À la claire fontaine

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec le documentaire sur le football, À la Clairefontaine.

À la claire fontaine est une chanson française traditionnelle. Elle vient d'un poème anonyme du XVIIIème siècles.

Il s'agit, d'une chanson en laisse composée de vers hexasyllabiques ou d’alexandrins assonancés en /e/. Très populaire en France, elle l'est aussi au Québec depuis le XVIIIe siècle, où elle était historiquement chantée par les coureurs des bois lors de longs voyages en canot. Cette chanson, premier hymne national de la Nouvelle-France, a connu plus de 500 versions.

Sommaire

Paroles originale supposée du poème anonyme [modifier]

Chanson[1]

En revenant des noces, j’étais bien fatiguée,
Au bord d’une fontaine, je me suis reposée
Et l’eau était si claire, que je m’y suis baignée;
A la feuille du chêne, je me suis essuyée...

Sur la plus haute branche, le rossignol chantait :
Chante, rossignol, chante, toi qui a le cœur gai !
Le mien n’est pas de même, il est bien affligé !
C’est de mon ami Pierre, qui ne veux plus m’aimer,
Pour un bouton de rose, que je lui refusai.

Je voudrais que la rose fût encor au rosier,
Et que mon ami Pierre fût encor à m’aimer.

Paroles de la tradition française (en vers sénaires) [modifier]


À la claire fontaine
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

Fendez le bois,
Chauffez le four,
Dormez la belle il n'est point jour !

Sous les feuilles d'un chêne
Je me suis fait sécher
Sur la plus haute branche
Le rossignol chantait

Fendez le bois,
Chauffez le four,
Dormez la belle il n'est point jour !

Chante, rossignol, chante
Toi qui as le cœur gai
Tu as le cœur à rire
Moi, je l'ai à pleurer

Fendez le bois,
Chauffez le four,
Dormez la belle il n'est point jour !

J'ai perdu mon amie
Sans l'avoir mérité
Pour un bouton de rose
Que je lui refusai...

Fendez le bois,
Chauffez le four,
Dormez la belle il n'est point jour !

Je voudrais que la rose
Fût encore au rosier
Et que le rosier même
Fût encore à planter.


Fendez le bois,
Chauffez le four,
Dormez la belle il n'est point jour !

Notons que selon que c'est un homme ou une femme qui chante, on écrira ami ou amie. Le bouton de rose refusé prend plus de sens quand c'est une femme qui chante, car on peut y voir une métaphore du sexe féminin.

Paroles (sans laisse ni refrain - pour information) [modifier]

À la claire fontaine m’en allant promener
J’ai trouvé l’eau si belle que je m’y suis baigné.
Sous les feuilles d’un chêne, je me suis fait sécher.
Sur la plus haute branche, un rossignol chantait.
Chante, rossignol, chante, toi qui as le cœur gai.
Tu as le cœur à rire… moi je l’ai à pleurer.
J’ai perdu mon amie sans l’avoir mérité,
Pour un bouton de rose que je lui refusai…
Je voudrais que la rose fût encore au rosier,
Et moi et ma maîtresse dans les mêmes amitiés.

Paroles (avec laisse - version chantée) [modifier]

À la claire fontaine
M’en allant promener
J’ai trouvé l’eau si belle
Que je m’y suis baigné

Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierai
   
Sous les feuilles d’un chêne,
Je me suis fait sécher.
Sur la plus haute branche,
Un rossignol chantait.

Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierai

Chante, rossignol, chante,
Toi qui as le cœur gai.
Tu as le cœur à rire…
Moi je l’ai à pleurer.

Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierai.

J'ai perdu mon amie
Sans l'avoir mérité.
Pour un bouquet de roses
Que je lui refusai…

Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierai.

Je voudrais que la rose
Fût encore au rosier,
Et que ma douce amie
Fût encore à m'aimer.

Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierai.

Interprètes [modifier]

La chanson a été interprétée par plusieurs artistes parmi lesquels Nana Mouskouri[2]. Elle est interprétée par le personnage joué par Andrew Moodie dans l'épisode 4 de la saison 1 de Hell on Wheels.

Claude François en a chanté une adaptation, C'est pour vous que je chante, parue en 1979.

Notes et références [modifier]

  1. Pierre Seghers, Le livre d’or de la poésie française des origines à 1940, 1972 
  2. Nouvelles chansons de France / Vieilles chansons de France

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