Vers (Haute-Savoie)

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Vers
Vers (Haute-Savoie)
Église de Vers.
Blason de Vers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité Communauté de communes du Genevois
Maire
Mandat
Joëlle Lavorel
2020-2026
Code postal 74160
Code commune 74296
Démographie
Population
municipale
894 hab. (2018 en augmentation de 17,17 % par rapport à 2013)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 31″ nord, 6° 01′ 21″ est
Altitude Min. 530 m
Max. 821 m
Superficie 5,91 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Genève - Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Julien-en-Genevois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Vers
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Vers

Vers est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vers se situe dans le Genevois, à une altitude comprise entre 530 et 820 mètres environ, sur le versant nord de la montagne de Sion, à 9 kilomètres de Saint-Julien-en-Genevois, au nord, et à 25 kilomètres d'Annecy, au sud. À l'ouest, on trouve Valleiry, Vulbens, et plus loin Bellegarde et le Jura tandis qu'à l'est, le Salève barre l'horizon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vers est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (39,9 %), terres arables (27,4 %), forêts (11,5 %), zones urbanisées (11,2 %), zones agricoles hétérogènes (10 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commun est mentionné pour la première fois sous la forme "Cura de Ver", vers 1344[7].

Ni le site d'Henry Suter ou encore le chanoine Gros n'avancent d'hypothèses. Selon Charles Marteaux (1861-1956) de l'Académie florimontane le nom pourrait provenir d'un nom d'homme, Vernus[8]. Une autre hypothèse pourrait que la commune doit son nom à un arbre : l'aulne qui se dit en occitan verno.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit , selon la graphie de Conflans[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2004 Clovis Excoffier DVG ...
2004 En cours Raymond Villet ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2018, la commune comptait 894 habitants[Note 3], en augmentation de 17,17 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
227230234311383444409433434
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
433412413421403371358344360
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
336339327317281276255264316
1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018 - -
328440528524736837894--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Notre-Dame-des-Voyageurs, sur le haut du village.

Claudius Fournier naquit en 1895 et exerça comme curé de Vers de 1929 à 1961. Pendant la dernière guerre, il aida des juifs et des résistants à passer la frontière franco-suisse. Il s’était créé un réseau d’amitiés qui se révéla utile. Souvent les juifs arrivaient en taxi. À l’entrée du village, Lise Tremblet les orientait dans la bonne direction. L’abbé les hébergeait chez lui ou chez Marguerite Lachat. Ils passaient à Chancy, Soral, à Annemasse chez le chanoine Jacquet, à travers l’exploitation des Verdonnet ou à Ville-la-Grand chez le père Favre. En 1944, l’abbé sauva le village des flammes quand les nazis s’avançaient. Il décida de construire ce sanctuaire à la suite d’un vœu. La statue fut réalisée par Lucien Gracien, sculpteur à Lyon et inaugurée le en présence du chanoine Duval, de Chênex, vicaire général. Elle représente la Vierge portant l’Enfant Jésus sous son manteau et tenant une étoile. La première pierre fut bénite le . Chaque premier dimanche d’août, un pèlerinage s'y déroule.

Vers dans la littérature[modifier | modifier le code]

Dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[14], les lignes 73 Vers Pré-en-Paille ou Trinquetaille et 74 Vers Venouze ou vers Venizy peuvent donner lieu à plusieurs interprétations.

Dans la ligne 74, il semble normal de privilégier la lecture de Vers comme une préposition.

En revanche, en l'absence de ponctuation et de répétition de vers avant Trinquetaille, il faut probablement lire la ligne 73 comme une succession de trois noms de villages : Vers, Pré-en-Paille, Trinquetaille.

Vers peut alors faire référence à quatre lieux au choix :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • ...

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Vers

Les armes de Vers se blasonnent ainsi :

D'or à la croix de sinople chargée de trois épis de blé du champ, posés en barre et rangés en pal.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 461-482 « Le canton de Saint-Julien », p. 523 « Vers ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. Henry Suter, « Vers », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en ).
  8. Histoire des communes savoyardes, 1981, p. 524.
  9. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou
    .
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375