Tarak Ben Ammar

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Tarak Ben Ammar
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (69 ans)
TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
طارق بن عمّارVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Edmund A. Walsh School of Foreign Service (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Fratrie
Enfant
Autres informations
Site web

Tarak Ben Ammar (arabe : طارق بن عمّار), né le à Tunis, est un producteur de cinéma, distributeur de films et homme d'affaires tunisien. Il est conseiller du groupe Vivendi et l'ami du prince saoudien Al-Walid ben Talal[1]. Il est également actionnaire de la chaine privée Nessma.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du ministre tunisien Mondher Ben Ammar et d'une mère corse, du nom de Gaggeri, neveu de Wassila Bourguiba, deuxième épouse du président Habib Bourguiba, il entreprend une carrière cinématographique après avoir obtenu un diplôme en économie internationale à l'Université de Georgetown à Washington.

Il fonde la société de production, Carthago Films, et occupe une place stratégique en prenant part à plusieurs tournages importants se déroulant en Tunisie, dans un vaste complexe de dix hectares appelé « Empire Studios » qu'il construit à Hammamet. Il s'y tourne Le Messie de Roberto Rossellini, Les Aventuriers de l'arche perdue de Steven Spielberg, Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli ou encore La Dernière Légion de Doug Lefler (en)[2]. Giuseppe Tornatore tourne pour sa part Baarìa en 2008 dans son nouveau studio aménagé à Ben Arous[2].

En 25 ans, Ben Ammar produit plus de cinquante films de facture internationale. Il devient ensuite un producteur important qui privilégie des films commerciaux et travaille surtout avec la France. En 1984, le président François Mitterrand le décore de la Légion d'honneur en reconnaissance pour sa contribution au cinéma.

On lui doit également Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (Jean Yanne), Pirates (Roman Polanski), Mayrig (Henri Verneuil), dont Ben Ammar assure la production exécutive de son film Les Morfalous, et Femme fatale (Brian De Palma). Il est également le distributeur en Europe de La Passion du Christ, à travers sa société Quinta Communications Group[2], ainsi que d'autres films.

Il est l'actionnaire majoritaire de son groupe, Quinta Communications Group, qui regroupe une grande partie des industries techniques du cinéma français tels que le laboratoire LTC[2], spécialisé dans le domaine de l'image, Duran Duboi, spécialisé dans la post-production et les effets spéciaux, et Scanlab. Dans le domaine du son, le groupe Quinta regroupe SIS, Les Auditoriums de Joinville et Boulogne, Ciné-Stéréo et Acousti. De plus, le groupe devient en actionnaire à hauteur de 43 % dans le groupe Éclair. Le 19 décembre de la même année, il rachète pour treize millions d'euros les 57 % restants auprès du fonds d'investissement ETMF2 (BNP Paribas)[3]. En 2005, il acquiert également 14 % du capital de la chaîne de télévision bretonne TV Breizh[4] avant que le groupe TF1 n'acquiert l'entièreté du capital. En association avec Mediaset Investment, ils possèdent 50 % du capital de la chaîne tunisienne à vocation maghrébine, Nessma. De juin 1996 à 1998, il est le manager de Michael Jackson et produit sa tournée mondiale (52 concerts)[5].

Si l'on indique dans un premier temps qu'il signe en août 2010, avec 64 personnalités tunisiennes, un texte faisant l'apologie du régime de Zine el-Abidine Ben Ali et lui demandant de se représenter aux élections suivantes[6], Ben Ammar dément par la suite cette affirmation[7].

En décembre 2011, les salariés de LTC, inquiets de la possible mise en liquidation judiciaire de la société, se mettent en grève et bloquent les copies du film Hugo Cabret[8].

En février 2018, Tarak Ben Ammar est mis en examen pour banqueroute[9], ce qu'il dément[10].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Producteur exécutif[modifier | modifier le code]

Distributeur[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Julien Clémençot, « Tunisie : Tarak Ben Ammar, de Hollywood à Doha », sur jeuneafrique.com, (consulté le 1er mars 2018)
  2. a, b, c et d Jean-Luc Douin, « Nouvelle expansion pour l'Hollywood tunisien », sur lemonde.fr, (consulté le 1er mars 2018)
  3. « Cinéma : le Franco-Tunisien Ben Ammar rachète les laboratoires Éclair », sur ladepeche.fr, (consulté le 1er mars 2018)
  4. Claude Baudry, « TV Breizh rêve de large », sur humanite.fr, (consulté le 1er mars 2018)
  5. « Michael Jackson était entouré de "médecins charlatans" », sur europe1.fr, (consulté le 1er mars 2018)
  6. « Ben Ali et la liste des 65 flatteurs », sur lexpress.fr, (consulté le 1er mars 2018)
  7. Tarak Ben Ammar, « Le producteur Tarak Ben Ammar : « Je n’ai jamais signé de pétition en faveur de Ben Ali » », sur blogs.lesinrocks.com,
  8. « Une grève perturbe la livraison en France de copies d'un film de Scorsese », Agence-France Presse, 9 décembre 2011
  9. « France : le producteur de cinéma franco-tunisien Tarak Ben Ammar mis en examen », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 1er mars 2018)
  10. Imene Boudali, « Mis en examen pour « banqueroute », Tarak Ben Ammar dément BFMTV », sur webdo.tn, (consulté le 4 mars 2018)
  11. (en) « Awards », sur imdb.com (consulté le 1er mars 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les 100 personnalités de la diaspora africaine : Tarak Ben Ammar », Jeune Afrique, n°2536-2537, 16 au 29 août 2009, p. 53

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]