Monfort (Gers)

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Monfort
Monfort (Gers)
Blason de Monfort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Intercommunalité Communauté de communes Bastides de Lomagne
Maire
Mandat
Régis Lagardère
2020-2026
Code postal 32120
Code commune 32269
Démographie
Population
municipale
494 hab. (2018 en augmentation de 2,07 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 43″ nord, 0° 49′ 29″ est
Altitude 164 m
Min. 105 m
Max. 194 m
Superficie 22,49 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gimone-Arrats
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Monfort
Liens
Site web monfort.fr

Monfort est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Monfort est une commune gasconne de Lomagne située sur la RD 654 entre Fleurance et Mauvezin, dans le nord-est du département du Gers.

Monfort est à 32 km d'Auch, 64 km de Toulouse, 55 km de Montauban, 59 km d'Agen et 104 km de Tarbes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Monfort se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Orbe et son affluent le ruisseau de Lourbat arrosent la commune.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village présente un ordonnancement de l'espace urbain typique d'une bastide médiévale : à savoir un plan en damiers avec rues à angle droit et une place centrale bordée par des maisons à galeries (« couverts ») où se situe la halle communale. Le village est une halte touristique pittoresque, tant de par la qualité de son patrimoine architectural que de son aspect de village médiéval perché dominant une rivière.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Monfort est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,3 %), zones agricoles hétérogènes (17,6 %), prairies (1,9 %), zones urbanisées (1,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'acte de fondation de la bastide n'est pas connu mais il dut précédé de peu celui de l'octroi des coutumes le Géraud V, Comte d'Armagnac. On prétend que cette bastide avait pour but d'assainir la région infestée par les brigands, entre Mauvezin et Fleurance[9].
La ville est encore ceinturée de remparts dans lesquels ouvraient au moins trois portes. Les rues se coupent à angles droits.

Le au soir, deux couples de Hollandais sont sauvagement assassinés dans une ferme du hameau de la Boupillère. Ce crime fait la une des journaux. Au terme d'une enquête qui dure trois ans, Kamel Ben Salah, petit dealer et ouvrier qui effectuait des travaux de peinture dans la maison acquise par Artie Van Hulst (chef d’entreprise hollandais de 50 ans) est accusé d'avoir torturé et tué ses victimes pour obtenir les codes de leurs huit cartes bancaires. Le , la Cour d'assises du Gers le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La commune absorbe en 1824 Esclignac[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1965 Charles Dardenne    
1965 1983 Roger Carrère    
1983 1995 Pierre Laffitte    
1995 2014 Denis Carrère [12] UMP  
2014 2020 Martine Martin DVG  
2020 En cours Régis Lagardère    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 494 habitants[Note 2], en augmentation de 2,07 % par rapport à 2013 (Gers : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 1191 0391 1751 2021 4521 3861 4111 3751 289
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2471 2011 1611 1451 1061 090996968982
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
900843772753747754702731644
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
539495454416424460480490494
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La maison natale du poète Guillaume du Bartas.
L'ancienne halle.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village conserve, entre autres :

  • La maison natale de Guillaume Saluste du Bartas (demeure de style Renaissance remarquable par la finesse de ses proportions et de ses fenêtres à meneaux sculptés – MH – située dans la Grande Rue Saluste-du-Bartas).
  • La place à arcades avec halle ancienne (aujourd'hui place de la Mairie).
  • Une partie de l'ancienne enceinte fortifiée.
  • Des maisons anciennes à colombage XIVe – XVe – XVIe siècle (place de la Mairie, rue d'Embonneau, Grande Rue Saluste-du-Bartas, rue des Écoles…) ou en pierre avec portes ogivales (par exemple : à l'angle de la place de la Mairie et de la Grande Rue Saluste-du-Bartas…).
  • Des maisons de style Renaissance (par exemple l'immeuble abritant le bureau de poste – situé rue des Écoles –, le presbytère avec sa tour d'angle – situé derrière l'église…).

À proximité immédiate du village :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fait divers[modifier | modifier le code]

La tuerie de Monfort[modifier | modifier le code]

Assassinat le de deux couples de Néerlandais, dans la ferme de Artie et Marianne Van Hulst « la Boupillère » et sa sœur Dorothea Nieuwenhuis et son mari Johan par Kamel Ben Salah employé par les Van Hulst pour des travaux de peinture[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la montagne d'or mouvant de la pointe, sommée d'un créquier du même accompagné, en chef, de deux besants d'argent chargés d'une croix d'azur[21].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  9. B. Cursente, G. Loubès, « Villages Gersois » (Publication de la Chambre d'Agriculture du Gers, 1991)
  10. Solène Haddad, 50 affaires criminelles qui ont marqué la France, City Edition, , p. 87.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Site de la préfecture - Fiche de Monfort
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « L'église », notice no PA00094868, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Les objets classés de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Le château d'Esclignac », notice no PA00094867, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Source : « histoire de Monfort »
  20. La tuerie de Monfort sur le site Scène de Crime
  21. Banque du blason.