Tarak Ben Ammar

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Tarak Ben Ammar
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (70 ans)
TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
طارق بن عمّارVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Edmund A. Walsh School of Foreign Service (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Fratrie
Enfant
Autres informations
Site web

Tarak Ben Ammar (arabe : طارق بن عمّار), né le à Tunis, est un producteur de cinéma, distributeur de films et homme d'affaires tunisien.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Formation[modifier | modifier le code]

Il entreprend une carrière cinématographique après avoir obtenu un diplôme en économie internationale à l'université de Georgetown à Washington[réf. nécessaire].

Producteur et distributeur[modifier | modifier le code]

En 1970, de retour en Tunisie, Tarak Ben Ammar décide de se lancer dans le cinéma, il crée Carthago Films à Tunis. Assistant régisseur ou comptable, il assume différents postes sur des productions étrangères. Il fonde ensuite sa société à Paris, sans pour autant abandonner son propre pays. Il monte ainsi à Tunis une société de services destinée aux productions étrangères. Il crée en Tunisie les premiers studios d'Afrique du Nord[réf. nécessaire]. Une soixantaine de films y sont tournés en dix ans : de nombreuses superproductions américaines dont La Guerre des étoiles, Les Aventuriers de l'arche perdue de Steven Spielberg, Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli, mais aussi certains de ses propres films comme La traviata, Deux Heures moins le quart avant Jésus-Christ ou Pirates de Roman Polanski (200 millions de dollars investis en Tunisie et 20 000 emplois créés[1]). En 25 ans, pour un budget total de plus de 500 millions de dollars, Tarak Ben Ammar produit plus de cinquante films de facture internationale[1].

Ayant compris que le cinéma ne peut être qu'international donc universel, il développe des productions et des co-productions en Europe et aux États-Unis. Il sait également s'entourer de réalisateurs comme Jerry Schatzberg, Franco Zeffirelli, Henri Verneuil, Roman Polanski, Luigi Comencini, Mario Monicelli, Brian De Palma, Mel Gibson, Barry Levinson et Robert Redford entre autres[réf. nécessaire].

Afin de renforcer son potentiel dans la production internationale, il crée en 1989 une nouvelle société, Quinta Communications (it), au capital de 130 millions de francs français, en association avec Silvio Berlusconi avec qui il a produit une série de douze épisodes sur la chute de l'Empire romain, Anno Domini, en 1983[2]. À son actif figure une production riche de dizaines de films, téléfilms et séries télévisées, dont l'une des plus prestigieuses est une série de 21 épisodes, La Bible : L'Ancien testament, la plus grande production de l'histoire de la télévision italienne diffusée sur la chaine RAI Uno entre 1993 et 2002[réf. nécessaire].

En 2004, il crée une division distribution, chargée de diffuser les films produits ou co-produits par Quinta Communications, ainsi que les films dont il a acquis les droits sur différents territoires européens[réf. nécessaire]. Cette division négocie avec succès un contrat de distribution pour La Passion du Christ de Mel Gibson[3],[4].

En 2006, il s'associe aux frères Weinstein, anciens dirigeants mythiques de la division Miramax de Disney, pour fonder une nouvelle mini-major américaine, la Weinstein Company. Il fait également l'acquisition en 2007 de la société Eagle Pictures, le plus gros distributeur italien indépendant, avec un catalogue de plus de 1 500 films[réf. nécessaire].

En 2009, en partenariat avec le groupe Mediaset et deux entrepreneurs tunisiens, il lance une nouvelle chaîne maghrébine, Nessma. Son ton résolument moderne et novateur lui permettent un démarrage foudroyant, avec une part de marché de 20 % atteinte en trois mois et une solide position de numéro deux, devançant nettement d'autres chaînes établies depuis de nombreuses années[non neutre][réf. nécessaire]. Durant la même année, il produit le dernier film de Rachid Bouchareb, Hors la loi[réf. nécessaire], retenu dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2010 et nommé aux Oscars.

En 2010, il co-produit avec Pathé un film dirigé par Julian Schnabel, Miral[réf. nécessaire], qui fait l'ouverture officielle de la Mostra de Venise. En 2011, il produit le film Et maintenant, on va où ?[réf. nécessaire] dirigé par Nadine Labaki et qui gagne le prix François-Chalais au Festival de Cannes. Durant la même année, il produit le film Or noir dirigé par Jean-Jacques Annaud[réf. nécessaire]. En 2012, durant la cérémonie d'ouverture du Mostra de Venise, Ben Ammar présente le film réalisé par Mira Nair, L'Intégriste malgré lui[réf. nécessaire]. Il participe par ailleurs au financement de la Cité du cinéma de Luc Besson, qui est inaugurée en septembre 2012[5].

En mai 2013, il s'associe à Naguib Sawiris pour investir dans le financement de la production et la distribution de films et de séries TV pour les marchés internationaux et arabes, ainsi que pour l'acquisition d'entreprises dans le secteur des médias[6].

En mai 2015, Tarak Ben Ammar est nommé au conseil d'administration de Vivendi. En septembre de la même année, son associé Sawiris, qui a investi dans la chaîne Euronews, lui demande d'entrer au conseil d'administration de la chaîne d'information européenne[réf. nécessaire].

En 2016, il devient président du conseil d'administration du holding Nessma[réf. nécessaire], dont il est actionnaire à hauteur de 40,89 % (avec son groupe Prima TV (it)) en association avec la société Mediaset, actionnaire à hauteur de 34,12 % et la société Karoui & Karoui Luxe, actionnaire à hauteur de 24,99 %[7].

En 2017, il co-produit, à travers sa filiale Eagle Pictures et aux côtés de Metro-Goldwyn-Mayer et du groupe TF1, la mini-série américaine à succès La Vérité sur l'affaire Harry Quebert[réf. nécessaire], une adaptation du roman policier de Joël Dicker vendu à plus de trois millions d'exemplaires[8]. C'est la première association entre un major américain et des producteurs européens en vue de produire une œuvre destinée simultanément aux deux marchés[réf. nécessaire].

Toujours en 2017, Tarak Ben Ammar est derrière la décision du limogeage du producteur Harvey Weinstein[9]accusé d'agressions sexuelles par de nombreuses actrices. Il prend ensuite les commandes de la Weinstein Company[10] et y réalise une opération de sauvetage financier[11] conclue avec le fonds d'investissement Lantern Capital Partners[réf. nécessaire].

En 2019, Tarak Ben Ammar s'associe à Gary Barber, le fonds d'investissement Lantern Capital Partners et Cineworld, l'un des plus importants circuits de salles de cinéma dans le monde, pour fonder le studio indépendant Spyglass. Ce studio « aura l'agilité et l'attractivité d'un studio indépendant et les moyens d'une major » selon Tarak Ben Ammar[réf. nécessaire]. En septembre de la même année, le film American Skin (en) produit par Tarak Ben Ammar et réalisé par Nate Parker remporte le prix du meilleur film à la Mostra de Venise dans la section Sconfini[12].

Autres activités[modifier | modifier le code]

De juin 1996 à 1998, il est le manager de Michael Jackson et produit sa tournée mondiale (50 concerts)[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Tarak Ben Ammar est le fils de Mondher Ben Ammar et neveu de Wassila Bourguiba[1], deuxième épouse du président Habib Bourguiba.

Il est par ailleurs le père de la mannequin franco-tunisienne Sonia Ben Ammar[14].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Producteur exécutif[modifier | modifier le code]

Distributeur[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Tallel Bahoury, « Tarak Ben Ammar fait peur au cinéma français ! », sur webmanagercenter.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  2. Chérif Elvalide Sèye, « Tarak Ben Ammar : un Tunisien règne sur le cinéma français », sur webmanagercenter.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  3. « La Passion du Christ sortira en France », sur nouvelobs.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  4. Jean-Luc Douin, « Nouvelle expansion pour l'Hollywood tunisien », sur lemonde.fr, (consulté le 1er mars 2018).
  5. « La Cité du cinéma de Luc Besson en 5 chiffres », sur nouvelobs.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  6. « Naguib Sawaris et Tarak Ben Ammar s'associent dans la production ! », sur espacemanager.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  7. « Le président du Conseil d'administration de Nessma Broadcast dévoile les informations financières et fiscales du groupe Nessma », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  8. Bertrand Monnard et Anne-Marie Philippe, « Joël Dicker, une machine à best-sellers », sur parismatch.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  9. « Dans les coulisses de la chute d'Harvey Weinstein : "On l'a viré dans l'heure" », sur lci.fr, (consulté le 16 octobre 2019).
  10. Marwan Chahla, « Scandale Weinstein : Tarak Ben Ammar aux manettes de TWC », sur kapitalis.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  11. (en) Mike Fleming Jr., « Weinstein Company Board Member Tarak Ben Ammar On How Marathon Negotiation Session Spared A Bankruptcy Plunge », sur deadline.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  12. (en) Mike Fleming Jr., « Nate Parker's ‘American Skin' Wins Venice Sconfini Section Best Film Prize », sur deadline.com, (consulté le 24 septembre 2019).
  13. « Michael Jackson était entouré de "médecins charlatans" », sur europe1.fr, (consulté le 1er mars 2018).
  14. « "La bombe" franco-tunisienne Sonia Ben Ammar est "la prochaine star du tapis rouge à observer" selon Vogue », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 3 juillet 2019).
  15. (en) « Awards », sur imdb.com (consulté le 1er mars 2018).
  16. « Tarek Ben Ammar », sur lsa-conso.fr (consulté le 19 juillet 2019).
  17. « Ordre national du mérite », Journal officiel de la République tunisienne, no 48,‎ , p. 1566 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le 16 octobre 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les 100 personnalités de la diaspora africaine : Tarak Ben Ammar », Jeune Afrique, n°2536-2537, 16 au 29 août 2009, p. 53

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]