Sociologie des médias

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La sociologie des médias est la branche de la sociologie consacrée à l'étude des médias, leur histoire, leur influence (notamment dans le champ de la politique et celui de l'économie), tant par ce qu'ils véhiculent (contenus) que via le moyen (médium) utilisé.

Histoire[modifier | modifier le code]

La sociologie des médias est une branche majeure de la sociologie, qui est elle-même une "science humaine", c'est-à-dire une manière de voir le monde issue de la philosophie mais s'assignant la mission d'analyser de manière rigoureuse (depuis les faits) les liens d'interrelation entre les individus et les groupes.

Comme la plupart des sciences humaines, la sociologie est née en Europe à la charnière du du XIXe siècle et du XXe siècle, lorsque celle-ci sous l'effet de la Révolution industrielle, s'est fortement urbanisée et que l'on a commencé à qualifier les "groupes" de grande taille de "masses" et que la presse (à l'époque exclusivement écrite) est apparue comme un moyen utilisé par la classe dominante (la bourgeoisie) pour imposer ses vues à l'ensemble du corps social.

Principal vecteur de la sociologie des médias, la critique des médias (avec laquelle elle est souvent confondue) est apparue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les médias ont diversifié leurs supports et que la radio puis la télévision se sont implantées dans les foyers puis ont été considérées comme des mass média.

Au début du XXIe siècle, la sociologie (et la critique) des médias intègrent l'étude des médias apparus avec internet, notamment les blogs et les réseaux sociaux, lesquels sont désormais davantage consultés que la presse traditionnelle (mainstream) et qui se caractérise essentiellement par le fait que la frontière entre émetteurs de médias et récepteurs tend à devenir plus poreuse, ce qui oblige par conséquent à repenser la question de la propagande autrement qu'en termes bipolaires (dominants/dominés).

Typologie[modifier | modifier le code]

La critique des médias[modifier | modifier le code]

Le linguiste américain Noam Chomsky est une grande figure de la critique des médias.
Article détaillé : Critique des médias.

La critique des médias est un concept aux formes multiples dont la définition ne fait pas consensus. Elle regroupe toute analyse ou commentaire portant sur le fonctionnement des médias de masse : la manière dont ils traitent l'information, l'attitude des patrons de presse et journalistes (émetteurs) et du public (récepteurs).

Se focalisant sur le fonctionnement des grands organes de presse et considérant ceux-ci comme un des piliers du système capitaliste, elle se structure essentiellement autour d'une grille de lecture de lecture élaborée en 1988 par les Américains Edward Herman et Noam Chomsky dans leur livre La Fabrication du consentement.

La médiologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Médiologie.
Citation de Marshall McLuhan: «Le message, c'est le médium»
"Le message c'est le médium", citation de Marshall McLuhan.

Néologisme apparu en France en 1979 dans un livre de Régis Debray, le terme "médiologie" désigne une théorie des médiations techniques et institutionnelles de la culture. On en trouve les soubassements dans les écrits du canadien Marshall McLuhan, qui affirme en 1964 : le message c'est le médium: « en réalité et en pratique, le vrai message, c'est le médium lui-même, c'est-à-dire, tout simplement, que les effets d'un médium sur l'individu ou sur la société dépendent du changement d'échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie »

La démocratisation des médias[modifier | modifier le code]

Avec internet, n'importe qui, même un enfant, peut créer son médium.

Avec l'avènement d'internet, l'émission d'information n'est plus l'apanage des grands groupes industriels : n'importe quel individu équipé d'un ordinateur ou d'un simple téléphone portable relié à internet peut créer son propre médium. Qui plus est, les blogs et les réseaux sociaux sont désormais davantage consultés que la presse traditionnelle (maintream). La frontière entre émetteurs de médias et récepteurs tend donc à devenir plus poreuse, ce qui oblige par conséquent à repenser la question de la propagande autrement qu'en termes bipolaires (dominants/dominés). Les théoriciens de l'ère post-vérité proposent une nouvelle grille de lecture de l'activité médiatique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]