Sainte-Fauste

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Sainte-Fauste
Vue générale de la commune en 2012.
Vue générale de la commune en 2012.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Issoudun
Canton Ardentes
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Vatan et de Champagne Berrichonne
Maire
Mandat
Jean-Marc Brunaud
2014-2020
Code postal 36100
Code commune 36190
Démographie
Gentilé Faustéens
Population
municipale
278 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Population
aire urbaine
85 674 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 29″ nord, 1° 51′ 58″ est
Altitude Min. 142 m – Max. 168 m
Superficie 23,07 km2
Localisation

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Sainte-Fauste
Liens
Site web sainte-fauste.fr

Sainte-Fauste est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'est[1] du département, dans la région naturelle de la Champagne berrichonne. Elle appartient à l'aire urbaine de Châteauroux.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Neuvy-Pailloux (3 km), Diors (4 km), Thizay (6 km), Brives (6 km), Vouillon (6 km), Mâron (6 km), Issoudun (14 km), Châteauroux (14 km), La Châtre (32 km) et Le Blanc (66 km).

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Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : la Bideauderie, Ablenay et les Sarrays.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales[4] : 12, 12E et 925.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Neuvy-Pailloux[4], à 3,5 km.

La commune est desservie par la ligne D du réseau L'Aile Bleue[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 17 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[6] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 137
Résidences principales 83,8 %
Résidences secondaires 9,1 %
Logements vacants 7 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 93,8 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à sainte Fauste, une martyre chrétienne du IVe siècle dont certaines reliques ont été transférées en Berry au XIIIe siècle[7].

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour La Ferté-les-Bois[8].

Ses habitants sont appelés les Faustéens[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le secteur de Sainte-Fauste a été occupé par les hommes depuis la préhistoire comme en témoigne la présence d'un tumulus (aux environs du lieu-dit la Bidauderie) dans lequel une urne funéraire a été découverte. Des outils en silex ont également été trouvés à proximité ainsi que trois enclos circulaires, peut-être des tumulus arasés. L'époque gallo-romains semble assez faste à Sainte-Fauste. On retrouve de nombreuses traces de cette époque.

Des cuves de sarcophages ou des urnes funéraires ont été déterrées au hasard des travaux agraires, aussi bien dans le secteur du Brossat que celui du Petit Moulin à la sortie de Sainte-Fauste en direction de Neuvy-Pailloux. Mais, c'est sur le secteur du Grand Bois (à proximité du lieu-dit la Godinerie) que l'activité humaine semble la plus concentrée. En effet, il existe les vestiges d'une villa gallo-romaine datant du IVe siècle. Ensuite, trois emplacements à tuile, trois pierres sculptées faisant partie d'un autel et trois pièces de monnaies datées du Ier siècle et IIe siècle font penser à l'existence probable d'un sanctuaire en ce lieu. Certains de ces vestiges sont aujourd'hui visibles au musée d'Argentomagus ; enfin, il est pratiquement sûr que l'exploitation du minerai de fer (extraction et fonte) existait déjà à l'époque gallo-romaine dans le secteur du Grand Bois. Cette exploitation s'est poursuivie jusqu'au XIXe siècle.

Peu à peu, de grandes propriétés agricoles, souvent héritées de la période gallo-romaine, vont se développer. C'est l'époque de grands défrichages dans la région afin de gagner de la place pour une population croissante et pour les cultures. Il y avait, aux Sarrays, une abbaye. Les moines ont joué un rôle très important pour notre l'agriculture en asséchant, au fil des siècles, des terres marécageuses pour y produire des cultures. Les propriétaires des domaines agricoles donnent souvent leur nom au lieu-dit (la Bidauderie, la Tripterie, la Godinerie…). Ces exploitations ont besoin d'une importante main d'œuvre : les journaliers et ouvriers se regroupent dans les villages, créant un habitat très concentré. Il s'agit généralement de petites maisons avec un petit jardin à l'arrière comme en témoigne encore aujourd'hui la rue du Château à Sainte-Fauste. L'agriculture de l'époque est loin d'être centrée sur les céréales : des animaux paissent sur ces terres et notamment de nombreux moutons.

La communauté de Sainte-Fauste est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 47 feux en 1709 à 42 en 1726[10]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[11].

La commune fut rattaché de 1973 à 2015 au canton d'Issoudun-Sud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement d'Issoudun, du canton d'Ardentes, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes du canton de Vatan et de Champagne Berrichonne.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1890 1926 Raoul Léopold Patureau-Mirand  ? Avocat ancien bâtonnier
1926 1942 Alfred Feuillet  ? Agriculteur
1942 1944 Albert Petit  ?  ?
1944 mai 1945 André Dubois  ?  ?
mai 1945 1952 Armand Beaumont  ?  ?
1952 mai 1953 Maurice Boucault  ? Agriculteur
mai 1953 mars 1959 Alfred Feuillet  ? Agriculteur
mars 1959 mars 1971 André Lacan  ? Avocat
mars 1971 mars 2001 François Gerbier  ? Agriculteur
mars 2001 en cours Jean-Marc Brunaud[12],[13],[14] DVD[15] Responsable informatique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 278 habitants, en diminution de -5,12 % par rapport à 2009 (Indre : -2,69 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
385 396 408 483 504 473 463 449 475
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
482 467 460 467 442 483 484 500 445
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
427 448 439 461 438 371 330 325 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
299 256 218 230 229 254 261 293 278
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de lieu d'enseignement[20]. Le collège public (Denis-Diderot) de secteur[21] se trouve à Issoudun. Les lycées publics de secteur[21] se trouvent à Issoudun (lycée général Honoré-de-Balzac) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise-Pascal).

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[22].

La culture de la lentille verte du Berry[23] est présente dans la commune.

Autrefois elle eut une importance non négligeable, par l'extraction du minerai de fer, qui était utilisé au XVIIIe siècle, par les forges de Clavières[24] toutes proches, mais cette activité disparue avec la fermeture des forges en 1874.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château de la Ferté
  • Château de la Tremblaire
  • Église
  • Monument aux morts

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a et b Site du Géoportail : Sainte-Fauste, consulté le 15 décembre 2013.
  3. Site de la prévention du risque sismique : Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre, consulté le 30 juillet 2016.
  4. a, b et c Site de ViaMichelin : Sainte-Fauste, consulté le 14 décembre 2013.
  5. Site du conseil départemental de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 7 mars 2016.
  6. Site de l'Insee : Sainte-Fauste, consulté le 6 septembre 2016.
  7. Jacques Baudoin, Grand livre des saints : culte et iconographie en Occident, éditions CREER, 2006, (ISBN 978-2-84819-041-9), p. 210-211, consulté le 1er juillet 2015.
  8. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, (lire en ligne).
  9. Site de la commune de Sainte-Fauste : Présentation et résultat du vote pour définir un gentilé des habitants, consulté le 4 novembre 2012.
  10. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 169.
  11. Zeller, op. cit., p. 145 et 153.
  12. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  13. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  14. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  15. Site du Monde.fr : Sainte-Fauste, consulté le 21 septembre 2016.
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI), consulté le 18 août 2012.
  21. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  22. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  23. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Lentilles vertes du Berry, consulté le 11 novembre 2014.
  24. Château de Bouges, Patrimoine, , p. 7.