Doris Leuthard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Doris Leuthard
Illustration.
Doris Leuthard en 2015-2016.
Fonctions
109e conseillère fédérale

(12 ans et 5 mois)
Élection 14 juin 2006
Réélection 12 décembre 2007
14 décembre 2011
9 décembre 2015
Prédécesseur Joseph Deiss
Successeur Viola Amherd
Cheffe du DETEC

(8 ans et 2 mois)
Prédécesseur Moritz Leuenberger
Successeur Simonetta Sommaruga
Présidente de la Confédération suisse

(1 an)
Réélection 7 décembre 2016
Prédécesseur Johann Schneider-Ammann
Successeur Alain Berset

(1 an)
Élection 2 décembre 2009
Prédécesseur Hans-Rudolf Merz
Successeur Micheline Calmy-Rey
Cheffe du DFE

(4 ans et 3 mois)
Prédécesseur Joseph Deiss
Successeur Johann Schneider-Ammann
Conseillère nationale

(6 ans, 7 mois et 25 jours)
Législature 46e et 47e
Successeur Markus Zemp
Présidente du PDC

(1 an et 9 mois)
Prédécesseur Philipp Stähelin
Successeur Christophe Darbellay
Députée au Grand Conseil du canton d'Argovie

(2 ans et 10 mois)
Législature 1997-2000
Biographie
Nom de naissance Doris Leuthard Hausin
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Merenschwand (Suisse)
Origine Canton d'Argovie
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique PDC / Le Centre
Diplômée de Université de Zurich
Profession Avocate

Signature de Doris Leuthard
Conseillers fédéraux de Suisse
Présidents de la Confédération suisse

Doris Leuthard Hausin, née le à Merenschwand, en Argovie, est une avocate et une femme politique suisse, membre du Parti démocrate-chrétien (PDC).

Elle est conseillère fédérale du au et dirige le Département fédéral de l'économie du au . À partir du , elle est à la tête du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication. Elle est présidente de la Confédération en 2010 et en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de l'homme politique Leonz Leuthard (de) et de Ruth Köchli[1], elle est originaire de Merenschwand et de Sarnen.

Après avoir suivi l'école primaire à Merenschwand et Muri et le gymnase à Wohlen, elle effectue des études de droit à l'Université de Zurich. Elle y décroche une licence en 1989. En 1991, elle obtient le brevet d'avocate dans le canton d'Argovie.

À partir de 1989, elle travaille dans une étude d'avocats, puis, après l'obtention de son brevet, devient en 1991 avocate associée à l'étude Fricker-Leuthard, Wohlen et Muri.

Elle est membre de plusieurs conseils de fondation et d'administration, dont ceux de la Compagnie d'électricité de Laufenbourg et de la Neue Aargauer Bank de 2002 à 2006. Elle est également à la tête des Universités populaires argoviennes.

Elle est mariée à Roland Hausin, un chimiste, depuis 1999[1]. Le couple n'a pas d'enfants[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Entre 1993 et 2000, elle est membre du conseil scolaire de Muri. En parallèle, de 1996 à 1997, elle est membre des autorités de conciliation en matière de droit de bail[réf. nécessaire].

Elle est députée au Grand Conseil d'Argovie de 1997 à 2000.

Conseillère nationale[modifier | modifier le code]

En 1999, elle est élue au Conseil national, au sein duquel elle est membre des commissions de l'économie et des redevances et des affaires juridiques. Elle est réélue en 2003[3].

Le 18 juin 2004, elle dépose un postulat au sujet de l'introduction en Suisse du principe dit du « cassis de Dijon »[4]. Elle suit dès lors énergiquement ce dossier, ce qui lui vaudra le surnom de « Madame Cassis de Dijon »[pertinence contestée][5],[source insuffisante].

Favorable aux révisions de la loi sur l'asile et réputée proche des milieux pro-nucléaires, elle s'oppose à la privatisation de Swisscom. Elle s'engage pour une politique familiale plus active. Dans le domaine de la politique étrangère, elle privilégie l'approche bilatérale dans les relations avec l'Union européenne et écarte ainsi l'idée d'une adhésion.

Fonctions au sein du PDC[modifier | modifier le code]

En 2001, elle devient vice-présidente du PDC.

En 2004, elle accède à la présidence du PDC, qu'elle parvient à renforcer[réf. nécessaire] après des déboires électoraux, notamment la perte du second siège au Conseil fédéral et le recul électoral en 2003. Elle se situe au centre-droite du parti[réf. nécessaire].

Conseillère fédérale[modifier | modifier le code]

Après la démission surprise de Joseph Deiss, elle fait figure de favorite[réf. nécessaire] dans la course à l'élection de son successeur. Le , elle est élue sans surprise au Conseil fédéral par l'Assemblée fédérale, au premier tour de scrutin par 133 voix sur un total de 234 suffrages valables. Deux conseillères nationales de l'aile gauche du parti, Lucrezia Meier-Schatz et Chiara Simoneschi-Cortesi, recueillent ensemble 57 voix, le conseiller aux États Carlo Schmid (aile droite) 11 et diverses personnes un total de 33. Son score se situe dans la moyenne pour une première élection mais est nettement inférieur à l'effectif des quatre groupes parlementaires qui la soutenaient officiellement[réf. nécessaire].

Le , elle prend la tête du Département fédéral de l'économie (DFE), où elle succède à Joseph Deiss. Le , à la suite de l'élection de Simonetta Sommaruga et de Johann Schneider-Ammann, elle reprend le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC)[6].

Le , elle est élue présidente de la Confédération pour l'année 2010. Elle est la troisième femme et la première femme alémanique à accéder à cette fonction[réf. nécessaire].

Le , elle est réélue conseillère fédérale par 216 voix dès le premier tour. Quatre ans plus tard, lors de l'élection au Conseil fédéral du , elle est de nouveau réélue au premier tour avec 215 voix sur 234 bulletins valables[7].

Le , elle est de nouveau choisie par 188 voix sur 207 bulletins valables par l'Assemblée fédérale pour être la présidente de la Confédération en 2017[1]. Une petite crise diplomatique se produit avec l’Allemagne en 2017 lorsqu'un ressortissant suisse soupçonné d'espionnage pour le compte de son gouvernement est interpellé. Berlin réagit en estimant « inouï » que le gouvernement suisse se soit livré à des actes d’espionnages contre le fisc allemand, alors en enquête sur des exilés fiscaux en Suisse, et convoque l’ambassadeur[8][pertinence contestée].

En mai 2017, elle remporte la votation sur la Stratégie énergétique 2050, qui inclut la décision de sortir progressivement du nucléaire, la promotion des économies d'énergie (sobriété énergétique), de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables[9].

Le 27 septembre 2018, elle annonce sa démission pour la fin de l'année en cours[10].

Mandats après le Conseil fédéral[modifier | modifier le code]

Depuis son départ du Conseil fédéral, elle siège aux conseils d'administration de Coop[11], du traiteur industriel Bell[12] et de Stadler Rail[13]. Elle préside la fondation Swiss Digital Initiative[14]. Elle est également membre du comité de la Fondation Kofi Annan[15].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Elle est citoyenne d'honneur de la commune de Sarnen depuis le [16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Leuthard, Doris », sur hls-dhs-dss.ch (consulté le )
  2. « Une femme qui tranche », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  3. « Conseil national Canton d'Argovie 2003 », sur www.politik-stat.ch (consulté le )
  4. « Principe du "Cassis de Dijon" », sur www.parlament.ch (consulté le )
  5. [PDF] Gauchebdo du 4 juin 2010
  6. Yves Petignat, « La grande rocade », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  7. « Les six conseillers fédéraux sortants réélus », sur Bilan, (consulté le )
  8. « Berlin juge "inouï" l'espionnage du fisc allemand par la Suisse », AFP,‎ (lire en ligne)
  9. Bernard Wuthrich, « Doris Leuthard, une affaire de climat », Le temps,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. « Sa lettre de démission porte la mauvaise date », lematin.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « Un fauteuil Coop pour Doris Leuthard », sur Le Courrier, (consulté le )
  12. « Stadler Rail: Doris Leuthard doit rejoindre le conseil d’administration », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  13. « Doris Leuthard va rejoindre le conseil d'administration de Stadler Rail », sur rts.ch, (consulté le )
  14. « Sécurité sur le web: Swiss Digital Initiative prend son envol », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  15. (en-US) « Doris Leuthard joins the Board of the Kofi Annan Foundation », sur Kofi Annan Foundation, (consulté le )
  16. (de) Markus von Rotz, « Alt Bundesrätin Doris Leuthard ist nun doppelte Sarnerin », sur Luzerner Zeitung (consulté le )

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :