Doris Leuthard

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Doris Leuthard
Illustration.
Doris Leuthard en 2011.
Fonctions
Présidente de la Confédération suisse

(11 mois et 30 jours)
Élection
Vice-président Alain Berset
Prédécesseur Johann Schneider-Ammann
Successeur Alain Berset

(11 mois et 30 jours)
Élection
Vice-président Moritz Leuenberger
Prédécesseur Hans-Rudolf Merz
Successeur Micheline Calmy-Rey
109e conseillère fédérale
En fonction depuis le
(12 ans, 2 mois et 15 jours)
Élection
Prédécesseur Joseph Deiss
Cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
En fonction depuis le
(7 ans, 11 mois et 15 jours)
Prédécesseur Moritz Leuenberger
Cheffe du Département fédéral de l'économie

(4 ans, 2 mois et 30 jours)
Prédécesseur Joseph Deiss
Successeur Johann Schneider-Ammann
Conseillère nationale

(6 ans, 7 mois et 25 jours)
Législature 46e (1999-2003)
47e (2003-2007)
Présidente du Parti démocrate-chrétien

(2 ans)
Prédécesseur Philipp Stähelin
Successeur Christophe Darbellay
Vice-présidente du Parti démocrate-chrétien

(3 ans)
Députée au Grand Conseil du canton d'Argovie

(2 ans et 10 mois)
Biographie
Nom de naissance Doris Leuthard Hausin
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Merenschwand
Origine Argovie
Nationalité Suisse
Parti politique Parti démocrate-chrétien (PDC)
Profession Avocate

Doris Leuthard
Liste des conseillers fédéraux de Suisse
Liste des présidents de la Confédération suisse

Doris Leuthard Hausin, née le à Merenschwand, en Argovie, est une avocate et une femme politique suisse, membre du Parti démocrate-chrétien (PDC). Elle est élue conseillère fédérale le et dirige le Département fédéral de l'économie du au 31 octobre 2010. À partir du , elle est à la tête du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication. Elle est présidente de la Confédération en 2010 et en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Elle est originaire de Merenschwand et de Sarnen. Après avoir suivi l'école primaire à Merenschwand et Muri et le gymnase à Wohlen, elle effectue des études de droit à l'université de Zurich et obtient en 1991 le brevet d'avocate dans le canton d'Argovie.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

À partir de 1989, elle travaille dans une étude d'avocats, puis, après l'obtention de son brevet, devient en 1991 avocate associée à l'étude Fricker-Leuthard, Wohlen et Muri. Elle est également membre de plusieurs conseils de fondation et d'administration dont ceux de la Compagnie d'électricité de Laufenbourg et de la Neue Aargauer Bank. Elle est à la tête des Universités populaires argoviennes.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Entre 1993 et 2000, elle est membre du conseil scolaire de Muri. En parallèle, de 1996 à 1997, elle est membre des autorités de conciliation en matière de droit de bail, puis députée au Grand Conseil d'Argovie de 1997 à 2000.

En 1999, elle est élue au Conseil national, au sein duquel elle est membre des commissions de l'économie et des redevances et des affaires juridiques. En 2001, elle devient vice-présidente du PDC.

Le 18 juin 2004, elle dépose un postulat au sujet de l'introduction en Suisse du principe dit du « cassis de Dijon »[1]. Elle suit dès lors énergiquement ce dossier, ce qui lui vaudra le surnom de « Madame Cassis de Dijon »[2].

Présidente du PDC[modifier | modifier le code]

En 2004, elle accède à la présidence du PDC, qu'elle parvient à renforcer après des déboires électoraux, notamment la perte du second siège au Conseil fédéral et le recul électoral en 2003. Elle appartient à l'aile centre-droite du parti. Favorable aux révisions de la loi sur l'asile et réputée proche des milieux pro-nucléaires, elle s'oppose à la privatisation de Swisscom. Mais elle s'engage pour une politique familiale plus active. Dans le domaine de la politique étrangère, elle privilégie l'approche bilatérale dans les relations avec l'Union européenne et écarte ainsi l'idée d'une adhésion.

Conseillère fédérale[modifier | modifier le code]

Après la démission surprise du conseiller fédéral Joseph Deiss, elle fait figure de favorite dans la course à l'élection de son successeur. Le , elle est élue sans surprise au Conseil fédéral, par l'Assemblée fédérale, au premier tour de scrutin par 133 voix sur un total de 234 suffrages valables. Deux conseillères nationales de l'aile gauche du parti, Lucrezia Meier-Schatz et Chiara Simoneschi-Cortesi, recueillent ensemble 57 voix, le conseiller aux États Carlo Schmid (aile droite) 11 et diverses personnes un total de 33. Son score se situe dans la moyenne pour une première élection mais est nettement inférieur à l'effectif des quatre groupes parlementaires qui la soutenaient officiellement.

Dès le , elle reprend le Département fédéral de l'économie à la tête duquel elle succède à Joseph Deiss. Le , à la suite de l'élection de Simonetta Sommaruga et de Johann Schneider-Ammann, elle se voit attribuer le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication[3].

Elle est élue le à la vice-présidence du Conseil pour l'année 2009. Le , elle est élue présidente de la Confédération pour l'année 2010, devenant la troisième femme et la première femme alémanique à accéder à cette fonction.

Le , elle est réélue conseillère fédérale par 216 voix dès le premier tour. Quatre ans plus tard, lors de l'élection au Conseil fédéral du , elle est de nouveau réélue au premier tour avec 215 voix sur 234 bulletins valables [4]. Le même jour, elle est élue vice-présidente de la Confédération pour l'année 2016. Le , elle est de nouveau choisie par 188 voix sur 207 bulletins valables par l'assemblée fédérale pour être la présidente de la Confédération en 2017[5].

Une petite crise diplomatique se produit avec l’Allemagne en 2017 lorsqu'un ressortissant suisse soupçonné d'espionnage pour le compte de son gouvernement est interpellé. Berlin réagit en estimant « inouï » que le gouvernement suisse se soit livré à des actes d’espionnages contre le fisc allemand, alors en enquête sur des exilés fiscaux en Suisse, et convoque l’ambassadeur[6]. Le 27 septembre 2018, elle annonce sa démission pour la fin de l'année en cours[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Principe du "Cassis de Dijon" », sur www.parlament.ch (consulté le 12 décembre 2015)
  2. [PDF] Gauchebdo du 4 juin 2010
  3. Yves Petignat, « La grande rocade », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  4. « Les six conseillers fédéraux sortants réélus », sur Bilan, (consulté le 12 décembre 2015)
  5. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées :0
  6. « Berlin juge "inouï" l'espionnage du fisc allemand par la Suisse », AFP,‎ (lire en ligne)
  7. « Sa lettre de démission porte la mauvaise date », lematin.ch/,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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