Sainte-Fauste

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Sainte-Fauste
Sainte-Fauste
Vue générale de la commune en 2012.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Issoudun
Canton Ardentes
Intercommunalité Communauté de communes Champagne Boischauts
Maire
Mandat
Jean-Marc Brunaud
2014-2020
Code postal 36100
Code commune 36190
Démographie
Gentilé Faustéens
Population
municipale
276 hab. (2015 en diminution de 7,69 % par rapport à 2010)
Densité 12 hab./km2
Population
aire urbaine
85 674 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 29″ nord, 1° 51′ 58″ est
Altitude Min. 142 m
Max. 168 m
Superficie 23,07 km2
Localisation

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Sainte-Fauste
Liens
Site web sainte-fauste.fr

Sainte-Fauste est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'est[1] du département, dans la région naturelle de la Champagne berrichonne.

Les communes limitrophes[1] sont : Neuvy-Pailloux (3 km), Diors (4 km), Thizay (6 km), Brives (6 km), Vouillon (6 km) et Mâron (6 km).

Les communes chefs-lieux[1] et préfectorales sont : Ardentes (13 km), Issoudun (14 km), Châteauroux (14 km), La Châtre (32 km) et Le Blanc (66 km).

Localisation de la commune de Sainte-Fauste

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Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : la Bideauderie, Ablenay et les Sarrays[2].

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Normales et records pour la période 1981-2010 à la station météorologique de Châteauroux - Déols
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 1,3 3,5 5,3 9,2 12,4 14,4 14,3 11,2 8,5 4,1 1,8 7,3
Température moyenne (°C) 4,2 4,9 8 10,4 14,4 17,8 20,2 20 16,6 12,8 7,5 4,7 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,6 12,6 15,5 19,6 23,1 26 25,6 21,9 17,1 11 7,6 16,3
Record de froid (°C)
date du record
−22,8
16-01-1985
−22,8
14-02-1929
−10,8
01-03-2005
−4,2
07-04-1929
−1,4
11-05-1928
1,2
01-06-1936
4
10-07-1948
4,5
06-08-1967
0
30-09-1936
−5,2
30-10-1997
−8,7
24-11-1998
−17
10-12-1967
−22,8
16-01-1985
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−14,9
16-01-1985
−10,8
02-03-1956
−1,9
05-04-1971
1,5
06-04-1911
6,9
04-05-1977
11,1
09-06-1956
12,8
19-07-1966
13,9
31-08-2007
9,5
29-09-1919
2,8
27-10-1931
−2,9
22-11-1993
−10,2
20-12-1938
−14,9
16-01-1985
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
12
02-01-1916
12,1
27-02-1960
14,9
11-03-1981
14,5
28-04-1913
18
12-05-1912
22,3
28-06-2005
23
21-07-1995
23,3
06-08-2018
20,5
05-09-2017
18,9
01-10-2001
15,1
07-11-1954
13,4
04-12-1961
23,3
06-08-2018
Record de chaleur (°C)
date du record
18,5
05-01-1999
22,9
24-02-1990
28
25-03-1955
31,5
22-04-1893
34,5
29-05-1944
37,7
26-06-1947
40,2
28-07-1947
40,5
02-08-1906
38
01-09-1906
30,3
07-10-2009
24,5
02-11-1899
20,5
16-12-1989
40,5
02-08-1906
Ensoleillement (h) 72,1 91,9 155,6 178,5 208,6 210,4 231,7 235,5 189,5 128,3 79,6 59 1 840,7
ETp Penman (mm) 13,8 23,2 56,1 82,1 112,9 132,8 147,8 131,5 79,5 41,3 15,9 10,2 847,1
Record de vent (km/h)
date du record
105,4
NC
132,1
23-02-2009
126
NC
104,4
NC
94,5
NC
109,8
13-06-2002
104,4
NC
115,2
NC
104,4
NC
97,2
NC
100,8
NC
126
NC
132,1
NC
Record de la pression la plus basse (hPa)
date du record
973,1
NC
965
NC
983,7
NC
981,8
NC
989,6
NC
991,6
NC
978,2
NC
996,9
NC
989,9
NC
980,1
NC
973
NC
967,9
NC
965
NC
Record de la pression la plus haute (hPa)
date du record
1 045,1
NC
1 043,4
NC
1 046,7
NC
1 035,7
NC
1 033,5
NC
1 047,5
NC
1 030,6
NC
1 030,6
NC
1 034,9
NC
1 035,6
NC
1 040,2
NC
1 045,6
NC
1 047,5
NC
Précipitations (mm) 59,2 48,8 52,1 65,8 73,3 54,9 56,6 56,1 64,3 73,8 64,9 67,3 737,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
48,7
20-01-1910
29,7
05-02-1955
32,4
29-03-1978
42,6
18-04-1964
54,1
12-05-1910
67,6
04-06-2002
60,4
08-07-1919
66,1
29-08-1945
58,6
17-09-1975
43
29-10-1981
35,2
05-11-1962
51,6
24-12-1995
67,6
04-06-2002
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 4,9 5,3 5 5,8 6,2 7,5 7,4 7,2 8,3 6,4 5,7 5,9 6,3
Source : Infoclimat.fr
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,1
1,3
59,2
 
 
 
8,6
1,3
48,8
 
 
 
12,6
3,5
52,1
 
 
 
15,5
5,3
65,8
 
 
 
19,6
9,2
73,3
 
 
 
23,1
12,4
54,9
 
 
 
26
14,4
56,6
 
 
 
25,6
14,3
56,1
 
 
 
21,9
11,2
64,3
 
 
 
17,1
8,5
73,8
 
 
 
11
4,1
64,9
 
 
 
7,6
1,8
67,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Article détaillé : Climat de l'Indre.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 12, 12E et 925[4].

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Neuvy-Pailloux[4], à 3,5 km.

Sainte-Fauste est desservie par la ligne D du Réseau de mobilité interurbaine[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 17 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[6] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 137
Résidences principales 83,8 %
Résidences secondaires 9,1 %
Logements vacants 7 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 93,8 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à sainte Fauste, une martyre chrétienne du IVe siècle dont certaines reliques ont été transférées en Berry au XIIIe siècle[7].

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour La Ferté-les-Bois[8].

Ses habitants sont appelés les Faustéens[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le secteur de Sainte-Fauste a été occupé par les hommes depuis la préhistoire comme en témoigne la présence d'un tumulus (aux environs du lieu-dit la Bidauderie) dans lequel une urne funéraire a été découverte. Des outils en silex ont également été trouvés à proximité ainsi que trois enclos circulaires, peut-être des tumulus arasés. L'époque gallo-romains semble assez faste à Sainte-Fauste. On retrouve de nombreuses traces de cette époque.

Des cuves de sarcophages ou des urnes funéraires ont été déterrées au hasard des travaux agraires, aussi bien dans le secteur du Brossat que celui du Petit Moulin à la sortie de Sainte-Fauste en direction de Neuvy-Pailloux. Mais, c'est sur le secteur du Grand Bois (à proximité du lieu-dit la Godinerie) que l'activité humaine semble la plus concentrée. En effet, il existe les vestiges d'une villa gallo-romaine datant du IVe siècle. Ensuite, trois emplacements à tuile, trois pierres sculptées faisant partie d'un autel et trois pièces de monnaies datées du Ier siècle et IIe siècle font penser à l'existence probable d'un sanctuaire en ce lieu. Certains de ces vestiges sont aujourd'hui visibles au musée d'Argentomagus ; enfin, il est pratiquement sûr que l'exploitation du minerai de fer (extraction et fonte) existait déjà à l'époque gallo-romaine dans le secteur du Grand Bois. Cette exploitation s'est poursuivie jusqu'au XIXe siècle.

Peu à peu, de grandes propriétés agricoles, souvent héritées de la période gallo-romaine, vont se développer. C'est l'époque de grands défrichages dans la région afin de gagner de la place pour une population croissante et pour les cultures. Il y avait, aux Sarrays, une abbaye. Les moines ont joué un rôle très important pour notre l'agriculture en asséchant, au fil des siècles, des terres marécageuses pour y produire des cultures. Les propriétaires des domaines agricoles donnent souvent leur nom au lieu-dit (la Bidauderie, la Tripterie, la Godinerie…). Ces exploitations ont besoin d'une importante main d'œuvre : les journaliers et ouvriers se regroupent dans les villages, créant un habitat très concentré. Il s'agit généralement de petites maisons avec un petit jardin à l'arrière comme en témoigne encore aujourd'hui la rue du Château à Sainte-Fauste. L'agriculture de l'époque est loin d'être centrée sur les céréales : des animaux paissent sur ces terres et notamment de nombreux moutons.

La communauté de Sainte-Fauste est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 47 feux en 1709 à 42 en 1726[10]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[11].

La commune fut rattaché de 1973 à 2015 au canton d'Issoudun-Sud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement d'Issoudun, du canton d'Ardentes, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Champagne Boischauts[12].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1890 1926 Raoul Léopold Patureau-Mirand ? Avocat ancien bâtonnier
1926 1942 Alfred Feuillet ? Agriculteur
1942 1944 Albert Petit ? ?
1944 Élections municipales françaises de 1945 André Dubois ? ?
mai 1945 1952 Armand Beaumont   ?
1952 mai 1953 Maurice Boucault ? Agriculteur
mai 1953 mars 1959 Alfred Feuillet ? Agriculteur
mars 1959 mars 1971 André Lacan ? Avocat
mars 1971 mars 2001 François Gerbier ? Agriculteur
mars 2001[13],[14],[15] en cours Jean-Marc Brunaud DVD[16] Responsable informatique
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2015, la commune comptait 276 habitants[Note 1], en diminution de 7,69 % par rapport à 2010 (Indre : -3,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
385396408483504473463449475
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
482467460467442483484500445
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
427448439461438371330325332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
299256218230229254261293278
2015 - - - - - - - -
276--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de lieu d'enseignement.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans l’aire urbaine de Châteauroux, dans la zone d’emploi de Châteauroux et dans le bassin de vie d'Issoudun[12].

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[21].

La culture de la lentille verte du Berry[22] est présente dans la commune.

Autrefois elle eut une importance non négligeable, par l'extraction du minerai de fer, qui était utilisé au XVIIIe siècle, par les forges de Clavières[23] toutes proches, mais cette activité disparue avec la fermeture des forges en 1874.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château de la Ferté
  • Château de la Tremblaire
  • Église
  • Monument aux morts

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Indre », sur le site de Lion 1906, consulté le 3 septembre 2018.
  2. Géoportail, « Sainte-Fauste » ., consulté le 17 septembre 2018.
  3. « Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre », sur le site de la Prévention du risque sismique, consulté le 3 septembre 2018.
  4. a b et c « Sainte-Fauste », sur le site de ViaMichelin, consulté le 3 septembre 2018.
  5. « Indre (36) - Fiches horaires », sur le site du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018.
  6. Site de l'Insee : Sainte-Fauste, consulté le 6 septembre 2016.
  7. Jacques Baudoin, Grand livre des saints : culte et iconographie en Occident, éditions CREER, 2006, (ISBN 978-2-84819-041-9), p. 210-211, consulté le 1er juillet 2015.
  8. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, (lire en ligne).
  9. Site de la commune de Sainte-Fauste : Présentation et résultat du vote pour définir un gentilé des habitants, consulté le 4 novembre 2012.
  10. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 169.
  11. Zeller, op. cit., p. 145 et 153.
  12. a et b « Commune de Sainte-Fauste (36190) », sur le site de l'Insee, consulté le 28 octobre 2018.
  13. « Résultats des élections municipales 2001 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  14. « Résultats des élections municipales 2008 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  15. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  16. Site du Monde.fr : Sainte-Fauste, consulté le 21 septembre 2016.
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  22. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Lentilles vertes du Berry, consulté le 11 novembre 2014.
  23. Château de Bouges, Patrimoine, , p. 7.