Diatomite

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Diatomite

La diatomite est une roche siliceuse très légère (densité entre 0,2 à 0,3, soit 200 à 300 kg/m3), très poreuse (50 à 70 % d’eau), friable et dont la couleur claire à l’affleurement varie du gris clair au bleu-vert, voire au blanc, en fonction des altérations, des impuretés qui y sont contenues (matière organique, argile, ...) et du degré d’humidité. Elle est formée entièrement ou presque de "squelettes" de diatomées. Ces algues unicellulaires, présentes dans des conditions variées des domaines marins ou lacustres, sont entourées d'un test en silice, le frustule, dont l'accumulation sur le fond peut conduire à la formation d'une roche. Du point de vue minéralogique elle est rattachée à la famille des opales.

Cette roche tendre et très faiblement consolidée, se débite facilement en lits millimétriques, les varves), correspondant le plus souvent à une année de sédimentation.

La diatomite peut assurer une excellente conservation des fossiles (poils, ailes d'insectes…). Les couleurs ne sont pas conservées, la matière organique se carbonise et donc noircit.

Synonymes[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreux synonymes pour désigner cette roche ou son produit industriel : tellurine, Kieselguhr appelé aussi Tripoli ou terre d'infusoires, ou terre pourrie, tripoli. Plus régionalement, elle est appelée randanite (de la commune de Randan) et ceyssatite (de la commune de Ceyssat) dans le Puy-de-Dôme.

Gisements[modifier | modifier le code]

En France on la trouve exclusivement à Saint-Bauzile (Ardèche)[1] et à Foufouilloux près de Virargues (Cantal)[2]. L'exploitation de ces carrières a été cédée en 2016 par la CECA (Arkema) à Chemviron France[3], filiale française de Calgon Carbon.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Poudre de diatomite.

Les diatomites ont de multiples emplois selon leur pureté et le nettoyage mécanique pratiqué à la carrière :

  • abrasif (poudre à récurer, nettoyage du cuivre, de l'inox et de l'argenterie)
  • absorbant comme dans la dynamite
  • filtre pour la préparation de certaines bières ou pour les piscines
  • insecticide naturel et non toxique (voir Kieselgur)
  • litière pour animaux domestiques
  • exfoliant et absorbant dans le masque pour le visage
  • substrat rétenteur d'eau (en mélange avec du terreau ou de la tourbe) en horticulture

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Paul Hatmaker, Diatomite, U.S. Bureau of Mines, , 20 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]