RER NG

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RER NG

Identification
Désignation X'Trapolis Cityduplex
Type automotrice
à 2 niveaux
Motorisation Électrique
Composition

6 caisses
(M+R+R+R+R+M)

7 caisses
(M+R+R+R+R+R+M)
Couplage UM2
Constructeur(s) Alstom, Bombardier
Mise en service 2021
Effectif (Première commande de 71 rames sur 371)
Affectation (RER)(D)(E)
Caractéristiques techniques
Écartement standard
Longueur HT 112,000 - 130,000 m
Accès 2 par flanc
Capacité 1563 - 1861 p.
Vitesse maximale 140 km/h

Le RER NG est un matériel roulant en projet pour lequel la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) a passé un appel d'offres en pour le compte du Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF). Ce matériel roulant est destiné à équiper dans un premier temps la ligne D puis ligne E du RER d'Île-de-France, prolongée jusqu'à Mantes-la-Jolie. Il sera construit par Alstom et Bombardier. Le projet comporte la fourniture de 255 rames.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le RER NG est un matériel roulant, parfois désigné sous le nom de « X'Trapolis Cityduplex »[1], destiné au RER E lors de son prolongement à l'ouest prévu pour 2022 ainsi que pour le renouvellement des Z 2N circulant sur le RER D. Le RER NG devrait être équipé du système NExTEO pour l’exploitation du tronçon central du RER E[2].

Ce matériel a fait l'objet d'un appel d'offres de la part de la SNCF pour le compte du STIF, chargé du matériel roulant depuis la loi relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires (loi ORTF du 8 décembre 2009)[3], qui a changé les rôles et les responsabilités dans la gestion du parc de matériel roulant des transports en Île-de-France.

Le matériel roulant est ainsi devenu propriété d'Île-de-France Mobilités qui est désormais amené à financer le renouvellement du matériel roulant à hauteur de 50 %, et l'achat de matériel roulant dans le cadre de prolongements ou de nouvelles lignes à hauteur de 100 %[4].

Un premier appel d'offres a été lancé en 2012, mais faute de réponses satisfaisante la SNCF a lancé un nouvel appel d'offres en mai 2013[5].

Alstom et Bombardier ont déposé une offre conjointe tandis que l'allemand Siemens et l'espagnol CAF auraient également répondu à cet appel d'offres[6]. Le , le constructeur CAF est mis à l'écart au profit du consortium Alstom / Bombardier, pour cet appel d'offres. CAF ne pouvant soutenir, selon un audit commandé par la SNCF, le rythme de production imposé et laisserait donc la place au consortium précité. Cette annonce intervient après l'affaire de l'usine d'Alstom de Belfort[Laquelle ?] et donc une volonté de préserver les emplois des usines françaises de Valenciennes (site de Petite-Forêt et Raismes, pour Alstom) et Crespin (Ateliers de construction du Nord de la France, pour Bombardier) où seront construites les rames[7].

Le , la SNCF annonce les constructeurs retenus pour le RER NG ; il s'agit du consortium Alstom-Bombardier. Les voitures motrices étant fabriquées par Alstom et les voitures intermédiaires par Bombardier[8].

Le , la SNCF publie un communiqué et un dossier de presse sur le contenu du contrat[9],[1]. Le contrat, d'un montant de 3,75 milliards d'euros, porte sur la fourniture de 255 rames[10] dont une tranche ferme de 1,55 milliard d'euros pour 71 rames[11] qui seront affectées en priorité à la ligne D[12].

En , Île-de-France Mobilités évoque un marché d'un total de 371 rames, dont 135 pour le RER D, 71 rames ayant été achetées lors de la commande ferme de [13].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le , le design et les caractéristiques de ce matériel roulant sont dévoilés par Île-de-France Mobilités[14].

Les rames RER NG auront deux configurations[13] :

  • six voitures (quatre motrices encadrant deux remorques), numérotées : Z1-1, Z2-1, Z3-1, Z3-2, Z2-2, Z1-2, pour les rames de la ligne E, soit une longueur de 112 m ;
  • sept voitures (quatre motrices encadrant trois remorques), numérotées : Z1-1, Z2-1, Z3-1, Z4, Z3-2, Z2-2, Z1-2 pour les rames de la ligne D, soit une longueur de 130 m. Les voitures Z1-1, Z1-2, Z2-1 et Z2-2 étant motrices et disposant des huit bogies moteur du train.

Les voitures d’extrémité sont à un niveau, les voitures intermédiaires sont à deux niveaux. Toutes les rames sont climatisées.

La hauteur des plateformes d'accès aux voitures par rapport au plan de voie est de 970 mm pour les voitures d’extrémité et de 1 000 mm ramenés à 990 mm, grâce des marches mobiles, pour les voitures intermédiaires. Les portes situées juste derrière les cabines de conduite des motrices sont équipées de comble-lacunes pour l'accès des personnes à mobilité réduite.

Les voitures de chaque rame sont équipées de deux paires de portes d'une largeur de 1 950 mm, sauf les deux portes situées juste derrière les cabines de conduite des motrices qui ont une largeur de 1 300 mm.

Livraison[modifier | modifier le code]

Les cinq premières rames d'essai doivent être produites au cours de l'année 2019[7]. Les premières rames circuleront en 2021 sur la partie sud de la ligne D jusqu'à la gare souterraine de la gare de Lyon. Des travaux d'adaptation de la hauteur des quais de la gare de Châtelet - Les Halles étant nécessaires, la circulation des rames vers le nord de la ligne n'aura lieu à partir de mi-2022[13].

En , des retards de livraisons sont évoqués par Île-de-France Mobilités[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le nouveau train d'Île-de-France : dossier de presse » [PDF], sur sncf.com, (consulté le 25 décembre 2018) ; ce document est une archive.
  2. « SNCF A RETENU SIEMENS FRANCE POUR EQUIPER LE RER E D’UN NOUVEAU SYSTEME D’EXPLOITATION DES TRAINS (NEXTEO) » [PDF], sur sncf.com, (consulté le 31 octobre 2016).
  3. Loi n° 2009-1503 du 8 décembre 2009 relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires et portant diverses dispositions relatives aux transports
  4. [PDF] Délibération no 2012/0031 du 8 février 2012 du STIF relative au schéma directeur du matériel roulant métro pneu, sur stif.org, consultée le 12 avril 2012.
  5. « RER NG de la SNCF », sur Trains d'Europe (consulté le 3 février 2015)
  6. « Grand Paris Express : premier mégacontrat pour Alstom », sur Les Echos.fr, (consulté le 3 février 2015)
  7. a et b « RER NG : un nouveau venu dans la flotte francilienne », sur le site internet du magazine Rail Passion, (consulté le 18 février 2019).
  8. Bertrand Lambert, « A quoi va ressembler le RER du futur, destiné aux RER D et E ? Le RER NG prend forme dans les Hauts de France », sur le site internet de la châine de télévision France 3 Paris Île-de-France, (consulté le 19 février 2019).
  9. « Des trains de nouvelle génération commandés pour les lignes D et E du réseau SNCF en Île-de-France » [PDF], sur sncf.com, (consulté le 25 décembre 2018) ; ce document est une archive.
  10. Grégory Plesse, « Voici le RER du futur », sur le site internet du journal Le Parisien, (consulté le 25 décembre 2018).
  11. « Délibération 2017/010 – Acquisition de 71 rames RER NG en tranche ferme pour les lignes D et E du réseau Transilien » [PDF], sur le site internet d'île-de-France Mobilités, (consulté le 25 décembre 2018).
  12. a et b « Pour le RER NG, Alstom et Bombardier ne seront peut-être pas à l’heure », sur le site internet du journal l'Usine Nouvelle, (consulté le 25 décembre 2018).
  13. a b et c « Adaptation des infrastructures RATP pour le déploiement du RER NG sur la ligne D du RER » [PDF], sur le site internet d'île-de-France Mobilités, (consulté le 25 décembre 2018).
  14. « Le futur RER Nouvelle Génération (NG) d’Île-de-France se dévoile », sur Île-de-France Mobilités, (consulté le 13 juin 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]