Lentille d'eau

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Lentille d'eau
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
l'appellation « Lentille d'eau » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après

Taxons concernés

Parmi la famille des Araceae :
Lemna minor

Lentille d'eau ou lentille-d'eau est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certaines plantes aquatiques flottantes. On les appelle aussi lenticules. Ce sont des plantes angiospermes qui appartiennent à la famille des Lemnaceae (intégrée à celle des Araceae selon la classification phylogénétique) et notamment à 3 genres : Lemna, Spirodela et Wolffia.

Liste d'espèces appelées « lentille d'eau »[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Des lentilles d'eau sont présentes dans tous les continents. Lorsqu'elles prolifèrent à l'excès, elles peuvent être un signe d'eutrophisation.

Chaque lentille d'eau fabrique une nouvelle feuille qui grossit, puis se détache et forme une nouvelle plante. Cette multiplication végétative ne fait donc intervenir ni graines ni spores.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Il est arrivé qu'on les donne en complément alimentaire aux cochons, qui, en été, dans le nord de la France, en Belgique ou aux Pays-Bas descendaient parfois eux-mêmes dans les watringues manger les lentilles à la surface de l'eau, ainsi que les escargots et animaux qui peuvent y être fixés.

Une variété de lentilles d'eau, Wolffia globosa, est cultivée en Israël et en Asie du Sud-Est, où elle est appelée « Mankai » et consommée sous la forme de diverses préparations, notamment des boulettes de « viande végétale » ; son profil protéique est proche de celui de l’œuf[1]. Elle est riche en protéines (plus de 45 % de la matière sèche) et contient les neuf acides aminés essentiels pour l'être humain[2]. Selon une étude publiée en décembre 2019, les lentilles Wolffia globosa « pourraient constituer une source de substitution de haute qualité pour des protéines animales, et une source potentielle de vitamine B12 biodisponible[3] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Haï, « Maîtriser la glycémie: une avancée de chercheurs israéliens », sur JForum, (consulté le 13 mai 2020).
  2. (en) Hila Zelicha, Alon Kaplan, Anat Yaskolka Meir, Gal Tsaban, Ehud Rinott, Ilan Shelef, Amir Tirosh, Dov Brikner, Efrat Pupkin, Lu Qi, Joachim Thiery, Michael Stumvoll, Nora Kloting, Martin von Bergen, Uta Ceglarek, Matthias Blüher, Meir J. Stampfer et Iris Shai, « The Effect of Wolffia globosa Mankai, a Green Aquatic Plant, on Postprandial Glycemic Response: A Randomized Crossover Controlled Trial », Diabetes Care, vol. 42, no 7,‎ (DOI 10.2337/dc18-2319, lire en ligne).
  3. (en) Alon Kaplan, Hila Zelicha, Gal Tsaban, Anat Yaskolka Meir, Ehud Rinott, Julia Kovsan, Lena Novack, Joachim Thiery, Uta Ceglarek, Ralph Burkhardt, Anja Willenberg, Amir Tirosh, Ioav Cabantchik, Meir J. Stampfer et Iris Shai, « Protein bioavailability of Wolffia globosa duckweed, a novel aquatic plant – A randomized controlled trial », Clinical Nutrition, vol. 38, no 6,‎ , p. 2576–258 (ISSN 0261-5614 et 1532-1983, PMID 30591380, DOI 10.1016/j.clnu.2018.12.009, lire en ligne, consulté le 7 septembre 2020) :

    « Mankai may provide a high-quality substitute source for animal protein, and a potential bioavailable source of vitamin B12. »

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