Saint-Chély-d'Apcher

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Saint-Chély-d'Apcher
Vue du centre du village.
Vue du centre du village.
Blason de Saint-Chély-d'Apcher
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Saint-Chély-d'Apcher
(bureau centralisateur)
Intercommunalité CC des Terres d'Apcher-Margeride-Aubrac
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Lafont
2014-2020
Code postal 48200
Code commune 48140
Démographie
Gentilé Barrabans
Population
municipale
4 169 hab. (2014)
Densité 148 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 14″ nord, 3° 16′ 36″ est
Altitude Min. 935 m – Max. 1 126 m
Superficie 28,26 km2
Localisation

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Saint-Chély-d'Apcher
Liens
Site web stchelydapcher.fr

Saint-Chély-d'Apcher est une commune française située dans le département de la Lozère, en région Occitanie.

Située en Margeride, ancienne place forte de la baronnie d'Apcher, elle est la 3e ville du département par sa population et la première par son activité industrielle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Margeride.

Saint-Chély-d'Apcher se situe dans l'ouest de la Margeride en Lozère. C'est une région montagneuse d'altitude moyenne, couverte de forêts de pins sylvestres et de hêtres ainsi que de pâturages pour les élevages de vaches et de moutons.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par le Chapouillet et ses affluents, les ruisseaux de Malagazane, Cros et Sarroul.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

Rail[modifier | modifier le code]

Hameaux aux alentours[modifier | modifier le code]

Outre le bourg, la commune comprend plusieurs hameaux : Espouzolles, Civergols, les Clauzes, Saroul.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Chély-d'Apcher est apparu à la Révolution française[réf. nécessaire]. Le village s'appelait alors en version latinisée Sancti-Hilari-de-Capoleg, ce qui donnerait aujourd'hui Saint-Hilaire-du-Chapouillet. Le Hilaire qui a donné son nom au village est Ilère de Mende, évêque du Gévaudan. Le Chapouillet est la rivière qui baigne le village. Le nom s'est transformé peu à peu à cause d'une mauvaise traduction. En effet, en occitan, le nom se prononce Sanch Ili, il est alors devenu Saint-Chély à la Révolution. Le Chapouillet a lui laissé sa place au terme d'Apcher. Apcher ou Apchier est le nom de l'une des huit baronnies du Gévaudan, dont le château principal se trouve à quelques kilomètres de Saint-Chély.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville est un fief de la baronnie d'Apcher, une des huit baronnies du comté de Gévaudan. Au XIIIe siècle, Guérin IV d'Apchier fonde le premier hôpital de la ville[1].

En 1363, pendant la guerre de Cent Ans, le bourg est attaqué par les « Anglais »[2]. Selon la légende, c'est sous les ordres du baron d'Apcher, que les habitants vont devoir livrer bataille. Le baron d'Apchier, Guérin VI, et son fils, Guérin VII, reviennent du siège de Saugues, à la frontière du Gévaudan et du Velay, où les habitants ont combattu les routiers. C'est durant cet épisode que les habitants auraient acquis leur gentilé. Le cri de Guérin VI pour encourager son peuple au combat aurait été « d'Apchier, Notre-Dame, barres en avant ». Le barres en avant, prononcé barra in abon en occitan, est devenu le barraban qui désigne les habitants. Les Anglais vaincus ont été enterrés au lieu-dit la Croix des Anglais situé au nord de la ville. Cette croix représente un mouton et un étendard avec dessus une croix de Malte[3].

Cette version n'est assise cependant sur aucun document historique, mis à la part la Croix des Anglais, érigée au XVe siècle (d'après l'Inventaire général) dont une autre hypothèse fait un panneau indicateur sur la route du pélerinage de Saint-Gilles du Gard, dont la croix porte l'emblème[4].

La Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789, M. Brun, curé de Saint-Chély, est élu député du clergé pour les états généraux de 1789 à Versailles.

À la Révolution française, deux communes distinctes sont créées, Saint-Chély-Ville qui portera un temps le nom de Roche-Libre[5] et Saint-Chély-Forain. Cet état de fait durera jusqu'en 1851, date à laquelle ces deux communes fusionnent.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Après avoir été gérée de 1965 à 1983 par une municipalité de gauche, la commune a été depuis gérée par des municipalités de droite.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Saint-Chély-d'Apcher
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801 1830 Pierre-Jean Veyrier    
1830 1848 Mathieu-Joseph Chazot    
1848 1849 Pierre Ligneul    
1849 1849 Jean-Antoine Gache    
1849 1855 Casimir Breschet    
1855 1863 Victor Gaillardon    
1863 1871 Jean-Antoine Gache    
1871 1885 Gabriel Raynaud    
1885 1892 Louis-Cyprien Mathieu    
1892 1895 Fernand Gaillardon    
1895 1896 Hyppolyte Chalvet   Adjoint intérimaire
1896 1904 Odilon Ramadier    
1904 1912 Alphonse Bonnel    
1912 1925 Fernand Gaillardon    
1925 1932 Clément    
1932 1935 Prosper Rousset    
1935 1936 Hippolyte Fleisch    
1936 1940 Paul Perraudin    
1940 1944 Pierre Pignide    
1944 1945 Comité de Libération    
1945 1947 René Gibelin    
1947 1951 Pierre Pignide    
1951 1965 Léon Jalbert    
1965 1983 Yves Dalle    
1983 2001 Philippe Bardon    
mars 2001   Pierre Lafont UMP puis LR Conseiller général

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2009, la commune de Saint-Chély-d'Apcher s'est associée à celles de Blavignac et de Rimeize pour former la communauté de communes Apcher-Margeride-Aubrac. Cette communauté s'est associée avec la communauté de communes des Terres d'Apcher pour constituer, à partir du 1er janvier 2017, la communauté de communes des Terres d'Apcher-Margeride-Aubrac.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

La petite ville est le bureau centralisateur du canton de Saint-Chély-d'Apcher pour l'élection départementale de la Lozère.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Chély-d'Apcher est jumelée avec la ville de :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 169 habitants, en diminution de -6,42 % par rapport à 2009 (Lozère : -1,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 380 1 512 1 502 1 366 1 651 1 616 1 513 1 469 1 785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 871 1 942 1 916 1 918 2 054 2 078 1 998 1 967 1 942
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 971 1 972 1 869 2 242 2 690 2 832 2 877 3 205 3 900
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
4 757 5 016 4 624 4 726 4 570 4 316 4 468 4 187 4 169
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • L'ensemble scolaire du Sacré-Cœur est particulièrement connu pour son école d'hôtellerie.
  • Saint-Chély-d'Apcher possède, sur le site de Civergols, un LEGTA où il est possible de suivre une formation en BTSA "Gestion et Protection de la Nature" avec pour spécialité "Animation nature". Le LEGTA propose également quelques formations équines de type BEPA, et propose aussi une formation STAV.
  • À quelques kilomètres, une antenne de l'ISEM de l'Université Montpellier 1 (commune Albaret-Sainte-Marie) propose des formations de "management hôtellerie-tourisme".
Établissements scolaires :
Écoles maternelles et primaires
  • Groupe scolaire
  • École Sainte-Marie
Collège public
  • Collège du Haut-Gévaudan
Collèges privés
Lycées et enseignement supérieur

Sports[modifier | modifier le code]

Le club phare du sport barraban est l'Entente Nord Lozère (football), entente entre plusieurs clubs des différentes communes du nord du département (notamment avec Saint-Alban-sur-Limagnole). Le club a évolué quelques années en 4e division au début des années 1990. Il a la particularité de jouer dans le district du Cantal (ligue Auvergne) et non avec le Languedoc-Roussillon, pour des raisons de proximité géographique.

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Une usine métallurgique, appartenant au groupe ArcelorMittal, y est implantée depuis 1916. Elle comporte des lignes de décapage, laminage, recuit, refendage, emballage et fabrique des aciers dits électriques car destinés à la production de moteur et de transformateurs électriques. La ligne de production a été entièrement rénovée en 2013 et emploie plus de 200 salariés.

L'industrie du bois est historique : des scieries sont exploitées sur le territoire de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

Château de Billières : bâti aux alentours de 1450 pour et par une branche cadette de la famille d'Apcher, il a été acquis en 1714 par Guy Bouniol, marchand de drap de Saint-Chély, profitant de la vente générale de la baronnie d'Apcher par le duc d'Uzès, héritier de sa Grand-mère Marguerite d'Apcher. Ce bâtiment appartient toujours aux descendants de Guy Bouniol[9].

La fontaine des Asniers, au bas de la ville, a été érigée entre XIIIe et XIVe siècles.

Le clocher de la paroisse est situé dans la tour dite du donjon, l'un des rares vestiges de l'enceinte fortifiée de la ville. Le clocher lui-même comme le crénelage sont récents. Les barons d'Apcher, seigneurs du lieu, avaient leur forteresse au village d'Apcher, à six kilomètres de Saint-Chély. Ils eurent ensuite une résidence au bas de la ville de Saint-Chély. Ce bâtiment, bâti sans doute au XVe siècle et connu sous le nom du château à Saint-Chély, existe toujours et est actuellement occupé par l'école des soeurs de la présentation de Marie, selon le legs fait par Marguerite d'Apcher (1619-1708), dernière de cette famille à y avoir résidé.

Le monument aux morts est une œuvre du sculpteur Maxime Real del Sarte[10].

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

  • Donjon et clocher de la ville.
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption.

Tourisme & Culture[modifier | modifier le code]

  • Monts du Midi Tourisme est un Office de Tourisme intercommunal, basé à Saint-Chély-d'Apcher en Lozère, qui œuvre au développement touristique de la destination Haute Lozère ; en valorisant la pratique des sports nature sur l'Aubrac et la Margeride ; en développant l'image et la communication de la Haute Lozère ; en proposant tout au long de l'année un programme d'animations, d'expositions et d'événements variés.
  • Le Ciné-théâtre de Saint-Chély-d'Apcher est un lieu culturel proposant à la fois une programmation cinématographique et de spectacles vivants pour tous les publics. Entre 3 et 5 films sont proposés chaque semaine, ainsi qu'entre 15 et 20 spectacles par saison culturelle (théâtre, humour, musique, danse, marionnettes, chanson).

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le Musée de la métallurgie, témoignant de l'implantation industrielle de la région : présentation des outils de travail, des événements sociaux et de l'usine moderne.
  • Le Musée des épouvantails est une curiosité locale, fruit de l'imaginaire d'une agricultrice qui a créé un monde onirique, drôle et touchant. Pour les amateurs d'insolite et d'art brut.
  • le Musée des papillons

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Garin d'Apcher, troubadour, XIIe siècle, mort entre 1156 et 1174, est réputé inventeur du descort, genre de poème amoureux nostalgique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Chély-d'Apcher

Le blasonnement de Saint-Chély-d'Apcher est : d'or au château sommé de trois tours de gueules, ouvert, ajouré et maçonné de sable, la tour du milieu plus élevée, accostée de deux haches d'armes adossées du même Le hache provient certainement de la légende associée à la création des huit baronnies du Gévaudan. Le baron d'Apcher étant celui avec la hache.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome II, p. 1434.
  2. Terme désignant aussi bien les armées anglaises que les routiers qui terrorisent le Gévaudan en cette période
  3. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 751.
  4. Mireille Touzery, Billières en Gévaudan. Une histoire barrabande. XIVe-XXe siècles, Mende, Société des Lettres de la Lozère, , 451 p. p. (ISBN 979-10-90592-00-1), p. 31-45
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Mireille Touzery, Billières en Gévaudan. Une histoire barrabande. XIVe-XXe siècles, Mende, Société des Lettres de la Lozère, , 451 p. p. (ISBN 979-10-90592-00-1)
  10. « monument aux morts de Saint-Chély-d'Apcher (Lozère) », sur www.monumentsauxmorts.fr (consulté le 2 avril 2016)
  11. Courte biographie