Savigny (Haute-Savoie)

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Savigny
L'église.
L'église.
Blason de Savigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité CC du Genevois (CCG)
Maire
Mandat
Béatrice Fol
2014-2020
Code postal 74520
Code commune 74260
Démographie
Population
municipale
806 hab. (2014)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 36″ nord, 5° 57′ 28″ est
Altitude Min. 489 m – Max. 1 112 m
Superficie 10,52 km2
Localisation

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Savigny

Savigny est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'Avant-Pays savoyard, entre les Alpes et le Jura, sur le flanc nord du mont Vuache. Elle est à peu près à mi-chemin entre Genève et Annecy.

La montagne du Vuache est très calcaire et karstique. Ici ou là, des blocs erratiques granitiques ont été abandonnés par les glaciers.

Rose des vents Clarafond-Arcine Dingy-en-Vuache Jonzier-Épagny Rose des vents
N
O    Savigny    E
S
Chaumont Minzier

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est plus ou moins de type montagnard.

Environ 1 200 mm de précipitations annuelles. Durant l'hiver la température peut descendre à - 5 ou - 10 degrés (- 15° en février 2012). Mais il ne neige pas tous les hivers. Il peut parfois y avoir des gelées jusqu'en mai-juin. Certaines années le mois de septembre est assez frais.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Savigny se trouve sur la route de Vulbens à Frangy au pied du Vuache. Une autre route la relie à Épagny et Jonzier. Une troisième va en direction de Minzier.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée d'un bourg principal et de plusieurs hameaux (Olliet, Cessens, Murcier, Cortagy, le Château, Chez Borgeat, Nyoux).

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Savnyi, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des grottes, proches du hameau de Cortagy, furent habitées.

Il y a deux pierres à cupules, datant du Néolithique. L'une se trouve vers les grottes et l'autre sous Cessens.

Des vestiges romains (tuiles) ont été trouvés.

Savigny fut siège de seigneurie au Moyen Âge ; en son centre se dressait la maison forte de Savigny. Au début du XVIe siècle, il est fait mention d'un « gélinier », destiné au logement des volailles et autres volatiles[2]. En 1582, Henri de Livron fait couper : « des perches à poser tous les bornels[3] requis et nécessaires pour prendre l'eau par soubterre dempuis la fontaine jusques au bachex consistant en la curtine »[4].

Seigneurs ayant des droits à Savigny : l’abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune (Suisse), les familles Vidomne de Chaumont, Ternier, Montchenu, Menthon, Livron, Deschamps, Du Coudray de Blancheville, les seigneurs de Noveiry, les Hospitaliers.

En 1742-1748, des soldats espagnols furent présents à Savigny.

En 1748-1751, les registres paroissiaux signalent la présence de loups.

L'électricité fut installée en 1908[5].

Dès juin 1940, le gouvernement de Pétain envoie à Olliet, hameau de Savigny, des républicains espagnols vaincus par l’armée de Franco et réfugiés en France. Ils constituent le 514e Groupement de travailleurs étrangers. Ils bâtissent un camp où ils seront assignés à résidence. Ils seront également chargés de construire la route forestière de Plamont destinée à des travaux de bûcherons. Leur nombre varia entre 200 à 300.

En septembre 1941, le camp est vidé des Espagnols pour laisser place à des prisonniers juifs. En juin 1942 ils étaient 192. Certains travaillent comme bûcherons. Les 23 et , 123 Juifs d’Olliet sont raflés sur l’ordre de Vichy. Ils sont emmenés à la gare de Valleiry, et de là vers Culoz et enfin au camp de Drancy tenu par la police française. Là-bas, ils sont livrés aux nazis et déportés vers le camp d’extermination d’Auschwitz. Seuls quatre semblent avoir survécu[6].

Le , les Allemands arrivent au hameau de Murcier, persuadés d’y trouver des résistants. Ils regroupent la population sur la place et menacent de fusiller plusieurs habitants dont Louis Vuichard qui faisait office de maire, le curé Neyroud et le boulanger Bosson. Puis les Allemands reçoivent l’ordre de ne pas faire de représailles. Ils partent après avoir incendié les baraques des Juifs à Olliet et pillé plusieurs fermes ainsi que la fruitière[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Savigny :[réf. nécessaire]

Groupe Président Effectif Statut
... Christian Burnier ... majorité
... ... ... opposition

Voici ci-dessous, l'ensemble des résultats aux dernières élections municipales ayant eu lieu en mars 2008 :

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
... 1977 Albert Fol ... ...
1977 1995 Bernard Morgan ... ...
1995 en cours Christian Burnier Vivre à Savigny ...
Les données manquantes sont à compléter.

Jacques Rosay est maire de Savigny de 1798 à 1801 et de 1813 à 1815.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec :

  • ...

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 806 habitants, en augmentation de 11,48 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
303 403 413 593 682 770 641 595 566
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
594 594 601 579 624 599 514 522 523
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
480 472 457 442 403 385 343 322 307
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
338 458 500 633 723 806 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L’altitude moyenne est de 600-650 m. Les parties agricoles sont constituées de terrains de bonne qualité. Surface totale : 1 052 hectares. SAU : 527 ha (en 2000). L’activité agricole est orientée vers le lait et l’exploitation de l’herbe. Répartition des surfaces exploitées : - 77 % en prairies, - 16 % en céréales, - 7 % en maïs. Cheptel : - 240 vaches laitières. - 205 génisses. Six exploitations. La SAU moyenne des exploitations est de 71,50 ha, dont en moyenne 67 ha de prairies et 23 ha de céréales et de maïs[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

• Grottes sur la montagne du Vuache.

• Pierres à cupules.

• Église paroissiale. L'entrée se trouve à l'est et le chœur à l'ouest, orientation rare indiquant une grande ancienneté.

Intérieur de l'église de Savigny.


• Ancien château, au-dessus de l'église, à Cortagy. Il ne reste plus grand-chose du château du XVIe s., sauf quelques fenêtres côté ouest. À partir de la seconde moitié du XVIe s. il appartient à la famille de Livron. Les Genevois le pillent en 1589. Au début du XVIIIe s., les Livron, ruinés, vendent une partie de leurs terres[13].

• Ancienne fruitière d'Olliet. Au début le lait était travaillé dans une maison particulière. Puis un nouveau bâtiment, très onéreux, fut édifié en 1888 (la fruitière proprement dite avec sa porcherie)[14].

• Ancienne fruitière de Murcier, sur la gauche à la sortie du village en direction de l'église. C'est l'une des plus anciennes de la région car sa construction daterait de 1853[15].

• Au rond-point de Murcier, la statue d'un ours évoque la légende des ours de Savigny racontée par Félix Fenouillet vers 1900[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Vuichard (1912-2006), militant JAC, président de la fédération des coopératives laitières de Haute-Savoie, historien local qui a écrit sur l'histoire de Savigny et l'histoire des fruitières de Haute-Savoie.
  • Henri Descombes (1867-1935), prêtre, professeur au grand séminaire, curé de Menthonnex-en-Bornes (74), historien local et auteur d'une monographie sur sainte Victoire du Vuache.
  • Jean Descombes (1917-2000), neveu du précédent, originaire du hameau de Chez Borgeat, ordonné prêtre en 1943, aumônier à l'hôpital de Saint-Julien-en-Genevois (74) de 1975 à 1995. Source : “Du Salève au Vuache”, décembre 2000, page 35.
  • Alphonse Jean-Marie ROSAY (1809- ?) , fils de Louis (maire), il étudia la médecine à Turin. Sa thèse de docteur date de 1832 et a pour titre "des fractures en général". Il exerça à Turin (source : monographie de Félix FENOUILLET).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Savigny

Les armes de Savigny se blasonnent ainsi : Tranché ; au premier bandé d'or et d'azur à quatre pièces, a un lion rampant de sable brochant ; au second de gueules à la croix d'argent, à un ours rampant de sable brochant.

Ce blason de création moderne (entre 1980 et 1990) est l'œuvre d'un artiste et photographe savignerand, Rudy Walti, d'origine suisse, qui en a cédé gracieusement les droits d'utilisation à la commune. il s'agit avant tout d'une création originale de l'artiste qui s'inspire toutefois d'un blason réel retrouvé sur la clé de l'une des voûtes de la maison forte de Savigny. Ce blason, sculpté à même la pierre, dont seule la partie basse est encore visible, montre des hachures en biais ainsi que les pattes postérieures d'un lion. Courant sur les héraldiques d'époque, le lion a donc été repris dans le travail de l'artiste. L'usage du lion semble assez répandu en héraldique locale puisqu'on en trouve quelques autres références sur des armoiries historiques de communes non loin de Savigny, notamment en Suisse romande voisine. Savigny étant également connu localement sous le nom de « Pays des Ours », L'artiste a intégré à sa création l'ours sur fond de croix de Savoie rappelant l'appartenance de la commune à la Savoie et cette légende locale qui veut que le surnom donné à la localité viendrait du fait que le Vuache, montagne dominant la commune, abritait de nombreux plantigrades dont vraisemblablement les habitants s'inspiraient du caractère. Les couleurs du Genevois en hachures de biais rappellent l'appartenance géographique de la commune au bassin genevois, et l'influence du canton suisse de Genève, situé à moins d'une dizaine de kilomètres de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard, (ISBN 9782708407701)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou
  2. Élisabeth Sirot 2007, p. 92
  3. Bourneaux ; conduites creusées dans des sapins.
  4. Archives départementales de Haute-Savoie, série 7 J.
  5. Félix Fenouillet, monographie de Savigny, Mémoires de la Société Savoisienne d’histoire et d’Archéologie, tome 54-1913.
  6. Robert Amoudruz et Ruth Fivaz-Silbermann, Espagnols et Juifs du camp de Savigny, Echos saléviens n°11, 2002
  7. Robert Amoudruz, Brûlement de villages au pays du Vuache, La Salévienne 2004
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Source : Chambre d’agriculture de Haute-Savoie et commune de Savigny.
  13. R. Devos, Un grand domaine aux XVIème et XVIIème siècles : Savigny, Revue des Amis du Val de Thônes, numéro Hors Série - Campagnes forêts alpages de Savoie (13e-20e s.). Actes du 33e congrès des Sociétés Savantes de Savoie, Thônes 1990, supplément aux numéros 15 et 17, p. 101.
  14. Louis Vuichard, Nos fruitières, 1989, page 47.
  15. Louis Vuichard, Nos fruitières, 1989, page 226.
  16. Bibliothèque de l'Académie Florimontane