Mandriva 2009.1

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Le bureau de Mandriva 2009 Spring avec KDE 4.2.
Son de démarrage à partir de Mandriva 2008.

Mandriva 2009.1 alias Spring est le nom donné à la 24e édition de la distribution Mandriva Linux. Elle est sortie le 29 avril 2009 après avoir été retardée pendant son développement. Elle présente de nombreuses améliorations importantes, comprenant KDE 4.2, un nouveau serveur X.Org, l'arrivée de Qt 4.5, et propose essentiellement des améliorations techniques, telles qu'une meilleure compatibilité avec les netbooks, un temps de démarrage sensiblement amélioré, et d'autres nouveautés. Le thème Ia Ora a été peaufiné, quelques teintes ont été modifiées, et les fenêtres ont été très légèrement arrondies sous KDE4. Les DVD de Mandriva 2009 Spring (Free et Powerpack) disposeront d'un module permettant de restaurer son système en utilisant les sauvegardes incrémentales prises par Draksnapshot et stockées sur un disque dur externe. Cette version est très attendue par beaucoup pour gommer les problèmes et erreurs apparus avec son prédécesseur, Mandriva 2009. Son successeur est Mandriva 2010.

Version des composants principaux[modifier | modifier le code]

Mandriva Linux intègre à présent un nouvel environnement innovant et léger : Sugar, conçu pour le projet OLPC. Il peut être installé depuis le méta-paquet portant son nom.

KDE 4.2[modifier | modifier le code]

L'environnement KDE est proposé en version 4.2.2. Cette version est considérée par beaucoup comme étant une version enfin stable et utilisable dans un cadre particulier et professionnel, ce qui n'était pas le cas des versions 4.0 et 4.1. KDE 4.2 offre ainsi bon nombre de nouveautés majeures, parmi elles la dernière version de Qt, la version 4.5, l'utilisation de PowerDevil à la place de Kpowersave, des améliorations générales apportées aux applications déjà portées. Le nombre d'applications portées pour KDE4 a d'ailleurs augmenté, ainsi K3B sera pleinement fonctionnel dans la version finale.

Il est à noter que les effets visuels de KWin sont activés par défaut si le système supporte les fonctions 3D.

GNOME 2.26[modifier | modifier le code]

La dernière version de l'environnement GNOME comporte quelques nouveautés dans la lignée des mises à jour stables et solides. Ainsi Empathy est désormais ajouté comme client de messagerie instantanée, de nouveaux effets visuels font leur apparition (tels que l'apparition et l'effacement fluide des barres de menus et des effets de fondus au changement d'arrière-plan. La configuration multi-moniteurs est plus aisée depuis le Centre de Contrôle de Gnome.

Amélioration du temps de démarrage avec Speedboot[modifier | modifier le code]

Mandriva apporte dans la version 2009 Spring une nouvelle technologie permettant de raccourcir le temps de démarrage de façon importante : Speedboot. Développé par Frederic Crozat, Speedboot essaie de démarrer en premier tous les scripts nécessaires au serveur graphique pour arriver plus rapidement à l'environnement de bureau, pendant que les autres services nécessaires à un démarrage complet sont chargés en arrière-plan. Selon Mandriva, le gain de temps serait de l'ordre de 25 %[1] sur la plupart des machines utilisant la configuration par défaut.

Frederic Crozat donne des explications techniques détaillées sur son blog.

Mkinitrd a également été amélioré pour seulement attendre le nombre exact de périphériques nécessaire au démarrage, tandis qu'il est utilisé pour faire attendre certains des périphériques non utiles lors de l'initialisation.

Compatibilité accrue avec les netbooks[modifier | modifier le code]

Mandriva 2009 Spring a été testée et est certifiée pour tous les modèles de eeePC existants à ce jour. Tous les outils de configuration et de maintenance ont été testés et optimisés pour ces machines dont l'écran est de taille relativement limitée pour une utilisation et une réactivité optimale.

Un Framework de sécurité MSEC réécrit[modifier | modifier le code]

La nouvelle interface graphique de MSEC.

MSEC est l'outil de Mandriva permettant de gérer finement l'audit et la sécurité du système par le biais de niveaux de sécurités, de permissions, réseau et système, et de paramètres par défaut. MSEC a pour la première fois été introduit dans Mandrake 7.0 sous la forme d'un ensemble de scripts shell, puis a subi une première réécriture en python pour Mandrake 8.2. Il est un des premiers utilitaires de sécurité du système de cette sorte. Dans Mandriva 2009 Spring, MSEC a été à nouveau totalement réécrit afin d'une part, de rendre l'interface graphique plus claire et d'être en mesure de fournir plus d'informations sur les permissions. Ce nouveau MSEC est entièrement compatible avec AppArmor et dispose d'un système de greffons pour permettre d'étendre et d'ajouter de nouvelles fonctions. Lorsqu'une vérification a été opérée par MSEC, une notification apparaît désormais sur le bureau de l'utilisateur.

Images ISO hybrides[modifier | modifier le code]

Les éditions One de Mandriva Linux 2009 Spring sont désormais créées en tant qu'images ISO hybrides. Ces images isos peuvent être facilement déployées sur des clés USB, qui sont tout à fait utiles quand le matériel n'a pas de lecteur de CD ou DVD mais par contre a (un connecteur avec) des entrées/sorties (IO) rapides. Un nouvel outil appelé Mandriva Seed est en cours de développement et disponible depuis peu afin de transférer le contenu des isos sur une clé USB rendue amorçable par le programme.

Amélioration des outils de réseau[modifier | modifier le code]

Les outils de réseau Mandriva ont subi des améliorations techniques, tels qu'une meilleure compatibilité du matériel 3G, une réduction des demandes en ressources, la possibilité de modifier des paramètres réseau globaux (support IPv6, adaptation de la fenêtre TCP), ou encore le support du Bridging ATM pour PPPoE sur des modems USB xDSL, et enfin le support NFS dans Mandriva Personal Firewall (drakfirewall).

Nouvelles fonctions dans le programme d'installation (DrakX)[modifier | modifier le code]

HDT intégré à syslinux[modifier | modifier le code]

Une nouvelle fonctionnalité est disponible lors de l'installation d'une édition Free ou Powerpack : HDT ou Hardware Detection Tool de syslinux. Il permet notamment de détecter le matériel avant d'installer le système, et d'accéder à des informations de bas niveau sur le matériel utilisé par les machines de type x86. Ceci permettra entre autres de s'assurer que le matériel est bien détecté avant d'installer le système d'exploitation.

Navigation à l'intérieur des partitions[modifier | modifier le code]

Pendant l'installation de son système, il est désormais possible de visualiser et de naviguer dans le contenu de ses partitions depuis l'outil de partitionnement Diskdrake. À noter que le partitionnement automatique a été amélioré, et la taille des partitions est désormais plus appropriée aux ordinateurs récents.

Support d'ext4[modifier | modifier le code]

Mandriva Linux 2009 Spring supporte désormais pleinement le système de fichier Ext4 (le support était expérimental sous Mandriva 2009), la dernière et la plus récente évolution du système de fichier Linux le plus utilisé, Ext3. Ext4 est une amélioration importante par rapport à Ext3. Ext4 modifie des structures de données importantes du système de fichiers tel que ceux destinées à stocker les données d'un fichier. Le résultat est un système de fichiers avec une conception améliorée, de meilleures performances, de la fiabilité et des fonctionnalités. Les utilisateurs peuvent directement installer Mandriva Linux 2009 Spring sur des partitions Ext4 car le programme d'installation DrakX a reçu le support de celui-ci.

Les attentes du public[modifier | modifier le code]

Mandriva 2009 Spring repose sur de très grand enjeux pour Mandriva. En effet, les adeptes ont encore en tête la sortie très douloureuse de Mandriva 2009 qui s'est soldé par beaucoup de problèmes de compatibilité et de nombreux bogues. Cette cuvée de printemps a aussi cultivé une réputation de très grande stabilité dès les premières semaines de développement sous Cooker, qui était alors considéré comme étant plus stable que la version 2009, pourtant censée être stable. Les attentes reposent aussi sur la sortie très attendue de KDE 4.2 qui apporte non seulement bon nombre de nouveautés et d'améliorations au niveau des performances, mais aussi corrige de nombreux mauvais points qui avaient atteint l'image de l'environnement. Cette dernière version était enfin très attendue pour les nouveautés exclusives qu'elle apporte, comme par exemple la fonction de restauration disponible sur les éditions Free et Powerpack des clichés de sauvegardes incrémentales prises par Draksnapshot, ressemblant à Time Machine.

Dès la sortie de cette version de Mandriva Linux, aucun problème majeur n'a été à déplorer, si ce n'est un problème rare touchant au programme d'amorçage livré avec les images CD de cette version, empêchant l'amorçage du CD sans taper une commande spécifique. Le problème a été corrigé dans les jours suivants. Si certains problèmes subsistent - notamment audio -, cette version a permis de rassurer une partie du public qui a reçu cette version avec un accueil plutôt positif et permet de faire oublier les problèmes critiques qui ont cisaillé la version 2009. Des innovations nouvelles sont proposées et la stabilité répond présente. Quelques points viennent cependant entacher ce tableau : l'intégration de KDE 4 ne fait toujours pas l'unanimité et suscite toujours de vifs débats dans la communauté. De plus, la mise à jour du serveur X.org pose de sérieux problèmes au pilote graphique propriétaire d'ATI fglrx, causant plantages ou perte de la 3D. Mandriva n'a pu remédier à ce problème qu'en appliquant par défaut le pilote libre lors de la configuration automatique de la carte graphique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]