Microsociologie

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On qualifie de microsociologie l'étude des liaisons sociales élémentaires[1]. Cela concerne notamment l'étude des structures, des relations internes et des formes d'organisations des petits groupes sociaux (comme la famille, le couple, les pairs, un groupe de jeunes, un groupes de sans-abris, comportements des voyageurs des transports publics).

Georg Simmel parle de « phénomènes "microscopiques" » : le secret, l’amitié, l’obéissance, la loyauté, la confiance, ... C'est dans Soziologie (1908) que Georg Simmel a essayé une analyse, une classification et une interprétation de plusieurs formes de relations sociales, telles que l'isolement, le contact, le superordination, la subordination, l'opposition, la persistance ou la continuité du groupe social, la différentiation sociale, et l'intégration.

Elle est habituellement basée sur l'observation plutôt que les statistiques. Sa source théorique est la phénoménologie. La microsociologie englobe les approches dites de l'interactionnisme symbolique et de l'ethnométhodologie. Il existe quelques études selon le constructivisme.

L'ethnométhodologie a été mise au point par Harold Garfinkel (et plus tard enrichie par d'autres) pour s'informer sur le mode de vie des personnes et comprendre de leur monde social. Cette approche a également fourni une dimension supplémentaire entre les études de psychologie et de sociologie. Elle se concentre plus sur l'interaction individuelle et au sein des petits groupes, plutôt que sur le groupe social de grande taille.

Selon les propres mots de Paul Mus, la « microsociologie » n’est pas le village contre l’État, mais une sociologie qui n’a pas encore de côtes et de statistiques, une sociologie des noms propres, du « toi » et du « moi », une sociologie qui n’est pas encore géométrique et cristalline.

Objets[modifier | modifier le code]

Bibliographie : théorie et illustrations[modifier | modifier le code]

  • Georges Gurvitch, « Microsociologie et sociométrie », Cahiers internationaux de sociologie, vol. 3-4, 1947-1948 b
  • Paul Mus, Viêt Nam, sociologie d'une guerre, Seuil, Paris, 1952
  • Michel Callon, « Éléments pour une sociologie de la traduction. La domestication des coquilles Saint-Jacques et des marins-pêcheurs dans la baie de Saint-Brieuc », L’Année sociologique, n° 36, 1986, p. 170-208
  • Georg Simmel, « Sociologie du repas », Sociétés, 37 : 211-216. 1992
  • Georges Lapassade, Les microsociologies, Paris, Anthropos, 1996
  • Prendre le futile au sérieux, microsociologie des rituels de la vie courante, Claude Javeau, Cerf, Humanites, 121 pages, 1998
  • Norbert Elias, « La fourchette », in La civilisation des mœurs. Paris : Calmann-Lévy, pp. 179-183. 2001 [1939]
  • Jean-Claude Kaufmann, Corps de femmes, regards d'hommes : sociologie des seins nus, Éditions Pocket, Paris, 2001 — ISBN 2-26610-980-4
  • Claude Javeau, La Culotte de Madonna, Éditions Talus d'approche, Soignies, 2001
  • Pierre Sansot, Les Gens de peu, PUF, 1992. Rééd. 1994 et 2002
  • Shirley Lacasse, Le Travail des danseuses nues : au-delà du stigmate, une relation de service marchand, 2004

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « sociologie des liaisons sociales élémentaires », in Georges Gurvitch, Essais de sociologie, les formes de la sociabilité, le problème de la conscience collective la magie et le droit, la morale de Durkheim, Paris, Librairie du Recueil Sirey, 1938, p. 7, 20

Voir également[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]