Archamps

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Archamps
Image illustrative de l'article Archamps
Blason de Archamps
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité CC du Genevois (CCG)
Maire
Mandat
Xavier Pin
2014-2020
Code postal 74160
Code commune 74016
Démographie
Gentilé Archampois
Population
municipale
2 615 hab. (2014)
Densité 245 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 11″ nord, 6° 07′ 59″ est
Altitude Min. 482 m – Max. 1 350 m
Superficie 10,69 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte administrative de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Archamps

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte topographique de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Archamps

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Archamps

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Archamps

Archamps est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération du Grand Genève.

Ses habitants sont appelés les Archampois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au pied du mont Salève, Archamps est composée de plusieurs hameaux dont Blecheins (altitude de 600 m).
Elle est située à 10 km du centre de Genève (Suisse), à 3 km de la frontière suisse de La Croix-de-Rozon (canton de Genève).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Julien-en-Genevois Bardonnex (La Croix-de-Rozon) (Drapeau de la Suisse Suisse, GE) Collonges-sous-Salève Rose des vents
Neydens N La Muraz
O    Archamps    E
S
Beaumont Le Sappey

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est mentionné anciennement sous les formes Herchant à la fin du XIIIe siècle, puis Erchant au XVIe siècle[1].

Le toponyme pourrait avoir la même origine que Archens (aujourd'hui lieu-dit « Bois d'Archens ») en Suisse, et dériver du primitif *Arichingos, « chez les Arichingi », basé peut-être sur l'anthroponyme *Aricho selon Henri Jaccard[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Arshan, selon la graphie de Conflans[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 120 pour la paroisse, dont 14 membres du conseil syndical[5]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Xavier Pin UDI Professeur de faculté
2001 2014 Bernard Jouvenoz DVD  
1965 2000 Raymond Fontaine    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1838. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 615 habitants, en augmentation de 40,21 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1838 1848 1858 1861 1866 1872 1876 1881 1886
542 623 618 677 603 578 615 615 627
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
591 613 590 584 562 529 541 503 511
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
481 535 613 724 874 1 005 1 070 1 235 1 693
2011 2014 - - - - - - -
2 276 2 615 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Elle possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Archamps possède sur son territoire les ruines d'un château médiéval qui fut le siège d'une seigneurie, le château de Montfort, édifié par Pierre de Ternier qui prit le titre de sire de Montfort. Ces ruines se trouvent en contrebas du Salève, entre la Croisette et le Grand Piton, au-dessus du hameau des Blecheins, à quelque 800 à 850 m d'altitude environ. Mentionné sur les cartes, le site est d'un accès difficile. Les nobles de Montfort sont cités au XIIIe siècle, vassaux des comtes de Genève.
  • Monument aux morts
Pour commémorer la fin de la Première Guerre mondiale et rendre hommage aux soldats d'Archamps morts pendant la guerre pour la France, un monument aux morts a été érigé.
Ce monument se trouve derrière l'église du village, à côté de l'entrée de la promenade forestière communale, et représente un soldat tenant son fusil au repos.
Sur son socle, des plaques de marbre rose sont fixées sur lesquelles sont inscrits les noms des soldats d'Archamps tombés aux combats.
On peut accéder au monument par un large escalier borné d'un bel arrangement floral, et d'une rampe à l'attention des personnes handicapées.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Fontaine (1927-2000), maire d'Archamps (1965-2000), suppléant du député Jean Brocard.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Archamps.svg

Les armes d'Archamps se blasonnent ainsi : De gueules à trois feuilles de houx d'or ordonnées normalement.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[3],[4].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henry Suter, « Archamps », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 12 novembre 2016).
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  4. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  5. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 10-11.
  6. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. [PDF] Bernard Hauert, « Le château de Montfort », sur site de La Salévienne - la-salevienne.org, août-octobre (consulté en octobre 2014), p. 14.
  12. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).