Sainte-Gemme (Gers)

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Sainte-Gemme
Sainte-Gemme (Gers)
Le château de Lauret à Sainte-Gemme.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Intercommunalité Communauté de communes Bastides de Lomagne
Maire
Mandat
Claude Capéran
2020-2026
Code postal 32120
Code commune 32376
Démographie
Gentilé Saint-Gemmois
Population
municipale
116 hab. (2018 en diminution de 1,69 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 57″ nord, 0° 48′ 01″ est
Altitude Min. 121 m
Max. 194 m
Superficie 10,22 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gimone-Arrats
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sainte-Gemme
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Sainte-Gemme

Sainte-Gemme est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Gemme[1]
Monfort
Saint-Brès Sainte-Gemme
Maravat Sérempuy

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sainte-Gemme se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Gemme est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (96 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (88,1 %), forêts (6,2 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est un des plus anciens sites habités de la vicomté de Fezensaguet. Le village s’appelait primitivement le Bourg (Pagus) et a pris ensuite le nom de Sainte-Gemme, sœur de sainte Quitterie, martyrisée en Galice (Espagne) le .

Sainte-Gemme fut un haut lieu du culte druidique, comme en témoignent encore certains sites. Dès l’époque antique, le territoire est habité : de nombreux vestiges préhistoriques en sont la preuve. Après labours, plusieurs endroits laissent voir des vestiges gallo-romains : monnaies et tegulae, une sépulture d’enfant, une nécropole à incinération et inhumation. Si on ne connaît pas la date précise de l’érection de Sainte-Gemme en paroisse, il a été remarqué que toutes les paroisses ayant le nom de la sainte ont été érigées à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle. Sainte-Gemme obtint en 1275 ses coutumes octroyées par ses trois coseigneurs :

Géraud V, comte d’Armagnac, Bernard de Sainte-Gemme et Pilfort de Léaumont. Elles furent confirmées par Antoine de Gère en 1497. Les seigneurs de Sainte-Gemme nomment chaque année les consuls du lieu. Le château se situait à l’ouest sur une butte particulièrement isolée par des fossés et la chapelle castrale se trouvait au centre. Les seigneurs de Sainte-Gemme sont cités dans le cartulaire du XIIe siècle. Le plan cadastral de 1826 nous montre le tracé d’une vaste enceinte ovale située au nord du village. L’ancienne église paroissiale s’élevait à l’intérieur du cimetière actuel. En 1824, la commune de Sainte-Gemme fut rattachée à Lauret, qui se situe à 2 km au sud-ouest du village, par l’intervention de M. de Castelbajac, pair de France. La première mention de Lauret apparaît en 1295 comme étant un “Castrum Seu Villa” ; ce qui suggère l’hypothèse d’un petit bourg fortifié dont il ne reste plus aucune trace. En 1861, la commune de Sainte-Gemme récupère également les terres spoliées par Monfort en 1826.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Thierry Saint-Luc    
mars 2008 2010 Guy Robin    
janvier 2011 2014 Thierry Saint-Luc    
mars 2014 En cours Claude Capéran DVD Agriculteur retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2018, la commune comptait 116 habitants[Note 2], en diminution de 1,69 % par rapport à 2013 (Gers : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1846 1851 1856 1861 1866
194199213247427404407471395
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
366344322338310306272283269
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
243226226238237210209175142
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2018 -
136118100125128119119116-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.