Glauque

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Glauque

Composante
RVB (r, v, b) (100, 155, 136)
Triplet hexa. 649B88
CMJN (c, m, j, n) (35 %, 0 %, 12 %, 39 %)
TSL (t, s, l) (159°, 22 %, 50 %)

Glauque, du grec γλαυκός [glaukos] (« vert pâle ») par l'intermédiaire du latin glaucus, désigne une couleur qui fait partie du champ chromatique vert.

Nuances : vert blanchâtre ou bleuâtre de l’eau stagnante, un vert glauque. Les feuilles de la capucine sont glauques.

Couleur[modifier | modifier le code]

Du latin glaucus et du grec glaukos, qui n'a pas, à l’origine, une valeur péjorative : se dit de ce qui est à la fois clair et brillant, la mer, la lune ou des yeux bleu clair. Dans l'Iliade et l'Odyssée, Athéna est qualifiée comme étant Théa Glaukopis Athéné, que l'on traduit par : Athéna, la déesse aux yeux glauques, ou aux yeux pers.

Adjectif, usité depuis le XIIe siècle, signifiant en ancien provençal : qui est d'un vert ou bleu pâle, presque gris qui rappelle la couleur de l’eau de mer avant une tempête.

« La mer nous regardait de son œil tendre et glauque », Guillaume Apollinaire.

Au XVIe siècle, une réfection du terme glauke ajoute des éléments à cette définition. Par extension, se dit de ce qui est sans éclat, terne. Une lumière glauque.

Terme familier[modifier | modifier le code]

Depuis le milieu des années 1980[réf. nécessaire], le mot glauque est utilisé familièrement comme adjectif afin de qualifier quelque chose de sinistre, d'étrange, qui inspire un sentiment désagréable, un malaise, provoqué par une ambiance lugubre ou sordide, ou encore pour décrire le scénario d'une histoire d'amour un peu trop idéale[réf. nécessaire].

Exemple : « Pour moi, l'amour, ce sont des alcôves et le trouble des interdits. L'amour doit être quelque chose de glauque et de caché. Caché des autres. »[1] « J'ai trouvé que ce film avait une atmosphère très sombre et très glauque »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pensées, provocs et autres volutes, Serge Gainsbourg

Sources[modifier | modifier le code]

Définition composée à partir de :

  • Dictionnaire de l’Académie française, neuvième édition, 1992
  • Petit Larousse, 1999
  • Bibliorom Larousse, édition 1996
  • Robert historique de la langue française, direction Alain Rey, 1998

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annie Mollard-Desfour, Le Vert. Dictionnaire de la couleur. Mots et expressions d'aujourd'hui (XXe-XXIe siècles), CNRS Éditions, coll. CNRS Dictionnaires, Paris, 2012. ISBN 978-227107095-1, préface de Patrick Blanc.

Le Grand Meaulnes, roman par Alain-Fournier : « D’autres brusquement, tandis que M. Seurel tournant le dos continuait la dictée en marchant du bureau à la fenêtre, fermaient un œil et se collaient sur l’autre la vue glauque et trouée de Notre-Dame de Paris. »

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Théorie de l'Esthétique du Glauque, Master Arts et Recherche, Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, mika, 2007 [1]

Teintes de vert[modifier | modifier le code]