Saint-Privat-du-Fau

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Saint-Privat-du-Fau
Saint-Privat-du-Fau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Saint-Alban-sur-Limagnole
Intercommunalité CC des Terres d'Apcher-Margeride-Aubrac
Maire
Mandat
Jean-Claude Laurent
2014-2020
Code postal 48140
Code commune 48179
Démographie
Gentilé Privatains
Population
municipale
136 hab. (2015 en augmentation de 2,26 % par rapport à 2010)
Densité 6,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 04″ nord, 3° 20′ 27″ est
Altitude Min. 879 m
Max. 1 417 m
Superficie 22,16 km2
Localisation

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Saint-Privat-du-Fau est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Privat-du-Fau se situe dans la Margeride, vaste région naturelle couvrant les départements du Cantal, de la Haute-Loire et de la Lozère, dont les principales caractéristiques sont : un sol granitique assez pauvre pour la culture, une zone montagneuse au climat rude en hiver et parfois chaud en été et un réseau hydrologique important.

Saint-Privat-du-Fau est installé, à une altitude moyenne de 1 100 m, sur la face sud d'un des contreforts du mont Grand et du mont Mouchet, deux des points culminants de la Margeride. Au pied du village coule une rivière appelée ruisseau de Saint-Privat[1]. La plupart des habitations sont orientées vers le sud.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Privat-du-Fau tient son nom du saint évangélisateur, et premier évêque, du Gévaudan au IIIe siècle, Saint-Privat. L'ajout « du Fau » vient du nom d'un arbre, le hêtre, que l'on trouve en abondance dans le secteur et qu'on appelle en français local, le « fayard » ou le « fau » en occitan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peu de données existent sur l'origine du village en lui-même. L'église a sans doute été construite au XIIe siècle. On peut donc logiquement en déduire qu'un bourg existait à cet endroit.

Les habitations du village datent, pour les plus anciennes, de la seconde moitié du XIXe siècle.

Du fait de sa position géographique, légèrement en retrait de la voie principale de communication entre Saint-Chély-d'Apcher et Saugues, Saint-Privat-du-Fau a connu un développement relativement lent mais qui a permis aussi de préserver une certaine authenticité.

Souffrant d'un exode important depuis les années 1970 et 80 (fermeture de l'épicerie, du café, de l'école, ...), Saint-Privat est cependant devenu un lieu de villégiature principalement en été. Les anciennes maisons ont été bien souvent rachetées et rénovées. Les estivants sont soit des membres de familles originaires du village, soit des nouveaux venus.

La municipalité a rénové l'ancien presbytère pour en faire un gîte rural.

Le principal évènement dans l'histoire du village a été son implication dans le terrible épisode de la Bête du Gévaudan. Au XVIIIe siècle, cette bête sévissait autour du village de Saint-Privat. On rapporte qu'un jour, une habitante du village prenait de l'eau à la fontaine appelée « Font Basse ». Dans la pénombre, elle sent qu'on lui pose la main sur l'épaule. Croyant à la présence d'un amoureux, elle se retourne pour l'éconduire. Mais elle se retrouve face à face avec la Bête ! Les hurlements de la jeune fille mirent en fuite l'animal[2]. Encore aujourd'hui, on peut voir dans le village, la « Font Basse » où a eu lieu l'événement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Saint-Privat-du-Fau
Période Identité Étiquette Qualité
2001   Jean-Claude Laurent DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Privatains[3].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 136 habitants[Note 1], en augmentation de 2,26 % par rapport à 2010 (Lozère : -1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
521422524446500477555518478
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
459420476472497515531542591
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
517530505444445440343316290
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
242213202156120118129130136
2015 - - - - - - - -
136--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Le clocher à peigne de l'église est l'un des plus beaux de la Lozère. Les trois niveaux d'arcature, qui en font l'un des clochers les plus originaux du département, sont développés comme suit : de la base au sommet, quatre arcs, deux arcs et un arc. Dans l'arcature de base, on trouve 3 cloches. Les cloches ont été restaurées en 2011 par Bodet. Elles sont accordées comme suit

- Fa#3 fondue en 1881 par Burnichon (fondeur à Clermont-Ferrand) - La3 fondue en 1881 par Burnichon (fondeur à Clermont-Ferrand) - Do#4 fondue en 1638 (non signée)

L'église[8] a sans doute été construite au XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Pébrac, près de Langeac actuellement dans la Haute-Loire.

La façade de l'église date du XIXe siècle comme l'indique le cartouche au-dessus du porche d'entrée où est gravé « 1888 ». La porte d'entrée est moderne. Le porche en lui-même est gothique. Peut-être s'agit-il de réemploi de l'ancien porche. Un œil-de-bœuf au-dessus de la porte permet l'éclairage de la tribune à l'intérieur.

À l'intérieur, l'église est composée d'une nef unique, voûtée en plein-cintre sur arcs doubleaux. La nef distribue quatre petites chapelles éclairées par une fenêtre en arc simple. L'édifice étant à demi-enterré sur sa face nord, l'éclairage de l'ensemble s'effectue par les baies situées au sud. Le chœur de l'église, qui est voûté en cul-de-four, témoin de la construction ancienne, est lui aussi éclairé par le sud grâce à des baies à arc simple. Les arcatures incluses dans le mur du chœur possèdent des chapiteaux historiés et une porte donne accès à la sacristie.

Dernier élément, la tribune en bois située au-dessus de l'entrée, génère une sorte de petit narthex. Cette tribune, par laquelle on accède grâce à un escalier étroit, est encore occupée de nos jours par les hommes du village lors des offices.

L'église a bénéficié d'une campagne de rénovation à la fin du XXe siècle. La couverture en tuiles romaines de l'église fut remplacée par une couverture en lauzes.

En 2012, les façades ont été rénovées. Le clocher a fait aussi l'objet d'une profonde rénovation la même année[9].

Jusqu'à une période récente, l'église était entourée d'un cimetière, ultime témoignage d'une pratique très ancienne qui voulait que les morts côtoient les vivants. Les tombes présentes dataient principalement du XIXe siècle. Les dernières inhumations ont eu lieu au milieu du XXe siècle, avant la création d'un cimetière à la périphérie du village. Au début des années 2000, le cimetière primitif a été supprimé. Les sépultures ont été regroupées dans une fosse commune installée dans une extension du cimetière nouveau. À la place de l'ancien cimetière, un monument aux morts a été implanté.

Habitations et installations[modifier | modifier le code]

Dans le village lui-même, certaines maisons présentent un intérêt architectural non négligeable. On y rencontre des linteaux de portes tout à fait impressionnant, constitués d'un seul énorme bloc de granit. Certaines anciennes portes ont été conservées avec leurs heurtoirs d'époque[10]. Il faut aussi noter que dans certaines granges, les charpentes en chêne ont été conservées. Elles aussi présentent un réel intérêt.

Four banal[11]

Le village a conservé son four banal. Installé au centre des habitations, il a longtemps été négligé mais depuis peu, il a été rénové. Il est constitué de deux fours et possède encore les instruments de boulangerie notamment les longues pelles en bois pour aller retirer les pains des fours. Il est utilisé une à deux fois par an par le comité des jeunes.

Métier à ferrer

Juste à côté du four, on trouve un métier à ferrer ou « farrèire » en patois local. Il s'agit d'un dispositif permettant de ferrer les bovins pour les travaux des champs (inusité de nos jours). Contrairement à d'autres métiers à ferrer des alentours, celui de Saint-Privat a conservé le joug qui permettait de bloquer la tête de l'animal pendant les opérations.

Abreuvoirs

Dans la partie basse du village, on rencontre un abreuvoir couvert. Par ailleurs, un peu partout dans le village, on trouve des abreuvoirs pour les animaux. Taillés dans un bloc de granit, ces abreuvoirs ont été remis en eau récemment. À l'entrée du village, on découvre en contrebas du mur de soutènement d'un parking, un abreuvoir dont la taille est resté inachevée.

Sous l'église, à un carrefour, on découvre une croix de mission datant de 1940.

De Saint-Privat-du-Fau, on a un très beau point de vue sur la Margeride, l'Aubrac et le pays de Saint-Flour.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]