Nájera

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Nájera
Blason de Nájera
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome La Rioja
Province La Rioja (Rioja Alta)
Comarque Nájera
Maire Marta Martínez García (PP)
Code postal 26300
Démographie
Gentilé najerino/a
Population 7 911 hab. (2006)
Densité 211 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 25′ 00″ nord, 2° 44′ 00″ ouest
Altitude 485 m
Superficie 3 744 ha = 37,44 km2
Localisation
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Liens
Site web najera.es

Nájera, ou Naiara en basque, est une commune située au nord de l’Espagne, dans la Communauté autonome de La Rioja.

C'est aussi le chef-lieu de la commune ainsi que de la Comarque de Nájera.

Le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par cette localité.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nájera se trouve sur le rio Najerilla, à 28 km de Logroño. La ville est dominée par le Pico Nájera au sud-est (666 m) et les collines (cerros) Malpica avec sa grande croix de fer, De la Horca, Mal Vecino, La Atalaya y Castillo, à l'est.

Histoire[modifier | modifier le code]

Nájera est une ville d'origine préhistorique. Terre de passage, située en un lieu stratégique, elle a vécu différentes cultures et colonisations : Ibères, Celtes, Vascons, Romains, Suèves, Arabes, etc.

Entre les VIIIe et Xe siècles Nájera fit partie des domaines du clan des Banu Qasi, des nobles wisigoths convertis à l'Islam. Depuis le début du Xe siècle, Nájera est mentionnée dans les chroniques sur les luttes continues entre les maures et les chrétiens. Les arabes lui ont donné le nom de Náxara (« lieu entre les rochers ») son rio Naila, appelée Naxarilla. Les arabes y avaient construit deux châteaux aux extrémités des éperons ouest et sud.

Elle a été définitivement reconquise par Ordoño II (914-924) de León en 923, avec l’aide de Sancho Garcés Ier de Navarre (905-925).

Au XIe siècle, Sanche III le Grand de Navarre (1000-1035), maître des lieux, accorda un fuero (charte) à la ville, origine de la législation navarraise. Il y aménagea un palais dans lequel furent frappées les premières monnaies connues de la Reconquista.

Nájera atteint son apogée sous le règne de Garcia IV, dit El de Nájera (1035-1054), qui favorise l'essor de la ville, et veille à héberger confortablement les pèlerins en édifiant un hôpital et une auberge. Il fonda le monastère de Santa Maria la Real. Nájera devint alors la deuxième capitale de la Navarre jusqu'à la bataille d'Atapuerca le , où il trouva la mort. Il a aussi institué l'Ordre Militaire des Chevaliers de la Terraza ou de la Jarra, premier ordre religieux militaire créé en Espagne.

En 1076, Alphonse VI de Castille (1072-1109) s'empara définitivement de la ville, en lui conservant ses « fors » (chartes). Il confia le monastère à l'ordre de Cluny.

Au XIIe siècle, Nájera s'entoura de murailles et au XVe siècle, elle reçut le titre de Villa.

Le , la commune est le théâtre de la bataille opposant Henri de Trastamare, appuyé par les troupes de Bertrand Du Guesclin, au Prince Noir qui soutient Pierre le Cruel. Cette bataille se solde par une défaite des troupes franco-castillanes et la capture de Du Guesclin et de ses lieutenants.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur le Camino francés du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, on vient de Navarrete. En partant de Nájera, certains pèlerins ne se dirigeaient pas directement vers Santo Domingo de la Calzada mais faisaient un détour, via Berceo, par San Millán de la Cogolla. Ceux qui se dirigeaient directement vers Santo Domingo de la Calzada passaient par Azofra.

Nájera est la quatrième halte du Guide du Pèlerin d'Aimery Picaud.

Plusieurs scènes jacquaires sont figurées au Monastère Santa Maria la Real, dans les stalles, dans le chœur et dans les sculptures du Claustro de los Caballeros (le cloître des chevaliers).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le Monastère Santa Maria la Real de Nájera.
Le Monastère Santa Maria la Real.

Le Monastère Santa Maria la Real. a été fondé par le roi García de Nájera et son épouse la reine Estefanía de Foix, dite aussi Étiennette de Foix, ou Étiennette de Bigorre, fille du comte de Foix et de Bigorre, à la suite de la découverte d'une image mystérieuse de la Vierge, selon la légende que les moines de Cluny ont transcrit au XVIe siècle.

L’église Santa Cruz

Elle était située, bien avant le XIIe siècle, dans une chapelle de l’église du monastère de Sainte María. Elle a été érigée comme tel par l'évêque diocésain indépendamment des moines clunisiens. Les ecclésiastiques responsables de l’église ont coexisté avec les moines dans les dépendances du Cénacle jusqu'en 1230, quand un décret du pape Honorius III (1216-1227), a interdit à des moines et à des ecclésiastiques de cohabiter dans les mêmes murs.

Depuis cette chapelle, des ecclésiastiques ont continué leurs tâches pastorales jusqu'à ce qu'ils aient été transférés, définitivement, vers une nouvelle église consacrée en 1611 c'est l’actuelle Paroisse de Sainte Croix. L'architecte Juan de Raón lui a adjoint une coupole hémisphérique, terminée par une lanterne et quatre fenêtres. Le portail est du XVIIe siècle.

Le Pont sur le Najerilla

L’église est une construction en pierre de taille et composée de trois nefs, avec plusieurs retables néoclassiques et diverses statues et tableaux. À remarquer un Christ gothique du XIIIe siècle. Elle conserve des vêtements liturgiques des XIVe, XVIe et XVIIe siècles exposés au public dans un musée de l'ancienne sacristie.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le pont sur la Najerilla

L’actuel pont sur la Najerilla, construit par l'État en 1886, a remplacé celui à sept arches qu'avaient construit au XIIe siècle Santo Domingo de la Calzada et San Juan de Ortega.

Le pont primitif existait déjà en 1020 et il est mentionné dans la Juridiction de Nájera.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Nájera » (voir la liste des auteurs).
  • Grégoire, J.-Y. & Laborde-Balen, L., « Le Chemin de Saint-Jacques en Espagne - De Saint-Jean-Pied-de-Port à Compostelle - Guide pratique du pèlerin », Rando Éditions, mars 2006, (ISBN 2-84182-224-9)
  • « Camino de Santiago St-Jean-Pied-de-Port - Santiago de Compostela », Michelin et Cie, Manufacture Française des Pneumatiques Michelin, Paris, 2009, (ISBN 978-2-06-714805-5)
  • « Le Chemin de Saint-Jacques Carte Routière », Junta de Castilla y León, Editorial Everest

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]