Red Hat

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Red Hat
logo de Red Hat
illustration de Red Hat

Création 1993
Fondateurs Bob Young et Marc EwingVoir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Jim Whitehurst (CEO)
Bob Young (fondateur)
Marc Ewing (fondateur)
Forme juridique Public
Action NYSE : RHT
Siège social Raleigh
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Jim Whitehurst (en) (depuis ), Paul Cormier (en) ( - )[1],[2] et Matt Hicks (d) (depuis le )[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Logiciel
Produits Red Hat Enterprise Linux
OpenShift
Red Hat Directory Server
Red Hat Certificate System
Ceph
Fedora
CentOS
Société mère IBM
Filiales Red Hat (United Kingdom) (d), Red Hat (Israel) (d), Red Hat Deutschland (d), Red Hat Czech (en) et StackRox (d)
Effectif ~13 400[3] (2019)
Site web www.redhat.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires en augmentation 3,4 milliards de dollars (USD)[4] (2018)
3,4 milliards de dollars (USD)[6] (2018)

1,33 milliard de dollars (USD)[7] (2013)

Résultat net en augmentation 253 millions de dollars[5] (2017)
199 millions de dollars[6] (2016)
150 millions de dollars[7] (2013)
110 millions de dollars[7] (2011)
Société précédente Cygnus Solutions et Qumranet (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Red Hat est une société d'origine américaine affiliée à IBM éditant des distributions GNU/Linux. Elle est l'une des entreprises dédiées aux logiciels open source les plus importantes et les plus reconnues dans le monde. Elle constitue également le premier distributeur du système d'exploitation GNU/Linux. Red Hat a été fondée en 1993 et son siège social se trouve à Raleigh en Caroline du Nord. Elle possède des bureaux dans le monde entier.

L'entreprise est principalement connue pour son produit Red Hat Enterprise Linux, un système d'exploitation destiné aux entreprises. Red Hat fournit des plateformes logicielles (système d'exploitation, intergiciel comme JBoss).

Historique[modifier | modifier le code]

Fondation : 1993[modifier | modifier le code]

En 1993, Bob Young lance l'AAC Corporation, une société ayant pour but de vendre des accessoires logiciels pour Linux et Unix. Puis en 1994, Marc Ewing a créé sa propre version de Linux, qu'il a appelé Red Hat Linux. Ewing l'a publiée en octobre et elle a été connue pour avoir été la version Halloween. Young a acheté l'affaire d'Ewing en 1995, et les deux entreprises ont fusionné pour donner l'entreprise Red Hat Software[8] dirigée par Young comme Chief executive officer[9].

L'origine du nom de Red Hat remonte au penchant de Marc Ewing pour les chapeaux rouges, en particulier un chapeau lacrosse de la Cornell University qui lui a été offert par son grand-père alors qu'il était étudiant à la hat Carnegie Mellon University[10],[11]. Le rouge du chapeau rouge Fedora est associé symboliquement avec l'idée de libération et de remise en cause de l'autorité hiérarchique[12], voire désigne en anglais quelqu'un qui s'introduit dans une zone sécurisée pour informer ensuite le propriétaire qu'il peut réparer les failles de sécurité s'il l'engage[13].

Introduction en bourse et expansion : 1999[modifier | modifier le code]

Red Hat a été introduite en bourse le . Matthew Szulik a succédé à Bob Young comme CEO en novembre de cette année[14],[15].

Le , Red Hat rachète Cygnus Solutions, qui proposait une assistance commerciale pour les logiciels libres et de la maintenance pour certains produits[8] GNU comme le GNU Debugger et GNU binutils. Michael Tiemann a travaillé comme Chief Technical Officer de Red Hat et occupe actuellement les fonctions de vice-président des affaires open source[16].

En février 2002, le siège social de l'entreprise quitte Durham pour le campus de l'université d'État de Caroline du Nord[17].

En mars 2002, Red Hat présente le premier système d'exploitation de type entreprise : Red Hat Advanced Server qui a été renommé Red Hat Enterprise Linux (RHEL) par la suite. Les entreprises Dell, IBM, HP et Oracle Corporation ont annoncé leur soutien pour cette plateforme.[réf. nécessaire]

En décembre 2005, Red Hat apparaît première du classement du magazine CIO Insight pour la deuxième fois consécutive[18]. L’entreprise reste en tête de ce classement en 2006 et 2007[19].

Les actions Red Hat font leur entrée dans le NASDAQ-100 le [20].

Le , Red Hat rachète JBoss, un fournisseur d'intergiciels open source[8].

Le , Red Hat sort Red Hat Application Stack, le premier ensemble logiciel intégrant la technologie JBoss.

Le , Red Hat quitte le NASDAQ sous l'abréviation RHAT pour le New York Stock Exchange sous l'abréviation RHT.

Le , Red Hat rachète eNovance[21], un leader de l'intégration d'Openstack.

Le , Red Hat rachète Ansible[22],[8], un outil populaire d'automatisation de script[11].

Red Hat prévoit de passer le cap d’un chiffre d’affaires de deux milliards de dollars américains sur l’année 2015 ou 2016[23].

Le , Red Hat rachète la société 3Scale qui fournit des solutions de gestions d'API (API Management)[24].

Le , Red Hat rachète la société Codenvy, un des principaux contributeurs du logiciel open source Eclipse Che de la Fondation Eclipse. Cela permet à Red Hat d'enrichir son offre d'outils pour développeurs. Il est dans un premier temps intégré à openshift.io, la plateforme de développement en ligne qui permet de faciliter la création et le déploiement de service cloud[25],[8].

Le , Red Hat rachète la société CoreOS[8]. CoreOS est une société spécialisée dans les conteneurs applicatifs. Elle propose notamment la distribution linux CoreOS qui est spécialisée dans les conteneurs applicatifs. Selon Red Hat, le but de cette acquisition est d’accélérer l'adoption et le développement d'une plateforme de cloud hybride pour les usages moderne en combinant les technologies de CoreOS avec les technologies OpenShift [26].

Rachat par IBM : 2018[modifier | modifier le code]

Siège social de l'entreprise

Le , IBM annonce faire l’acquisition de Red Hat pour un montant de 34 milliards de dollars[27]. Selon le Président de Red Hat, cette dernière ne devait pas souffrir d'une perte d'autonomie à l'issue de l'acquisition[28]. En , les autorités européennes donnent leur feu vert et officialisent ce rachat[29]. Jim Whitehurst (en) devient le président d'IBM trois mois après le rachat, et démissionne de ce poste le 2 juillet 2021 générant des incertitudes sur la compatibilité des deux cultures d'entreprise[30]. Le rachat par IBM marque pour certains un tournant du positionnement de l'entreprise dans le monde de l'open source, ce que confirme fin 2020 l'abandon du développement de CentOS une distribution GNU/Linux basée sur RHEL et qui permettait aux entreprises de faire fonctionner RHEL sans acheter de licence. Cet abandon a suscité des critiques parmi les adeptes de l'open source. Quelques distributions dérivées existent cependant pour offrir les mêmes fonctionnalités que CentOS mais qui nécéssitent une distribution alternative, telles que AlmaLinux ou Rocky Linux[8].

Red Hat et open source[modifier | modifier le code]

En 2020 Red Hat publie des directives pour officialiser des pratiques en cours entre la communauté libriste et l'entreprise. Ce document officialise la possibilité pour le personnel de l'entreprise de participer à des projets libristes, considérant qu'il n'y a pas de conflits d'intérêts à long terme et que le modèle de l'open source appelle la collaboration entre projets[31],[32].

En mars 2022, Red Hat publie les résultats de son enquête annuelle « The State of Enterprise Open Source » menée auprès des actrices du monde des affaires de l'open source, confirmant une meilleure connaissance de la part des entreprises pour le modèle de l'open source, ce qui se traduit par un recul des arguments en défaveur du logiciel libre fondé sur des arguments de sécurité, et la volonté affichée de entreprises qui font le choix de l'open source de bénéficier des transferts de savoir que constitue l'accès au code source pour son personnel[33].

Le projet Fedora[modifier | modifier le code]

La distribution phare de Red Hat - RHEL - n'étant (contrairement à la plupart des distributions Linux) pas livrée gratuitement dans son format binaire[8], Fedora a été créée par Red Hat pour être une distribution GNU/Linux communautaire. La communauté qui gère ce projet est constituée à la fois du personnel de Red Hat et de bénévoles. Red Hat présente le projet Fedora comme un laboratoire pour développer de nouvelles fonctionnalités qui sont plus tard incluses dans la distribution commerciale de Red Hat.[réf. nécessaire]

Modèle économique[modifier | modifier le code]

Red Hat fonctionne grâce au produit de la vente de RHEL sous forme binaire, et à l'aide d'un modèle économique open source, basé sur un code ouvert, un développement communautaire, des services d'assurance qualité professionnels et une assistance client fonctionnant par abonnement. Les développeurs prennent les sources du noyau Linux et l'améliorent pour qu'il corresponde à certains besoins. Le code qu'ils produisent est ouvert, ainsi d'autres programmeurs peuvent y ajouter des adaptations et des améliorations. Lorsqu'un problème est découvert, toute une communauté d'utilisateurs peut coopérer pour trouver une solution. Le processus de développement dans sa globalité est plus rapide et moins cher qu'un modèle propriétaire pour lequel le code n'est pas mis à la disponibilité des utilisateurs, en utilisant par exemple des bibliothèques open source ou en relançant un projet déjà existant.[réf. nécessaire]

Red Hat vend des abonnements d'assistance, de formations et de services d'intégration personnalisés pour les clients utilisant des logiciels open source[11],[34].

Les sources de RHEL sont accessibles gratuitement, mais doivent être compilées pour être utilisables (d'où l'existence de distributions comme CentOS).[réf. nécessaire]

Programmes et projets[modifier | modifier le code]

Un ordinateur portable par enfant[modifier | modifier le code]

Les ingénieurs de Red Hat participent à l'opération One Laptop per Child[35].

Dogtail[modifier | modifier le code]

Dogtail est un logiciel de test d'IHM libre et gratuit (sous licence GPL), écrit en Python et destiné aux développeurs[36].

Ceylon[modifier | modifier le code]

Ceylon est un langage de programmation open-source qui peut être compilé soit comme bytecode Java, soit en Javascript.[réf. nécessaire]

CEPH Storage[modifier | modifier le code]

Ceph et GlusterFS sont deux plateformes de stockage évolutives open source qui permettent aux équipes informatiques de mettre en place un stockage évolutif dans le nuage ou sur site. Ces solutions sont utiles pour les entreprises qui doivent stocker de grosses quantités de données sans avoir sans avoir à payer ou être contraintes de s'enfermer dans un service de cloud public[11].

Personnalités notoires[modifier | modifier le code]

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://www.wraltechwire.com/2020/04/06/red-hat-names-longtime-exec-paul-cormier-as-ceo-replacing-jim-whitehurst/ » (consulté le )
  2. a et b « https://www.businesswire.com/news/home/20220712006126/en/Red-Hat-Names-Matt-Hicks-President-and-Chief-Executive-Officer » (consulté le )
  3. Investor FAQs
  4. Red Hat Reports Fourth Quarter and Fiscal Year 2017 Results
  5. « Red Hat Reports Fourth Quarter and Fiscal Year 2017 Results ».
  6. a et b Red Hat Reports Fourth Quarter and Fiscal Year 2016 Results
  7. a b et c Red Hat Reports Fourth Quarter and Fiscal Year 2013 Results
  8. a b c d e f g et h (en) « The Red Hat ecosystem: Then vs. now », sur SearchITOperations (consulté le )
  9. (en) Tom Huddleston Jr, « Red Hat's co-founder was unemployed and working in a closet when he started the company IBM just bought for $34 billion », sur CNBC, (consulté le )
  10. Vivek Gite, « How Red Hat Got Its Name », nixCRAFT, (consulté le )
  11. a b c et d « Cornell University Center for Advanced Computing / Operating Systems / Red Hat (archived) » [archive du ] (consulté le )
  12. (en) Jennifer Mears, « Ever wonder how Red Hat got its name? », sur Computerworld, (consulté le )
  13. (en-US) « Urban Dictionary: redhat », sur Urban Dictionary (consulté le )
  14. « Matthew Szulik of Red Hat », Financial Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. « Matthew Szulik, nomade du software | La Recherche », sur archive.wikiwix.com (consulté le )
  16. « Red Hat to Buy E-commerce Software Maker Hell's Kitchen Systems | Linux Journal », sur www.linuxjournal.com (consulté le )
  17. (en) « Raleigh: Economy », sur city-data.com (consulté le )
  18. (en) Rich Horwath, Deep Dive : The Proven Method for Building Strategy, Focusing Your Resources ..., Greenleaf Book, , 214 p. (ISBN 978-1-929774-82-1, lire en ligne), p. 106
  19. (en) Matt Asay, « CIOs rate Red Hat the #1 IT vendor for value...again », sur cnet.com, (consulté le )
  20. « Red Hat rejoint le Nasdaq-100 », sur journaldunet.com, (consulté le )
  21. « Red Hat to Acquire eNovance, a Leader in OpenStack Integration Services »
  22. « Why Red Hat Acquired Ansible »
  23. « Résultats : Red Hat vise le cap des 2 milliards de chiffre d’affaires », sur Silicon.fr, (consulté le )
  24. (en)https://www.redhat.com/fr/about/press-releases/red-hat-acquire-api-management-leader-3scale
  25. (en)https://www.redhat.com/en/about/press-releases/red-hat-acquire-codenvy-provider-agile-and-cloud-native-development-tools
  26. (en)https://www.redhat.com/en/about/press-releases/red-hat-acquire-coreos-expanding-its-kubernetes-and-containers-leadership
  27. « IBM achète l’éditeur de logiciels Red Hat pour 34 milliards de dollars », sur lemonde.fr, (consulté le )
  28. « IBM TO ACQUIRE RED HAT, COMPLETELY CHANGING THE CLOUD LANDSCAPE AND BECOMING WORLD’S #1 HYBRID CLOUD PROVIDER », sur www.redhat.com (consulté le )
  29. Où vont désormais IBM et Red Hat ?, ZDNet, 10 juillet 2019 (consulté le 15 juillet 2019)
  30. (en) Steven J. Vaughan-Nichols, « With Whitehurst stepping down, where do IBM and Red Hat go from here? », sur ZDNet (consulté le )
  31. (en-US) « Open Source Defies Conflicts of Interest: Red Hat Tells All », sur LinuxInsider, (consulté le )
  32. (en) « Open source participation guidelines », sur www.redhat.com (consulté le )
  33. « Red Hat publie les résultats de son rapport « The State of Enterprise Open Source » », sur Programmez!, (consulté le )
  34. Lee Chao, Utilizing open source tools for online teaching and learning : applying Linux technologies, Information Science Reference, (ISBN 978-1-60566-377-7, 1-60566-377-8 et 1-282-13067-6, OCLC 369222032, lire en ligne)
  35. (en) Phil Hochmuth, « One Red Hat per child? », sur Network World, (consulté le )
  36. http://www.redhat.com/magazine/020jun06/features/dogtail/

Liens externes[modifier | modifier le code]