Le Dominiquin

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Le Dominiquin
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Jean l'Évangéliste, c. 1621–29
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
DomenichinoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Domenico ZampieriVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Maîtres

Domenico Zampieri, dit le Dominiquin, né le à Bologne, mort le (à 59 ans) à Naples, est un peintre italien du mouvement baroque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le Christ montant au Calvaire (vers 1610, sur cuivre)
J. Paul Getty Museum.
L'Adoration des bergers (1607-10)
National Gallery of Scotland.
La Sibylle de Cumes (1616-1617)
Galerie Borghèse (Rome).

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Domenico Zampieri est le fils d'un cordonnier. Il entre en apprentissage auprès de Denis Calvaert à Bologne. Ce dernier, l'ayant surpris à copier des gravures d'Agostino Carracci, le chasse de son atelier en 1595 et le Dominiquin trouve accueil auprès d'Agostino et de Ludovico Carracci de l'Académie bolonaise des Incamminati en l'absence d'Annibale Carracci qui œuvrait alors à Rome. Il est formé auprès d'eux à Bologne[réf. nécessaire].

En 1603, il poursuit sa formation à Rome où il collabore avec Annibale Carracci à la galerie Farnèse[réf. nécessaire].

Carrière[modifier | modifier le code]

Dès ses débuts, il se distingue par son amour pour Raphaël et pour l'Antiquité. Il trouve appui auprès de Giovan Battista Agucchi avec lequel il se mesure également sur le plan de la spéculation théorique[1]. C'est à Rome qu'il exécute sa première œuvre : Adonis tué par un sanglier[réf. nécessaire].

Peu de temps après, il peint sa Flagellation de saint André (qu'il composa en rivalité avec le Guide) et sa Communion de saint Jérôme. Il reste fidèle au principe de son maître Annibal Carracci qui n'admettait pas plus de douze figures dans une composition[réf. nécessaire].

En 1609, après la mort d'Annibal, il devient l'un des peintres les plus réputés de Rome. Poussin travailla dans son atelier peu après sa propre arrivée à Rome et en fut très influencé[2].

Peu après 1630, il quitte Rome[3]. C'est à Bologne la Vierge du Rosaire et le Martyre de sainte Agnès.

Il revient à Rome où il produit de nouveaux chefs-d'œuvre. Ses succès lui amènent de puissants protecteurs, entre autres le cardinal Aldobrandini, mais soulèvent aussi contre lui une foule d'envieux[réf. nécessaire].

Appelé à Naples pour orner la chapelle du trésor d'une fresque, il subit les mortifications les plus humiliantes, et il y meurt empoisonné, selon quelques historiens[réf. nécessaire].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Le Dominiquin ne semble pas avoir fait preuve d'invention mais il s'est placé, par son dessin exact et expressif, par ses coloris vrais, au premier rang après Raphaël, le Corrège et le Titien. On estime surtout ses peintures à fresque. Admirateur de l'art de Raphaël, son style s'affirme dans la réalisation de retables (Communion de saint Jérôme, pinacothèque du Vatican) et de fresques (Villa Aldobrandini, Frascati ; Vie de saint Nilo et Bartholomé, abbaye de Grottaferrata ; église Saint-Louis-des-Français, Rome), caractérisé par une évocation apaisée et lumineuse de l'art de la Renaissance[réf. nécessaire].

Il est connu pour ses grands ensembles de fresques, tels que La Vie de sainte Cécile à Saint-Louis-des-Français (1611-1614), la voûte de l'abside de saint'Andrea della Vale (1623-1628), la chapelle du trésor de la Cathédrale de Naples (1630-1641)[1]. Ses contemporains l'avaient surnommé le Bœuf à cause de son travail lent et opiniâtre[réf. nécessaire].

Il obtint également des résultats de très haut niveau dans le portrait et dans la peinture de paysage[1]. Il déploya par ailleurs une activité d'architecte et de sculpteur[réf. nécessaire].

Le musée du Louvre possède plusieurs tableaux de ce maître[réf. nécessaire].

Son œuvre a été recueillie par Landon en 158 planches[réf. nécessaire].

Liste[modifier | modifier le code]

  • Entre 1603 et 1609 : Adonis tué par un sanglier, sa première œuvre ;
  • Entre 1603 et 1609 : Flagellation de saint-André ;
  • 1603-1604 : Monsignor Giovanni Battista Agucchi, huile sur toile, 60 × 46 cm, York Art Gallery ;
  • 1604-1605 : Portrait du cardinal Girolamo Agucchi, huile sur toile, 142 × 112 cm, Musée des Offices, Florence[3] ;
  • 1605-1607 : La Lapidation de saint Étienne, Chantilly, musée Condé ;
  • 1606-1608 : Ravissement de saint Paul (pour Giovanni Battista Agucchi), huile sur cuivre, 50 × 38 cm, Musée du Louvre[4] ;
  • vers 1610 : Saint Georges et le Dragon, huile sur bois, 52,7 × 61,8 cm, Londres, National Gallery ;
  • vers 1610 : Le Chemin du calvaire, huile sur cuivre[5], 54 × 68 cm, J. Paul Getty Museum, Los Angeles[6] ;
  • 1614 : Dernière communion de saint Jérôme, huile sur toile, 419 × 256 cm, Rome, Pinacothèque vaticane, Musées du Vatican[7] ;
  • vers 1615 : Timoclée captive amenée devant Alexandre (pour le salon d'une villa), huile sur toile, 114 × 153 cm, Musée du Louvre[8] ;
  • vers 1615 : Portrait du cardinal Jean de Bonsy (1554-1621), évêque de Béziers, huile sur toile, 153 x 104 cm, musée Fabre, Montpellier ;
  • vers 1616 : Paysage avec Moïse et le buisson ardent, huile sur cuivre, 45 × 34 cm, Metropolitan Museum, New York[9] ;
  • 1615-1617 : Diane et ses Nymphes (ou La Chasse de Diane), huile sur toile, 225 × 320 cm, Galerie Borghèse, Rome[10] ;
  • 1616-1617 : La Sibylle de Cumes, huile sur toile, 123 × 89 cm, Galerie Borghèse (Rome) ;
  • 1616-1618 : Apollon tuant les Cyclopes, fresque de la Stanza di Apollo de la Villa Aldobrandini transposée sur toile, 316 × 190 cm, National Gallery, Londres[11] ;
  • 1617-1618 : Sainte Cécile avec un ange tenant une partition, huile sur toile, 160 × 120 cm, Musée du Louvre[12] ;
  • 1620-1623 : Paysage avec la Fuite en Égypte, huile sur toile, 164 × 213 cm, Musée du Louvre[13] ;
  • 1621 : Tête de jeune homme, bouche ouverte, pierre noire sur papier beige. H. 0,263 ; L. 0,310 cm. Beaux-Arts de Paris. Ce dessin est préparatoire à la fresque de La Conversion de saint Paul, peinte à la demande de l'amiral Jacopo Inghirami pour la chapelle familiale du commanditaire dans la cathédrale de Volterra[14] ;
  • 1622-1625 : Herminie chez les bergers, huile sur toile, 124 × 181 cm, Musée du Louvre[15] ;
  • vers 1630 : Sainte Marie-Madeleine, huile sur toile, 89 × 76 cm, Galerie Palatine, Florence[3].
Dates non documentées

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Daniele Benati, « Biographies », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 642.
  2. Erika Langmuir, National Gallery : Le Guide, Flammarion, , 335 p. (ISBN 2-08-012451-X), p. 190.
  3. a b et c Mina Gregori (trad. de l'italien), Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Paris, Editions Place des Victoires, , 685 p. (ISBN 2-84459-006-3), p. 351.
  4. St Paul, Louvre (atlas)
  5. John Walsh (trad. de l'anglais), Chefs d’oeuvre du J. Paul Getty Museum : Peintures, Paris, Thames & Hudson, , 128 p. (ISBN 2-87811-128-1), p. 36
  6. Portement de croix, Getty (Utpictura)
  7. St Jérôme, Vatican (musée)
  8. Timoclée, Louvre (atlas)
  9. Moïse, Metropolitan (musée)
  10. Diane, Borghèse (Utpictura18)
  11. Apollon, Londres (musée)
  12. Ste Cécile, Louvre (notice)
  13. Fuite en Égypte, Louvre (atlas)
  14. Brugerolles, Emmanuelle, van Tuyll, Carel, Le Dessin à Bologne, Carrache, Guerchin, Dominiquin …, Chefs-d’œuvre des Beaux-Arts de Paris, Paris, Beaux-Arts édition, 2019, p. 65-67, Cat. 13.
  15. Herminie, Louvre (atlas)