Glacier des Bossons

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Glacier des Bossons
Vue du glacier en 2007 depuis Chamonix-Mont-Blanc.
Vue du glacier en 2007 depuis Chamonix-Mont-Blanc.

Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Massif Massif du Mont-Blanc (Alpes)
Vallée Vallée de l'Arve
Cours d'eau Torrent des Bossons
Type Glacier de vallée
Longueur maximale 7,8 km
Superficie 9,9 km2
Altitude du front glaciaire 1 350 m
Coordonnées 45° 52′ 40″ N 6° 52′ 00″ E / 45.8778, 6.8666745° 52′ 40″ N 6° 52′ 00″ E / 45.8778, 6.86667

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Glacier des Bossons

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Glacier des Bossons

Le glacier des Bossons est une cascade de glace (la plus grande d'Europe) qui descend du sommet du mont Blanc (Alpes).

Situation[modifier | modifier le code]

Vue depuis Le Brévent.

Il prend naissance sur le versant français du mont Blanc (4 810 m[1]), entre les roches Rouges (4 364 m) et le dôme du Goûter (4 304 m)[2].

Il s'épanche dans la vallée de Chamonix-Mont-Blanc, au-dessus du village des Bossons qui lui donne son nom. Sa langue terminale a aujourd'hui régressé, mais elle atteignait environ 1 200 mètres d'altitude dans les années 1980. Elle servait alors d'école de glace pour la compagnie des guides de Chamonix.

Histoire[modifier | modifier le code]

Évolution[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, le glacier descendait jusque dans la vallée, où il menaçait de couper la route. Il a reculé de 1 200 mètres par rapport aux extensions observées au début du XXe siècle.

Le recul du glacier des Bossons a commencé en 1955. De 1992 et jusqu'à la fin des années 1990, le glacier perd environ 70 m d'épaisseur. Puis le recul s'accélère avant une pause, en 2006. En , le glacier ne rassemble plus qu'une fine couche de glace et une langue terminale. En , la langue se sépare du glacier et s'effondre[3].

En , une avalanche est survenue au glacier des Bossons, emportant 200 000 mètres cube de glace sur près d'un kilomètre[4]. L'origine de ce détachement est probablement le réchauffement global : des séracs se sont donc séparés du front, provoquant ainsi un éboulement massif. Les visites et le tourisme autour du site sont aujourd'hui fortement déconseillés à cause des risques[réf. nécessaire].

Catastrophes aériennes[modifier | modifier le code]

Moteur d'avion retrouvé sur le glacier en 2001.

La catastrophe du Malabar Princess y a eu lieu, le . Un Lockheed Constellation d'Air India s'est écrasé près du Rocher de la Tournette, à 4 677 m d'altitude[5], faisant 48 victimes (aucun survivant)[6].

Quinze ans plus tard, le , le Kanchenjunga[7], un Boeing 707 de la même compagnie Air India, avec à son bord 117 personnes, s'écrase presque au même endroit, ne laissant aucun survivant. Il effectuait un vol entre Bombay et New York. Au nombre des victimes figure Homi Jehangir Bhabha un des pères du programme nucléaire indien[6]. Le , deux alpinistes découvrent une valise diplomatique indienne provenant de l'épave de l'avion[8]. En , c'est au tour d'un alpiniste local d'y découvrir des pierres précieuses : émeraudes, saphirs et rubis[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon le carte IGN 3630 OT, « Chamonix – Massif du Mont-Blanc », IGN, Paris, 2002
  2. Christian Mollier, Du glacier du Mont-Blanc au glacier des Bossons, Éditions Cabédita, coll. « Archives vivantes », 2000, p. 7
  3. « Glacier des Bossons, aujourd'hui », sur glaciers-climat.fr (consulté le 6 mai 2016).
  4. « 200 000 mètres cubes de glace dévalent plus d’un kilomètre », sur ledauphine.com (consulté le 6 mai 2016).
  5. Philippe Beuf, « L'accident du Malabar Princess (3 novembre 1950) », sur le site aiguilledumidi.net, consulté le 29 décembre 2008.
  6. a et b « Les catastrophes aériennes : La catastrophe du Malabar Princess – La catastrophe du Kangchenjunga », sur le site montblanc.to, consulté le 29 décembre 2008.
  7. Du nom du sommet himalayien, le Kangchenjunga.
  8. « Une valise diplomatique indienne retrouvée 46 ans après un crash sur le Mont-Blanc », Le Point, 29 août 2012.
  9. Charles-Henry Groult, « Un trésor de diamants découvert sur un glacier du Mont-Blanc », Le Figaro, 26 septembre 2013.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]