Pierre Graziani

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Pierre Graziani
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Naissance
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Activité

Pierre Graziani (prénommé également Piero) est un artiste peintre abstrait « nuagiste »[1] né à Marseille de parents originaires de Vivario (Corse)[2] le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Attiré dès l'adolescence par le Surréalisme, Pierre Graziani rejoint en 1952 à Paris le cercle d'André Breton avec lequel il prend ses distances dès 1954[3], année de sa première exposition à Paris (voir expositions personnelles ci-dessous) où il se lie d'une amitié durable avec les critiques d'art Pierre Restany, André Berne-Joffroy et Julien Alvard. C'est précisément autour de Julien Alvard que Frederic Benrath, Nasser Assar, René Laubies, Fernando Lerin et Pierre Graziani constituent le groupe du nuagisme[4], « sorte d'impressionnisme abstrait empreint d'incidences "cosmiques et abyssales", suggestion d'atmosphères sans rumeur inconvenante »[5].

Après un passage à l'École nationale des beaux-arts, Pierre Graziani vit un temps à New York (1966-1967) avant d'effectuer plusieurs séjours au Proche-Orient et de rester un an au Sahara sud-algérien.

En 1980 et 1981, il séjourne en Guinée, au Mali et au Niger, puis, en 1982, au Kenya, au Rwanda, au Burundi et au Zaïre. Depuis 1983, il partage son temps entre Paris et Libreville (Gabon) où il est conseiller pour les arts traditionnels et contemporains au Centre international des civilisations bantu[6].

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie 8, Paris, 1954.
  • Galerie Prismes, Paris, 1956.
  • Galerie Saint-Laurent, Bruxelles, 1957.
  • Galerie Raymond Cordier, Paris, 1958, 1963.
  • Galerie Rainoir, Saint-Tropez, 1961.
  • Matière-rêve de Graziani, Galerie "L'œil écoute", Lyon, 1963.
  • Galerie Seligman, Seattle, 1964.
  • Hôtel de ville d'Ajaccio, 1964.
  • Galerie Facchetti, Paris, 1965.
  • Galerie Yvon Lambert, Paris, 1965.
  • Galerie 2+3, Paris, 1966.
  • Galerie Le Lutrin, Lyon, 1967.
  • Casino de Sainte-Maxime, 1969.
  • Internaco-Elenger, Paris, 1970.
  • Centre national d'art contemporain, Paris, 1972.
  • Musée du Palais des Gouverneurs, Bastia, 1974.
  • Musée du Palais Fesch, Ajaccio, 1975.
  • Galerie Ratié, Paris, 1976, 1977.
  • Foire internationale d'art contemporain, Paris, 1976 (stand Galerie Ratié).
  • Festival international des Milleli, Ajaccio, 1976.
  • Musée de Tessé, Le Mans, 1976.
  • Musée Galliera, Paris, décembre 1976 - janvier 1977[7].
  • Centre culturel français d'Alger, 1977.
  • Maison de la culture de Tizi Ouzou, 1977.
  • Galerie La Marge, Ajaccio, 1977.
  • Grand Palais, Paris, juillet-septembre 1980.
  • Maison française, Nairobi, février-mars 1982.
  • Pierre Graziani - Lake and desert of Turkana, Musée national de Nairobi, mai 1982.
  • Centre culturel franco-rwandais, Kigali, juillet 1982.
  • Graziani - Sahara, des dunes célestes aux forêts nuages, Chapelle de la Sorbonne, Paris, octobre-novembre 2003.
  • Centre culturel algérien, Paris, 2004.
  • Unesco, Paris (dans le cadre du Festival des Déserts du Monde), 2005.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Les grands rythmes légers, secrets et poétiques d'un artiste corse : une abstraction qui s'affranchit des forces terrestres et qui ordonne savamment la respiration de l'espace et les variations de la lumière en couleurs vaporeuses et tendres. » - Gérald Schurr[7]
  • « L'abstraction flamboyante du nuagisme qui tend à piéger dans un univers de lumière toutes les nuances de l'atmosphère. » - Gérald Schurr[8]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix Fénéon 1959.
  • Prix de la Jeune critique 1963.
  • Prix de la Fondation Déserts du Monde 2004 « pour l'œuvre inspirée par le désert algérien de 1977 à 2003 ».

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Fondation Graziani, chapelle Saint-Joseph, Ajaccio.

Collections privées[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Delarge: Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains (Cf. Bibliographie ci-dessus). L'épithète "nuagiste" est par ailleurs récurrent dans les articles de presse consacrés à Pierre Graziani.
  2. Le Dictionnaire Bénézit et Jean-Pierre Delarge disent Pierre Graziani né à Vivario, où sont ses racines. D'autres ouvrages comme Graziani - Sahara, des dunes célestes aux forêts nuages (Cf. Bibliographie ci-dessous) auquel l'artiste a personnellement contribué le disent bien né à Marseille.
  3. Numericable, Biographie de Pierre Graziani
  4. Site Falerie Champetier, Définition et origine du nuagisme Gérard Xuriguera, dans Regard sur la peinture contemporaine (Arted, 1983) et le dictionnaire Bénézit (Gründ, 1999) s'accordent de même à attribuer à Julien Alvard la création du néologisme "nuagisme".
  5. Gérard Xuriguera, op.cit, page 33.
  6. Africultures, Présentation de Pierre Graziani
  7. a et b Gérald Schurr, « Les expositions : le nuagisme de Graziani », La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°4, 21 janvier 1977, page 15.
  8. Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Paris, éditions de l'Amateur, , 1069 p., p. 463

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Huyghe de l'Académie française et Jean Rudel : L'art et le monde moderne, Larousse, 1970. 2 tomes. Voir tome 2.
  • Larousse, Grande encyclopédie, Édition 1971-1976, article Paysagisme abstrait citant Pierre (Piero) Graziani, page 10352 (page 10352 en ligne).
  • Dictionnaire des artistes contemporains, La Connaissance S.A., Bruxelles, 1972. Voir page 49.
  • Dictionnaire universel de la peinture, Le Robert, 1975. Voir tome 3 pages 176 et 177.
  • Iris Clert : Iris-time, l'artventure, Éditions Denoël, 1975.
  • Dictionnaire de la peinture abstraite, Éditions Fernand Hazan, 1980. Voir pages 55 et 56.
  • Gérard Xuriguera : Regard sur la peinture contemporaine, Arted, 1983.
  • Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Paris, éditions de l'Amateur, , 1069 p.
  • Le grand dictionnaire de la peinture, EDDL éditeur, 1998. Voir page 287.
  • Emmanuel Bénézit : Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999. Voir tome 6 page 399.
  • Jean-Pierre Delarge : Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001. Voir page 510.
  • Aziz Chouaki, Yamina Benguigui, Paul Balta et Pierre Graziani : Graziani - Sahara, des dunes célestes aux forêts nuages, monographie, Somogy éditeur, 2003.
  • Patricia Fride-Carrassat et Isabelle Marcadé : ' 'Les mouvements dans la peinture, Larousse, 2005.
  • Michèle Pichon : Esthétique et épidémiologie du naturalisme abstrait, L'Harmattan, 2005.
  • Pierre-Claude Giansily, Histoire de la peinture corse au XIXe siècle et au XXe siècle, Le Large, 2010[1].
  • Lydia Harambourg : L'École de Paris de 1945 à 1965, dictionnaire des peintres, Éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 2010.
  • Pierre Graziani : Afrique des métamorphoses, Éditions Écriture, 2012 (chronique illustrée de parcours africains).
  • Pierre Graziani : Les lances enfouies, L'archipel éditeur, 2013 (chronique illustrée de parcours africains).
  • Sylvia-Christelle Doutsona : Le thème de la forêt dans les œuvres de Pierre Graziani, Master 2, Université de Cergy-Pontoise, 2014.
  • Pierre Graziani : Fantômes de la saison sèche, Éditions Écriture, 2015 (chronique illustrée de parcours africains).

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Odile Auracaria, Pierre-Claude Giansily présente la peinture et la sculpture en Corse au XXe siècle »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Corse Net infos, dimanche 22 mars 2015.