Dire Dawa

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Dire Dawa
ድሬ ዳዋ (am)
Gare du chemin de fer djibouto-éthiopien à Dire Dawa en 2006
Gare du chemin de fer djibouto-éthiopien à Dire Dawa en 2006
Administration
Pays Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie
Région Dire Dawa
Provinces historique Hararghe
Zone administrative Dire Dawa
Woreda Dire Dawa
Maire Adem Farah
Démographie
Population 607 321 hab. (2008)
Densité 501 hab./km2
Population de l'agglomération 1 274 869 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 9° 36′ 00″ N 41° 52′ 00″ E / 9.6, 41.8666679° 36′ 00″ Nord 41° 52′ 00″ Est / 9.6, 41.866667  
Superficie 121 300 ha = 1 213 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Éthiopie

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City locator 14.svg
Dire Dawa

Géolocalisation sur la carte : Éthiopie

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City locator 14.svg
Dire Dawa

Dire Dawa (ድሬ ዳዋ)[1], écrit parfois Dire Daoua dans des textes français[2],[3], est une « ville fédérale » d'Éthiopie, la seconde agglomération du pays par le nombre d'habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située dans l'est de l'Éthiopie, à 500 km de la capitale Addis-Abeba, à 150 km de la frontière djiboutienne et à 130 km de la frontière somalienne. Elle se trouve à 1 220 m d'altitude, et est traversée par la rivière Dechatu.

Démographie[modifier | modifier le code]

Dire Dawa compte plus de 600 000 habitants recensés en 2008 et près de 1 300 000 sur l'ensemble de l'agglomération. En 1994, elle avait 296 000 habitants.

Selon l'institut éthiopien de statistiques (CSA), 22% de la population est sans emploi en 2006[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Créée par les Français, c'est la seule ville d'Éthiopie dont la structure urbaine semble présenter les caractéristiques paradigmatiques d'une cité coloniale[5], avec un espace urbain ségrégué entre une « ville européenne » – Gezira – et un « village indigène » – Magala –, séparés par l’oued Dechatu[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Photo historique du chemin de fer franco-éthiopien à Dire Dawa

La ville de Dire Dawa est créée par la compagnie impériale du chemin de fer franco-éthiopien lorsque la ligne parvient aux pieds de la montagne de Harar en décembre 1902. L'endroit a d'abord été appelé Addis Harar, avant de devenir Dire Dawa ou Diré Daoua.

Dire Dawa est le terminus de la ligne ferroviaire en provenance de Djibouti jusqu'en 1912. C'est là que furent installé les ateliers de réparation et d'entretien du chemin de fer, ce qui explique la présence d'une industrie et d'ouvriers qualifiés très tôt.

À l'origine, la ville est gérée par la compagnie ferroviaire, qui aménage l'espace,fixe des règles d'urbanisme, installe une alimentation en eau et prélève les impôts[7],[6]. Une administration éthiopienne se met petit à petit en place après la Première Guerre mondiale. Entre 1936 et 1941, la ville est administrée par les Italiens, puis par les Britanniques jusqu'en 1946[8].

Ce passé francophone explique que près de 3 000 Français y résidaient jusqu'en 1974. Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh y est né en 1947.

Après la chute du Derg en 1991, et la mise en œuvre d'un « fédéralisme ethnique » en Éthiopie, Dire Dawa a été incluse dans l'État Oromyaa, puis elle est devenue une « ville fédérale » en 1996, sans doute en lien avec la diversité des « nationalités » qui s'y trouvent[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la bibliographie.
  2. « Informations pratiques », sur le site web de l'Ambassade de France en Éthiopie,‎ 17 avril 2012 (consulté le 16 août 2014) : « Alliance éthio-française de Dire Daoua »
  3. Par exemple : Tholomier (Robert), A Djibouti, avec les Afars et les Issas, Cagnes-sur-mer, auto-édité (sous le pseudonyme de Robert Saint-Véran), 1977, p. 37.
  4. Bezuneh Tamru, 2012, p. 361.
  5. Helène Blais, «Reconfigurations territoriales et histoires urbaines. L’emprise spatiale des sociétés coloniales», in Pierre Singaravélou, dir., Les empires coloniaux, Paris, Point, 2013, p. 169-214, discute ce paradigme rêvé qui n'a jamais été appliqué.
  6. a et b Shiferaw Bekele, 1986.
  7. Imbert-Vier (Simon), Tracer des frontières à Djibouti. Des territoires et des hommes aux XIXe et XXe siècles, Paris, Karthala, 2011, p. 115-117.
  8. Getahun Mesfin Haile, «Yä-Ingiliz Gizé or British Paramountcy in Dire Dawa (Ethiopia), 1941–1946: Notes toward a History», Northeast African Studies, vol. 9, n° 2, 2002, p. 47-82.
  9. Osmond, 2005

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Bezunesh Tamru, Villes et territoires en Éthiopie, Paris, L'Harmattan, 2012, 439 p.
  • Fontaine (Hugues), Un Train en Afrique. African Train. Addis Abeba, Centre français des études éhiopiennes, Shama Books, 2012 (ISBN 978–99944–867–1–7[à vérifier : ISBN invalide]). [1].
  • Osmond (Thomas), « Jeux de pouvoir et référents identitaires. Quel statut institutionnel pour Dire Dawa? », Politique africaine, n° 99, octobre 2005, pp. 63-82, en ligne.
  • Shiferaw Bekele, «The jewels of the railway. Dire Dawa, 1902 to 1926», in Symposium on the Centenary of Addis Abeba, Addis Abeba, 1986, vol. 2, pp. 131-166.