Hearst Corporation

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Hearst Corporation
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illustration de Hearst Corporation

Création à San Francisco
Fondateurs William Randolph Hearst
Forme juridique Corporation de droit privé (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Drapeau des États-Unis Hearst Tower
300 West 57th Street, New York (États-Unis)
Direction William Randolph Hearst III
Activité Médias de masse
Produits Presse écrite
Filiales Voir texte
Site web http://www.hearst.com/

Chiffre d’affaires $12 milliards[1]

La Hearst Corporation est un groupe de médias américain dont l'origine remonte au , jour où William Randolph Hearst racheta le San Francisco Examiner.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1886, William Randolph Hearst lance le magazine féminin Cosmopolitan aux États-Unis. Le , Hearst rachète le journal San Francisco Examiner, fondé en 1865.

En 1913, Hearst achète le magazine féminin Harper's Bazar fondé en 1867. En 1915, William R. Hearst crée l'agence de presse King Features Syndicate pour fidéliser les lecteurs de ses journaux avec une production de comic strips, de bande dessinées, de rubriques et de jeux.

En 1921, Hearst achète le quotidien Seattle Post-Intelligencer, fondé en 1863. En 1925, Hearst achète le magazine mensuel Town & Country, fondé en 1846 sous le nom The National Press, rebaptisé The Home Journal après 8 mois[2], avant de prendre son nom actuel en 1901.

En 1932, Hearst recrute Carmel Snow pour Harper's Bazaar ; elle fera venir Diana Vreeland quelque temps après. En 1938, Alexey Brodovitch entre à Harper's Bazaar.

En 1944, le groupe lance le magazine pour adolescents Seventeen. En 1945, le groupe publie Junior Bazaar, déclinaison du Harper's Bazaar pour les plus jeunes. Le titre disparait trois ans plus tard.

En 1958, Hearst achète le magazine consacré à la science et à la technologie Popular Mechanics fondé en 1902. En 1959, Hearst achète Avon Publications, éditeur américain de livres de poche et de bandes dessinées[3].

En 1972, le groupe Marie Claire lance l'édition française de Cosmopolitan sous licence de Hearst.

En 1er mai 1987, le groupe Hearst achète le quotidien Houston Chronicle, fondé en 1901, pour un montant de 415 millions de dollars.

Le , Hearst Corporation achète à RJR Nabisco 20 % du capital d'ESPN pour 165 à 175 millions de $[4].En 1993, le groupe lance le magazine mensuel pour hommes Esquire.

En 1999, le groupe lance le magazine mensuel Cosmogirl, version adolescente de Cosmopolitan. Toujours en 1999, la News Corporation achète le département des livres d'Avon Publications à Hearst, et fusionne Avon avec HarperCollins. Le , le groupe rachète la Chronicle Publishing Company qui possède le quotidien San Francisco Chronicle.

En décembre 2003 : Marvel Entertainment achète la société Cover Concepts à Hearst Communications[5].

En décembre 2008, le magazine Cosmogirl est arrêté, les abonnés reçoivent alors à la place Seventeen[6].

Le , la filiale d'Hearst Corporation, A&E Television Networks achète Lifetime Entertainment Services[7],[8].

Le , Hearst Corporation présente une offre ferme de rachat à Lagardère SCA pour ses activités de magazines à l'international (dont le magazine Elle).

Le 6 juillet 2012, Comcast annonce exercer son option pour vendre sa part dans A&E Television Networks évaluée à 3 milliards d'USD, laissant Disney et Hearst copropriétaire avec 50 % chacun[9]. Le 30 juillet 2012, la Federal Trade Commission valide la vente par Comcast de sa participation dans A&E Television Networks[10].

En octobre 2016, Hearst Corporation, qui possède des activités en dehors du secteur des médias, annonce l'acquisition de Camp Systems, une société de logiciel pour l'aviation, pour un montant estimé à environ 2 milliard de dollars[11].

Les divisions de la Hearst Corporation[modifier | modifier le code]

La Hearst tower à New York.

Voici une liste non exhaustives des propriétés de la Hearst Corporation en 2004.

Hearst Newspapers (journaux)[modifier | modifier le code]

Hearst Newspapers publie 12 quotidiens aux États-Unis.

  • La King Features Syndicate n'est pas à proprement parler un organe de presse. KFS est, précisément, un syndicate, c'est-à-dire une agence de presse, dont le travail consiste à diffuser des licences (des séries BD) dans les différents journaux du groupe, mais aussi à l'étranger.

Hearst Magazines[modifier | modifier le code]

Hearst Magazines est un des principaux éditeurs de magazines au monde. Il publie 18 mensuels aux États-Unis et une centaine de magazines dans le monde.

Hearst Broadcasting[modifier | modifier le code]

Hearst Broadcasting est propriétaire de stations de radio, de 32 stations de télévision et est actionnaire d'une société de production de télévision.

Hearst Entertainment and Syndication[modifier | modifier le code]

Hearst Entertainment and Syndication gère les activités télévision par câble, syndication et licensing du groupe. C'est à cette unité qu'est rattaché le King Features Syndicate.

Hearst Interactive Media[modifier | modifier le code]

Hearst Interactive Media est la branche Internet du groupe.

Hearst Business Media[modifier | modifier le code]

Hearst Business Media est la division presse professionnelle du groupe.

Références[modifier | modifier le code]