Jouhet

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Jouhet
Image illustrative de l'article Jouhet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorillonnais
Maire
Mandat
Annie Brugier-Thoreau
2014-2020
Code postal 86500
Code commune 86117
Démographie
Population
municipale
506 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 29′ 31″ N 0° 50′ 24″ E / 46.4919444444, 0.8446° 29′ 31″ Nord 0° 50′ 24″ Est / 46.4919444444, 0.84  
Altitude Min. 78 m – Max. 153 m
Superficie 25,53 km2
Localisation

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Jouhet est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune, le village de Rillé était au cours de la Seconde Guerre mondiale le centre d'un maquis polonais appartenant au réseau Monica. Ce maquis fut actif notamment en 1944 et reçut, à la ferme du Pouillotté, plusieurs parachutages (équipements radio, armes, munitions). En juin 1944, quelques jours après de débarquement de Normandie, plusieurs membres du SOE furent parachutés acheminant notamment des fonds et des instructions[1] .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1830 1873 François Helion    
1er juin 1873   Narcisse Maréchal    
21 janvier 1878   Bernard Ernest    
3 janvier 1881   de Moussy Gustave    
3 octobre 1909   Mazereau Louis    
10 décembre 1919   Tabuteau Baptiste    
19 mai 1929   Guigner Narcisse    
3 mai 1953   Gaillard Joseph    
1er mars 1971   Guigner René    
mars 2001 en cours (2008) Jacques Bouloux    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 506 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720 626 753 659 682 727 632 690 732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
738 735 719 710 736 711 745 724 675
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
698 684 690 611 581 573 567 580 539
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
470 462 418 480 476 452 501 508 506
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 20 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[5], il n'y a plus que 24 exploitations agricoles en 2010 contre 25 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté et sont passées de 2 560 hectares en 2000 à 2 610 hectares en 2010[5]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[6].

43 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre pour 60 % mais aussi orges et maïs), 20 % pour les oléagineux (colza et tournesol à part égale) , 20% pour le fourrage et 7 % reste en herbes. En 2000,3 hectares étaient consacrés à la vigne[5].

6 exploitations en 2010 (contre 8 en 2000) abritent un élevage de bovins (367 têtes en 2010 contre 506 têtes en 2000). 8 exploitations en 2010 (contre 10 en 2000) abritent un élevage d'ovins (2 907 têtes en 2010 contre 3 320 têtes en 2000)[5].Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[7]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300 [8]. L'élevage de volailles a disparu en 2010 (872 têtes sur 7 fermes en 2000)[5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale est une ancienne chapelle funéraire. Elle a été classée comme Monument Historique en 1908. Elle date du XVe siècle. Elle conserve des peintures du XVIe siècle. Au-dessus de l'autel, le Christ en Majesté est entouré d'anges et des symboles des Évangélistes. Sur le mur de droite, les peintures représentent l'Enfance du Christ, la Résurrection des morts et l'Adoration des mages. Le mur de gauche offre un Dit des trois morts et des trois vifs, représentation murale montrant trois jeunes gentilshommes interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme. Cette scène annonce les danses macabres que l'on peut trouver dans une trentaine de peintures murales de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle ainsi que les Vanités des XVIe et XVIIe siècles. Ce mur est aussi décoré par une représentation de la création d'Adam et d’Ève. De part et d'autre de la porte, les donateurs, Jean de Moussy et sa femme, seigneur de Boismorand ont été peints.
  • L'église Notre-Dame. Citée dès 1093, le prieuré Notre-Dame dépendait alors de l' abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe. C'est un édifice haut et rectangulaire. Il est flanqué d'un clocher carré hors d’œuvre. Le chevet est plat. Il est percé de trois baies qui éclairent abondamment l'église comme dans de nombreuses églises du pays de Montmorillon sous l'influence de l'architecture limousine. La nef est voutée en berceau brisé, tandis que le chœur a reçu une croisée d'ogives de style angevin. À l'intérieur, une colonnette engagée dans le mur sud reçoit la retombée de l'arc doubleau séparant la nef du chœur. Elle est tronquée à hauteur d'homme et un culot sculpté la soutient. Une tête grotesque aux yeux exorbités tire la langue. C'est - peut être - un symbole du mensonge.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les brandes de la Pierre Là sont classées comme zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elles sont situées dans l’angle sud-oriental du département de la Vienne.

Les brandes forment un vaste ensemble de milieux et de paysages caractéristiques et constituent une mosaïque d’habitats semi-naturels hérités de pratiques agricoles, sylvicole et pastorales ancestrales. Les landes étaient, autrefois entretenues par des incendies réguliers et des mares étaient creusées pour permettre le développement de prairies maigres et ainsi permettre l’élevage ovin. Ces milieux originaux ont subi depuis des décennies des altérations irréversibles qui font craindre leur disparition à brève échéance :

  • disparition des landes par un défrichement systématique afin de favoriser une mise en culture,
  • embroussaillement par dynamique naturelle de reconstitution de la forêt d’origine avec la cessation des pratiques ancestrales de gestion (pâturage, incendies) et le dépeuplement des campagnes.
  • destruction des zones humides ou tourbeux par le drainage ou la création de plans d’eau de loisirs,
  • développement d’une sylviculture plus ou moins intensive qui se caractérise par l’ introduction d’essences exotiques telles que le chêne rouge d’Amérique, ou des résineux,
  • création d’enclos à gibier

Les milieux aquatiques subissent également des pressions plus ou moins fortes : épandage d’engrais pour les besoins de la pisciculture, prolifération des ragondins qui détruisent les roselières épuratrices de l’eau, densités trop élevées de poissons fouisseurs, mise en culture du fond des étangs lors de leur assec traditionnel.

Malgré tous ces facteurs d’évolution alarmants sur l’avenir des brandes, les brandes de la Pierre Là sont encore un conservatoire d’espèces rares et fragiles : 16 végétaux sont protégés ainsi que 15 espèces d’oiseaux.

La lande abrite la Bruyère à balais et l’Ajonc nain. D’autres habitats plus ponctuels tels que les dépressions tourbeuses cache le Rhynchospore. Les mares et les étangs sont favorables au Flûteau nageant. D’autres végétaux trouvent refuges dans ces milieux :

Les prairies maigres qui relient entre eux les divers noyaux de landes sont d’une grande importance pour l’avifaune : c’est là que nichent en effet plusieurs limicoles menacés que chassent diverses espèces de rapaces nichant dans les landes. Elles accueillent le cortège complet des oiseaux typiques de ce milieu en région centre-atlantique. Le promeneur attentif et silencieux pourra ainsi observer :

Les brandes de la Pierre Là sont aussi un repère pour deux espèces protégés d’amphibiens: le Crapaud calamite et la Rainette verte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'opération, montée par la 6e Section de l'état major général polonais, est documentée sous le nom de code Operation Dewsbury dans les archives militaires polonaises conservées au Royaume-Uni, à la base de RAF de Northolt.
  2. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. a, b, c, d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  6. Agreste – Enquête Structure 2007
  7. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  8. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne