkozy il imite le discours populaire. Une étude quantitative et systématique des discours montre que les fautes de français et les procédés linguistiques relâchés (« ça », « on », « je veux pas », « faut pas », « racailles », etc.) se multiplient dans la bouche de Sarkozy qui privilégie une communication immédiate avec le peuple.

Analyse sociomédiatique[modifier | modifier le code]

01net.com a profité de l'évènement pour faire une analyse sociologique sur les buzz médiatiques modernes utilisant le média « Web », considérant que de nos jours, « un internaute seul dans son coin peut maintenant publier quelque chose, sans avoir à en référer à un directeur de publication ». Aidé par les plateformes populaires de mise en ligne de vidéos telles YouTube ou Dailymotion, un buzz médiatique peut se propager très rapidement en « temps réel », chose qui n'est pas encore prise en compte par les personnalités politiques lors des évènements publics[48].

Le quotidien belge Le Soir fait la même constatation, considérant que le nombre de ce genre de vidéos a « littéralement explosé », Internet étant devenu un média capable de « faire et défaire les réputations ». Il constate cependant que ce buzz a été monté par « des professionnels » de l'information, impliquant des « journalistes et techniciens professionnels », démentant ainsi la rumeur d'une prise de vue d'« amateur »[49].

Un dossier paru dans le quotidien 20 minutes compile des interviews du reporter ayant filmé la scène et de journalistes concurrents, ainsi que l'avis de la rédactrice en chef de Leparisien.fr. Ces interviews présentent la problématique des droits d'auteurs suite à un tel buzz médiatique[50].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La vidéo “Casse-toi, pauv' con !” », leparisien.fr,‎ 23 février 2008 (lire en ligne)
  2. "L'étrange salon de l'agriculture de Monsieur Farinet", rtl.fr
  3. « Sarkozy et le “pauvre con” », L'Express,‎ 27 février 2008 (lire en ligne)
  4. Pierre Siankowski, « Casse-toi pauv' com' : les journalistes politiques racontent leurs “moments volés” », Les inrockuptibles,‎ 5 octobre 2009 (lire en ligne)
  5. Antoine Jaillard, « L'impact de cette vidéo m'étonne encore », L'Express,‎ 25 février 2008 (lire en ligne)
  6. François Vignal, « "Pauv' con", jackpot au Salon », Libération,‎ 27 février 2008 (lire en ligne)
  7. a et b Baillot et Antheaume, « Le « Casse-toi, pauvre con » sort du Salon », 20 Minutes,‎ 25 février 2008 (lire en ligne)
  8. Ph. R., « Nicolas Sarkozy à un visiteur : "Casse-toi pauvre con..." », La Dépêche,‎ 24 février 2008 (lire en ligne)
  9. La faute professionnelle du Président de la République par Christophe Brun, Le Monde, 27 février 2008, sur le site de la section de Boston du Parti Socialiste.
  10. F.V., « Les ministres justifient le «casse-toi, pauvre con» de Sarkozy », Libération,‎ 25 février 2008 (lire en ligne)
  11. « Sarkozy : « Casse-toi, pauvre con » », Le Soir,‎ 25 février 2008 (lire en ligne)
  12. a et b Emmanuel Jarry, « L'UMP dénonce les effets d'un "lynchage" contre Nicolas Sarkozy », Le Point,‎ 25 février 2008 (lire en ligne)
  13. a et b Chloé Durand-Parenti, « Insultes : Sarkozy assume, l'Élysée s'excuse ensuite » », Le Point,‎ 26 février 2008 (lire en ligne)
  14. Éric Azan, « Dérapage, ratage et rattrapage de M. Sarkozy », in Le Monde, 2 mars 2008.
  15. http://www.welt.de/politik/article1722662/Frankreich_erregt_sich_ueber_Sarkozys_Ausraster.html
  16. http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,537419,00.html
  17. http://www.tagesspiegel.de/weltspiegel/sarkozy-schimpft-hau-doch-ab-du-bloedmann/1174428.html
  18. http://www.stern.de/politik/ausland/sarkozy-aussetzer-hau-doch-ab-du-bloedmann-612158.html
  19. Silvio Berlusconi ayant déjà employé l’insulte « con » (caglione) en 2006, lors de sa campagne électorale. Cf. Eric Azan, Opus cit.
  20. http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/7261834.stm
  21. http://afp.google.com/article/ALeqM5guLjIqJeOK7l0HQBPyhZVVCyDJSQ
  22. http://www.elpais.com/articulo/internacional/Largate/pobre/imbecil/elpepuint/20080225elpepiint_11/Tes
  23. http://www.tanea.gr/ellada/article/?aid=4508238
  24. « Le Front de gauche s'incruste sur le yacht antibois de Bernard Madoff », Nice-Matin,‎ 15 mai 2009 (lire en ligne)
  25. Pierre Thébault, « Nice : des manifestants portant des masques de Sarkozy interpellés », La Provence,‎ 22 janvier 2010 (lire en ligne)
  26. « Trente euros d'amende avec sursis pour un "Casse-toi pov' con" », Le Monde,‎ 6 octobre 2008 (lire en ligne)
  27. Maître Eolas, Casse-toi, pov'délit, 8 septembre 2008.
  28. article d'Arnaud Wajdzik dans Ouest-France http://www.laval.maville.com/actu/actudet_-La-replique-celebre-de-Sarkozy-est-une-offense_dep-872207_actu.Htm
  29. « "Casse-toi pov'con" : Hervé Eon est définitivement condamné », Le Nouvel Observateur,‎ 4 novembre 2009 (lire en ligne)
  30. La France condamnée dans l'affaire de l'affichette "Casse-toi pov'con". France-Info, 14 mars 2013.
  31. « Le délit d'offense au chef de l'État abrogé, Le Monde avec AFP et Reuters, 15 avril 2013
  32. « "Casse toi, pauv'con" devient un tube de rap sur internet », Le Nouvel Observateur,‎ 23 juin 2008 (lire en ligne)
  33. Catherine Minot, « Casse toi pauv' con ! buzz de l'année », Marianne2,‎ 3 juillet 2008 (lire en ligne)
  34. Louis Laroque, « Le cochon « Casse-toi, pov' con » interdit au Salon de l'agriculture », Le Point,‎ 27 février 2009 (lire en ligne)
  35. http://www.telerama.fr/monde/dites-degage-moubarak-et-pas-casse-toi-pauvre-con,65830.php
  36. Présentation du jeu sur le blog de Martin Vidberg
  37. « « Casse-toi pôv’con ! » Notre poisson d’avril édition 2012 ! », Rue89,‎ 1er avril 2012 (lire en ligne)
  38. Olivier Beaumont, « Il se prend pour le « pauvre con » du Salon de l’agriculture », Le Parisien,‎ 28 janvier 2010age fictif, Fernand Buron, sur le site communautaire Facebook ainsi qu'un blog personnel pour exploiter cette (lire en ligne)
  39. Sur l'annonce par l'AFP de la sortie du livre sur le site Les Inrock.com
  40. Fernand Buron, Casse-toi pov'con !, éditions Après la Lune - (ISBN 235227057X).
  41. F. Mazé et L. Léguevaque, SMS. Sa Majesté Sarkozy, Ginkgo éditeur, Paris, illust. P. L'Hermitte, 2009, 100 p.
  42. Idem, p. 17-25.
  43. Idem, p. 20.
  44. Freaks' Squeele, Tome 3 : Le Tango de la Mort
  45. Dominique Drouin, Casse-toi, pauvre conne !, auto-édition, 2008 - (ISBN 9782952260893).
  46. Article du blog cité
  47. Damon Mayaffre, Mesure et démesure du discours. Nicolas Sarkozy (2007-2012), Paris, Presses de Science Po, 2012
  48. Arnaud Devillard, « Les vidéos en ligne sèment la zizanie dans le paysage politique », 01net,‎ 25 février 2008 (lire en ligne)
  49. Cédric Petit, « Une vidéo « made in web » », Le Soir,‎ 27 février 2008 (lire en ligne)
  50. «  actualités générales », 20 Minutes,‎ 24 février 2008 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]