Patrice Flichy

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Patrice Flichy est professeur de sociologie à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et chercheur au Laboratoire Techniques, territoires et sociétés (LATTS).

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève d'HEC, Patrice Flichy est également titulaire d'une licence de sociologie (1969), d'un doctorat de 3e cycle en sociologie (ÉPHÉ, Université de Paris I, 1971), d'un DES de Sciences économiques (Université de Paris I, 1974) et d'une Habilitation à diriger des recherches en Sciences de l'information et de la communication (Université de Grenoble III, 1994).

Chargé d'études au Centre d'études des techniques économiques modernes (CÉTÉM, 1969-1971) puis au Secrétariat d'État à la culture (1972-1976), il entre comme chercheur à l'Institut national de l'audiovisuel (1977-1982) puis au Cnet (devenu France Telecom Recherche & Développement, 1982-1997) ; il y devient Chef du Laboratoire Usages sociaux des télécommunications. En 1998, il est Visiting Professor à l'université Stanford. Il enseigne à l’Université de Marne-la-Vallée depuis lors.

Ses recherches ont principalement porté sur l'étude des techniques de télécommunication en articulant conception et usages dans une théorie de l'innovation. En consacrant une partie de ses travaux à Internet, Patrice Flichy a mis en avant le rôle de l'imaginaire dans la conception des techniques (phénomène alors peu étudié en sociologie des techniques et de l'innovation). Son argument est que c'est en spéculant sur l'importance future d'Internet dans nos sociétés que l'on a fini par lui donner le rôle central qu'il y tient aujourd'hui ; on parle de prophétie auto-réalisatrice.

Il est le cofondateur et directeur de Réseaux, revue bimestrielle de sciences sociales consacrée aux rapports entre technique, communication et société.

Internet, un outil de la démocratie ?[modifier | modifier le code]

Patrice Flichy s'intéresse à la controverse est-ce qu'internet est un outil de la démocratie ? Avant d'être une grande innovation technique, internet est une innovation sociale. En effet, elle permet aux différents utilisateurs de non plus élire leur représentant mais de participer directement. Il y apporte des éléments de réponse avec une synthèse de ces travaux et revient sur les points importants tels que sa vision d'internet, sa méthode de travail et ses différentes enquêtes. Il finit par conclure que, de toute manière, internet n'apporte pas d'effet négatif sur la démocratie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L’Offre de services dans les équipements culturels : les maisons de jeunes et de la culture. École pratique des hautes études (Paris): Thèse de 3e cycle en Sociologie économique, sous la direction d'André Piatier, 1971, 206 p.
  • Les Maisons de la culture : un agent d'action culturelle. Mémoire de DES, Université de Paris I, 1974, 140 pages
  • Les Industries de l’imaginaire. Pour une analyse économique des médias, PUG, Grenoble, 1980.
  • Une histoire de la communication moderne. Espace public et vie privée, La Découverte, [détail de l’édition]
  • Technique et usage. Les Sciences sociales et l’Innovation. Mémoire d'Habilitation à diriger des recherches en Sciences de l'information et de la communication, Université de Grenoble III, 1994, 232 pages.
  • L’Innovation technique. Récents développements en sciences sociales, vers une nouvelle théorie de l'innovation La Découverte, Paris, 1995, 251 p.
  • L’imaginaire d’Internet, La Découverte, Paris, 2001, 273 p.
  • Le Sacre de l’amateur Le Seuil, 2010
  • Les Nouvelles Frontières du travail à l'ère numérique Le Seuil, 2017

Références[modifier | modifier le code]