Debout sur le zinc

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Debout sur le zinc
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Debout sur le Zinc, le 25 mai 2013, au théâtre de Laval, dans le cadre du festival des 3 Éléphants
Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Nouvelle scène française
Années actives depuis 1995
Site officiel www.dslz.org
Composition du groupe
Membres
  • Cédric Ermolieff
  • Thomas Benoit
  • Simon Mimoun
  • Romain Sassigneux
  • Olivier Sulpice
  • Chadi Chouman
Anciens membres
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Logo de Debout sur le zinc.

Debout sur le zinc (abrégé Debout ou DSLZ) est un groupe de la nouvelle scène française. Ses membres empruntent leurs mélodies aux rythmes rock, tziganes, yiddish ou orientaux mais en font une musique originale grâce à leurs textes et à leurs arrangements.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Le groupe DSLZ émane de deux formations[1] l’une de chanson rock, l’autre de folk irlandais. En , Christophe Bastien et Momo rencontrent Olivier et Simon au lycée. Peu de temps après, Fred, un ami de Simon, se joint au groupe. Ils créent alors un répertoire basé sur les compositions et les influences de chacun. Ils entament une série de concerts dans les bars, la rue ou en première partie d’artistes confirmés tels que La Tordue, Louise Attaque[1], Rachid Taha, Les Garçons Bouchers[2]

Le groupe compose et participe musicalement sur scène avec Romain, ami de Fred, à L'Éveil du printemps de Frank Wedekind mis en scène par Bruno Lajara (notamment au festival d'Avignon en 1997)[2].

En , à la recherche d’un contrebassiste, le groupe rencontre William Lovti[2].

En , parait leur premier album, homonyme du groupe, auquel participe Romain Sassigneux, qui fera définitivement partie du groupe par la suite. L’album est enregistré à Acousti et réalisé par Alain Cluzeau, qui a également été le directeur artistique de Bénabar. Sa diffusion est assurée par Wagram[2].

Succès du second album[modifier | modifier le code]

Leur deuxième album, encore édité par Wagram[2], parait en sous le titre L’Homme à tue-tête, proposant des chansons dans un univers proche des Têtes raides[3]. Il reçoit des critiques du Nouvel Obs et de Télérama l’évaluant à trois étoiles[4].

DSLZ écrivent et interprètent la chanson Poil aux yeux qui parait en dans l’album de chanson jeunesse La Pittoresque Histoire de Pitt'ocha, coordonné par Les Ogres de Barback.

Diversification des sonorités[modifier | modifier le code]

Les DSLZ en sont à plus de 80 concerts et sortent sous la marque Wagram, un troisième album autoproduit, Des singes et des moutons[2].

Les DSLZ accélèrent le rythme des tournées partout en France avec des scènes marquantes comme l'Olympia, la Cigale, le Printemps de Bourges, Solidays et à l’étranger (Suisse, Belgique, Russie, Madagascar…). Ils préparent en même temps un quatrième album, Les Promesses, avec une volonté de pousser un peu plus vers la musique électrique. Celui-ci parait en [2].

Le , ils clôturent le festival LaSemo, accompagnés des Ogres de Barback[5].

2010–2014 : l’Abécédaire de Boris Vian[modifier | modifier le code]

Prenant une « pause musicale », DSLZ se consacre à l’interprétation de l’Abécédaire musical écrit par Boris Vian et mis en musique par Lucienne Vernay, dans un livre-CD qui parait en 2012[6],[7] et se vend à plus de 10 000 exemplaires dans les six mois qui suivent sa sortie[8]. Les artistes écrivent alors un spectacle théâtral mettant en scène les pistes de l’album pour se produire jusqu’en devant les enfants[7].

Changements dans la composition du groupe et neuvième album[modifier | modifier le code]

En , deux membres quittent le groupe et deux autres arrivent[7] : William Lovti et Christophe Bastien sont remplacés par Marie Lalonde et Thomas Benoît.

En , Debout sortent leur neuvième album intitulé Eldorado(s) dans lequel ils abordent les thèmes de l’immigration (Lampedusa), de la condition féminine et de l’enfance[9].

Genre musical[modifier | modifier le code]

Le groupe s’appuie principalement sur ses textes[7] et a des influences principalement folk (dont la musique traditionnelle irlandaise) et rock, mais aussi de la chanson française[1]. En 1999, Le Monde qualifie leur musique de « ragga-musette », désignant le groupe comme « petit frère des Têtes raides »[10].

Chanson pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

En 2012, le groupe enregistre une version de l’abécédaire écrit par Boris Vian, à destination des enfants. Ces chansons sont ensuite mises en scène et font l’objet d’un spectacle théâtrale et d’une tournée en 2015[11].

Membres du groupe[modifier | modifier le code]

Le groupe est composé de sept membres dont Simon Mimoun est le chanteur principal[12] :

Anciens membres[modifier | modifier le code]

Place sur la scène alternative[modifier | modifier le code]

Avec La Rue Kétanou, Debout sur le zinc est considéré comme la « troisième famille » du projet Un air, deux familles qui lie Les Ogres de Barback et Les Hurlements d'Léo[15]. Comme ces deux derniers groupes, ils ont participé aux tournées du chapiteau Latcho Drom[16],[17].

La journal Libération cite Debout sur le zinc avec Les Hurlements d’Léo comme les premiers d’une « nouvelle vague » de groupes indépendants altermondialistes, après la génération punk des années 1980[18].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Deux cassettes homonymes du groupe

Albums[modifier | modifier le code]

Autres titres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Debout sur le Zinc s’offre le chapiteau », L’Est Républicain,‎ , page Lorraine 7 (lire en ligne)
  2. a b c d e f et g « La Scène nationale de Sénart présente, le à 20 h, Debout sur le zinc » [archive du ] [PDF], sur SceneNationale-Senart.com,
  3. Ludovic Perrin, « Debout sur le zinc », Libération,‎ , p. 28 (lire en ligne)
  4. Jean-Noël Cadoux, « Chantons sur le zinc », Sud Ouest,‎ , p. 23
  5. « Debout sur le zinc en concert : place de concert, billet, ticket et liste des concerts », sur InfoConcert.com (consulté le 8 mai 2019)
  6. « Abécédaire en 26 chansonnettes », La Croix,‎ , p. 16
  7. a b c d e f g h i j k l et m Sophie Pams, « “Notre credo, c’est la sincérité” », Le Courrier de l’ouest – Le Mans,‎
  8. « Debout sur le Zinc revisite un conte musical », Ouest-France Lorient,‎
  9. Jennifer Lispont, « Du zinc à prix d’or », Sud-Ouest,‎ , page Saintes~Royan~Jonzac - C2_15
  10. Philippe-Jean Catinchi, « Nuits blues de Tavagna », Le Monde,‎ , p. 30 (lire en ligne)
  11. Hugo Charpentier, « Bellegarde-sur-Valserine « On peut être plus libéré en écrivant pour les enfants » », Le Progrès - Lyon,‎ , page Bellegarde-région 20.
  12. Le groupe, sur www.dslz.org (consulté le 16 mai 2013)
  13. a et b « Le Groupe » (version du 30 avril 2013 sur l'Internet Archive), depuis le site officiel du groupe.
  14. « Le Groupe » (version du 25 mai 2015 sur l'Internet Archive), depuis le site officiel du groupe.
  15. « Latcho Drom - Live 2017 : Double album enregistré en public » [archive du ], sur LesOgres.com
  16. Frédéric Durscaso, « Les Musiciens nomades », L’Humanité,‎ , p. 19 (lire en ligne)
  17. J.G., « Latcho Drom : c’est fini ! », Le Progrès - Lyon,‎
  18. Sophian Fanen, « Les Trompettes de la renommée », Libération,‎ , p. 28 (lire en ligne, consulté le 8 mai 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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