Satoshi Saïkusa

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Autoportrait, Satoshi Saikusa
Satoshi Saïkusa
Naissance
Kyūshū
Nationalité Japonaise
Pays de résidence France
Activité principale
Photographe, artiste

Satoshi Saïkusa, né en 1959 sur l’île de Kyūshū, est un photographe de mode, portraitiste et plasticien japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Satoshi Saïkusa naît en 1959 à Kyūshū, sur la plus méridionale des îles japonaises. En 1978, il déménage à Tokyo, fréquente les salles de cinéma où l’on projette les films d'Elia Kazan ou de Federico Fellini, mais surtout ceux des Français, de Marcel Carné à la Nouvelle Vague. Il rencontre Makoto Kamata, alors directeur de Shū Uemura Make-Up School, qui va éveiller son intérêt pour la mode. Au début des années 1980, il quitte le Japon pour un voyage à la découverte de l’Europe. En suivant les traces des surréalistes, mais aussi des couturiers français tels que Yves Saint Laurent, il arrive à Paris en 1984 (redevenue à cette époque capitale de la mode). Il projette au départ d'y séjourner seulement quelques mois pour finalement s'y établir et en faire la ville de sa résidence principale. Il s’entoure dès les premiers temps d’un groupe d’amis japonais travaillant tous dans l'univers de la mode. L’un d’entre eux, un certain Zigen, va l’initier à la photographie.

Photographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts[modifier | modifier le code]

En 1986, Satoshi Saïkusa réalise une série d’images d’hommes et de femmes portant le chapeau, et se fait ainsi remarquer par Franca Sozzani. Cette dernière est nommée deux ans plus tard rédactrice en chef de Vogue Italia. Une collaboration de près de 20 ans s'ensuivra entre le photographe et l’influente rédactrice en chef. C’est elle qui, en 1988, lui commande sa première couverture pour le numéro spécial Alta Moda[1] de Vogue Italia.

Sa carrière débute en même temps que la relance économique des années 1980, le power dressing et l’ascension des « jeunes créateurs » (Jean-Paul Gaultier, Thierry Mugler…), autrement dit dans un contexte d’effervescence mondiale et d’euphorie médiatique autour du monde de la mode. Depuis ses débuts, le photographe est requis pour immortaliser les supermodels comme Christy Turlington, Naomi Campbell, Tatjana Patitz, Claudia Schiffer, Karen Mulder, Helena Christensen, Eva Herzigova, puis Carla Bruni, Stella Tennant, Kate Moss et, dans les générations suivantes, Carmen Kass, Karolina Kurkova, Natalia Vodianova, ou Cara Delevingne

Pourtant, Satoshi Saïkusa aime à travailler avec les mannequins débutantes, pour l’originalité de leur caractère encore non-formaté qui leur confère une attitude plus spontanée. En 1994, il photographie la jeune Laetitia Casta, alors âgée de 15 ans, pour Glamour Italie[2]. L’année précédente, il a assuré la campagne Opium de Yves Saint Laurent avec Kate Moss[3], qui commençait à connaître un certain succès. Cette campagne sera répertoriée parmi les plus sulfureuses d'Yves Saint Laurent[4].

Plus tard, le photographe réalisera une série sur des mannequins en début de carrière, mises en scène dans leur propre chambre ou appartement. Ces clichés rendront aussi compte des conditions de vie de ces jeunes femmes, parfois éloignées de l’opulence et du luxe véhiculés par les médias.

Photographe de mode[modifier | modifier le code]

Demeurant à l’écart des milieux mondains et des fêtes à outrances, Satoshi Saïkusa est pourtant sollicité durant toute sa carrière par divers magazines : en France avec Vogue Paris, GQ, Numéro, ELLE, Madame Figaro, à Londres avec Harper's Bazaar, The Face, i-D, ou à New York avec V, Visionaire (art, mode, film et culture contemporaine), W magazine, Allure, George (mensuel people et politique lancé par John Fitzgerald Kennedy Jr publié entre 1995 et 2001), etc.

Le photographe assure régulièrement les couvertures des magazines avec les personnalités qui font l’actualité : Juliette Binoche (Vogue Paris, ), Michelle Pfeiffer (Instyle, ), Monica Bellucci (Flair Italie, [5]), Naomi Watts (Bazaar UK, ), Milla Jovovich (GQ, ), Rihanna (Marie Claire UK, ), Sophie Marceau (ELLE, [6]), Beth Ditto (Têtu, ), Eva Green (L’Officiel France, 2011), Willem Dafoe (Optimum Style, ), Nicki Minaj (Marie-Claire UK [7]), Kylian Mbappé (L’Officiel Hommes, juin-), Vincent Cassel (L’Officiel Hommes no 59, [8]).

Il apporte aussi sa contribution à des éditions plus confidentielles et d’exception. Il a notamment réalisé une série avec Diane Kruger pour Egoïste, une revue française connue pour la magie de sa maquette, sa périodicité capricieuse, et ses images mythiques (comme le nu de Yannick Noah par Richard Avedon ou le portrait d'Ava Gardner par Helmut Newton). Satoshi Saïkusa compte ainsi parmi les photographes considérés comme les plus marquants de son époque par la revue, au même titre que Guy Bourdin, Paolo Roversi, Bettina Rheims, qui ont nourri les 18 numéros parus à ce jour.

En 2006, le photographe participe au no 1 du magazine Le Dictateur[9], un projet éditorial ambitieux créé par Federico Pepe et Pierpaolo Ferrari[10] (collaborateur de Maurizio Cattelan dans le cadre du projet Toilet Paper). Ce premier numéro se présente sous la forme d'un livre-objet d'images grand format, sous étui scellé et coffret, numéroté au tampon à 1500 exemplaires. Il rassemble une vingtaine de séries d'œuvres inédites d'artistes internationaux (dont une sélection d'images issues du projet Permanent Food de Maurizio Cattelan et Paola Manfrin). Satoshi leur confie sa série Caméra obscure, réalisée entre 2001 et 2006 dans toutes les chambres d’hôtel du monde où le photographe a séjourné. L’élément récurrent de ces images est une télévision allumée sur une scène de film pornographique, suggérant l’intimité et la solitude du voyageur.

Certaines de ses contributions auprès de grands couturiers sont exposées lors des rétrospectives muséales :

A côté de ces contributions éditoriales, il a également dirigé les campagnes des grandes marques de cosmétique comme Yves Saint Laurent (avec Kate Moss), Lancôme (avec Isabella Rosselini), Shiseido (avec Angelina Jolie), ou encore Jill Stuart (avec Lindsey Wixson).

Portraitiste[modifier | modifier le code]

Dès le début de sa carrière, Satoshi Saïkusa a exécuté le portrait photographique de nombreuses personnalités du XXe siècle (comédiens, peintres, musiciens, danseurs, architectes). Pour lui, ces images sont avant tout l’occasion de rencontrer et d’échanger avec les artistes.

En 1990, il fait un premier pas dans l’univers de la danse en réalisant le portrait de Patrick Dupond pour le journal Libération. En 2006, il pénètre les coulisses du Théâtre de la Scala de Milan et réalise une série sur les danseurs étoiles, qui donnera lieu à un livre[14][source insuffisante]. Plus tard, il dressera aussi les portraits de Roberto Bolle[15], Blanca Li[16] et Aurélie Dupont[17]

En 1991, le photographe réalise les images de l’album Diva[18] de la chanteuse écossaise Annie Lennox. Ces photographies seront exposées au Victoria & Albert Museum (2011) à Londres et à la Scottish National Portrait Gallery (2013).

En 1998, il propose au magazine George de réaliser les portraits de trois des personnalités qu’il admire : Louise Bourgeois, Philip Johnson et Ellsworth Kelly. Ces entrevues se font sans intermédiaire, le photographe appréciant ces rencontres en immersion, dans l’intimité de ses sujets. La même année et pour le même magazine, il immortalisera Johnny Depp.

Sa couverture en 2010 pour Têtu avec Catherine Deneuve entourant de ses bras un jeune homme totalement nu a soulevé une certaine polémique. L'actrice dira que « c'était quand même Satoshi qui faisait la photo, je le connais, un très bon photographe, donc, bon, j'y suis allée[19]. »

En 2018, le directeur de la Kunsthalle de Bielefeld lui demande un tirage de Philip Johnson à l’occasion des 50 ans du Musée. Cette photographie sera intégrée à l’installation de l’artiste new-yorkais Dennis Adams puis exposée de façon permanente face au musée.

La même année, Marc Lavoine, pour qui il avait déjà réalisé Cher Ami en 1989, lui propose de concevoir le clip[20][source insuffisante] et les photographies[21] de son album Je reviens à toi.

Tout au long de sa carrière, Satoshi Saïkusa a également photographié Vanessa Paradis, Yayoï Kusama, Takeshi Kitano, Ryuichi Sakamoto, Fernando Botero, Sofia Coppola, Jean Nouvel, Roman Polanski, Rossi de Palma

Artiste[modifier | modifier le code]

À partir des années 2000, tout en poursuivant son travail de photographe de mode, Saïkusa se consacre davantage à un travail personnel et s'oriente vers ce que l'on appelle la photographie plasticienne. Il met notamment au point une technique inédite dans le découpage et l’assemblage de ses photographies[22]. Son travail est exposé dans des galeries parisiennes et autres institutions (voir chapitre Expositions).

Après une longue pratique de la photographie argentique, Satoshi Saïkusa - comme la majorité des photographes de mode de son époque - est passé dans les années 2000 à la photographie numérique. Sa démarche en tant que plasticien va lui permettre de conserver une pratique plus artisanale dans son processus créatif. Après un long et minutieux travail de découpage de ses tirages en pastilles puis de recomposition, le photographe épingle photos, fils, papillons dans des boîtes d’entomologie. Il crée des objets en volume ou intègre ses pastilles photographiques dans des installations. Une boîte photo-entomologique, qui dans l’œuvre Maman et Louise représente la plasticienne Louise Bourgeois, contient les toiles tissées par une véritable araignée qu’il avait recueillie durant le temps passé à la réalisation de l’œuvre. Car à cette étape de son travail, la « réflexion sur le passage du temps, la transformation ou la disparition de ce qui a commencé à être ou est apparu est essentielle de même que la notion d’impermanence (Mujô‐Kan en japonais). De ce concept pivot de la culture bouddhique, symbolisé par la fleur (élément récurrent) – épanouie aujourd’hui, fanée demain – découle une réflexion sur le passage du temps, la transformation ou la disparition de ce qui a commencé à être ou est apparu[22]. »

Mêlant sa double culture japonaise et française, le photographe plasticien explore l’iconographie des memento mori et du Mujô-Kan, riche de symboles tels que la fleur, le crâne ou le papillon. Thème qu’il aborde de multiples façons dans son exposition No-Zarashi (2017). "(...)Peu d'œuvres dans la première salle : c'est une manière d'inciter à la contemplation. Car pour apprécier l'art multiforme de Satoshi Saïkusa, il faut prendre son temps. Dessins, sculptures, installations, photographies, vidéo (...)[23]"

À la suite des attentats perpétrés à Paris en 2015, il se munit d’un appareil photo pour fixer les multitudes de fleurs déposées en commémoration aux victimes. Naîtrons de ces clichés, un ensemble de photos, installations, sculptures et vidéos. "Questionnant la mémoire et la fugacité de l'existence avec poésie et détachement[24]."

A la manière d'un Alfred Stieglitz et dans la continuité de cette volonté de nouer des liens avec les artistes de son temps, il va fonder en 2010 la Galerie Da-End, "Une galerie vraiment à part qui nous entraîne dans un monde merveilleux, comme si nous avions poussé une porte qui s'était ouverte sur un univers qui ne ressemble à rien de ce que nous connaissons, et en tout cas pas à une galerie[25]" (J-S. Stehli). Les premières expositions s'ouvrent sur les œuvres d'artistes japonais tels que Fuyuko Matsui, Toshio Saeki ou Daidō Moriyama. Aujourd'hui, d'autres artistes internationaux sont représentés par la galerie, comme le peintre suédoise Markus Åkesson, le jeune artiste ukrainien Nikolay Tolmachev, la plasticienne vietnamienne Kim KototamaLune, le vidéaste et artiste multidiscinplainaire colombien Nieto, etc. Outre les expositions d'artistes plasticiens, ce sont aussi des musiciens, écrivains, architectes, acteurs, danseurs qui s'y croisent et qui contribuent à nourrir ce projet artistique[26].

Style[modifier | modifier le code]

Satoshi Saïkusa se dit influencé par le photographe allemand August Sander, pour la diversité des visages que celui-ci donne à voir. Les portraits du Japonais sont pourtant plutôt posés et soigneusement composés au moment de la prise de vue et en post-production. « Pour Satoshi Saïkusa, le visage est à la fois important et pas important. Le visage est notre humanité, mais nous nous divisons sur la base de nos traits, entre nations et races. Nous nions l’universalité de nos visages en essayant de discerner ce qui est beau ou laid, ou en essayant de définir ce qui nous unit à de plus petites fractions de l’humanité. Et ce faisant, nous nions aussi l’universalité de ce qui est caché derrière le visage : c’est-à-dire le crâne. Comme le montre le travail captivant de Saïkusa, le crâne endure tout autant que la beauté. La mort, semble nous dire ses œuvres, donne du sens à la vie mais aussi à la beauté. Une vérité difficile, que le regard perspicace de Saïkusa a su discerner, même si elle échappe à beaucoup d’entre nous[27].» (Viet Thanh Nguyen[28], Prix Pulitzer 2017)

Ses photographies sont reconnaissables par leur sensualité, leur douceur[29] et l’érotisation des corps toujours mis en scène dans une conception méticuleuse de la lumière et du sens du détail. « Sous couvert de son métier de photographe de mode pour des magazines prestigieux, il évolue, au moins une partie du temps, au milieu de gens dits d'exception : des riches qui peuvent se rendre beaux, des renommés qui sont sur-distingués du fait de leur célébrité, ou les chanceux qui sont nés hyper séduisants. Pour ceux d'entre nous qui ne voient ces personnes exceptionnelles qu'à travers les photographies de Saïkusa, ils apparaissent tout à la fois humains et au-delà de l'humain[27].» (Viet Thanh Nguyen)

Ses séries de mode, caractérisées par la sobriété et l'élégance de la mise en scène, comportent souvent des références cinématographiques (J. Cassavetes pour Flair[30]) ou picturales. Malgré une assimilation évidente des codes occidentaux, la pensée nipponne transparaît clairement dans ses clichés[31].

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

2019 : Thierry Mugler : Couturissime, Musée des beaux-arts de Montréal, Montréal, QC

2018 : Musubi, Galerie Da-End, Paris, FR

2018 : Jubiläumsausstellung 50 Jahre, Kunsthalle Bielefeld, Bielefeld, DE

2018 : L’image en morceaux, Villa Tamaris centre d’art, La Seyne sur mer, FR

2018 : Cabinet Da-End 08, Galerie Da-End, Paris, FR

2018 : Med inbjudna gaster, Kalmar Konstmuseum, Kalmar, SE

2017 : No-Zarashi, solo show, Galerie Da-End, Paris, FR

2017 : White Devils, solo show, 2 Art Angels, Paris, FR

2017 : Cabinet Da-End 07, Galerie Da-End, Paris, FR

2017 : Night and Day, Gallery Naruyama, Tokyo, JP

2016 : September Flowers, Gallery Naruyama, Tokyo, JP

2016 : Cabinet Da-End 06, Galerie Da-End, Paris, FR

2016 : L’éblouissement de la perte, Galerie Da-End, Paris, FR

2015 : Dédicaces et déclarations, Musée Cognac-Jay, Paris, FR

2015 : Petits drames (ou le bonheur invisible), Galerie Da-End, Paris, FR

2015 : Daikanyama Photo Fair, Gallery Naruyama, Daikanyama Hillside Forum, Tokyo, JP

2015 : Vanitas, solo show, Gallery Naruyama, Tokyo, JP

2015 : Autofiction d’une collection : Ramus del Rondeaux, Galerie Polaris, Paris, FR

2015 : Platinum, A. Galerie, Paris, FR

2015 : Cabinet Da-End 05, Galerie Da-End, Paris, FR

2015 : Obscur-Clarté, commissaire : David Rosenberg, Bastille Design Center, Paris, FR

2015 : Le Cabinet de curiosités, commissaire : Marie Audran, Silencio Club, Paris, FR

2014 : Kate Moss : The Icon, Hiltawsky Gallery, Berlin, DE

2014 : Strangeness, Studio TOZF, Paris, FR

2014 : Ankoku / Matières Noires, Galerie Da-End, Paris, FR

2014 : 12x21 : An all summer extrapolation, The Broken Arm, Paris, FR

2014 : Kate Moss : The Icon, ONO arte contemporanea, Bologne, IT

2014 : Cabinet Da-End 04, Galerie Da-End, Paris, FR

2013 : Mujô-Kan, Galerie Da-End, Paris, FR

2013 : Cabinet Da-End 03, Galerie Da-End, Paris, FR

2013 : Punk : Chaos to Couture, The Metropolitan Museum of Art, New York, USA

2013 : Beauty in the 21st Century (Dream Women / Dream Men), Multimedia Art Museum, Moscou, RU

2013 : The House of Annie Lennox, Scottish National Portrait Gallery, UK

2013 : Fashion : A century of extraordinary photography from the Condé Nast archives, Fondazione FORMA per la Fotografia, Milan, IT

2012 : Nippon-ismes, Galerie Da-End, Paris, FR

2012 : Cabinet Da-End 02, Galerie Da-End, Paris, FR

2012 : The House of Annie Lennox, The Lowry, Manchester, UK

2012 : Anté-numérique, Atelier TOZF, Paris, FR

2012 : Timeless Beauty : 100 Years of Fashion Photography From Man Ray To Mario Testino, C/O Berlin, Berlin, DE

2011 : The House of Annie Lennox, Victoria & Albert Museum, Londres, UK

2011 : Naked City, Track Artwork Factory, Paris, FR

2011 : Cabinet Da-End 01, Galerie Da-End, Paris, FR

2010 : Instant Karma, Hysteric Glamour Shibuya, Tokyo, JP

2010 : UltraMegaLore : Fashion Icon, ModeMuseum, Hasselt, BE

2006 : A Day With Corpo Di Ballo Teatro Della Scala, Milan, IT

2000 : Giorgio Armani, Guggenheim Museum, New York, USA

1995 : Topolino : Make-Up, Musée de la Mode, Marseille, FR

Publications[modifier | modifier le code]

2019 : Monographie Thierry Mugler : Couturissime, Editions Phaidon, , 400 p. (ISBN 0714879452)

2018 : 50 Jahre Kunsthalle Bielefeld. Bilder einer Sammlung: Katalog zur Jubiläumsausstellung, Editions Wienand, 302 p., (ISBN 3868325018)

2018 : Brand Book YSL Beauté, photographie de Staz Lindes, Omédia Paris

2016 : Hair book by Sam McKnight, Editions Rizzoli, , 296 p. ( (ISBN 0847848787))

2014 : Ma cuisine française, Yannick Alléno, Editions Hachette Pratique, , 782 p., (ISBN 2012388264)

2008 : The House of Viktor & Rolf, Caroline Evans & Susannah Frankel, Merrell Publishers Ltd, , 256 p. (ISBN 1858944600)

2006 : Ouvrage photographique A day with corpo di ballo del Teatro alla Scala, Satoshi Saïkusa, 48 p.

2006 : Le Dictateur, Federico Pepe, Pierpaolo Ferrari, 2006, 200 p.  (ISBN 978-2-84066-195-5)

2004 : Métamorphoses, Serge Normant & Julia Roberts (préface), Editions de la Martinière, , 191 p. (ISBN 2732431338)

2002 : Topolino : Make-Up Games, Catherine Ormen, Bettina Rheims, Eric Traoré, Lionel Bouard, Editions Assouline, , 79 p. (ISBN 2843233607)

2000 : Giorgio Armani (Guggenheim Museum Publications), Germano Celant & Harold Koda, Editions Harry N. Abrams, Inc., 381 p. (ISBN 0810969270)

2000 : Valentino’s RED BOOK/ Fashion Photocopy Manual 1960 - 00, Franca Sozzani & Luca Stoppini, Editions Rizzoli, 8 p. (ISBN 8817865257)

1998 : Fashion Images de Mode No.3, Lisa Lovatt-Smith, Editions Steidl, , 201 p. (ISBN 3882435437)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films publicitaires (sélection)[modifier | modifier le code]

2018 : Jill Stuart Beauty Campaign Spring[32]

2005 : Evian Affinity[33]

2002 : Absolu de Rochas[34]

2002 : Azzura de Azzaro[35]

2000 : Cerruti Image Femme[36]

1997 : Ford Fiesta[37]

1996 : Anaïs Anaïs[38], Cacharel

1996 : Optane Essence, ELF[39]

1993 : Parfum Opium (avec Kate Moss)[3], Yves Saint Laurent

1993 : France Telecom[40]

1992 : Ô de Lancôme, Lancôme

1992 : Transports ferroviaires d'Île-de-France, SNCF[41]

1991 : Guerlain l'Or[42]

1991 : Gaz de France[43]

Art vidéo[modifier | modifier le code]

2017 : Vanitas

2017 : Toi aussi, moi aussi, nous sommes là

2015 : Ben

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Vogue Italia September 1988 Alta Moda: by Satoshi Saikusa »
  2. « Laetitia Casta », sur elle.fr, Elle (magazine)
  3. a et b « Kate Moss for YSL », sur fashionfortheface.com,
  4. « Les campagnes les plus sulfureuses de Saint Laurent », sur vogue.fr,
  5. (en) « Monica Bellucci featured on the flair Italy cover from December 2006 », sur www.fashionmodeldirectory.com
  6. « Couverture de Sophie Marceau par Satoshi Saikusa, 2008 », sur elle.fr,
  7. (en) « Nicki Minaj by Satoshi Saikusa Marie Claire US August 2013 », sur thecitizensoffashion.com,
  8. « Portrait de Vincent Cassel en couverture de L'Officiel Hommes », sur le site de l'agence de mannequins models.com,
  9. « Le Dictateur », sur lespressesdureel.com
  10. (en) Le Dictateur, Federico Pepe, Pierpaolo Ferrari, , 224 p., 28,3 x 40 cm (broché, couverture encrée en relief) (ISBN 978-2-84066-195-5)
  11. (en) « Past exhibition : Giorgio Armani at the Guggenheim Museum, October 20, 2000–January 17, 2001 », sur guggenheim.org
  12. (en) « Past exhibitions : Punk : Chaos to Couture, May 9 - August 14, 2013 », sur metmuseum.org
  13. « Thierry Mugler : Couturissime, 2 mars 2019 au 8 septembre 2019 », sur mbam.qc.cq
  14. (it) Satoshi Saikusa, A Day With Corpo di ballo del teatro Alla Scala, Teatro alla Scala, Milan (Italie), , 48 p.
  15. (en) « GQ Style f. Satoshi Saikusa », sur www.robertobolle.com,
  16. Edwart Vignot et Catherine Chevillot, Une pensée pour Rodin : d'hier à aujourd'hui, ses admirateurs lui rendent hommage, Paris, Editions Place des Victoires, , 220 p. (ISBN 978-2-8099-1350-7), p. 111, p.126
  17. « Aurélie Dupont, la mode au firmament », sur lexpress.fr,
  18. (en) « Photographs by Satoshi Saikusa », sur annielennox.com
  19. « Coup de Coeur: Catherine Deneuve », sur rmc.bfmtv.com,
  20. « Site officiel de Marc Lavoine », sur marclavoine.fr
  21. Sylvain Siclier, « Chanson : le spectacle total de Marc Lavoine », sur lemonde.fr,
  22. a et b « Maman et Louise. Les photomontages du photographe japonais Satoshi Saïkusa », sur revue-bancal.fr,
  23. « Satoshi Saïkusa No-Zarashi », La Gazette Drouot, no 34,‎
  24. « Libre interprétation », L'express diX, no 2/10,‎
  25. « Une nouvelle galerie à Saint Germain », sur blog.madame.lefigaro.fr,
  26. (en) Matthieu Lunard, « EXCLUSIVE. Satoshi Saikusa on Da-End Gallery. », Aserica,‎ (lire en ligne)
  27. a et b Viet Thanh Nguyen, Artworks, catalogue de l'exposition No-Zarashi, Texte de Viet Thanh Nguyen
  28. (en) « The Sympathizer, by Viet Thanh Nguyen », sur pulitzer.org,
  29. « Satoshi Saïkusa, tout en douceur »,
  30. « Flair », Flair,‎
  31. « A l’avant garde : Satoshi Saïkusa », sur The ARTchemist,
  32. « Jill Stuart Beauty Campaign Spring 2018 », sur models.com,
  33. « Evian », sur ina.fr,
  34. « Rochas », sur ina.fr,
  35. « Azzaro », sur ina.fr,
  36. « Cerruti », sur ina.fr,
  37. « Ford Fiesta : Banc d'essai », sur ina.fr,
  38. « Anais Anais : Vapo rose », sur ina.fr,
  39. « Publicité Elf : Souris (France - 1996) », sur culturepub.fr,
  40. « France Telecom », sur ina.fr,
  41. « SNCF : Transports ferroviaires d'Île-de-France », sur ina.fr,
  42. « Guerlain », sur ina.fr
  43. « Gaz de France : gaz naturel », sur ina.fr,

Liens externes[modifier | modifier le code]