Ruth Metzler-Arnold

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Ruth Metzler-Arnold
Illustration.
Ruth Metzler-Arnold en 2016.
Fonctions
103e conseillère fédérale suisse

(4 ans et 8 mois)
Élection
Réélection
Vice-président 2003
Prédécesseur Arnold Koller
Successeur Christoph Blocher
Cheffe du Département fédéral de justice et police

(4 ans et 8 mois)
Prédécesseur Arnold Koller
Successeur Christoph Blocher
Conseillère d'État du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures

(3 ans et 2 jours)
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Sursee (Suisse)
Origine Richenthal, Willisau et Balgach
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti démocrate-chrétien (PDC)
Diplômé de Université de Fribourg

Ruth Metzler-Arnold
Conseillers fédéraux de Suisse

Ruth Metzler-Arnold, née le à Sursee (originaire de Richenthal, Willisau et Balgach), est une femme politique suisse, membre du parti démocrate-chrétien. Conseillère d'État d'Appenzell Rhodes-Intérieures de 1996 à 1999, elle est conseillère fédérale de 1999 à 2003.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire de Richenthal, Willisau-Stadt et Balgach[1], Ruth Metzler naît le 23 mai 1964. Elle est diplômée en droit de l'Université de Fribourg et titulaire du diplôme fédéral d'expert-comptable.

Elle est juge au tribunal cantonal d'Appenzell Rhodes-Intérieures de 1992 à 1995, et parallèlement vice-directrice de PricewaterhouseCoopers de 1992 à 1999.

Elle est conseillère d'état (département des finances) du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures, un poste à temps partiel, de 1996 à 1999.

Conseillère fédérale[modifier | modifier le code]

Elle est élue au Conseil fédéral le , à l’âge de 35 ans à peine, symbolisant la jeunesse et l’espoir. Elle est élue vice-présidente du Conseil fédéral pour l'année 2003.

En près de cinq ans, elle accomplit une œuvre considérable[réf. nécessaire] à la tête du Département fédéral de justice et police, les quatorze projets issus de son département étant acceptés par le peuple. Elle doit notamment affronter les moments difficiles que traverse le Département fédéral de justice et de police pendant la crise du Kosovo, lorsqu'il doit organiser l’accueil et le retour des demandeurs d’asile.

Ruth Metzler a ouvert et conduit un vaste chantier de réformes institutionnelles, notamment la réforme des institutions judiciaires et policières, comportant la mise en œuvre du projet d’efficacité, la mise sur pied d’une nouvelle magistrature fédérale et de la police criminelle, la réforme totale de l’organisation judiciaire et la création des nouveaux tribunaux fédéraux, la réforme de la poursuite pénale et la mise en œuvre du vaste projet de « réexamen » du système de sécurité intérieure. La réforme des institutions de l’État (projet de réforme de la direction de l’État, loi sur la transparence de l’administration, révision des droits populaires) ont aussi été préparées sous son autorité.

Ruth Metzler s’est également engagée dans d’importantes réformes qui touchent aux domaines sensibles et délicats de la société comme la réforme du droit de la nationalité, la création d’un partenariat enregistré pour les couples homosexuels, la décriminalisation de l’interruption de grossesse, la loi sur l’égalité des handicapés, la nouvelle réglementation des infractions contre l’intégrité sexuelle des enfants et l'interdiction de la pornographie dure.

Elle a cherché à instaurer une coopération internationale dans les secteurs essentiels que sont la migration et la sécurité, concluant de nombreux accords de coopération dans le domaine de l’asile ou en matière de police et d’entraide judiciaire et s'investissant personnellement dans des négociations difficiles avec des États africains. S’agissant des négociations bilatérales avec l’Union européenne, elle a mis en œuvre la libre circulation des personnes et s’est notamment engagée pour une adhésion de la Suisse au traité de Schengen et à celui de Dublin.

Non-réélection[modifier | modifier le code]

Le , elle n'est pas réélue au Conseil fédéral et ne peut accéder à la présidence de la Confédération, qui devait normalement lui échoir en 2004. À la suite de la progression constante de l'UDC jusqu'en 2003 (le parti avec le plus grand nombre d'élus), le Parlement a ce jour-là adapté la répartition des sièges au gouvernement (formule magique) qui avait cours depuis le , le PDC perdant un siège au profit de l'UDC. C'est Christoph Blocher qui succède à Ruth Metzler et reprend son département.

Activités après le Conseil fédéral[modifier | modifier le code]

À partir d', elle travaille pour l'entreprise chimique Novartis France en tant que membre du comité de direction et directrice juridique (General Councel). Son lieu d'activité est Rueil-Malmaison. Elle revient en Suisse en pour occuper le poste de directrice des relations avec les investisseurs au siège central à Bâle.

En 2010, elle quitte le groupe Novartis et ouvre un cabinet de conseil à Appenzell en 2011. En 2019, elle rejoint le conseil d'administrations des sociétés AXA Assurances SA et AXA Vie SA, filiales suisses du groupe Axa[2],[3].

En , Ruth Metzler annonce sa démission du conseil d'administration du groupe Bühler, avec effet lors de la prochaine assemblée générale de [4].

Elle est citée dans le scandale des Paradise Papers en 2017[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Conseil fédéral, « Ruth Metzler-Arnold », sur www.admin.ch (consulté le 23 avril 2021)
  2. (de + fr + it + en) « Mutation AXA Versicherungen AG, Winterthur », sur shab.ch, Feuille officielle suisse du commerce (consulté le 18 juin 2019).
  3. (de + fr + it + en) « Mutation AXA Leben AG, Winterthur », sur shab.ch, Feuille officielle suisse du commerce (consulté le 18 juin 2019).
  4. « L’ex-conseillère fédérale Ruth Metzler va se retirer de Bühler », sur La Tribune de Geneve (consulté le 30 août 2020)
  5. « Ruth Metzler quitte le groupe Quantum entaché par les "Paradise Papers" », rts.ch,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mai 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Ruth Metzler-Arnold, Grissini & Alpenbitter, Herisau, Appenzeller-Verlag, , 365 p. (ISBN 9783858824035).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]