Société de masse

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La société de masse est un terme utilisé en sociologie économique faisant référence aux sociétés contemporaines occidentales industrialisées. Le terme est utilisé pour la première fois par le sociologue français Alexis de Tocqueville à la suite de la Révolution française de 1789, illustrant les préoccupations de l'élite sociale d'un changement dans la politique du monde occidental, centrée sur la « tyrannie des masses ou loi de la populace » (ochlocratie).

Il apparaît véritablement au cours du XIXe siècle pour décrire les sociétés aux tendances égalitaires suivant la période de la révolution industrielle qui a miné les valeurs traditionnelles de la société pré-industrielle. Plus largement, le terme peut s'appliquer à toute société dominée par la culture de masse, les média de masse et la société de consommation.

Selon Macionis, la société de masse désigne une société où « la prospérité et la bureaucratie ont affaibli les liens sociaux traditionnels[1]. »

Émile Durkheim définit dans son œuvre la société de masse comme « une masse d'individus indifférenciés, semblable à des atomes. » Au XXe siècle, l'École néo-marxiste de Francfort publie des études affirmant que « la société de masse est une société d'individus aliénés liés par la révolution industrielle qui a servi les intérêts du capitalisme ». La critique et la lutte contre la société de masse est un thème central de l'idéologie communiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) John J. Macionis, Culture, society: The basics. 10th edition (pp. 496 – 498). Upper Saddle River, New Jersey: Prentice Hall Publishers.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Jose Ortega y Gasset, La Rebellion de las Masas, 1930.
  • (en) Howard N. Tuttle, The Crowd is Untruth: The Existential Critique of Mass Society in the Thought of Kierkegaard, Nietzsche, Heidegger, and Ortega y Gassett (American University Studies: Ser. 5, Philosophy; Vol. 176) New York: Peter Lang, 1996. (ISBN 0-8204-2866-3)