Syrano

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Cyrano.
Syrano
Surnom Syrano, Syr'
Nom de naissance Sylvain Adeline
Naissance (37 ans)
Chartres, Drapeau de la France France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, graphiste, illustrateur
Genre musical Chanson française, rap, hip-hop, world music
Années actives Depuis 2001
Labels Les Doigts dans l'Zen (indépendant)
Site officiel http://www.syrano.net

Syrano, de son vrai nom Sylvain Adeline, est un auteur, compositeur, interprète, architecte sonore, vidéaste, graphiste et illustrateur français né le à Chartres.

Il se fait connaître par la sortie, en 2006, de son premier album solo Musiques de chambre qui lui offre une notoriété nationale. Il sort, par la suite, Le Goût du sans, en 2009, À la fin de l'envoi..., en 2010, Les Cités d’émeraude, en 2012, ... je touche, en 2013 ainsi que Mysterium Tremendum, sorti en 2016.

Parallèlement, il sort trois albums pour jeune public : Syrano contre le Grand Zappeur, issu du spectacle du même nom, Monsieur et Madame Neige, livre-disque basé sur l'histoire d'amour entre deux personnages de neige, ainsi que Le Grand Pestac (livre-disque également).

Syrano est notamment reconnu pour ses musiques travaillées et son talent textuel abordant avec finesse, légèreté et poésie certains sujets délicats.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant du milieu ouvrier, aîné d'une famille de six enfants[1], dont 5 filles, Syrano, de son vrai nom Sylvain Adeline, a grandi à Chartres, en Eure-et-Loir. Autodidacte accompli, il commence par apprendre à lire et à écrire tout seul[2]. Il apprend, par la suite, à dessiner puis s'adonne à l'écriture (poésie, chansons), aux arts graphiques (graphisme et illustration) et à la musique (auteur, compositeur et interprète) le tout, toujours en autodidacte.

Il s'exprime, dès l'âge de 15 ans, par des dessins, des bandes dessinées et des textes qu'il met, par la suite, en forme via le rap. Son talent de dessinateur est tout d'abord repéré et il reçoit un prix au Festival d’Angoulême qui le poussera à s'inscrire à la fac de Tours pour suivre des cours d'histoire de l'art. Cependant, les cours le lasseront vite et la musique s'imposera très vite, ou, tout du moins, s'interposera entre son esprit contestataire et son talent artistique[3].

Bercé par la musique black, la chanson française et la littérature du XIXe siècle, il se réfugie dans la création pour exprimer son esprit contestataire[1] et notamment du système éducatif français qu'il trouve trop avilissant, sans pour autant dénigrer l'enseignement. Il se déclare athée et apolitique tout en dénonçant l'individualisme, l'avidité, et l'hypocrisie de la politique, en général[4]. Il déclare avoir brûlé sa carte électorale, notamment dans sa chanson À droite ! À gauche !, symbole de son rejet de la classe politique qu'il considère corrompue, et estimant un droit de vote non respecté et un avis non écouté. Cette déclaration n'est pas pour autant une incitation à l’abstentionnisme[5]. Aussi, le titre Le prix des choses de son album Les cités d'émeraude, évoque son positionnement athée et apolitique. Le titre Si tu bouges ta tête (avec KinChino) revendique aussi son caractère engagé avec la demande de prise de conscience et d'opinion de son public via, notamment, le refrain suivant : « Si tu bouges ta tête, alors bouge aussi ton cerveau[6]. »

De plus, Syrano fait partie des artistes rejetant la loi Hadopi et étant pour le téléchargement libre des œuvres artistiques. Il estime, d'une part, qu'il sera toujours possible de faire circuler la création et, d'autre part, que la première utilité de l'art est d'être vu, d'être diffusé[7]. Le 27 janvier 2012, il mettra d'ailleurs en ligne le titre Anonymous (en duo avec Arkasia) en écoute et en téléchargement gratuit pour soutenir le combat du groupe d'activistes Anonymous après, notamment, la fermeture, le 19 janvier 2012, de Megaupload par le département de la Justice des États-Unis et le projet de traité international ACTA relatif à la propriété intellectuelle sur Internet. Le 31 janvier 2012, le site de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) est piraté par les Anonymous, après, notamment, l'arrestation présumée de trois de leurs membres par la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI). La page d’accueil de la RGPP a alors été modifiée pour afficher une vidéo basée sur le titre Anonymous de Syrano et Arkasia[8]. Ce titre reçu un franc succès, avec plus de 10 000 écoutes, seulement 2 jours après sa mise en ligne[9]. Face à ce succès, Syrano partagea gratuitement et librement son troisième album À la fin de l'envoi..., sorti en 2010, prouvant sa philosophie artistique et son engagement sincère.

Après avoir passé son enfance et son adolescence à Chartres, il vit maintenant à Orléans, dans le Loiret.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Il joue ses premiers rythmes très jeune sur un petit synthétiseur gagné par sa mère dans un catalogue de vente par correspondance qui l'habituera, d'une certaine façon, aux samples utilisés par la suite. Il entre dans la musique par le rap au début des années 90 après avoir découvert IAM. Après ses premières scènes à partir de 1996, il évolue, tout d'abord, dans un collectif hip-hop appelé Exkalibur et fait ses premières armes en assurant les premières parties de Yuri Buenaventura, Zebda, Alpha Blondy, La Rumeur ou Saïan Supa Crew[1],[7].

En 2001, il sort un album de duo auto-produit, en 500 exemplaires, Epoque Première, qui laisse présager du métissage qu'il assumera plus par la suite.

Il utilise le pseudonyme de Syrano en référence à Cyrano de Bergerac, mais avec un S comme Sylvain, son vrai prénom, pour le panache, le verbe et le goût pour l'action et l'écriture du personnage d'Edmond Rostand[1].

En 2003, il entame une carrière solo avec des musiciens acoustiques et sort, avec Cherzo, Litanies - Époque seconde.

Sa musique, influencée par IAM, les Beastie Boys, Björk, Portishead, Jacques Brel, Rage Against the Machine, Nirvana, Pink Floyd, Édith Piaf, Charles Aznavour, Cypress Hill, The Arcade Fire, Sufjan Stevens, Beirut ou encore par l'univers de Tim Burton[7], est un métissage. On retrouve aussi certaines influences d'Aretha Franklin, Fellini, Akhenaton ou encore de Georges Brassens. Il définit lui-même sa musique comme du « hip-hop métissé » où, il enrichit une base hip-hop avec des influences diverses comme de la chanson française, du rock ou encore de l'electro. Aussi, il dit lui-même que Charles Aznavour est l'un des artiste lui ayant donné l'envie de faire de la musique[10]. Il est, par ailleurs, comparé aux grands noms de la chanson française tels que Jacques Brel (« Syrano, c'est Jacques Brel qui fait du rap » selon Jean-Louis Foulquier de France Inter)[1].

Son univers et ses illustrations sont influencés par l'univers de Tim Burton mais aussi par les influences de ce dernier, à savoir, notamment Edward Gorey, Edgar Allan Poe ainsi que par le néoréalisme et l’expressionnisme allemand des années '30.

En 2004, Syrano et Union Fatale (composé de 5 membres : Shadow Z, Le Sang Blaze, Senef, Illegalsen et Esko) réalisent la compilation (mix-tape) Notre déclaration des droits de l'homme et du citoyen abordant les 17 premiers articles de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen avec de nombreux artistes de rap (Soprano, Kyma, Lucid, Boss One (3e œil), R.wan (du groupe Java), Cherzo, T.H.O...).

Il sera la découverte du Printemps de Bourges 2004 et remportera plusieurs prix [3] :

  • Chantier des Francofolies de La Rochelle 2005,
  • Explo'son 2005,
  • Propul'son 2005,
  • Prix Decibel 101 2005,
  • 1er Prix Tremplin Le Mans Cité Chanson 2005,
  • Prix découverte de Alors Chante 2006,
  • 1er Prix du Grand Zebrock 2006,
  • Prix Olivier Chappe 2009[11]

En parallèle, le groupe Concrete Factory, qu'il constitue en duo avec T.H.O, est sélectionné dans la catégorie Région Centre du Printemps de Bourges 2011.

Le nom du groupe Concrete Factory ("usine de ciment" en anglais) est issu d'un jeu de mot entre ciment/béton et l'adjectif concret (en anglais concrete). Par ailleurs, dans l'album éponyme, il est intéressant de souligner l'utilisation d'un sample du titre Mercedes Benz de Janis Joplin sur la chanson du même nom.

Notoriété nationale[modifier | modifier le code]

Les multiples prix Tremplin remportés permettent à Syrano de financer son premier album, Musiques de chambre.

Durant le second trimestre 2006, il crée son association Les Doigts Dans l'Zen (L.d.d.Z) dans le cadre de la promotion d'artistes et la réalisation de projets artistiques, lui permettant de gérer ses productions. Il réalise ainsi l'intégralité de ses œuvres en indépendant, de l'enregistrement à la réalisation des pochettes. Il sortira, de cette manière, ses albums et ses livres sous ce label indépendant, proposant ainsi des œuvres authentiques et personnelles.

Le 8 septembre 2006, Syrano sort son premier album solo, Musiques de chambre, où il accompagne ses qualités textuelles et musicales par différents instruments : accordéon, violon, violoncelle et guitare. Les titres, tantôt de style chanson française, tantôt rap, sont parfois comparés au groupe Java, au chanté de Prohom, à l'écriture de Jacques Higelin voire d'Apollinaire[12],[13]. Pour son premier album, Syrano s'entoure de La Rue Kétanou, de Mon coté punk ainsi que de Debout sur le Zinc. Ce premier album très bien accueilli par la critique, s'écoule à plus de 10 000 exemplaires et offre une notoriété nationale à Syrano[12].

Ce premier opus annonce la qualité et la richesse des textes de Syrano ainsi que son goût pour les jeux de mots, les métaphores, les allégories et les figures de styles. En témoigne, d'une part, le nom de ce premier opus, Musique de chambre, allusion entre la composition musicale de musique classique et l'univers ingénu de la chambre d'un enfant. La mise en scène du spectacle relatif corrobore d'ailleurs cet univers par des déguisements de Monsieur Loyal, d'Arlequin, de Pierrot, de poupées de porcelaine et Syrano lui-même, habillé en écolier. D'autre part, les titres empreints d'une finesse d'écrire, abordent avec justesse et légèreté des sujets délicats comme l'anorexie (Ficelle), les enfants-bulle (Dans ma bulle) ou encore la difficulté de vie carcéral et les rêves d'évasion (Planter des cailloux).

Le 2 mars 2009, Syrano sort son deuxième album solo, Le goût du sans, sur lequel il invite plusieurs artistes français, et plus précisément sur le cinquième titre, Bleus, tels que Mourad (de La Rue Kétanou), François Hadji-Lazaro (Los Carayos, Pigalle et Les Garçons Bouchers), Imbert Imbert, Frédo (des Ogres de Barback), Baltik et Mell. Le titre Bleus a d'ailleurs été écrit à la suite de l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy, le .

Il aborde, dans cet album, de nouveaux sujets difficiles comme la pédophilie, avec justesse et poésie, dans son titre L'ours en peluche. Il aborde aussi, dans Garçon de joie, la tendance prétentieuse de certains artistes tandis qu'il estime que le travail d'artiste n'est pas véritablement un travail difficile et indispensable et que ces derniers, tout comme lui, sont des « prostitués » dans le sens où ils vendent une part d'eux-même via les sentiments et les émotions qu'ils mettent dans leurs chansons[7].

Le premier titre de cet album, Origami, sera sélectionné sur la compilation Chronique lycéenne #9 (2009-2010) dans le cadre du prix Charles-Cros des lycéens de la nouvelle chanson française, organisé par l'académie Charles-Cros, avec le partenariat du ministère de l'Éducation nationale et du ministère de la Culture et de la Communication. Il partagera cette compilation aux côtés, notamment, de Tryo, Monsieur Roux, Oxmo Puccino et La Rue Kétanou. Le titre Origami évoque l'engagement de l'artiste pour le mélange culturelle et la diversité ethnique, dénonçant les limites entre les pays et la nécessité de posséder des papiers pour en traverser les frontières.

Le 8 mars 2010, il sort un album jeune public, Syrano contre le Grand Zappeur, issu du spectacle du même nom, abordant les influences néfastes et la dangerosité de la télévision. Pour cette tournée, en partenariat avec les Francofolies et les Jeunesses musicales de France (JMF), Syrano était uniquement accompagné de son guitariste, Alexandre Lambert, et d'un grand écran, symbolisant la télévision et son "Dieu", le Grand Zappeur. Le spectacle se voulait vivant, dynamique et interactif. Face au succès rencontré par le spectacle, l'album se propose comme la continuité du projet, une fois la tournée terminée.

Le 8 novembre 2010, Syrano sort son troisième album solo, À la fin de l'envoi..., qui est un nouveau clin d'œil à l'univers littéraire du XIXe siècle qu'il affectionne et qui l'entoure. En plus de son nom de scène qui est un clin d'œil à Cyrano de Bergerac, le nom de l'album fait une référence directe à l'acte I, scène IV de la pièce d'Edmond Rostand. De plus, le cinquième titre de l'album, nommé Ceux qui vivent..., est une mise en musique et chant du célèbre poème de Victor Hugo[14]. Cet album, écrit et composé en un mois et demi [3], est bien plus vindicatif, engagé et politisé que les précédents et renoue avec le style hip-hop de l'artiste.

Pour la promotion de cet album, il met en ligne plusieurs clips donnant clairement le ton de l'album à venir, avec des titres comme À droite ! À gauche ! dénonçant l'absurdité, l’hypocrisie et l'uniformité des messages politiques malgré leurs parties, ainsi que Éric Zemmour, chanson satirique dédié au journaliste polémique Éric Zemmour. Cette dernière, d'un style décalé, humoristique et espiègle, ne paraîtra pas sur l'album À la fin de l'envoi..., plus sombre et franc.

Dans le titre La Timidité du pin il met en parallèle l'effet naturel de « timidité botanique » observé sur certains arbres, et notamment le pin, qui maintiennent entre eux, une distance de 10 à 15 cm (« fente de timidité ») avec la distance que les gens tiennent entre eux pour préserver leur intégrité, et avec sa propre timidité et sa propre vie.

Le 9 octobre 2011, Syrano sort un livre-disque pour enfant, Monsieur et Madame Neige, basé, en partie, sur le dixième titre (Monsieur Neige) de son premier album, Musiques de chambre. L'ensemble des textes, musiques et illustrations de ce livre-disque sont réalisés par Syrano. Il était d'ailleurs présent, avec son éditeur, Actes Sud Junior, au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, le 30 novembre et 4 décembre 2011.

Le 31 décembre 2011, quelques heures avant le passage à la nouvelle année, Syrano et KinChino (entre autres bassiste de Syrano) mettent en ligne le clip du titre Si tu bouges ta tête, extrait de la mixtape volume 2 de KinChino[6] (mixtape sortie le 20 octobre 2011).

Travaux internationaux[modifier | modifier le code]

Le 26 mars 2012, Syrano sort son quatrième album solo, Les Cités d'émeraude, témoin de ses différents voyages autour du monde, durant 2 ans. L'album est rythmé des différents enregistrements et sonorités rencontrées dans les pays visités (Brésil, Italie, États-Unis, Chine, Madagascar, Allemagne, Tunisie, Arménie). L'album comporte, ainsi, des sonorité de valiha (Madagascar), de oud, de doudouk, de kanoun, de târ, de dhôl (Arménie), de erhu (Chine), de mandoline (Italie), de saxophone, clarinette, guitare, banjo et de piano (Allemagne).

L'album comporte aussi des chants et des participations d'artistes nationaux : Simon Mimoum (de Debout sur le Zinc), Tr'omby (groupe de musik fusion malgache), Ma (guitariste, chanteur et rappeur malgache), Mister Mostapha, Wistar, SinCerO et Weld El 15 (tous rappeurs tunisiens), Jose Sanchez II (ingénieur son, chanteur et percussionniste américain), Guo Gan (joueur de erhu Chinois), Xiao Budian, Dong Zhi (tous deux membre du groupe chinois Shan Ren) et Sonia Maurer (mandoliniste italienne). À noter qu'il enregistrera un titre en duo avec le rappeur tunisien Mister Mostapha qui n’apparaîtra pas sur l'album.

Ce quatrième album a été accompagné par la sortie d'un livre, Les Cités d'émeraude, réflexions d'un artiste en voyage, témoin écrit cette fois, des différents voyages menés et expériences rencontrées. Ce livre est éditée par le label indépendant Les Doigts dans l'Zen (L.d.d.Z), éditeur, notamment de ses précédents albums. Aussi, la vente de ce livre finance d'1€ par livre, l'association SPV-Sahya/Felana (Service de Préparation à la Vie)[15] à Antsirabe (Madagascar), dont Syrano est le parrain. Cette association s'occupe des enfants de l’agglomération et développe des projets d'insertion pour adultes et jeunes adultes. Les pré-commandes et pré-financements de cette association ont d'ores et déjà financé des vacances pour les enfants, la construction du siège social de l'association ainsi qu'une cantine pour offrir aux enfants de vrais repas réguliers. Enfin, une part de bénéfices des ventes du livre sera reverser à l'association SPV pour replanter des arbres nécessaires à l'édition de l'ouvrage[16].

Au sujet du livre, Serge Beyer, rédacteur en chef de Longueur d'Ondes cite en quatrième de couverture de l'œuvre : « Ce livre est censé être un récit de voyage mais la surprise est qu'il est moins la découverte de pays lointains qu'une rencontre avec une belle âme, celle de l'auteur, et qu'un rendez-vous avec soi-même ! »

À noter, par ailleurs, que durant ses voyages, Syrano a été rendre visite à Vardush et Nune, deux petites filles arméniennes qu'il parraine depuis 2007 à Vardenis via l'association Vision du Monde[17], ce qui lui a permis de rencontrer des chanteurs et musiciens locaux dont les enregistrements rythment l'album.

Pour la promotion de l'album Les Cités d'émeraude, Syrano auto-produira une vidéo, mise en ligne le 1er avril 2012, se mettant lui-même en scène, en parodiant la série-télévisée Bref : Bref. J'ai acheté le nouvel album de Syrano.

Par ailleurs, la sortie de l'album sera suivie d'une tournée nationale nommée La tournée verte (émeraude). De cette tournée, Syrano s'engagera à dresser le bilan carbone et à replanter des arbres grâce à la pépinière de l'association SPV-Felana (à Madagascar), dont il est le parrain, pour compenser l'énergie dépensée lors de ses activités.

Le 25 septembre 2012, Syrano sort un maxi (EP) 9 titres, Les cités d'émeraude - Dernière escale, se voulant comme un complément à l'album Les cités d'émeraude, sortie en mars 2012. Vendu au minimum commercial de 5€ et en version numérique uniquement, l'ensemble des bénéfices sont reversés à l'association SPV-Felana, pour le financement d'une école.

La sortie de son maxi humanitaire Les cités d'émeraude - Dernière escale est accompagnée par deux clips-vidéo : Enfant de Toumaï et Tsanta.

Le 30 octobre 2012, l'artiste met en ligne deux vidéos. La première est le clip-vidéo du titre Their flag is mine, avec THO, présent sur l'album de leur duo Concrete Factory et présent sur l'album solo de Syrano À la fin de l'envoi… La seconde vidéo, quant à elle, est le premier teaser de son prochain spectacle pour enfants : Le Grand Pestac.

Le 31 octobre 2012, il sort le premier épisode de sa Web-série hebdomadaire Supermittent, racontant sa vie d'artiste indépendant, tel un super-héros sans pouvoir. Le 5 juillet 2014, il sort le premier épisode de la seconde saison.

À partir d'avril 2013, Syrano annonce la sortie, le 21 juin, de son prochain album …Je touche, se faisant l'écho du précédent album À la fin de l'envoi…, à l'occasion de ses 20 ans de présence dans l'univers hip-hop.

Il annonce le 1er mai, la sortie du premier titre, Bazinga!, à l'aide d'un teaser et de « photos promotionnelles » se référant à l'univers geek. Le terme Bazinga! étant une référence au personnage de Sheldon Cooper, dans la série-télévisée The Big Bang Theory, utilisé par ce dernier pour ponctuer ses blagues.

Par ailleurs, les photos-teasing de Syrano font directement référence aux personnages, aux mangas et aux séries-télévisées de Star Trek, Batman, Game of Thrones, The Walking Dead, Le Seigneur des anneaux, Minecraft, The Avengers, Musclor, Spider-man, Cobra, Star Wars, One Piece, Harry Potter, Rémi sans famille, Futurama, Goldorak et Les Chevaliers du Zodiaque.

Intégration du Collectif 13[modifier | modifier le code]

À partir de mars 2015, Syrano intègre le Collectif 13, composé de Guizmo et Danielito (Tryo), Gerome Briard et Erwann Cornec (Le Pied de la Pompe), Gari Greu (Massilia Sound System), Mourad et Zeitoun (La Rue Ketanou), Alee, Fred Mariolle (No One Is Innocent) et Max Raguin (Le P’tit Son).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il se fait opérer deux fois du cœur, en raison d'une malformation cardiaque (maladie de Bouveret), peu avant ses trente ans alors qu'il fait de violentes crises de tachycardie lui laissant dans la gorge le goût du sang. L'album Le Goût du sans est basé sur ce vécu où il fait, aussi, le parallèle avec l'idée du manque (sans) avec lequel on peut grandir et que l'on peut ressentir lors du passage de l'enfance à l'âge adulte. Le titre Le Goût du sans de l'album éponyme est adressé à son propre cœur[7].

Il se marie une première fois avec une femme originaire de Nashville (Tennessee), étudiant l'anglais à Corpus Christi (Texas) avec laquelle il divorce durant l'année 2009[18]. La chanson Nos chemins se séparent de l'album Les cités d'émeraude semble évoquer cette relation.

Aussi, Santa Maria in Trastevere du même album, évoque son actuelle histoire d'amour avec sa compagne, Marie.

Composition[modifier | modifier le code]

La première composition du groupe, pour la tournée de plus de 160 concerts, de l'album Musiques de chambre, voit Syrano accompagné de 5 musiciens : un guitariste, un accordéoniste, une violoncelliste, une violoniste et un DJ. Chacun des musiciens étant déguisé respectivement en Arlequin, Pierrot, poupées de porcelaine, en Monsieur Loyal et Syrano lui-même en écolier, évoluant dans un décor de chambre d'enfant.

Par la suite, la composition du groupe sera la suivante :

accompagné sur scène de :

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums solo[modifier | modifier le code]

Albums avec le Collectif 13[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Art.V., Art.XII., Art.XIV. et Art.XVII. sur la compilation Notre déclaration des droits de l'homme et du citoyen
  • 2005 : Y'en a dix pour toi sur l'album Les chants du barillet [99-05] du groupe Kyma
  • 2008 : Chart(res) academy (titre 6) sur l'album DJ Poska Special Province, vol. 1
  • 2010 : Avant sur la compilation Face B du collectif Altermutants
  • 2011 : Si tu bouges ta tête (titre 2), Ici on s'tue pour des hosties (titre 10) et La malédiction de l'artiste (titre 15) sur l'album Mixtape, vol. 2 de KinChino
  • 2011 : Origami (titre 23) de la compilation gratuite Résistance à la Délation, vol. 2[19]
  • 2013 : D'en bas (titre 2), Pas le temps [Tranquillement mais sûrement] (titre 3) et Ad libitum (titre 7) sur le maxi 2.3 de KinChino
  • 2013 : Mon six coups sur l'album Soyons fous ! des Tit' Nassels
  • 2014 : Blue Touff sur l'album Breakfast in Clouds des Touffes Krétiennes
  • 2014 : La machine (titre 9) sur l'album Et s'il ne devait rester que des cendres ? de Pompier
  • 2014 : Avec de l'air de Soria (auteur des paroles)
  • 2015 : Marseille c'est pas pareil (titre 2), La naiade (titre 6), L'Artiste (titre 11) et La vérité n'est qu'à un clic (titre 12) sur l'album 3 de KinChino

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monsieur et Madame Neige, Actes Sud Junior / L.d.d.Z (Les doigts dans l'Zen), (ISBN 978-2-330-00029-5)
  • Les cités d'émeraude, réflexions d'un artiste en voyage, Orléans, L.d.d.Z (Les doigts dans l'Zen), , 282 p. (ISBN 978-2-9533042-1-3)
  • La Forêt des Brumes, Orléans, L.d.d.Z (Les doigts dans l'Zen), , 82 p. (ISBN 978-2-9533042-2-0)
  • Mysterium Tremendum, Orléans, L.d.d.Z (Les doigts dans l'Zen), , 144 p. (EAN 376-0231760766)

Anecdote[modifier | modifier le code]

Syrano ne se considère pas comme appartenant à une quelconque « communauté hip-hop », tout en trouvant le mot « communauté » relativement méprisant. Il avoue ne pas avoir écouté de bonnes œuvres de rap depuis longtemps (autres que Féfé et Casey) et trouve la caricature bling-bling du milieu particulièrement abjecte[20]. Cette même caricature ostentatoire, opulente et machiste, étant, selon lui, créée de toutes pièces par les maisons de disques, les médias et le côté commercial de manière générale[5].

Aussi, il prendra la défense d'Orelsan (considéré, parfois, comme rappeur « anti-bling-bling »[21]) lors de la polémique concernant son titre Sale Pute et de sa déprogrammation des Francofolies de la Rochelle, y voyant un danger pour la liberté d'expression. Il utilisera les mots suivants : « Pour moi, il écrit très, très bien, c'est artistiquement plus que valable et c'est une honte qu'on le déprogramme de festivals sous prétexte qu'on veut stigmatiser le mouvement. Si ça avait été un chanteur de variété qui chantait quelque chose de violent sur l'amour, on aurait dit que c'était du génie et parce que c'est un rappeur, on dit que c'est un mec violent qui tabasse des nanas. On a le droit d'insulter les gens quand on est président de la République, par contre quand on veut simplement dire ce qui cloche et le faire en contre-pouvoir, ça pose un problème donc, Bienvenue en France. »[22].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Syrano, « le Brel du rap », Ouest-France.fr »,‎ (consulté le 31 décembre 2011)
  2. « Syrano nous réchauffe le cœur avec Monsieur Neige, interview par Bulle Sonore.fr »,‎ (consulté le 2 janvier 2012)
  3. a, b et c « Syrano : un rappeur que les autres rappeurs ignorent »,‎ (consulté le 11 janvier 2012)
  4. Syrano, Les cités d'émeraude, réflexions d'un artiste en voyage, L.d.d.Z, , p. 15-18
  5. a et b « Interview de Syrano par The French Touch.org »,‎ (consulté le 28 décembre 2011)
  6. a et b « Site Internet d'Orteil (KinChino) » (consulté le 2 janvier 2012)
  7. a, b, c, d et e « Interview de Syrano par Bulle sonore.fr »,‎ (consulté le 31 décembre 2011)
  8. « Anonymous: attaque du site de la RGPP »,‎ (consulté le 31 janvier 2012)
  9. « Anonyme un jour, libre demain ? »,‎ (consulté le 2 février 2012)
  10. Syrano, Les cités d'émeraude, réflexions d'un artiste en voyage, L.d.d.Z, , p. 242
  11. « En chanson contre le cancer, Paris Match.com »,‎ (consulté le 1er janvier 2012)
  12. a et b « Entrez dans la ronde de Syrano »,‎ (consulté le 1er janvier 2012)
  13. « Interview de Syrano par La dépêche.fr »,‎ (consulté le 1er janvier 2012)
  14. « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent, Victor Hugo » (consulté le 25 décembre 2011)
  15. « Site Internet de l'association SPV-Felana » (consulté le 25 décembre 2011)
  16. Syrano, Les cités d'émeraude, réflexions d'un artiste en voyage, L.d.d.Z, , p. 3
  17. « Site Internet de l'ONG Vision du Monde » (consulté le 28 décembre 2011)
  18. Syrano, Les cités d'émeraude, réflexions d'un artiste en voyage, L.d.d.Z, , p. 77
  19. « Site Internet du collectif Toulousain Résistance à la Délation » (consulté le 26 décembre 2011)
  20. « Interview de Syrano par The French Touch.org »,‎ (consulté le 30 décembre 2011)
  21. « OrelSan, le rap anti-bling-bling, Libération.fr »,‎ (consulté le 30 décembre 2011)
  22. « Réactions de Syrano et Jean-Louis Foulquier sur Orelsan, INA.fr »,‎ (consulté le 30 décembre 2011)