Blacqueville
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| Blacqueville | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Haute-Normandie |
| Département | Seine-Maritime |
| Arrondissement | Rouen |
| Canton | Pavilly |
| Code commune | 76099 |
| Code postal | 76190 |
| Maire Mandat en cours |
Sylvain Bulard |
| Démographie | |
| Population | 587 hab. (2009) |
| Densité | 59 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 37 m — maxi. 143 m |
| Superficie | 10,02 km2 |
Blacqueville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en Haute-Normandie. Petite commune rurale de près de 600 habitants (595 habitants en 2007), Blacqueville se situe dans le canton de Pavilly. Les habitants se nomment Blacquevillaises et Blacquevillais. La commune fait partie de la Communauté de communes du Plateau Vert.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune est située à 25 km de Rouen entre les villes de Barentin et Yvetot.
Les communes à proximité de Blacqueville sont : Fréville, Carville-la-Folletière, Mesnil-Panneville, Mont-de-l'If, Croix-Mare, La Folletière, Villers-Écalles, Bouville, Betteville ...
Les villes proches de Blacqueville sont : Yvetot, Barentin et Duclair à 10 km, Maromme à 16 km, Déville-lès-Rouen et Canteleu à 17 km.
[modifier] Toponymie
Le lieu est attesté sous la forme Blachrevilla vers 1080[1].
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens de « domaine rural » (terme issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural »). Le premier élément Blacque- est, comme dans la plupart des noms en -ville, un anthroponyme : le nom du propriétaire.
François de Beaurepaire[2] propose le nom de personne vieux norrois Blakkr, surnom signifiant « sombre, brun grisâtre » (même racine que l'anglais black « noir », issu du vieil anglais blæc « sombre, foncé, brun gris »[3]).
Il existait aussi en moyen anglais, d'autres termes proches phonétiquement et sémantiquement blake, bleach, bleike au sens de « pale, jaune », ainsi que l'anglais moderne bleak qui remonterait au vieux norrois bleikr « blanc, brillant »[4]. Le mot normand blèque « blet, blette » n'est pas une altération phonétique du terme français, mais appartient bien plutôt à cette famille de mots. Il se superpose au vieux norrois bleikr et au vieux saxon blēc.
Même nom de personne dans Le Chamblac, commune de l'Eure (Campus Blaque 1234), dans les anciens hameaux de Blactot (à Carentan, Manche et dans le pays de Caux) et Blaquemare à Beuzeville (Eure) combinés respectivement avec les appellatifs norrois topt > -tot et marr > mare.
[modifier] Histoire
La seigneurie de Blacqueville dont le siège se trouvait dans un château autrefois au lieu dit de Bellegarde fut érigée, avant 1487, en vicomté par la réunion de quatre fiefs. Cette petite vicomté avait droit de haute justice sur les habitants. Elle relevait féodalement de la baronnie de Montville. Les quatre fiefs dépassaient largement les limites de la paroisse. En voici la composition : 1/ la terre et la châtellenie de Sainte-Croix des Ifs, relevant de Montville 2/ le plein fief de haubert nommé Bellegarde (dit Blacqueville), relevant aussi de Montville 3/ le 1/8 de fief nommé Hermenonville avec son manoir appelé "la pierre" 4/le 1/8 de fief de haubert nommé Houdetot assis aussi sur Blacqueville. Le siège du fief est aujourd'hui difficile à situer car ce lieu-dit a disparu. Sur la paroisse de Blacqueville existaient d'autres fiefs indépendants de la vicomté : Le Mesnil-Grand-Avoine et le Neufbosc.
[modifier] Politique et administration
[modifier] Liste des maires
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1983 | Gabriel Sannier | |||
| mars 1983 | mars 2001 | Jean Baray | ||
| mars 2001 | Sylvain Bulard | UMP | Gestionnaire immobilier | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Politique locale
La commune de Blacqueville fait partie du canton de Pavilly, représenté par le conseiller général Pascal Marchal (PS), ce canton est intégré à la cinquième circonscription de la Seine-Maritime représentée par le député Christophe Bouillon (PS).
[modifier] Démographie
[modifier] Lieux et monuments
L'église paroissiale Notre-Dame de Blacqueville a fait l'objet d'importants travaux en plusieurs phases à partir de 2008 en commençant par le clocher-porche. Il était construit en bois dans sa partie supérieure et recouvert d'ardoises. Il a remplacé une tour carrée en pierre située jadis entre la nef et le chœur, mais effondrée dans l'après-midi du mardi 5 septembre 1815. À cette occasion, la toiture s'écrasa sur le chœur, détruisant le maître autel, la sacristie, la chapelle de la Sainte Vierge, mais aussi les deux autres autels situés à l'entrée de la nef. On remonta en urgence les murs et la couverture. Les travaux sont bien visibles aujourd'hui dans la maçonnerie de remplissage entre le chœur et la nef. Cinq ans plus tard, les Blacquevillais n'avaient toujours pas de clocher. Un architecte dessina plusieurs projets de « clocher porche » pour former un avant corps en harmonie avec le reste. La commune, et non pas la fabrique paroissiale, entreprit les travaux après juillet 1821. On utilisa du moellon blanc ou caillou avec chaîne de brique. Par souci d'économie, les encoignures en pierre provenaient de la démolition de l'ancien clocher. La nef de l'église en pierre blanche est ancienne mais avec des travaux entre le Moyen Âge et la Révolution. Quelques dates rappellent l'époque des rénovations. Le chevet du sanctuaire est plat, sans ouverture, avec un grand retable. La sacristie à droite a été refaite avant 1879.
Cette église était à la présentation des religieux de l'abbaye de Sainte-Catherine au Mont de la Trinité. Ce droit aux religieux fut contesté en 1711 par Jacques de Lannoy, seigneur du Vertot, de Bellegarde, qui prétendait avoir le droit de présenter alternativement à la cure avec les religieux. On lui reconnut finalement la qualité de patron honoraire[8].
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Jean Golein, né à Blacqueville vers 1320, théologien et traducteur de Charles V
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
- Philippe Gaury, Il était une fois : Pavilly, Bouville, Blacqueville, tome 1, Ed de Fontenelle, 1997, 380p. ISBN 285019041 1
- Philippe Gaury, « Les églises de la communauté de communes du Plateau Vert », dans bulletin de 2007, p. 2-11.
[modifier] Notes et références
- François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. (ISBN 978-2-7084-0040-5) (OCLC 6403150) (LCCN 80100776)
- Ibidem.
- T. F. Hoad, English Etymology, Oxford University Press, 1993 (ISBN 0-19-283098-8), p. 42.
- T. F. Hoad, Op. cité, p. 43.
- Résultats du recensement de la population - Blacqueville sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Archives départementales de Seine-Maritime, 2 B 412