Blacqueville

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Blacqueville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Pavilly
Maire
Mandat
Sylvain Bulard
2014-2020
Code postal 76190
Code commune 76099
Démographie
Population
municipale
611 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 33′ 51″ N 0° 51′ 50″ E / 49.5641666667, 0.863888888889 ()49° 33′ 51″ Nord 0° 51′ 50″ Est / 49.5641666667, 0.863888888889 ()  
Altitude Min. 37 m – Max. 143 m
Superficie 10,02 km2
Localisation

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Blacqueville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en Haute-Normandie. Petite commune rurale qui comptait 637 habitants en 2012, Blacqueville se situe dans le canton de Pavilly. Les habitants se nomment Blacquevillaises et Blacquevillais. La commune fait partie de la Communauté de communes du Plateau Vert.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 25 km de Rouen entre les villes de Barentin et Yvetot.

Les communes à proximité de Blacqueville sont : Fréville, Carville-la-Folletière, Mesnil-Panneville, Mont-de-l'If, Croix-Mare, La Folletière, Villers-Écalles, Bouville, Betteville ...

Les villes proches de Blacqueville sont : Yvetot, Barentin et Duclair à 10 km, Maromme à 16 km, Déville-lès-Rouen et Canteleu à 17 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous la forme Blachrevilla vers 1080[1].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens de « domaine rural » (terme issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural »). Le premier élément Blacque- est, comme dans la plupart des noms en -ville, un anthroponyme : le nom du propriétaire.

François de Beaurepaire[2] propose le nom de personne vieux norrois Blakkr, surnom signifiant « sombre, brun grisâtre » (même racine que l'anglais black « noir », issu du vieil anglais blæc « sombre, foncé,  brun gris »[3]).

Il existait aussi en moyen anglais, d'autres termes proches phonétiquement et sémantiquement blake, bleach, bleike au sens de « pale, jaune », ainsi que l'anglais moderne bleak qui remonterait au vieux norrois bleikr « blanc, brillant »[4]. Le mot normand blèque « blet, blette » n'est pas une altération phonétique du terme français, mais appartient bien plutôt à cette famille de mots. Il se superpose au vieux norrois bleikr et au vieux saxon blēc.

Même nom de personne dans Le Chamblac, commune de l'Eure (Campus Blaque 1234), dans les anciens hameaux de Blactot (à Carentan, Manche et dans le pays de Caux) et Blaquemare à Beuzeville (Eure) combinés respectivement avec les appellatifs norrois topt > -tot et marr > mare.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le célèbre théologien et moine Jean Golein est né à Blaqueville-en-Caux vers l'an 1325. La seigneurie de Blacqueville dont le siège se trouvait dans un château autrefois au lieu-dit de Bellegarde fut érigée, avant 1487, en vicomté par la réunion de quatre fiefs. Cette petite vicomté avait droit de haute justice sur les habitants. Elle relevait féodalement de la baronnie de Montville. Les quatre fiefs dépassaient largement les limites de la paroisse. En voici la composition : 1/ la terre et la châtellenie de Sainte-Croix des Ifs, relevant de Montville 2/ le plein fief de haubert nommé Bellegarde (dit Blacqueville), relevant aussi de Montville 3/ le 1/8 de fief nommé Hermenonville avec son manoir appelé "la pierre" 4/le 1/8 de fief de haubert nommé Houdetot assis aussi sur Blacqueville. Le siège du fief est aujourd'hui difficile à situer car ce lieu-dit a disparu. Sur la paroisse de Blacqueville existaient d'autres fiefs indépendants de la vicomté : Le Mesnil-Grand-Avoine et le Neufbosc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1983 Gabriel Sannier   Agriculteur
mars 1983 mars 2001 Jean Baray    
mars 2001   Sylvain Bulard UMP Gestionnaire immobilier
Les données manquantes sont à compléter.

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Blacqueville fait partie du canton de Pavilly, représenté par le conseiller général Pascal Marchal (PS), ce canton est intégré à la cinquième circonscription de la Seine-Maritime représentée par le député Christophe Bouillon (PS).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 611 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
785 875 824 760 771 771 718 688 631
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
621 64 524 515 482 480 478 483 440
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
473 458 436 366 361 336 328 350 359
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
337 340 288 446 529 536 588 595 611
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame de Blacqueville a fait l'objet d'importants travaux en plusieurs phases à partir de 2008 en commençant par le clocher-porche. Il était construit en bois dans sa partie supérieure et recouvert d'ardoises. Il a remplacé une tour carrée en pierre située jadis entre la nef et le chœur, mais effondrée dans l'après-midi du mardi 5 septembre 1815. À cette occasion, la toiture s'écrasa sur le chœur, détruisant le maître autel, la sacristie, la chapelle de la Sainte Vierge, mais aussi les deux autres autels situés à l'entrée de la nef. On remonta en urgence les murs et la couverture. Les travaux sont bien visibles aujourd'hui dans la maçonnerie de remplissage entre le chœur et la nef. Cinq ans plus tard, les Blacquevillais n'avaient toujours pas de clocher. Un architecte dessina plusieurs projets de « clocher porche » pour former un avant corps en harmonie avec le reste. La commune, et non pas la fabrique paroissiale, entreprit les travaux après juillet 1821. On utilisa du moellon blanc ou caillou avec chaîne de brique. Par souci d'économie, les encoignures en pierre provenaient de la démolition de l'ancien clocher. La nef de l'église en pierre blanche est ancienne mais avec des travaux entre le Moyen Âge et la Révolution. Quelques dates rappellent l'époque des rénovations. Le chevet du sanctuaire est plat, sans ouverture, avec un grand retable. La sacristie à droite a été refaite avant 1879.

Cette église était à la présentation des religieux de l'abbaye de Sainte-Catherine du Mont de la Trinité. Ce droit aux religieux fut contesté en 1711 par Jacques de Lannoy, seigneur du Vertot, de Bellegarde, qui prétendait avoir le droit de présenter alternativement à la cure avec les religieux. On lui reconnut finalement la qualité de patron honoraire[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Gaury, Il était une fois : Pavilly, Bouville, Blacqueville, tome 1, Ed de Fontenelle, 1997, 380p. ISBN 285019041 1
  • Philippe Gaury, « Les églises de la communauté de communes du Plateau Vert », dans bulletin de 2007, p. 2-11.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 978-2-7084-0040-5, liens OCLC? et LCCN?)
  2. Ibidem.
  3. T. F. Hoad, English Etymology, Oxford University Press, 1993 (ISBN 0-19-283098-8), p. 42.
  4. T. F. Hoad, Op. cité, p. 43.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. Archives départementales de Seine-Maritime, 2 B 412

Ouvrages[modifier | modifier le code]