Vert de vessie

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Le vert de vessie, anciennement appelé vert de nerprun, est un vert-jaune terne, très utilisé à l'aquarelle, dans les paysages notamment. Ce nom de couleur est en usage principalement dans le domaine des beaux-arts.

Dans les nuanciers des marchands de couleurs, on trouve 568 vert de vessie[1], 623 vert de vessie[2], 819 vert de vessie[3] 599 vert de vessie[4].


Pigment historique[modifier | modifier le code]

L'expression vert de vessie est attestée en français en 1775[5].

À l'origine, le vert de vessie ou vert de nerprun (NG2) était un pigment naturel, à base de colorant d'origine végétale extrait des baies de nerprun purgatif ou du nerprun alaterne.

La baie était concassée et mise à fermenter au soleil puis le jus exprimé et additionné d'un liant (gomme arabique) puis coulé dans des vessies de porc ou de bœuf. La couleur était alors suspendue dans la cheminée à l'abri de la lumière, afin d'achever de se concentrer.

Malheureusement, il n'était pas très permanent. Traité à l'alun, il avait une meilleure solidité, sans atteindre celle qu'on attend des pigments modernes (PRV2).

Pigment moderne[modifier | modifier le code]

Le vert de vessie est fabriqué artificiellement, par mélange d’un jaune doré ou brunâtre (PO49, PY117, PY150) avec un vert phtalocyanine (PG7 ou PG36).

Les vert-de-vessie du commerce se confondent souvent avec le vert de Hooker et le vert permanent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Dauthenay, Répertoire de couleurs pour aider à la détermination des couleurs des fleurs, des feuillages et des fruits : publié par la Société française des chrysanthémistes et René Oberthür ; avec la collaboration principale de Henri Dauthenay, et celle de MM. Julien Mouillefert, C. Harman Payne, Max Leichtlin, N. Severi et Miguel Cortès, vol. 2, Paris, Librairie horticole,‎ 1905 (lire en ligne), p. 280.
  • Jean Petit, Jacques Roire et Henri Valot, Encyclopédie de la peinture : formuler, fabriquer, appliquer, t. 2, Puteaux, EREC,‎ 2001, p. 123-124.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Guide de la peinture à l'huile », sur lefranc-bourgeois.com.
  2. PY 150, PG7 ; « Nuancier aquarelle », sur rembrandt.royaltalens.com.
  3. PB29, PY153, « Nuancier Aquarelle Extra-Fine », sur magasinsennelier.com.
  4. (en) sap green, PY110 (Isoindolinone), PB15 (phthalocyanine de cuivre) « Artists' Oil Colour », sur winsornewton.com.
  5. Jacques-Christophe Valmont de Bomare, Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle, t. 6, Paris, Brunet,‎ 1775 (lire en ligne).