Veulettes-sur-Mer

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Veulettes-sur-Mer
La falaise à Veulettes : la butte du Catelier
La falaise à Veulettes : la butte du Catelier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Côte d'Albâtre
Maire
Mandat
Françoise Guillot
2014-2020
Code postal 76450
Code commune 76736
Démographie
Population
municipale
290 hab. (2014)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 52″ nord, 0° 35′ 49″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 81 m
Superficie 4,71 km2
Localisation

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Veulettes-sur-Mer

Veulettes-sur-Mer est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Surnommé la « perle du pays de Caux », ce petit village français sur la Manche est également une station balnéaire réputée pour sa plage en arc de cercle, la plus longue du département de Seine-Maritime (près de 2 km). La digue fait l'objet actuellement de travaux de réhabilitation, incluant des matériaux écologiques (bois), s'inscrivant dans le paysage, offrant ainsi à Veulettes une magnifique promenade, accessible aux personnes handicapées, qui ravira à n'en pas douter les promeneurs.

On retrouve des falaises identiques à celles de la ville d'Étretat40 km environ de Veulettes), encerclant la plage. Mais à la différence d'Étretat, la plage de Veulettes s'insère dans une grande vallée sauvage (peu bâtie, voir photo), à l'embouchure de la Durdent. Le Conservatoire du littoral a fait en 2005 l'acquisition de 10 ha de prairies dans cette vallée, protégée et inscrite à l'inventaire supplémentaire des sites depuis plusieurs années. Ce monument naturel de la vallée de la Durdent offre un panorama spectaculaire entre ciel, terre et mer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Veulettes a pris le nom de Veulettes-sur-Mer en 1937. Toutefois, dès 1900, l'abbé Gayraud, curé de la paroisse, indiquait sur la page de garde de son livre Don Gilles, ou le magicien du XIIIe siècle : curé de Veulettes-sur-Mer.

Une ligne de chemin de fer venant de Caudebec-en-Caux et passant par Cany-Barville a été abandonnée en 1914. Station balnéaire très en vogue dans les années 1900, sa belle époque prend fin après la Seconde Guerre mondiale. Mais il reste encore beaucoup de belles villas marquées par l'architecture 1900. Un projet d'implantation d'un parc de 21 éoliennes en mer est actuellement en cours au large de la commune, à environ 7 km du rivage. Ce parc sera le premier parc éolien en mer français.

Veulettes est jumelée avec la ville de Greenock en Écosse depuis 1946. Charles Corruble décida en 1940 de rejoindre l'Angleterre. Sa famille s’installa à Greenock jusqu'en 1944 et dès son retour à Veulettes, elle demanda ce jumelage qui fut le premier parrainage européen.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Veulettes-sur-Mer

Les armes de la commune de Veulettes-sur-Mer se blasonnent ainsi :
d'azur à deux roses d'or rangées en fasce, accompagnées en chef d'un croissant d'argent et en pointe d'un cœur croiseté du même, le tout surmonté d'un lambel aussi d'argent

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1967 Émile Servan-Schreiber   Journaliste et homme de lettres
1967 1983 Denise Brésard (ép. Servan-Schreiber)   Journaliste
1983 1995 Paul de Buyer RPR Industriel
1995 2014[1] Christian Legrand UMP Boulanger retraité
2014[2] en cours
(au 30 avril 2014)
Françoise Guillot   Vice-présidente de la CC de la Côte d'Albâtre (2014 → )

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 290 habitants, en diminution de -8,81 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
442 352 340 432 430 455 447 447 424
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
398 356 336 316 308 313 322 298 305
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
318 324 356 293 326 294 354 392 457
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
439 363 342 369 299 296 308 318 290
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Valéry (XIIe siècle).

Saint-Valéry de Veulettes a été construite au XIIe siècle sous la maîtrise d'œuvre de moines de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen, à qui le Sire de Kanouville aurait fait don du site dès le Xe siècle. Le plan général est la croix latine, avec une nef centrale de 4 travées, un chœur avec abside à 5 pans. Les deux nefs collatérales ont absorbé ultérieurement les bras du transept. Le clocher a comme assise la dernière travée de la nef. Le style est mixte : le fond de la nef est de conception romane, le chœur, daté du XIIe siècle, de configuration gothique.

Les vitraux du chœur sont modernes : celui du centre est dû à Louis Barillet, qui séjourna à Veulettes dans les années 1920, et les deux autres à ses amis Théo-Gérard Hansen et Jacques Le Chevallier.

Les nefs latérales ont été démolies entre 1740 et 1789. Quelques-uns des éléments prélevés étaient encore visibles au milieu du XXe siècle dans les soubassements de certaines maisons du village. Les nefs latérales actuelles, copies des anciennes, datent des années 1870 à 1905. Les travaux furent financés par les manifestations organisées par les curés de l'époque, l'abbé Bru (curé de 1877 à 1894) qui vendit aussi à cette fin les tableaux qu'il peignait - il en reste une trace au presbytère - , et l'abbé Jules Gayraud (curé de 1895 à 1912) qui fit de même pour les ouvrages de poésie qu'il écrivait et éditait. L'édifice a été classé monument historique en 1910.

La statue de saint Valéry est à gauche, face à l'autel, faisant pendant à celle de saint Ouen. Un écusson en bas relief, daté de 1635, incrusté dans le mur extérieur de la sacristie, supporte les armes de Veulettes.

Veulettes-sur-Mer, vue de la vallée de la Durdent
  • École de voile de la Côte d'Albâtre.
  • Promenade de la jetée (Digue Jean-Corruble)
  • Site naturel inscrit de la Basse Vallée de la Durdent
  • Falaise du Catelier, sur laquelle s'étendait un vaste opidum gallo-romain, est creusée de grottes dites "tombeau de Gargantua".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'ouvrage Veulettes-sur-Mer, de Françoise Guillot et Bernard Ras, publié en 2007 par le Comité des lettres de Grainville-la-Teinturière et d'histoire de la Vallée de la Durdent, 480 pages, de très nombreuses illustrations.
  • La Durdent raconte Veulettes-sur-Mer, , 460 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Christian Legrand, nommé maire honoraire », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  2. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 2 décembre 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Lire ici sa biobliographie
  8. a et b http://scoreshelf.com/fr/tennis/hlbb/Anne_Marie_Seghers

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]