Franco Bonisolli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Franco Bonisolli (Rovereto, 25 mai 1938 - Vienne, 30 octobre 2003) était un ténor italien, particulièrement associé aux rôles héroïques du répertoire italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Franco Bonisolli étudie le chant avec Alfredo Lattaro. Après avoir gagné un concours de chant, il débute à Spolète en 1962, en Ruggiero de La Rondine. Aussitôt invité sur toutes les scènes d'Italie, il parait d'abord dans le répertoire lyrique (Rigoletto, La Traviata, La Bohème, Les contes d'Hoffmann, etc).

Il participe à d'importantes reprises, notamment La donna del lago, aux côtés de Montserrat Caballé, et Le siège de Corinthe, aux côtés de Beverly Sills, et crée des œuvres comtemporaines La lampada di Alidino de Nino Rota, et Luisilla de Franco Mannino. Le 19 janvier 1964, il chante Alfredo dans la Travita de Verdi au théâtre de la Monnaie à Bruxelles en compagnie de Franca Fabbri (soprano) Sylvia Anderson (mezzo-soprano) Lucienne Buelinckx (soprrano) Raymont Wolansky (Baryton) Jean-jacques Schreurs (ténor) Michel Ferrer (baryton) Jules Bastin (Bass) Armand Battel (Bass) et mis en scène par Thierry Bosquet. En 1968, il chante Alfredo dans une version cinématographique de La Traviata, aux côtés d'Anna Moffo et Gino Bechi.

Il entame une carrière internationale au début des années 1970, parraissant à Vienne, Salzbourg, Paris, New York, etc. Il aborde également des rôles plus lourds tels Manrico, Radames, Cavaradossi, Calaf, etc.

Doté de moyens vocaux exceptionnels, avec un registre aigu éclatant, mais chanteur quelque peu indiscipliné, sa conduite excentrique sur scène et hors scène lui a valu le surnom d' « Il pazzo » (Le fou).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Harold Rosenthal, John Warrack, Roland Mancini et Jean-Jacques Rouveroux, Guide de l'opéra, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique »,‎ 1995 (ISBN 978-2-2135-9567-2)