Antigny (Vienne)
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| Antigny | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Poitou-Charentes | |
| Département | Vienne | |
| Arrondissement | Montmorillon | |
| Canton | Saint-Savin | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Montmorillonnais | |
| Maire Mandat |
Pascale Dagonat 2008-2014 |
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| Code postal | 86310 | |
| Code commune | 86006 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Antignois[1] | |
| Population municipale |
604 hab. (2010) | |
| Densité | 14 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 75 m – Max. 148 m | |
| Superficie | 43,93 km2 | |
| Localisation | ||
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Antigny est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Antigny est un petit village situé à 4 kilomètres au sud de Saint-Savin-sur-Gartempe. Son territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe.
Communes limitrophes [modifier]
Économie [modifier]
Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[2], il n'y a plus que 20 exploitations agricoles en 2010 contre 34 en 2000.
Les surfaces agricoles utilisées sont passées de 3 436 hectares en 2000 à 3 379,49 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement avec un peu d'orge et de maïs), 7 % pour le fourrage, 35 % pour les oléagineux (colza et tournesol) et 3 % reste en herbes.
L'élevage concerne surtout les bovins en 2010 (804 têtes en 2010 contre 513 en 2000) sur 4 exploitations. L'élevage d'ovins très dominant en 2000 (1 025 têtes) sur 12 exploitations a presque disparus en 2010:136 têtes sur 4 exploitations. Il n'y plus d'élevage de volailles (225 têtes sur 9 exploitations en 2000).
Histoire [modifier]
Sur la commune s’est développé un vicus, agglomération rurale gallo-romaine, au lieu-dit Gué de Sceaux (la graphie « gué de Sciaux » correspond à la prononciation patoisante), sur la voie romaine de Bourges (Avaricum) à Poitiers (Lemonum)[3].
Il était doté d’un petit théâtre romain de plan polygonal[4].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 604 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
La densité de population de la commune est de 14 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).
Lieux et monuments [modifier]
Grotte du Taillis des Coteaux [modifier]
Découverte en décembre 1998 et fouillée depuis septembre 2000, cette grotte est presque entièrement comblée de sédiment, si bien que son exploration complète n'est pas encore terminée. Dans l'état actuel des explorations, nous savons qu'elle s'enfonce de plus de 40 mètres dans la falaise... et probablement plus encore.
D'un point de vue archéologique, cette grotte renferme une des plus longues séquences chronologiques du Paléolithique supérieur actuellement en fouille en France : depuis l'Aurignacien (environ 30 000 ans) jusqu'au Magdalénien moyen (vers 14 000 ans), en passant par le Gravettien (entre 22 et 25 000 ans), le Solutréen (autour de 20 000 ans), le Badegoulien (18 000 ans) et le Magdalénien inférieur (vers 17 000 ans). Les niveaux archéologiques qui se succèdent dans l'entrée de cette cavité témoignent des passages successifs et plus ou moins réguliers des différents peuples chasseurs de renne qui occupaient les vastes territoires de l'ouest de l'Europe. Outre de nombreux silex taillés, ces niveaux archéologiques livrent les restes des différents animaux chassés (renne, cheval, bison...) et pêchés (ombre, saumon, truite...) ainsi que des éléments de parures (en coquillage ou en os travaillé).
Actuellement, la grotte du Taillis des Coteaux est protégée par un bâtiment fermé. Située sur une propriété privée, et pour des questions de préservation, son accès est restreint aux chercheurs. Sa fouille méthodique se poursuit avec une équipe scientifique composée d'une vingtaine de chercheurs de tous horizons (université, CNRS, Ministère de la Culture, secteur privé) et les résultats de leurs recherches sont régulièrement publiés.
Église Notre-Dame [modifier]
- L'église Notre-Dame[8]
- elle est de type romane avec un chœur gothique et date du XIe siècle. Elle est entourée de dalles funéraires. L'auvent du mur sud abrite des sarcophages mérovingiens. Son clocher est carré et couvert d'une flèche octogonale en pierre dont les arêtes sont ornées de fleurons. La nef est recouverte d'une voûte en chêne. Son mur Nord est orné de fresques du XIVe siècle qui n'ont été dégagées qu'en 1991.
- La chapelle Sainte-Catherine
- Elle a été ajoutée au XVe siècle. Par son testament du 14 novembre 1421, Renaud de Montléon, écuyer, seigneur de Boismorand, décidait la construction d'une chapelle à la droite du chœur de l'église Notre-Dame. La chapelle est voûtée d'un simple berceau brisé sans bandeau. La partie orientale de la chapelle, dans le sol de laquelle est encastrée un autel, a longtemps servi de sacristie. La chapelle a retrouvé son volume original en 1985 par la suppression du mur qui la partageait en deux. Elle a été décorée de peintures murales au temps de Jean de Moussy, seigneur de Boismorand et de la Contour (circa 1430-1510). De technique assez fruste, ces peintures rappellent par bien des éléments la peinture populaire : faible nombre de couleurs, facture peu élaborée du dessin.
- Sur le mur Est de la chapelle
- au dessus d'une large baie est représenté un Christ en majesté dans une mandorle. Il est entouré des quatre Evangélistes, figurés par leur symbole traditionnel dans la peinture et la sculpture : l'homme pour Saint Matthieu, l'aigle pour Saint Jean, le lion pour Saint Marc et le taureau pour Saint Luc. Au-dessus de l'emplacement de l'autel, on distingue encore le Christ en croix entouré de la Vierge et de Saint Jean ainsi que de deux autres personnages, dont l'un pourrait être un évêque.
- Sur le mur Sud
- 13 scènes sur trois niveaux sont représentées (de la droite vers la gauche et de haut vers le bas) : l'Annonciation,la Nativité, l'Annonce aux bergers, l'Adoration des Mages, le massacre des Innocents, Saint Sébastien (représenté ici comme un personnage tirant à l'arc et non un personnage percé de flèches, comme la représentation traditionnelle), les armes des Moussy, la Cène, l'Arrestation de Jésus, le Christ outragé, la Flagellation, Jésus devant Ponce Pilate, la mise au tombeau.
- Sur le mur nord
- 5 scènes : Le Dit des trois morts et des trois vifs (Trois élégants jeunes seigneurs à cheval vont à la chasse avec leurs chiens et leur faucon. Ils sont arrêtés à une croix de cimetière par trois morts aux squelettes grouillants de vers qui leur rappellent combien la vie est brève et les invitent à se préoccuper de leur salut. Cette scène annonce les danses macabres que l'on peut trouver dans une trentaine de peintures murales de la fin du XVe siècle, et les Vanités des XVIe et XVIIe siècle ), le Couronnement d'épines, le Portement de la croix, le Jugement Dernier, la Crucifixion (Jésus est ici représenté sans la couronne d'épines, a les bras horizontaux et le visage paisible. C'est plus une présentation "romane" que gothique qui souligne, d'habitude, la douleur et le tourment des derniers moments du Sauveur)
Une inscription concernant René d’Alougny[9], sieur de Boismorand est peinte sur la cage d’escalier du clocher:
IN HONOREM SANCTISSIMAE TRIADIS, SACRA
TISSIMAE VIRGINIS DEIPARAE, BEATISSIMAE
VIRGINIS ET MARTIRIS CATHARINAE CAETER
ORUMQUE SANCTORUM. RENATUS D’ALOU
GNI EQUES TORQUATUS AC DOMINUS
UTRIUSQUE BOISMORANT. SACELLUM HOC
RESTAURARI MISSAMQ(ue) IN EO QUALIBET
HEBDOMADA CELEBRARE CURAVIT ANNO
DOMINI 1642. AETATIS VERO SUAE.
Tradutcion: En l’honneur de la très sainte Trinité, de la très sacrée Vierge Mère de Dieu, de la très bienheureuse Catherine, vierge et martyre et de tous les autres saints ; René d’Alougny, chevalier décoré et seigneur des deux Boismorant, a fait restaurer ce petit sanctuaire et célébrer une messe toutes les semaines en l’an du Seigneur 1642 et à l’âge de...
René d’Alougny eut deux frères, Guy d’Alougny, chevalier de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem et Charles d’Alougny, capitaine au régiment de Lorraine. Un autre d’Alougny devint maréchal de France sous Louis XIV.
La construction celebrare curavit est assez libre. Le latin classique voudrait : missam curavit faciendam (cf Caesar curavit pontem faciendum).
L'église a été classée comme Monument Historique en 1913.
- Illustration filmée : Émission "La Carte Au Trésor" diffusée sur France 3 le 6 juillet 2009
La lanterne des morts [modifier]
Sur la place en face de l'église, se trouve une lanterne des morts datant du XIIe siècle. La place est située sur l'ancien cimetière du village, d'où la présence de ce monument.
La lanterne a conservé son autel. Le fut carré est creux et il est surmonté d'une croix. Une petite ouverture au Nord permet le passage de la lampe qui était hissée au sommet.
Les lanternes des morts ne sont connues que dans le Centre et la Nord de la France.
Les hypothèses les plus diverses ont été émises quant à leur fonction : phare destiné à guider les voyageurs égarés; enseigne indiquant un cimetière, donc un lieu dangereux à éviter; fanal permettant aux morts quittant leurs tombes pour hanter les vivants de retrouver leur cimetière à l'aube ...
Toutefois, il est vraisemblable que les lanternes aient été des fanaux funéraires. Dès l'Antiquité, il était de tradition d'entretenir une flamme auprès des tombes. Cette coutume fut reprise par les premiers chrétiens pour qui la mort n'est qu'un passage de la lumière terrestre vers la lumière céleste. Les tombeaux s'ornèrent de bougies. Elles furent ensuite remplacées par une bougie de pierre, plus solide, résistante aux intempéries : la lanterne des morts.
La lanterne a été classée comme Monument Historique en 1884.
Le musée archéologique [modifier]
Il présente des vestiges d'architecture gallo-romaine provenant du site du Gué de Sciaux. Un fronton d'un petit temple classique dédié à un héros romain a été reconstitué grandeur nature. On peut, aussi, y voir une belle tête du dieu Mercure. A l'étage du musée, le chauffage sur hypocauste fait l'objet d'une présentation didactique.
Le musée du Gué de Sciaux [modifier]
Il a accueilli 830 visiteurs en 2003.
Le château de Boismorand [modifier]
C'est un château du XVe siècle. Les peintures murales de l'oratoire ont été classées en 1862 et 1913. Les ailes des communs et les jardins avec leurs fabriques sont inscrits comme Monuments Historiques depuis 1994, les loges en totalités, la tour et le mur d'enceinte depuis 2002.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
- Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
- Christian Richard, « Fanum gaulois et temple romain au vicus du gué de Sciaux, en Poitou », Archeologia, 1988, no 231, p 48-53
- Voir Christian Richard,« Le théâtre d'Antigny », in Dossiers d'Archéologie n° 134, janvier 1989, Les théâtres de la Gaule romaine, p 80-81
- Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Base Mérimée : Église Notre-Dame
- Jarry J. (2011), Inscriptions latines et étrangères du Poitou, tome II, éd. ADANE
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Sur Antigny
- Antigny sur le site de l'Insee
