Archamps

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Archamps
Archamps
Blason de Archamps
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité CC du Genevois (CCG)
Maire
Mandat
Xavier Pin
2014-2020
Code postal 74160
Code commune 74016
Démographie
Gentilé Archampois
Population
municipale
2 585 hab. (2015 en augmentation de 24,34 % par rapport à 2010)
Densité 242 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 11″ nord, 6° 07′ 59″ est
Altitude Min. 482 m
Max. 1 350 m
Superficie 10,69 km2
Localisation

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Archamps

Archamps est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération du Grand Genève.

Ses habitants sont appelés les Archampois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au pied du mont Salève, Archamps est composée de plusieurs hameaux dont Blecheins (altitude de 600 m).
Elle est située à 10 km du centre de Genève (Suisse), à 3 km de la frontière suisse de La Croix-de-Rozon (canton de Genève).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Julien-en-Genevois Bardonnex (La Croix-de-Rozon) (Drapeau de la Suisse Suisse, GE) Collonges-sous-Salève Rose des vents
Neydens N La Muraz
O    Archamps    E
S
Beaumont Le Sappey

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est mentionné anciennement sous les formes Herchant à la fin du XIIIe siècle, puis Erchant au XVIe siècle[1].

Le toponyme pourrait avoir la même origine que Archens (aujourd'hui lieu-dit « Bois d'Archens ») en Suisse, et dériver du primitif *Arichingos, « chez les Arichingi », basé peut-être sur l'anthroponyme *Aricho selon Henri Jaccard[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Arshan, selon la graphie de Conflans[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 120 pour la paroisse, dont 14 membres du conseil syndical[5]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 2000
(décès)
Raymond Fontaine UDF-PR  
2000 mars 2014 Bernard Jouvenoz UMP Technicien en bâtiment
Vice-président de la CC du Genevois
mars 2014 en cours Xavier Pin UDI Professeur de faculté
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1838. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2015, la commune comptait 2 585 habitants[Note 2], en augmentation de 24,34 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1838 1848 1858 1861 1866 1872 1876 1881 1886
542623618677603578615615627
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
591613590584562529541503511
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
4815356137248741 0051 0701 2351 636
2007 2012 2015 - - - - - -
1 6932 4722 585------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Elle possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie.

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 59 323 €, ce qui plaçait Archamps au 46e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[11]. En 2016, l'Insee la classait comme la première commune sur 32 974 en termes de niveau de vie par habitant, soit 45 902 € par habitant[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Archamps possède sur son territoire les ruines d'un château médiéval qui fut le siège d'une seigneurie, le château de Montfort, édifié par Pierre de Ternier qui prit le titre de sire de Montfort. Ces ruines se trouvent en contrebas du Salève, entre la Croisette et le Grand Piton, au-dessus du hameau des Blecheins, à quelque 800 à 850 m d'altitude environ. Mentionné sur les cartes, le site est d'un accès difficile. Les nobles de Montfort sont cités au XIIIe siècle, vassaux des comtes de Genève.
  • Monument aux morts
Pour commémorer la fin de la Première Guerre mondiale et rendre hommage aux soldats d'Archamps morts pendant la guerre pour la France, un monument aux morts a été érigé.
Ce monument se trouve derrière l'église du village, à côté de l'entrée de la promenade forestière communale, et représente un soldat tenant son fusil au repos.
Sur son socle, des plaques de marbre rose sont fixées sur lesquelles sont inscrits les noms des soldats d'Archamps tombés aux combats.
On peut accéder au monument par un large escalier borné d'un bel arrangement floral, et d'une rampe à l'attention des personnes handicapées.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Fontaine (1927-2000), maire d'Archamps (1965-2000), suppléant du député Jean Brocard.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Archamps.svg

Les armes d'Archamps se blasonnent ainsi :

De gueules à trois feuilles de houx d'or ordonnées normalement.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[3],[4].
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henry Suter, « Archamps », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 12 novembre 2016).
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  4. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  5. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 10-11.
  6. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 19 août 2017)
  12. Nicolas Certes, « Quel est le niveau de vie dans votre commune ? », lefigaro.fr,‎ (lire en ligne).
  13. [PDF] Bernard Hauert, « Le château de Montfort », sur site de La Salévienne - la-salevienne.org, août-octobre (consulté en octobre 2014), p. 14.
  14. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).