Gers (IGP)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gers.

Gers
image illustrative de l’article Gers (IGP)
IGP Gers rouge

Désignation(s) Gers
Type d'appellation(s) Indication géographique protégée
Reconnue depuis 2009
Pays Drapeau de la France France
Région parente Sud-Ouest
Localisation Gers
Saison été chaud, automne doux et ensoleillé
Climat climat tempéré-océanique et semi-continental
Sol sols argilo-calcaires, sables, galets, argiles et calcaires grèseux
Nombre de domaines viticoles 3 cave coopératives, 2 négociants et quelques producteurs indépendants
Cépages dominants Blanc
Gros Manseng, Ugni-Blanc, Colombard, Arrufiac, Baroque, Petit Courbu, Mauzac, Chardonnay
Rouge
Courbu noir, Jurançon noir, Manseng noir, Tannat, Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon, Cot, Merlot, Syrah
Vins produits blanc, rosé, rouge, mousseux, moelleux
Production 50 000 hectolitres
Rendement moyen à l'hectare 100 hl/ha

Le gers, anciennement appelé Vin de Pays du Gers de 1968 à 2009, est un vin français d'indication géographique protégée régionale (le nouveau nom des vins de pays) produit sur l'ensemble du vignoble du département du Gers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le décret du donna naissance aux vins de pays en les distinguant des vins de table et en y ajoutant obligatoirement le nom du département, d'où l'apparition du « vin de pays du Gers »[1].

Actuellement, seuls peuvent prétendre à l’Indication géographique protégée « Gers », les vins initialement reconnus par le décret de 1968[2]. Le Gers possède le label européen IGP qui remplace le label VDP (Vin De Pays) depuis 2009[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et orographie[modifier | modifier le code]

Vignes de l'IGP Gers

Ce terroir viticole est constitué de sols argilo-calcaires, sables, galets, argiles et calcaires grèseux[3]. Le relief est formé de collines arrondies à l’ouest et de vallées creusées dans des bancs calcaires à l’est[2].

On distingue trois terroirs : « celui de la « Ténarèze » (au centre et au nord), les sols y sont à dominante argilo-calcaire ; plus au sud et à l’est, dans la zone du Haut-Armagnac, les vignes s’épanouissent sur des graves et des peyrusquets ; enfin, plus à l’ouest, vers les Landes argileuses, voire sablonneuses, dans le terroir du Bas-Armagnac »[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Son vignoble bénéficie d'un climat tempéré-océanique et semi-continental[3]. Ce climat est caractérisé par des étés chauds, des automnes doux et ensoleillés, il est de type océanique. Seules quelques influences méditerranéennes sont sensibles au sud et à l’est[4].

Vignoble[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Le Gers (IGP) est un label viticole dont les vins sont produits dans le vignoble du Sud-ouest[3]. La zone géographique de ce vins’étend sur le département du Gers[2].

Encépagement[modifier | modifier le code]

Les cépages utilisés sont régionaux avec quelques exceptions dont le chardonnay et la syrah[3].

Blancs: Gros Manseng, Ugni-Blanc, Colombard, Arrufiac, Baroque, Petit Courbu, Mauzac[4].

Rouges : Courbu noir, Jurançon noir, Manseng noir, Tannat, Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon, Cot, Merlot[4].

Pratiques culturales[modifier | modifier le code]

Depuis 1973, un décret sur les rendements les limite à 100 hl/ha[5].

Vins[modifier | modifier le code]

Vinification[modifier | modifier le code]

Cette IGP se décline dans les trois couleurs rouge, blanc et rosé[3].

Les progrès technologiques (vendange à la maturité recherchée, techniques visant à éviter l’oxydation du moût) permettent une bonne conservation des arômes[2].

Types de vin[modifier | modifier le code]

Les vins blancs représentent 98 % de la production, les vins rouges et rosés atteignent 800 hectolitres. Tous ces vins sont très aromatiques avec des notes fruitées et florales. Il est à noter que les vins moelleux présentent des arômes plus évolués de fruits mûrs[2].

Vins et terroirs[modifier | modifier le code]

La zone de la Ténarèze donne des vins rouges charpentés, gras et très aromatiques, celle du Haut-Armagnac, des vins blancs équilibrés et fins enfin celle du Bas-Armagnac, des vins blancs aux arômes fruités marqués par de nuances de fleurs[4].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le gers blanc se présente dans une robe jaune pâle et aux reflets verts. Il a un nez fruité et délicat. La bouche est vive et légère. Ce vin s'apprécie sur des fruits de mer[3].

Le gers moelleux, possède une belle robe jaune or, son nez est marqué par les fruits confits et des notes miellées. Ce vin, léger et friand, s'accorde avec un foie gras[3].

Le gers rouge à la robe grenant, dégage au nez des fruits rouges. Il est à boire sur des charcuteries[3].

Le gers rosé, avec sa robe saumon, son nez marqué par les fruits rouges, a une bouche désaltérante et fraîche. Il accompagne les apéritifs, les pizzas, etc.[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Structure des exploitations[modifier | modifier le code]

La production est assurée par trois caves coopératives et deux négociants vinificateurs. Quelques caves particulières élaborent des vins du Gers depuis 2005[2].

Commercialisation[modifier | modifier le code]

La production a atteint un potentiel commercial annuel de 50 000 hectolitres environ[2].

L’export vers le nord de l’Europe est important. Les marchés nord américains et asiatiques se développent[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Décret 68-807 du 13 septembre 1968 abrogeant des dispositions législatives relatives au vin et portant règlement d'administration publique pour l'application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes en ce qui concerne les vins, publié au JORF du 15 septembre 1968 page 08801.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Cahier des charges de l'INAO sur l'IGP Gers publié le 6 avril 2011.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j IGP Gers sur le site vin-vigne.com
  4. a, b, c, d et e IGP Gers sur le site france-sudouest.com
  5. Décret no 73-1067 du 29 novembre 1973 fixant les conditions de production des « vins de pays », publié au JORF du 1er décembre 1973 page 12759.
Voir aussi