Naine jaune

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Description[modifier | modifier le code]

Le Soleil, un exemple de naine jaune.

En astronomie, une étoile jaune de la séquence principale, est appelée communément naine jaune.

Une naine jaune est une étoile de type G V (lire « G cinq »), c'est-à-dire une étoile appartenant à la séquence principale (classe de luminosité V) de type spectral G (étoile jaune). Sa masse est comprise entre 0,7 et 1,2 fois la masse solaire. Une naine jaune est une étoile de taille moyenne dans un état stable.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les naines jaunes transforment dans leur cœur de l'hydrogène en hélium, par un processus de fusion nucléaire ou autrement dit fusion thermonucléaire. La classe de luminosité permet de distinguer les étoiles en fonction de leur luminosité. Le mot « naine » est utilisé pour désigner les étoiles de classe de luminosité V.

Leur température de surface est comprise entre 5 000 et 6 000 °C environ[1], et elles brillent d'un jaune vif, presque blanc. La durée de vie d'une telle étoile est d'environ 10 milliards d'années.

À la fin de leur vie, ces étoiles se mettent à grossir démesurément, pour devenir des géantes rouges (comme c'est le cas de Alpha Tauri par exemple).

Lorsque ceci arrivera au Soleil, il s'étendra jusqu'à engloutir entièrement Mercure, Vénus et la Terre. Plus tard il s'effondrera à nouveau sur lui-même, laissant derrière lui une bonne partie des gaz le composant, pour former une naine blanche entourée d'une nébuleuse planétaire.

Le cycle de vie du Soleil est typique d'une naine jaune.

Naines jaunes remarquables[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Soleil et Jumeau du Soleil.
Le Soleil (à gauche) comparé à Tau Ceti (à droite).

Le Soleil est l'exemple le plus connu de naine jaune. Il est composé de 74 % d’'hydrogène et de 24 % d’hélium

Kepler-22 abrite Kepler-22b, la première exoplanète découverte orbitant dans la zone habitable de son étoile.

Environ 10 % des étoiles de la Voie lactée sont des naines jaunes. Parmi les plus notables d'entre elles, on peut citer Alpha Centauri A, Tau Ceti, et 51 Pegasi[2],[3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Empirical bolometric corrections for the main-sequence, Astronomy and Astrophysics Supplement 46 (November 1981), p. 193–237.
  2. (en) Alpha Centauri A sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  3. (en) Tau Ceti sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  4. (en) 51 Pegasi sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]