Arnold Koller

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Arnold Koller
Photo officielle d'Arnold Koller
Photo officielle d'Arnold Koller
Fonctions
95e conseiller fédéral
Élection
Prédécesseur Kurt Furgler
Successeur Ruth Metzler-Arnold
Chef du Département fédéral de Justice et Police
Prédécesseur Elisabeth Kopp
Successeur Ruth Metzler-Arnold
Chef du Département Militaire fédéral
Prédécesseur Jean-Pascal Delamuraz
Successeur Kaspar Villiger
Conseiller National
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Appenzell
Origine Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures
Parti politique Parti Démocrate-Chrétien (PDC)
Diplômé de Université de Fribourg
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Arnold Koller, né le 29 août 1933 à Appenzell, est un homme politique suisse. Il fut conseiller fédéral de 1987 à 1999 comme membre du PDC

Études et carrière[modifier | modifier le code]

  • Il a fréquenté l'Université de Fribourg et de Berkeley (USA). Licencié ès sciences économiques et avocat.
  • Professeur de droit commercial et économique européen à la Haute École de Saint-Gall
  • Il est président du Tribunal cantonal d'Appenzell de 1973 à 1983.

Président de groupe parlementaire[modifier | modifier le code]

Arnold Koller a été élu conseiller national lors d’un scrutin mémorable puisque pour la première fois dans l’histoire helvétique, les femmes d’un canton suisse ont pu participer à une élection fédérale, c’était le 6 juin 1971. Paradoxalement, les habitantes d'Appenzell Rhodes-Intérieures furent les premières à voter sur le plan fédéral et les dernières au niveau cantonal !

  • Au Conseil national où il succéda à Raymond Broger, devenu conseiller aux États. Arnold Koller s’est révélé rapidement un brillant parlementaire[réf. nécessaire]. Pendant quatre ans, à partir de 1980, il fut président du groupe parlementaire PDC. Il occupa le fauteuil présidentiel de la chambre basse pendant l’année 1984/85. Arnold Koller a été membre de la commission des affaires étrangères, de la commission de la science et de la recherche, de la commission des affaires militaires et de la commission des finances. Il a présidé la commission chargée d’élaborer l’article constitutionnel sur la radio et la TV et a appartenu à 80 commissions ad hoc.

Conseiller fédéral[modifier | modifier le code]

  • Pour remplacer Kurt Furgler, l'Assemblée fédérale ne manifesta pas beaucoup d’hésitation. Arnold Koller, Saint-Gallois d'origine mais Appenzellois de cœur et d'élection, fut élu dès le premier tour avec 180 voix.

Ministre de la défense[modifier | modifier le code]

  • Arnold Koller fut chargé du département militaire (DMF) de 1987 à février 1989 .
  • Il eut à s'occuper des initiatives concernant le droit d’initiative en matière d'armement qui fut repoussée mais aussi à celle dite de Rothenthurm pour la protection des marais qui fut acceptée.
  • Il s’occupa de la modernisation de l'aviation avec les crédits pour le F/A 18 et pour le missile sol-air stinger ainsi que pour l’hélicoptère Superpuma.
  • Il prépara aussi le message sur les objecteurs de conscience.
  • Il s’implique dans des opérations de maintien de la paix à Chypre, au Liban, au Proche-Orient, en Namibie

Ministre de la Justice[modifier | modifier le code]

  • Au DFJP, Arnold Koller eut à s'occuper avec patiente et ténacité de la solution de nombreux problèmes : Politique des réfugiés, lutte contre le crime organisé, blanchiment de l’argent sale, réorganisation du Ministère public.
  • Huit projets d'ordre constitutionnel relevant de son département furent soumis au vote populaire, il l'emporta dans sept cas. Un seul projet fut rejeté par la majorité des cantons, celui concernant la naturalisation facilitée qui fut accepté par le peuple.

Père d'une nouvelle Constitution[modifier | modifier le code]

  • Arnold Koller laissera à la Suisse une nouvelle Constitution. Ce fut son œuvre la plus significative. La troisième charte fondamentale de l'État fédéral suisse a été adoptée le 18 avril 1999 peu avant son départ du gouvernement. Cette œuvre ne va pas aussi loin que certains le souhaitent, elle n’en constitue pas moins la condition préalable à des réformes de plus grande ampleur. Par la voie choisie, Arnold Koller a eu le mérite de donner une chance à ce dossier important. Consolider l’acquis, construire l'avenir, renforcer la Suisse : le projet adopté sert parfaitement ces trois buts.
  • Ces buts peuvent aussi être la maxime de l'activité gouvernementale de Arnold Koller. Gouverner signifie pour lui, pondération et mesure de pas qui se révèlent possibles pour forger l'avenir du pays. C'est là que réside le vrai progrès.

En 1997 la lex Friedrich restreignant l'achat de biens immobiliers par des étrangers est modifiée et devient la lex Koller.

Homme de culture[modifier | modifier le code]

Celui qui connaît bien Arnold Koller, découvre derrière l'homme d’État sérieux et le professeur de droit compétent un homme fin et cultivé qui a lu Hermann Hesse, Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt mais aussi Mauriac, Bernanos et même Françoise Sagan.

Il a apporté au collège gouvernemental l'avis d'un juriste scrupuleux et d’un garant de l’état de droit.

Il est président de la Confédération suisse en 1990 et 1997.

Références[modifier | modifier le code]

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