Dire Dawa
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| Dire Dawa ድሬ ዳዋ (am) |
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Gare du chemin de fer djibouto-éthiopien à Dire Dawa en 2006 |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Dire Dawa | |
| Woreda | Dire Dawa | |
| Maire | Adem Farah | |
| Démographie | ||
| Population | 607 321 hab. (2008) | |
| Densité | 501 hab./km2 | |
| Population de l'agglomération | 1 274 869 hab. (2008) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 121 300 ha = 1 213 km2 | |
| Localisation | ||
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Dire Dawa est la seconde ville d'Éthiopie par le nombre d'habitants.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La ville est située dans l'est de l'Éthiopie, à 500 km de la capitale Addis-Abeba, à 150 km de la frontière djiboutienne et à 130 km de la frontière somalienne. Elle se trouve à 1 220 m d'altitude, et est traversée par la rivière Dechatu.
Démographie [modifier]
Dire Dawa compte plus de 600 000 habitants recensés en 2008 et près de 1 300 000 sur l'ensemble de l'agglomération.
Histoire [modifier]
Dire Dawa est créé par la compagnie impériale du chemin de fer franco-éthiopien lorsque la ligne parvient aux pieds de la montagne de Harar en décembre 1902. L'endroit a d'abord été appelé Addis Harar, avant de devenir Dire Dawa.
Créée par les Français, c'est la seule ville d'Éthiopie dont la structure urbaine présente les caractéristiques d'une cité coloniale, avec un espace urbain ségrégué entre une « ville européenne » – Gezira – et un « village indigène » – Magala –, séparées par l’oued Dechatu[1].
Dire Dawa est le terminus de la ligne ferroviaire en provenance de Djibouti jusqu'en 1912, ce qui explique sa tradition industrielle.
Cette ville a un passé francophone : près de 3 000 Français y résidaient jusqu'en 1974. Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh y est né en 1947.
Après la chute du Derg en 1991, et la mis en œuvre d'un « fédéralisme ethnique » en Éthiopie, Dire Dawa a été incluse dans l'État Oromyaa, puis elle est devenue une « ville fédérale » en 1996, sans doute en lien avec la diversité des « nationalités » qui s'y trouvent[2].
Notes et références [modifier]
- Shiferaw Bekele, «The jewels of the railway. Dire Dawa, 1902 to 1926», in Symposium on the Centenary of Addis Abeba, Addis Abeba, 1986, vol. 2, pp. 131-166
- Osmond (Thomas), « Jeux de pouvoir et référents identitaires. Quel statut institutionnel pour Dire Dawa? », Politique africaine, n° 99, octobre 2005, pp. 63-82
Ouvrages [modifier]
- 2012. Un Train en Afrique. African Train. Addis Abeba, Centre Français des Études Éthiopiennes / Shama Books. Texte et photographies : Hugues Fontaine. Édition bilingue français / anglais. Traduction : Yves-Marie Stranger. Postface : Jean-Christophe Belliard. Avec des photographies de Matthieu Germain Lambert et Pierre Javelot. (ISBN 978–99944–867–1–7). [1]