Marsanne (Drôme)

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Marsanne
Marsanne (Drôme)
Vue sur la plaine des Andrans depuis l'église Saint-Felix.
Blason de Marsanne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Damien Lagier
2020-2026
Code postal 26740
Code commune 26176
Démographie
Gentilé Marsannais(es)
Population
municipale
1 301 hab. (2019 en augmentation de 4,67 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 40″ nord, 4° 52′ 25″ est
Altitude Min. 140 m
Max. 586 m
Superficie 34,29 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dieulefit
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Marsanne
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Marsanne
Liens
Site web http://www.mairie-marsanne.fr/

Marsanne est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Marsanne est situé en Drôme provençale, à 35 km au sud de Valence, à 16 km au nord-est de Montélimar, à 12 km de Mirmande, à 13 km de Cliousclat et à 19 km au sud de Loriol-sur-Drôme.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers[1] :

  • Col de la Grande Limite (507 m)
  • Col de la Pierre Sanglante
  • Combe Brugier
  • Combe de Bonnet
  • Combe de Fresneau
  • le Grand Travers (576 m)
  • Mont Châtelard (254 m)
  • Mont Peyrieux (275 m)
  • Serre de Darne (481 m)
  • Serre de Granier
  • Serre de Paruel (491 m)
  • Serre Froid
  • Serre Saint-Félix (481 m)

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[1] :

  • l'Ancelle
  • Ravin de Romésine
  • Ravin de Terrondet
  • Ruisseau de Béal
  • Ruisseau de Clauzel
  • Ruisseau de Combe de la Rue
  • Ruisseau de Lorette
  • Ruisseau de Rouveyre
  • Ruisseau des Boines
  • Ruisseau des Brus

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plaque kilométrique.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marsanne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,4 %), forêts (37,3 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %), zones urbanisées (1,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Ancienne carrière de Tropoli
  • Babouin
  • Barral
  • Bas Marsanne
  • Bauzet
  • Bérard
  • Bicaye
  • Blache
  • Bois d'Andran
  • Bois de Lebras
  • Bongara
  • Borne Rousse
  • Bruno
  • Burel
  • Buret
  • Chaînas
  • Chantereine
  • Chapouzes
  • Chiffe
  • Combe
  • Combier
  • Creux des Alexis
  • Dagues
  • Darnes
  • Dufond
  • Fargeon
  • Forêt de Marsanne
  • Girard
  • Gragnier
  • Grangeasse
  • Grangeone
  • Grasset
  • Hugon
  • Jaume
  • Joannelle
  • la Croix Blanche
  • la Grande Grange
  • la Jarriasse
  • la Magnanerie
  • la Maison Brûlée
  • la Plaine des Alexis
  • la Queyras
  • la Rue
  • la Teissonnière
  • la Terrasse
  • la Valette
  • la Vivande
  • Lebras
  • le Cherry
  • le Clos
  • le Fourret
  • le Grand Marais
  • le Jubilé
  • le Merle
  • le Moulin
  • le Moulin à Vent
  • le Parc
  • le Pigeonnier
  • les Bastets
  • les Berrys
  • les Chênes Verts
  • les Parquets
  • les Sables
  • les Tours
  • les Trois Ponts
  • les Vivands
  • Mérat et Chiffe
  • Mombet
  • Notre-Dame de Fresneau
  • Parizot
  • Paruel
  • Pérou
  • Perrin
  • Peyrieux
  • Philippe
  • Plaine de Bouvet
  • Pontagnat
  • Quartier de l'Ancelle
  • Romésine
  • Rouveyre
  • Saint-Laurent
  • Saint-Martin
  • Saunier
  • Terre Tremble
  • Teyssier
  • Tourmantine
  • Ventebrin
  • Village féodal
  • Vincent

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[9] :

  • 1178 : Marsana (charte de fondation de l'abbaye de Bonlieu).
  • 1321 : Marsane (archives de la Drôme, E 6372).
  • 1341 : castrum de Marssanna (cartulaire de Montélimar, 46).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella de Marsana (pouillé de Valence).
  • 1540 : mention de la paroisse : cura Marsane (rôle de décimes).
  • 1548 : Marsano (archives de la Drôme, E 6104).
  • 1891 : Marsanne, commune, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Montélimar.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Territoire de la tribu gauloise des Ségovellaunes[10].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Présence romaine[10].

Envoyé par saint Irénée (deuxième évêque de Lyon entre 177 et 202) pour christianiser la vallée du Rhône, le prêtre Félix (accompagné des diacres Fortuna et Achilée), s'arrêta à Fons Juliana pour y bâtir une église. En 212, après le martyre de Félix, Fortunat et Achillée à Valence, les habitants placèrent la paroisse sous le patronage de Félix[réf. nécessaire].

Milieu du IVe siècle : le site du village de Marsanne est Fons Juliana. Ce nom est cité à l'occasion du séjour de l'empereur Julien[11].

Le village est fortifié au milieu du Ve siècle[réf. nécessaire]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[9]
  • Au point de vue féodal, Marsanne était une terre patrimoniale des comtes de Valentinois.
  • 1374 : elle est hommagée au pape
  • 1419 : elle devient domaniale.
  • 1447 : cédée aux Adhémar.
  • 1582 : rétrocédée aux Brunier.
  • 1784 : vendue aux Martin de la Porte, derniers seigneurs.
Détails

XIe siècle : le village de Marsanne se trouvait sur la route de Jérusalem, pour ceux qui s'y rendaient par les Alpes Cottiennes. Ainsi, quand Adhémar de Monteil, légat du Saint Siège lors de la première croisade (1096 à 1099), partit pour Jérusalem, de nombreux vassaux de la région se joignirent à lui, dont certains habitants de Marsanne. Au retour de cette expédition, la croix portative du légat ainsi que d'autres objets lui appartenant furent confiés aux consuls de Marsanne. Telle est l'origine des armoiries de Marsanne. Ces objets ont été fondus sous la Révolution pour en faire des canons[réf. nécessaire].

XIVe siècle : L'extinction de la branche aînée des Poitiers fait passer un moment la terre de Marsanne sous la domination des papes : le comte Aymar V le Gros se rend à la cour de Rome, prête foi et hommage comme vassal à Grégoire XI (pape de 1370 à 1378), son oncle par alliance, et reconnait tenir de lui le fief de Marsanne. Quelque temps après, le comte institue le pape comme son héritier mais cette disposition demeure sans effet, car Louis de Poitiers, neveu du testateur, lui succède avec l'agrément du pape, dont il se déclare vassal[réf. nécessaire].

 : par un acte de transport, Marsanne rejoint les terres du dauphin[réf. nécessaire].

1419 : mort de Louis, dernier comte de Valentinois. Le pape, usant des droits que lui assure le testament d'Aymar V, se présente à la mort de Louis pour récupérer son héritage et prend possession en son propre nom des terres et fiefs ayant appartenu aux Poitiers[réf. nécessaire].

 : par traité, Giraud Adhémar, seigneur de Grignan, renonce à la terre de Crillon qui passe au pouvoir du pape, et reçoit en échange, notamment, le fief de Marsanne qu'il reconnait tenir du dauphin de France[réf. nécessaire].

1449 : séjour du dauphin (futur Louis XI)[10].

1479 : Marsanne passe (par mariage), des Adhémar aux Brunier, seigneurs d'Aps en Vivarais[réf. nécessaire].

Les guerres de Religion, un siècle plus tard, conduisent à un appauvrissement des conditions de vie de la population.
Les paysans commencent à s'assembler pour défendre leurs intérêts communs dès la fin de l'année 1577.
En 1578, certaines assemblées locales ont lieu à Marsanne.
Fin 1579, les paysans s'organise afin d'expulser les troupes de soudards de la vallée du Rhône, mais la répression royale écrase le mouvement l'année suivante[12].

Entre 1580 et 1582, de nouveaux troubles éclatent, fomentés par les « défenseurs de la cause commune ». Les protestants s'emparent alors de Marsanne et de Montélimar. S'ils ne restent que quelques mois à Marsanne, ils s'installent un peu plus longtemps à Montélimar où ils détruisent les églises de Sainte-Croix et des Cordeliers ainsi que la plupart des archives.
En 1589, plus de mille hommes de troupe (cinq cents chevaliers et trois pièces d'artillerie) du parti protestant commandé par le duc de Lesdiguières mettent de nouveau le siège devant Marsanne pendant onze mois, mais sans succès, et ce, malgré cent soixante neuf coups de canon contre la muraille[13].
Le village est défendu par un certain Coursas qui commande la garnison au nom du roi et qui jouit d'un large soutien de la population[14].

1591 (démographie) : 936 habitants[9].

1708 (démographie ) : plus de 1000 habitants[9].

1771 (démographie) : environ 1100 habitants[9].

Avant 1790, Marsanne était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar.
Elle formait une paroisse du diocèse de Valence dont l'église était dédiée à saint Félix et dont les dîmes appartenaient aux prieurs de Saint-Martin et de Saint-Laurent-de-Meyras (voir ces noms) qui présentaient à la cure[9].

Saint-Laurent (de Meyras)[modifier | modifier le code]

Ancien prieuré de l'ordre de Saint-Augustin (dépendance de l'abbaye de Saint-Thiers de Saou. Son titulaire avait une partie des dîmes de la paroisse de Marsanne[15].

  • XIVe siècle : prioratus Sancti Laurencii de Mayras (pouillé de Valence).
  • 1555 : le prioré de Meyras (inventaire de Saint-Apollinaire [Valence]).
  • 1560 : Sainct Laurent de Meyras les Marsanne (inventaire de Saint-Apollinaire [Valence]).
  • 1891 : Saint-Laurent, chapelle ruinée de la commune de Marsanne.

Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Ancien prieuré de l'ordre de Saint-Augustin (dépendance de l'abbaye de Saint-Thiers de Saou) auquel celui de Saint-Félix du même lieu était uni. Son titulaire avait une partie des dîmes de la paroisse dé Marsanne[16].

  • XIVe siècle : prioratus Sancti Martini de Marsana (pouillé de Valence).
  • 1351 : ecclesia Beati Martini de Marsana (Long, notaire à Grignan).
  • 1891 : Saint-Martin, hameau et ruines de la commune de Marsanne.

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Marsanne au XIXe siècle illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).

En 1790, Marsanne devient le chef-lieu d'un canton du district de Montélimar, comprenant les municipalités de Charols, Cléon-d'Andran, Eyzahut, Manas, Marsanne, le Pont-de-Barret, la Rochebaudin, Saint-Gervais, Salettes et les Tourrettes.
La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) a retranché de ce canton Eyzahut et Salettes et y a ajouté la Bâtie-Rolland, Bonlieu, Condillac, la Laupie, Lachamp, Saint-Marcel-de-Sauzet, Sauzet et Savasse[9].

1799 (démographie ) : 1065 habitants[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1843 ?    
1843 1848 Augustin Loubet   (père du président Émile Loubet)
1848 1852 ?    
1852 1860 Charles-Laurent-Joseph de Montluisant    
1860 1871 Augustin Loubet    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 Augustin Loubet   maire sortant
1874 1878 Augustin Loubet   maire sortant
1878 1884 Augustin Loubet   maire sortant
1884 1888 Joseph Roussille    
1888 1889 Joseph Roussille   maire sortant
? ? monsieur Roussille Républicain conseiller d'arrondissement
du canton de Marsanne (1886-1892)
1889
(élection ?)
1892 Jean-Louis Roussille    
1892 1896 Jean-Louis Roussille   maire sortant
1896 1900 Jean-Louis Roussille   maire sortant
1900 1904 Auguste Lagier    
1904 1908 Auguste Lagier   maire sortant
1908 1912 Henry Clary    
1912 1913 Auguste Poize    
1913
(élection ?)
1919 Jean-Frédéric Marce    
1919 1925 Emmanuel Michel    
1925 1929 Emmanuel Michel   maire sortant
1929 1935 Emmanuel Michel   maire sortant
1935 1940 Emmanuel Michel   maire sortant
1940
(élection ?)
1944 Jules Serre    
1944
(élection ?)
1945 Jérôme Astier    
1945 1947 René Pradon    
1947 1953 René Pradon   maire sortant
1953 1959 René Pradon   maire sortant
1959 1965 René Pradon   maire sortant
1965 1971 René Pradon   maire sortant
1971 1977 Claude Lagier    
1977 1983 Claude Lagier   maire sortant
1983 1989 Claude Lagier   maire sortant
1989 1995 Pierre Chertier DVD président de la Communauté de Communes du Pays de Marsanne
1995 2001 Pierre Chertier   maire sortant
2001 2008 Thierry Lhuillier MoDem-LREM député suppléant d'Alice Thourot
vice-président de Montélimar-Agglomération
(chargé du Développement Durable et Energie)
députée de la Drôme[17]
2008 2014 Thierry Lhuillier   maire sortant
2014 2020 Thierry Lhuillier   maire sortant
2020 En cours
(au 14 décembre 2020)
Damien Lagier[18][source insuffisante] (sans étiquette) conseiller communautaire délégué au tourisme

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2019, la commune comptait 1 301 habitants[Note 3], en augmentation de 4,67 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0961 0751 1671 2501 3791 4261 4501 4881 588
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4841 6231 6051 6161 5771 5211 5151 3901 329
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2271 2301 1551 0341 004929888893909
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
8238177797728739981 2091 2131 181
2015 2019 - - - - - - -
1 3201 301-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes communales : le 1er mai (fête du muguet) et le 17 juin[10].
  • Fête patronale : les 15 et 16 août[10].
  • Depuis 2011, a lieu en septembre Ze Fiestival avec des concerts de musique contemporaine[23].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Pêche et chasse[10].
  • Randonnées : nombreux sentiers dans la forêt de 1 100 hectares[24].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Pèlerinage catholique à Notre-Dame-de-Fresneau : le 8 septembre[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, vignes, vergers, lavande, ovins[10].

  • Crû du château Marsanne[10].
  • Capitale du muguet[10].

Artisanat[modifier | modifier le code]

Artisanat[10] : nombreux artisans locaux[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Syndicat d'initiative (en 1992)[10].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du donjon du château féodal du XIe au XIVe siècle. Le château fut probablement démantelé à l'époque de la révocation de l'Édit de Nantes.
Les remparts étaient percés de trois portes.
Dans l'enceinte du château, s'étendaient, le long des cours intérieures, de vastes bâtiments destinés aux machines de guerre, aux provisions, au logement des officiers et des hommes d'armes.
Au centre des bâtiments, assise sur le point le plus élevé et accolée au donjon, s'élevait une tour plus étroite que les autres et dont les lucarnes s'ouvraient aux quatre vents. C'était le beffroi d'où retentissait la cloche d'alarme.
L'église paroissiale Saint-Félix était située dans l'enceinte, au-dessous du donjon[réf. nécessaire].
  • Le beffroi surplombe la porte de Lachard, l'une des cinq portes de l'ancien village fortifié[réf. nécessaire].
  • Vieux village ruiné[10].
  • Vestiges de fortifications[10].
  • Chapelle Notre-Dame-de-Fresneau (XIe siècle) : pèlerinage, fontaine « miraculeuse » (légendes)[10].
Le pape Clément IX accorda en 1668 des indulgences pour les pèlerins. En 1855, Pie IX accorda les indulgences de la portioncule (c'est-à-dire une indulgence locale). L'évêque de Valence crée alors la confrérie de Notre-Dame-de-Fresneau dont le but est l'union des familles, la fidélité aux vertus et aux pratiques de la religion catholique, ainsi que la conservation temporelle et spirituelle des enfants[11].
La légende de ce sanctuaire nous en est parvenue[25] : au XIIe siècle, une jeune fille aveugle de naissance allait tous les jours prier dans la forêt pour demander à Marie de recouvrer la vue afin de mieux secourir son vieux père. Ses prières terminées, elle s'était endormie au pied d'un arbre, Marie lui serait apparue en songe et lui demanda de lui faire construire une chapelle. Pour vaincre la résistance de son père et du curé, différents miracles auraient eu lieu. La population du village fit le vœu de construire la chapelle. S'étant rendue dans la forêt, la jeune fille se frotta les yeux à l'eau d'une source et retrouva la vue. Depuis ce jour, un pèlerinage se déroule au sanctuaire, en particulier les et [26].
Le , le sanctuaire de Fresnau fut inauguré par l'évêque de Valence, accompagné de ceux de Grenoble, de Montpellier et de Viviers[27].
Les deux canons pris aux russes lors de la bataille de Malakoff, qui se déroula le même jour, ont été offerts par Napoléon III au sanctuaire, en souvenir de cette victoire[réf. nécessaire].
  • Église du XIIe siècle (MH) : tour carrée[10].
Église Saint-Félix des XIIe et XVe siècles. Inscrite au titre des monuments historiques le [28]. Ancien prieuré de l'abbaye de Saint-Thiers de Saou, elle servit d'église paroissiale jusqu'en 1789. Le toit de l'église a été refait en par l'association des Amis du Vieux Marsanne[29].
  • Rue du comte de Poitiers : maisons en escalier[10].
  • Maison du chevalier de Gursas[10].
  • Chapelle (XVIe siècle)[10].
  • La fontaine sur la place centrale, ornée d'un cadran solaire, a été érigée en commémoration de la naissance du fils de Napoléon Ier[réf. nécessaire].
Obélisque sur une fontaine romaine en 1811 pour la naissance du roi de Rome (fils de Napoléon I)[10].
  • Château de Montluisant : grande demeure du XIXe siècle construite à la place d'une bâtisse plus ancienne datant du XVIIe siècle. Il doit son nom à la famille qui l'acquit en 1838 et qui est à l'origine de son allure actuelle.
  • Église du XIXe siècle[10].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Salon des peintres régionaux[10].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Forêt communale (1123 ha) : feuillus[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Les armes de la commune sont une double croix d'argent de légal sur fond d'azur[32].


Escutcheon to draw-fr.svg

Marsanne (Drôme) possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
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