Benvenuto Cellini (opéra)

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Benvenuto Cellini est un opéra en deux actes et quatre tableaux d'Hector Berlioz, sur un livret de Léon de Wailly et Auguste Barbier, retraçant un épisode romancé du sculpteur et orfèvre florentin Benvenuto Cellini (1500-1571).

Genèse[modifier | modifier le code]

En 1834, Alfred de Vigny donne à lire à Berlioz La Vita autobiographie de Cellini. Le sujet l'enthousiasme et demande à Léon de Wailly et Auguste Barbier de lui confectionner un livret. La collaboration à des publications, les préparatifs des différents concerts qu'il donne lui prennent beaucoup de temps et en plus il travaille à la composition d'une œuvre orchestrale : Le Carnaval romain. Naturellement son travail sur Benvenuto Cellini progresse lentement.

Le livret conçu au départ comme un opéra comique, avec des dialogues parlés, est rejeté par l'Opéra-Comique de Paris. Le Directeur de l'Opéra Le Peletier (Académie royale de Paris) accepte l'œuvre à condition de ramener l'ouvrage à deux actes et non pas quatre. De plus il ne devra pas y avoir de dialogues parlés.

La première est prévue pour le mois de juin 1838. Les chanteurs, de même que les choristes et les instrumentistes trouvent cette musique « compliquée, savante, difficile à interpréter ». Après avoir de nouveau modifié livret et partition, l'opéra sera enfin joué.

La première a lieu à Paris le 10 septembre 1838 à l'Opéra Le Peletier sous la direction de François-Antoine Habeneck. L'opéra est très mal accueilli, le public n'étant pas encore habitué à ce genre d'opéra, et une cabale a été montée contre Berlioz. Deux représentations ont encore lieu les 12 et 14 septembre puis une dernière le 11 janvier 1839. En mars 1839, Berlioz écrit au directeur de l'Opéra qu'il retire son opéra.

Cet échec éloigne Berlioz de la scène pour longtemps. C'est Franz Liszt qui sauvera cette œuvre en la dirigeant en 1852 à Weimar dans une version en 3 actes remaniée par Berlioz lui-même.

Argument[modifier | modifier le code]

L'action se déroule à Rome en 1532 pendant les trois jours du carnaval.

Acte I[modifier | modifier le code]

Premier tableau . Dans la résidence de Balducci.
Teresa est seule.Balducci, son père,a été convoqué par le pape pour déterminer la commission à donner à l'orfèvre florentin Cellini pour l'éxécution d'un statue en bronze de Persée. Balducci aurait préféré Fieramosca comme sculpteur et aussi parce qu'il espère le voir épouser sa fille. Un bouquet de fleurs, jeté depuis la rue, tombe aux pieds de Teresa.Il est accompagné d'un billet de Cellini.Celui-ci la rencontre et lui explique son plan pour qu'ils puissent vivre ensemble. Lui et son assistant Ascanio seront déguisés en moines, une capuche blanche pour lui et une brune pour Asacnio. Lorsque le canon du Château Saint-Ange retentira lors de la fin du carnaval ils l'enlèveront.

A l'insu de tous les deux Fieramosca, entré dans la pièce, entend les confidences.Balducci est de retour et s'étonne qu'elle ne soit pas encore couchée.Fieramosca s'était caché dans la chambre de Teresa et Cellini derière une porte. Pour distraire son père elle invente un bruit qui viendrait de sa chambre.Balducci trouve Fieramosca.Avec sa fille ils appellent les voisins pour le jeter dans la fontaine.Il réussit à se libérer de la foule.Cellini s'était échappé.

Pompeo suggère à Fieramosca de s'habiller eux aussi en moines et d'enlever Teresa.

Second tableau. Piazza Colonna.
Cellini et ses apprentis et amis chantent les louanges d'être orfèvres. Bernardino demande de nouveau du vin mais l'aubergiste exige le règlement des boissons qu'ils viennent de boire.Ascanio apparaît avec l'avance du pape mais aussi avec la condition que la fonte de la statue soit terminée le lendemain.

Le montant de l'avance est inférieur à celui prévu. Voilà une bonne raison de se moquer de Balduci. Ils se rendent devant le petit théâtre de Cassandro où est représentée une pantomime Le Roi Midas ou les oreilles d'âne dans laquelle Midas à la tête de Balducci. Celui-ci, accompagné de Teresa, se dirige seul vers le théâtre. Les deux séries de moines s'approchent de Teresa et commencent à se battre. Cellini poignarde mortellement Pompeo . Cellini est arrêté pour assassinat. Les trois coups de canon annonçant la fin du carnaval retentisssent. toutes leslulières de la place s'éteignent et Cellini en profite pour s'échapper. Teresa et Ascanio quittent les lieux. Fieramosca est arrêté par erreur à la place de Cellini.

Acte II[modifier | modifier le code]

Premier tableau. Mercredi des cendres. L'atelier de Cellini
Ascario assure à Teresa que son amant est vivant. Cellin apparaît toujours déguisé en moine. Il raconte son évasion et révèle qu'il est recherché pour assassinat. Il projette toujours d'enlever Teresa et de fuir vers Florence. Ascario rappelle à son maître que la fonte de la statue doit être terminée le lendemain
Balducci et Fieramosca arrivent. Balducci dénonce Cellini comme meurtrier et promet à Fieramosca que Teresa sera son épouse.

Le pape se présente pour vérifier l'état d'avancement de la statue et décide de donner l'éxécution de l'œuvre à un autre sculpteur. Cellini menace de détruire le moule. Le pape lui propose une offre : s'il peut finir rapidement la statue, il lui pardonnera son crime et le laissera épouser Teresa. S'il échoue, il sera pendu.

Second tableau. Mercredi des cendres. L'atelier de Cellini .
Les ouvriers sont au traval encouragés par Cellini et Ascanio. Fieramosca accompagné de deux hommes de main provoque Cellini en duel. Cellini accepte à condition que cela se passe ici mais Fieramosca préfére que le duel ait lieu en dehors du lieu de travail.Les trois hommes partent.Les ouvriers n'ayant pas été payés déposent les outils.Fieramosca réapparaît et propose de l'argent pour que les ouvriers s'arrêtent définitivement. Ils refusent et jurent fidélité à Cellini. Ils obligent Fieramosca à revêtir des vêtements de travail.
Dans la soirée le pape et Balducci viennent voir si la statue est terminée
Il n'y a plus de métal pour alimenter le creuset. Cellini décide de jeter dans le creuset toutes les œuvres d'art entreposées de n'importe quel métal
Le métal fondu remplit le moule et la coulée est réussie.
Le pape pardonne à Cellini. Teresa et Cellini sont réunis.
L'opéra se termine par des éloges pour les orfèvres.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Benvenuto Cellini .Sculpteur, orfèvre florentin (ténor)
  • Balducci. Trésorier du pape (baryton)
  • Teresa.Fille de Balducci (soprano)
  • Fieramosca. Sculpteur romain au service du pape (baryton)
  • Pape Clément VII. (basse)
  • Ascanio.Apprenti de confiance de Cellini (mezzo-soprano)
  • Pompeo.Spadassin au service de Fiermosca (baryton)
  • Francesco .Artisan au service de Cellini (ténor)
  • Bernardino.Artisan au service de Cellini (basse)
  • Ouvriers,foule du carnaval..

Autour de l'opéra[modifier | modifier le code]

  • A la création la censure parisienne refuse qu'un pape apparaisse sur scène. Berlioz le remplace par le cardinal Salviati. Le personnage de Clément VII n'apparaîtra qu'à compter de 1966.
  • Berlioz composa Le Carnaval romain à partir de deux thèmes extraits du premier acte de Benvenuto Cellini.

Orchestre[modifier | modifier le code]

Instrumentation de Benvenuto Cellini
Orchestre
Bois
2 flûtes (la 2e joue aussi la petite flûte), 2 hautbois (le 2nd joue aussi le cor anglais),

2 clarinettes (la 1re joue aussi la clarinette basse), 4 bassons

Cuivres
4 Cors, 2 Trompettes , 2 cornets à pistons,

3 trombones, 1 tuba

Percussions
4 harpes,

4 timbales, cymbales, tambour de Basque, triangle,

tambour militaire, enclumes, grosse caisse, Tam-Tam

Cordes
premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses
Musique de scène
Cuivres
2 Trompettes,
Percussions
cymbales, tambours de Basque,
Cordes
2 guitares

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Piatier, Benvenuto Cellini de Berlioz ou Le mythe de l'artiste, Paris, Aubier, coll. « Les grands opéras »,‎ 1979 (ISBN 2-7007-0160-7),
  • Henri Buguet, Foyers et Coulisses, histoire anecdotique des théâtres de Paris, Tresse éditeur, Paris, 1875, tome 3, p. 298-299.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Site Hector Berlioz.[1]
  • Visionnage sur Mezzo en octobre 2013 de la production du Festival de Salzbourg de 2007

Lien externe[modifier | modifier le code]