Malachite (couleur)

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Malachite est un nom de couleur en usage dans la décoration et la habillement, en référence à une pierre ornementale, la malachite, d'un vert ou bleu veiné de diverses nuances.

La Malachite, un carbonate de cuivre, sert elle-même à la fabrication d'un pigment, référencé au Colour Index sous le code PB30, qui englobe aussi l'azurite. Le pigment, un vert-bleu, est plus ou moins vif selon la finesse du broyage. Connue et utilisée depuis l'Égypte ancienne, employée au Moyen Âge pour l'enluminure des manuscrits, les frères Gravenhorst, de Brunswick, l'ont obtenue par synthèse en 1764, après quoi a été connue pendant quelque temps comme vert de Brunswick. Ce pigment a été aussi parfois appelé vert sapin (PRV3). En 1855, Lefort indique comme synonymes vert de montagne, vert de Brême et vert de Hongrie[1]. Ce pigment, d'une fixité médiocre, n'est plus employé.

Le vert malachite est aussi un nom commercial du pigment PG1, qui est un colorant organique (triphénylméthane) et du pigment PG4 (diméthylaniline).

Couleur de la mode depuis 1853[2], la couleur se détache de celles des pigments.

Au XIXe siècle, Michel-Eugène Chevreul a entrepris de repérer les couleurs les unes par rapport aux autres et par rapport aux raies de Fraunhofer. Le malachite figure dans l'index des « Noms de couleur le plus fréquemment usités dans la conversation et dans les livres », et il le cote 3 vert du 6 au 8 ton [3].

Le Répertoire de couleurs de la Société des Chrysanthémistes donne quatre tons d'un Vert malachite, défini comme « couleur d'ensemble la plus ordinaire des pierres de malachite », et donne comme synonyme Cendre verte[4] et vert diamant[5].

Dans les nuanciers contemporains, on trouve, en peinture pour la décoration malachite[6] ; en fil à coudre 564 vert malachite clair et 562 malachite [7] ; en crayons de couleur 180 vert malachite et 181 vert malachite clair[8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François-Léonor Mérimée, De la peinture à l'huile, ou Des procédés matériels employés dans ce genre de peinture, depuis Hubert et Jean Van-Eyck jusqu'à nos jours, Paris, Mme Huzard,‎ (lire en ligne), p. 186
  • Jules Lefort, Chimie des couleurs pour la peinture à l'eau et à l'huile : comprenant l'historique, la synonymie, les propriétés physiques et chimiques, la préparation, les variétés, les falsifications, l'action toxique et l'emploi des couleurs anciennes et nouvelles, Paris, Masson,‎ (lire en ligne).
  • Jean Petit, Jacques Roire et Henri Valot, Encyclopédie de la peinture : formuler, fabriquer, appliquer, t. 3, Puteaux, EREC,‎ , p. 76-77

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lefort 1855, p. 313.
  2. Vicomtesse de Renneville, « Physiologie de la toilette », La Sylphide,‎ , p. 222 (lire en ligne)
  3. Michel-Eugène Chevreul, « Moyen de nommer et de définir les couleurs », Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, t. 33,‎ , p. 134 (lire en ligne). Les tables p. 39 et 48 permettent de calculer une longueur d'onde dominante de 500,6 nanomètres. Le ton représente la clarté, 0 ton est blanc et 21 ton est noir et l'échelle est visuellement régulière. La couleur 3 vert la plus pure est 14 ton, les tons plus clairs sont lavés de blanc. Avec ces données, les fonctions colorimétriques CIE XYZ permettent de calculer les coordonnées trichromatiques de la lumière monochromatique. On ajoute du blanc D55, correspondant aux conditions d'éclairage par soleil direct de Chevreul. Ces coordonnées peuvent être transformées en valeurs sRGB. On calcule le 3 vert le plus pur qui puisse être représenté à l'écrant pour le 14 ton, puis on augmente la clarté avec la même chromaticité pour atteindre les 8, 7 et 6 ton.
  4. « La cendre verte est un mélange de sulfate et d'arsénite de cuivre. Cette couleur a été découverte en voulant imiter la malachite (…) », indique Lefort 1855, p. 318.
  5. Henri Dauthenay, Répertoire de couleurs pour aider à la détermination des couleurs des fleurs, des feuillages et des fruits : publié par la Société française des chrysanthémistes et René Oberthür ; avec la collaboration principale de Henri Dauthenay, et celle de MM. Julien Mouillefert, C. Harman Payne, Max Leichtlin, N. Severi et Miguel Cortès, vol. 2, Paris, Librairie horticole,‎ (lire en ligne), p. 258.
  6. « Nuancier Tollens particuliers », sur tollens-particuliers.com.
  7. « Nuancier DMC numéros et noms », sur sd-g1.archive-host.com.
  8. « Nuancier général web », sur carandache.com.